Chapitre 1
Ma joie et mon insouciance ne dure pas longtemps, la réalité me rattrape. Je me fige et la petite sœur de Bellamy me regarde avec inquiétude :
-Qui a-t-il ?
-Les blessées. Dis-je.
-Merde !, s'exclame-t-elle.
On repart toutes les deux en courant vers le vaisseau et nous précipitons sur les blesser.
-Celui-ci respire encore mais il est brûlant. M'informe-t-elle. Ta mère est docteur c'est ça ?
J'acquiesce.
-Tu sais ce qu'il a ?, s'enquiert-elle.
-Non, mais je sais qu'il faut faire chuter la température.
Je me relève et me rend devant le vaisseau.
-Écoutez-moi !, hurlé-je. Il y a des blessés là-dedans, je vais m'en occuper mais il faudrait que quelqu'un trouve de l'eau et de la nourriture !
-Tu veux que je pisse dans une bouteille ?, rétorque un mec.
-Qui es-tu ?
-Murphy.
-EH bien Murphy, si tu ne vas pas chercher de l'eau et à manger nous allons tous mourir car au cas où tu ne l'aurait pas remarqué nous ne sommes pas sur le Mont Weather, cela ne ressemble absolument pas à une montage, ce qui signifie que l'on a rien et que nous ne tiendront moins d'une semaine ainsi.
-Vous avez entendu la Princesse ? Au boulot !, ordonne Bellamy, volant à mon secourt.
Aussitôt, ils se mirent tous en mouvement. Bellamy s'approche de moi.
-Et pour les blessées, tu as besoin d'aide ?, s'enquiert-il.
-J'en ai déjà, ta sœur m'assiste.
Je ne peux m'empêcher de sourire devant son air fière.
-Je ne veux pas jouer les rabats-joie... Commencé-je.
-Je t'écoute. Dit-il, amusé.
-Il faudrait déterminer les aptitudes de chacun.
-Les aptitudes ?
-Pour commencer... Si une ou plusieurs personnes étaient capable de déterminer les propriétés médicinales des plantes, cela pourrait aider, nous ne sommes pas immunisés contre les maladies qui circule ici. J'ai des bases en médecine grâce à ma mère, elle m'a apprit beaucoup de chose mais, en ce qui concerne les plantes, je sais à quoi elles servent mais je ne sais pas à quoi elles ressemblent.
-Comment ça se fait ?
-Elles sont déjà transformée en poudre ou en liquide quand elles arrivent entre nous mains. Expliqué-je. Écoute, je crois qu'il y a le fils du botaniste parmi nous.
-Ce n'est pas parce que son père est botaniste qu'il l'est aussi. Fait-il remarquer.
-Peut-être, je ne suis pas non plus docteur, mais si, comme moi, il a retenu certain truc que son père lui disait, ça peut servir.
-Bien, je vais le trouver.
-Merci.
-Autre chose Princesse ?
-On verra plus tard, trouves-moi un botaniste pour commencer, c'est le plus urgent.
-Je m'en occupe. Et toi garde Octavia à l'œil, elle est légèrement... impulsive.
-Octavia ?
-Ma sœur.
Je lève les yeux au ciel et rejoins la concernée.
-Comment fait-on ?, s'enquiert-elle, la main sur le front du malade.
-On a pas d'eau... On aurait du refroidir son front avec de l'eau...
-Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Je me perd une seconde dans mes pensées, cherchant une solution. Aller Clarke, ce sont des soins de bases, tu sais tout ça, réfléchis !
-Clarke ?, insiste Octavia avec inquiétude.
-On le déshabille. Dis-je sûr de moi.
-Quoi ?, s'étonne-t-elle.
-On le déshabille. Répété-je.
Elle semble consternée mais sans plus de cérémonie, elle m'aide à lui enlever ses vêtements, ne lui laissant que son boxer.
Une fois que l'on s'est occupé de tous les blessés, je sors de hors et fait quelques pas pour m'aérer la tête. En entendant des sanglots, je m'approche doucement d'un arbre et y découvre une petite fille d'environs dix ans. Elle est assise par terre, roulée en boule, son dos reposant contre l'arbre.
-Salut. Murmuré-je.
Elle sursaute et plonge ses yeux effrayés dans les miens.
-Que t'arrive-t-il ?, m'enquiers-je.
-Je veux retourner sur l'Arche. Dit-elle entre deux reniflements.
J'ai déjà vu cette petite fille, elle était à côté de Bellamy dans le vaisseau, il lui parlait et lui tenait la main dans l'espoir de la calmer. Je m'assois doucement à côté d'elle et lui tend ma main :
-Je suis Clarke.
-Charlotte.
-Pourquoi veux-tu retourner sur l'Arche, Charlotte ? Ici, tu n'es pas enfermée dans une cage.
-Mes parents me manquent, j'ai peur toute seule.
-Tu n'es pas toute seule. Assuré-je.
-Un garçon a dit qu'il faudrait me tuer parce que j'étais trop jeune pour être ici, que ça me rendrait service et les autres ont rit.
-C'est n'importe quoi !
-Et si c'est vrai ? Je ne sais rien faire, je n'ai que neuf ans...
-Je m'occuperais de toi.
-Vraiment ?
-Bien sûr.
-Pourquoi ?
-Parce que je le veux et, tu sais, moi aussi je suis toute seule ici, toi et moi on peut se serrer les coudes. Ça te vas ?
Elle m'adresse un énorme sourire et pose sa tête sur mon épaule.
-Ça va aller. Promets-je.
-C'est ce que Bellamy a dit aussi.
-Que tout irait bien ?
-Humhum, et qu'il me protégerait.
Je souris.
-Tu vois, tu as deux personnes prête à te protéger, tout vas bien.
Elle acquiesce, rassurée. Malheureusement cela ne dure pas longtemps, lorsque l'on revient au camp le fameux Murphy se met en travers de notre route, entouré par trois garçons.
-Voilà la pleurnicharde. Dit-il. On ferait mieux de la tuer, ça lui rendrait service.
-Murphy, c'est bien ça ?, demandé-je froidement, il acquiesce. Tu voudrais tuer une gamine de neuf ans sous quel motif ?
-Elle est un poids mort, elle ne sert strictement à rien, elle est même un handicap.
-J'en prends la responsabilité. Rétorqué-je alors qu'elle attrape ma main, paniquée.
-Elle doit mourir.
-Je ne comprends pas, elle est une gêne pour personne.
-Pour nous si, elle est toujours entrain de traîner dans nos pâtes, elle nous ralentit.
-Ce ne sera plus le cas.
-Tu veux jouer à la maman c'est ça ?
-Mêles-toi de tes affaire, Murphy, et si tu approche cette gamine je m'occuperais de toi personnellement.
-Pourquoi toi et Bellamy vous êtes-vous entichés de cette gamine.
-Parce qu'un connard à décidé de s'en prendre à elle sans raison donc elle à besoin de protection.
-Vous ne serez pas toujours là.
-Alors je rallierais d'autres personnes à ma cause. Rétorqué-je.
Passablement énervé, il tourne les talons.
-Que s'est-il passé ?, s'enquiert Octavia en arrivant en compagnie de Finn.
-Ils veulent me tuer. Murmure Charlotte.
-Mais il ne lui arrivera rien.
-Bellamy s'est attaché à elle, tu devrais aller le voir. Me conseille-t-elle, j'acquiesce.
-Vous pouvez vous en occuper ?, m'enquiers-je.
-Bien sûr. Approuve Finn.
Octavia prend la main de Charlotte qui me lance un dernier regard avant de la suivre dans le vaisseau.
-Bellamy !, m'exclamé-je en m'approchant du concerné.
Celui-ci relève les yeux et me dévisage des pieds à la tête avant de braquer ses yeux dans les miens et de dire :
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Il faut qu'on parle.
Il m'analyse une seconde avant de congédier le garçon à ses côtés.
-J'écoute.
-Il semblerait qu'ils t'écoutent. Dis-je.
-Il semblerait. Approuve-t-il.
-Ils ont besoin d'un leader et apparemment ils t'ont choisit mais...
-Mais ?
-On a besoin de règle.
-Pourquoi ?
-Pour éviter l'anarchie ?, proposé-je comme une évidence.
Il rit, se moquant visiblement de moi.
-Je t'ai vu parler avec cette petite fille dans le vaisseau, la rassurer.
-Charlotte ?, s'étonne-t-il.
-Oui, Charlotte.
-Quel est le rapport ?
-Ils veulent la tuer. Informé-je.
-Quoi ?, s'écrie-t-il, son visage déformé par la colère. Ce n'est qu'une gamine !
-C'est justement pour ça qu'ils veulent sa peau.
-Qui est responsable ?
-Un certain Murphy, il a déclaré qu'elle nous servirait à rien et qu'on avait pas besoin d'un poids mort.
-Comment les autres ont-ils réagis ?
-Certain ont été choqués mais d'autres l'on suivie.
-Estimation ?
-Je ne sais pas trop...
-Assez pour que cela soit un réel problème ?
-Oui. J'ai besoin de toi, Bellamy. Lâché-je.
Surprit, il relève son regard dans le miens.
-Où est-elle pour l'instant ?
-Je l'ai confiée à ta sœur et Finn.
