-1Attention : Cette histoire est une œuvre de fiction. Tous les lieux et personnages sont purement fictifs. Cette histoire ne se rapporte à aucun gouvernement ou organisation du monde, ni même à aucune personne, vivante ou morte.

Non, pour être plus sérieuse, certains personnages et lieux appartiennent à J.K Rowling, ainsi qu'à la Warner Bros. D'autres encore viennent des forums RP de Pou-dlard et de Phina Bhaldi, deux forums RP maintenant disparus. Enfin, aucune somme argent n'a été extorquée en écrivant ce chapitre.

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Obsidienne de Perséphone - Monsieur Hyde

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La pluie d'orage n'était plus qu'un lointain souvenir de la veille. Pourtant,le calme après ce qui y avait de plus angoissant. L'humidité ambiante, l'oppression entre deux températures et la reprise de couleurs inquiétante avaient de quoi effrayer un enfant comprenant à peine le monde. Mais, peu de personne y faisait attention. Après tout, la plupart des Londoniens étaient dans les bras de Morphée. Il n'était que deux heures du matin.

Richmond était un district de la grande ville de Londres. Elle était notamment connue sous le nom de Richmond upon Thames. La District Line du métro la reliait au centre historique de la capitale anglaise. Ce lieu était notamment connu parce que le roi Moldu, Henri VII, était avant d'être le premier suzerain Tudor des anglais, le Comte de Richmond, et habitait en ce lieu. Même plus de six siècles après, les habitants étaient toujours fiers de ce monarque. C'était un petit hameau de paix, avec autant de maisons de villes que de petits appartements n'excédant pas trois étages. Enfin, c'était un havre de paix si les habitants excluaient le fait que l'autoroute et la voie de chemin de fer étaient à côté. Comme d'habitude, tout était calme la nuit à Little Green Street. Seules les chiens aboyaient parfois lorsqu'ils entendaient un bruit suspect.

Pourtant, la rue, comme tant d'autres, était connue pour quelque chose d'assez inhabituel. Deux immeubles des années Thatcher partageait les numéros 16 et 20. Mais alors, où était le numéro 18 ? C'était comme pour le 12, Square Grimmaurd et d'autres lieux, aussi bien à Londres que dans les autres villes du Royaume-Uni. Malgré tout, c'était une attraction pour les touristes et les habitants qui passaient dans le coin. Alors, qui imaginerait qu'au 18 Little Green Street, il y avait une famille qui habitait en ce lieu ?

Bien sûr, ce n'était pas une famille ordinaire. C'était une famille de sorciers qui habitait à cette adresse-là. Et pas n'importe laquelle. C'était en ce lieu qu'habitait la famille Weasley. Elle était composée de quatre personnes.

Tout d'abord, Ronald Weasley, était le chef de famille, du moins en théorie. C'était un Auror des plus qualifiés, sous les ordres directes du Héros ayant vaincu le Mage des Ténèbres, Voldemort. Les cheveux roux et les yeux bleus, des tâches de rousseurs et une grande taille lui donnaient un air dadais. Cependant, depuis quelques temps, il se laissait pousser une barbe de trois jours, parce que cela rendait cool selon ses goûts. En réalité, il n'avait pas du tout changé depuis ses exploits lors de son adolescence.

Mais, la vraie chef de famille était sans conteste sa femme, Hermione Weasley, née Granger. C'était une femme aux longs cheveux bruns, les yeux noisettes. Haut fonctionnaire du Département d'Application des Lois Magiques, elle avait supprimé les privilèges dus aux Sang-Purs, ainsi qu'accorder plus de droits aux créatures magiques non-humaines. Elle était notamment célèbre et surtout connue pour ses hauts faits lors de son adolescence, avec son mari.

Un des deux enfants dormait à l'étage. C'était un garçonnet de huit ans, qui ressemblait énormément à son père. Hugo avait les cheveux roux et avait les mêmes tâches de rousseurs que ce dernier. Ses draps traînaient à moitié sur le sol. Il bougeait énormément dans son sommeil et il devait énormément bouger lorsqu'il était éveillé.

Rose, quand à elle, ne dormait pas. Elle ne voyait pas le temps passée, tellement qu'elle était occupée de lire l'Histoire de Poudlard. Elle était quasiment la réplique parfaite d'Hermione. Elle avait de longs cheveux bruns et le visage quasiment identique, à l'exception de ses yeux bleus qui était de son père. Cependant, la même lueur que sa mère brillait dans ses iris. Elle était avide de connaissance et était curieuse. Elle désirait toujours savoir de nouvelles choses et approfondir ses connaissances. Fort heureusement aussi, elle avait hérité de l'intelligence phénoménal d'Hermione.

Sa chambre était tout ce qu'il y avait de plus banal. Un lit, un bureau, plus d'une centaine d'ouvrages sur des sujets aussi diverses que variés, mêlant aussi bien les livres moldus que ceux sorciers, quelques jouets restant de sa petite enfance, diverses photos version sorcier, une horloge fixée sur le mur, et des bougies. Elle mêlait parfaitement le côté sorcier et moldu, deux mondes si différents mais pourtant si proches à bien des égards.

Alors que Rose lisait un paragraphe sur l'impossibilité même de transplaner à Poudlard, elle ne pouvait s'empêcher de regarder l'heure indiqué à l'horloge de sa chambre. Elle se disait toujours encore cinq minutes, avant d'aller se coucher. Cependant, cette fois-là, à peine qu'elle recommençât à lire, une simple tape sur la porte en bois la fit sursauter. D'autant plus que la voix de sa mère se fit parfaitement entendre derrière :

« Rose, dors maintenant! »

Le matin, toute la famille était à Piccadilly Circus, une des rues moldues des plus animées de Londres. C'était une rue piétonne des plus importantes de la capitale anglaise, non seulement par son côté hautement historique, mais aussi pour ses enseignes des plus diverses, son théâtre - le Criterion, le London Pavillon et le Shaftesbury Memorial. Comme tous les jours, et davantage parce qu'il faisait beau, il y avait foule en ce lieu. C'était limite que les passants étaient serrés comme des sardines.

Pourtant, les Weasley n'étaient pas à essayer de se bagarrer pour pouvoir avancer. Au contraire, ils étaient dans un pub, à prendre tranquillement leur petit-déjeuner, très anglais. Composé qu'œuf aux plats, de haricots blanc en sauce, de saucisses grillées et juteuses et de frites, ils les savouraient tranquillement. Rose les savourait, tout en essayant de ne pas fermer les yeux et somnoler. Elle n'avait pas assez dormi cette nuit… Tout ça à cause de l'Histoire de Poudlard. Du moins, la famille appréciait ces moments de calme parce que, à peine d'avoir fini une bouchée, Ron râla :

« Peux-tu me dire pourquoi tu veux passer une journée comme des Moldus ? »

« Et ce n'est pas toi qui disait que tu devais mieux les connaître, Papa ? » fit alors Rose

« Mais… »

« Puis, Rose et Hugo regarderont autre chose que le monde magique. Vivre comme un Moldu, ça a des avantages parfois. »

« On se déplace plus vite qu'eux, on arrive même à faire des choses qu'ils ne peuvent… »

« Mais ils savent aussi s'en sortir sans baguette. Alors, arrête de râler et savoure cette journée qu'on peut passer en famille. »

Hermione regarda alors à sa droite. Rose et Hugo continuaient de manger leur repas, de même que leur père. Cette fois, ils voyaient bien qui commandait dans la famille. Intérieurement, la jeune fille réprima un rire. Dire qu'il y en avait encore certain qui pensait que les filles ne servaient à rien. S'ils voyaient sa mère, leurs orgueils masculins en prendraient un sacré coup.

Rose était une fille calme, tout le contraire de son frère en fait. Elle parlait peu, mais parlait uniquement quand c'était ou qu'elle jugeait nécessaire. Rien ne valait mieux les études ou l'apprentissage. Et pour cela, mieux valait être dans le calme. Pourtant, qu'est-ce que ça sera lorsqu'elle serait à Poudlard ? Serait-elle la même ou deviendrait-elle comme sa mère ? Serait-elle une mordue des études mais silencieuse, ou au contraire une demoiselle je-sais-tout ? Elle ne savait pas du tout ce qui allait se passer là-bas. Après tout, elle ne croyait déjà pas à la divination. Et son père qui avait prit cette spécialité lors de sa Troisième Année affirmait qu'elle ne servait à rien d'autre qu'à inventer des prédictions plus idiotes les unes que des autres.

« Papa, c'est quand qu'on va voir James, Albus et Lily ? »

« Je n'en sais rien, Hugo. Il faudrait déjà que je réussisse mon permis moldu. »

« Maman a dit que tu échoueras. » fit alors le cadet

« Mais non, je ne vais pas le rater. Je suis trop cool pour ça. »

« Surtout si tu lances un sortilège de Confusion, papa. Là, c'est sûr que tu ne vas pas le rater. » remarqua alors la fillette

« Vous n'allez quand même pas vous y mettre déjà. Hermione, dit-leur… »

« Lui ! »

Cette exclamation avait surpris le reste de la famille Weasley qu'ils avaient failli s'étouffer avec un aliment. Hermione devait vraiment prévenir lorsqu'elle faisait ça. Tandis que Rose se tapait la poitrine, pour faire descendre son morceau de saucisse, elle entendit sa mère se lever, suivit par son père. Puis, ils s'éloignèrent de quelques pas. Enfin, la haut-gradé du Ministère s'exprima :

« J'étais sûre que c'était vous. »

« Hermione… Qu'est-ce qui te prends ? On n'a pas vu de Scrout à Pétard. »

L'aînée des Weasley ne pouvait rien voir. Ce fichu morceau de viande ne voulait absolument pas tomber dans son estomac. Cependant, elle entendit Hugo recracher le sien. Ca ne se faisait pas! Elle voulait le dire à son petit frère, mais elle ne pouvait pas. Elle commençait en plus à ne plus pouvoir respirer. Et ses sens commençaient à s'évanouir peu à peu. Elle ne prenait plus du tout conscience de ce qui l'entourait. Non, elle était en train de s'étouffer! Rose ne pouvait plus que compter sur son petit frère pour s'en sortir. Mais, le prendrait-il comme une blague de sa part ou en serait-il alerter ? Ce petit frère était tellement imprévisible, même pour elle. Et le monde commençait à être de plus en plus noir. Rien ne se faisait pour l'aider. Etait-ce… la fin ? Avant même d'arriver à Poudlard ? Elle refusait cela. Mais, que pouvait-elle faire ? Ses coups systématiques sur sa poitrine n'arrangeaient rien…

Soudainement, elle ressentit un coup violent et profond sur le dos. Qui osait la brutaliser alors qu'elle se démenait comme elle le pouvait pour se sortir de ce mauvais pas ? Si elle pouvait respirer et bouger, celui ou celle qui avait fait ça n'allait pas repartir d'aussi bon compte. Elle allait de nouveau se taper sur la poitrine, lorsqu'elle sentit quelque chose l'en empêchant. Mais, elle se rendit compte que…

« Est-ce va mieux ? »

Elle pouvait de nouveau respirer. Ce coup auquel elle pestait auparavant lui avait permit de débloquer son souffle. Elle avait encore énormément de mal à faire les différences autour d'elle, et elle ne voyait que du noir… Mais elle savait qu'elle était vivante.

« Rose! »

« Rose, réponds-nous! »

« Rosie! »

C'était vraiment sa famille tout craché. Mais…

« Est-ce va mieux ? »

Cette voix, elle ne la connaissait pas du tout. Et, intérieurement, elle lui donna des frissons. Elle le mettait mal à l'aise. Ce n'était pas l'inconnu qui l'effrayait mais le type de la voix. C'était comme si celui qui avait une telle voix n'avait jamais connu de joie, n'avait jamais rit ou pleuré même. Cette voix ne transportait aucun sentiment. C'était étrange… et effrayant.

« Peux-tu ouvrir les yeux ? »

Lentement, Rose tenta de les ouvrir. Cependant, elle dut s'y prendre à plusieurs reprises pour y arriver. Elle était toujours assise sur sa chaise, mais recroquevillée sur elle-même. Elle vit du coin de l'œil les torses de ses parents, ainsi que le visage de Hugo. Mais alors, à qui appartenait cette voix ? Elle n'avait pas rêvé, tout de même!

« Maintenant, redresse-toi doucement… et très calmement. »

De nouveau cette même voix. Mais, elle lui avait prodigué de bons conseils pour éviter de s'évanouir. De plus, elle l'avait sauvé d'un étouffement certain. Elle n'aimait pas du tout cette voix, aussi insensible que le vent et aussi dénué et voleur de sentiments qu'un Détraqueur. Ce fut au bout d'une minute qu'elle put ouvrir ses yeux et redresser son dos. L'aînée des Weasley vit alors sa famille, très inquiète pour elle. Sa mère avait même les larmes aux yeux.

Puis, elle retourna son visage. Elle sentait maintenant clairement une présence à côté d'elle, à l'opposée de ses parents. C'était un homme de grande taille, normalement bâti. Sa longue frange d'un brun-vert cachait partiellement ses iris verts émeraudes. D'une beauté à couper le souffle, il devait avoir la vingtaine d'année. Il était vêtu d'un smoking que portait habituellement les Moldus travaillant à La City. Mais, elle remarqua qu'il portait des gants en cuir noir moulant. Des gants, en plein été ?

« Il semble que tu ailles mieux. C'est un soulagement. »

L'inconnu se redressa alors et s'apprêtait à partir. Il hocha uniquement de la tête au reste de la famille Weasley. Cependant, à peine avait-il fait volte-face qu'Hermione s'exclamât :

« Attendez! Laissez-nous vous remercier d'avoir sauvé Rose. »

« La prochaine fois, évitez de vous exclamer comme des idiots pendant que les enfants mangent. Je ne vais pas être au bon endroit et au bon moment tout le temps. »

« Des idiots ? Si tu n'étais pas là, Hermione n'avait pas une raison de crier. »

« Avec des Si, il est facile de mettre Paris en bouteille… » fit l'inconnu

« S'il vous plait. Puis, depuis que vous m'avez envoyé les résultats de vos ASPIC, je n'ai plus eu de nouvelles. » dit la haut-gradé du Département des Lois Magiques

« De quoi tu parles ? »

« J'ai essayé de le battre dans les études depuis qu'on s'est connu, Ron… Je n'ai pas pu l'égaler en tout. »

« Non… Je n'y crois pas… Toi, une des filles les plus intelligentes promus de Poudlard… Tu… »

L'inconnu soupira alors, prit une chaise et s'assit à leur tablée. Visiblement, il allait rester quelques temps en leur compagnie. Intérieurement, cela n'enchantait pas du tout l'aînée des enfants. Sa voix lui donnait des frissons. Par contre, il avait gagné toute la confiance de sa mère et de son petit frère.

« C'est quoi votre nom, Monsieur ? » demanda alors Hugo

« Edward Hyde. »

« C'est un nom étrange, surtout pour quelqu'un comme vous. » fit Ron

« Allez vous plaindre à mon père qui était un fervent admirateur de Robert Louis Stevenson pour m'avoir donné ce nom-là. Vous voulez voir ma carte d'identité ? »

« C'est bon, je vous crois. Mais au fait, comment tu le connais ? » demanda alors l'homme aux cheveux roux

« Il m'avait défendu lors d'une agression avec des Serpentards lorsqu'on était en Première Année. »

« Tu aurais pu nous demander de l'aide, quand même ! »

« A l'époque, Harry et toi me détestiez cordialement. Et il était là au bon endroit au bon moment. D'ailleurs, qu'est-ce qui s'était passé à ces élèves ? »

« Puisque tu ne le sais pas ? »

« Bien sûr que non, Ron. Et puis, c'était des Serpentards. »

« Je crois bien que je leur avais cassé leurs mâchoires et leurs nez… plus quelques sévices comme ça. A vrai dire, une fois que je me bats, je n'arrive plus à me contrôler. »

« Ouah… C'est que vous êtes forts, monsieur. » fit alors Hugo

« Les sorts sont plus efficaces. »

« Mais c'est plus amusant d'en venir aux mains, Monsieur Weasley. A croire que j'ai eu de la chance. »

« Ou qu'ils étaient des idiots finis, ce qui est typique des Serpentards. » rappliqua l'Auror

« C'est aussi une hypothèse à envisager. »

« Vous étiez à quel maison, Monsieur ? » demanda alors le cadet des enfants Weasley

« Huh ? C'est peut-être là où je vais me faire détester… »

Ron allait intervenir pour lui poser une autre question. Rose le savait. Cependant, sa mère l'avait aussi sentie puisqu'elle rajoutât :

« Il m'avait aussi aidé en Troisième Année, avec l'Affaire Buck. »

« Quoi ? Mais, on t'a aidé aussi. »

« Ron… Harry et toi ne me parliez plus à l'époque. C'était lors de l'évasion de Sirius Black. Tu accusais faussement Pattenrond d'avoir mangé Croûtard. Et Harry ne supportait pas que j'avais dit pour l'Eclair de Feu au Professeur McGonagall. »

« Maintenant que tu le dis… ça me rappelle quelque chose. »

« C'est quoi votre métier, Monsieur ? »

« Tu peux m'appeler Edward, Hugo. Et pour vous répondre, je suis expert financier à la fois pour Gringotts que pour la Royal Bank of Scottish. Une partie de mon travail consiste à spéculer sur divers biens et services, mais aussi de permettre un certain équilibrage dans les échanges entre les différentes devises existantes. »

« En fait… la crise financière qu'on a tous subi était de votre ressort. On voit bien que vous aviez été à Serpentard pour avoir causé un tel bazar dans le monde. » dit Ron

« Disons qu'un ensemble de facteurs se sont déclanchés au même endroit et au même moment. Imputer cela uniquement à ceux qui travaille dans la finance est un peu une forme de lâcheté. Puis, cette crise ne s'est-elle pas terminée fin 2010, début 2011 ? »

« Heureusement qu'on a tous les trois un emploi assuré au Ministère. » fit alors Hermione

« Mais, Ginny avait eu du mal à trouver du travail en tant que journaliste. »

« Ginny ? »

« Oh… C'est ma sœur. Elle s'occupe maintenant des pages du Quidditch dans la Gazette du Sorcier. »

« Cette Ginny-là… Vous voulez dire cette journaliste qui signe Ginny Potter ? »

« La même. »

Monsieur Hyde montra sa stupéfaction, comme s'il venait de voir le grand Harry Potter en personne.

« Si je m'attendais à voir des connaissances de cette journaliste sportive. Dites-lui bien de ma part que ses articles suscitent à chaque fois une telle frénésie chez mes subordonnés que je suis obligé de brûler cette partie-là pour les obliger à travailler. »

« Vous êtes tyranniques. »

« Beaucoup semblent en effet partager ce point de vue. Mais je ne suis que amplement sérieux. »

« Alors, ça ne doit pas être drôle de travailler avec vous. »

« La dernière fois que j'ai fait la fête, ça s'était très mal terminé. Je suis maintenant obligé de porter en permanence des gants. »

« Pouvez-vous… ? »

Soudainement, une sonnerie retentit. Elle était comme les bruits de radio sur une fréquence mal captée. Il y avait de quoi avoir peur dans le noir ou dans un univers des plus malsains. Puis, Monsieur Hyde fouilla dans ses poches pour en ressortir une certaine boule de verre. Il appuya sur un endroit précis. Mystérieusement, la boule changea de forme pour prendre l'apparence d'un gobelin. Rose en avait déjà vu, lorsqu'elle allait à Gringotts avec ses parents. Mais en voir un en verre était à la fois magique, mais aussi intriguant. Alors que l'individu parlait au gobelin de verre, Rose ne pouvait pas calmer un sentiment de malaise en elle. Et cela…

Puis, il appuya sur le front de la créature en verre. L'objet reprit une forme sphérique et Monsieur Hyde la remit dans sa poche. Puis, il se redressa, tout en reprenant sa veste moldue.

« Excusez-moi, mais il faudrait que je vous quitte. J'ai trop traîné par ici selon mon employeur. Et mieux vaut ne pas jouer avec les Gobelins. On pourrait amèrement le regretter. »

« Ca, c'est sûr. »

« C'était quoi, Edward ? » demanda Hugo

« C'est mon MOBILE. »

Il déposa alors un billet de cinquante livres sterling sur la table. Cadeau, disait-il. Puis, il s'en alla dans la politesse. Rose

« Ce n'est pas pour être méfiant, Hermione mais… Je ne le sens pas. »

« C'est vrai qu'il est froid, mais, il a un bon fond. C'est quand même grâce à lui que Rose a pu s'en sortir. »

« C'est autre chose que ça. »

Hermione soupira, avant de sourire à son mari. Rose, quant à elle gardait ses yeux rivés vers le lieu où le trader venait de disparaître. Elle n'avait rien dit de la conversation entre ses parents et cet individu. Mais cela ne l'empêchait pas de penser et de forger sa propre opinion sur la personne. Elle partageait le même avis que son père. Pourtant, il l'avait sauvé de son étranglement. Ce Monsieur Hyde était étrange.

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MOBILE veut dire Magical Operator Business and Infinite Liberty of Expression. C'est un téléphone portable version sorcier, d'où cette forme sphérique en verre prenant l'apparence de l'interlocuteur. Cependant, comme pour le MAGIC du premier chapitre, seul ceux de la très haute classe sociale peuvent en avoir.

Bien sur, enjoy and comment ^^