LA BIÈRE DE TROP ?
Tiens, mais qu'est-ce donc ? Oh, mais quelle surprise ! Encore une fiction sur SysyTheHotdog et DidiChandouidoui... Et aussi M. Breakdown, cette fois !
Donc, si c'est pas encore fait, foncez voir les vidéos de ce gars-là, ça cause de metal et c'est vraiment pas fait avec le cul, je vous le garantis (surtout quand y a les deux autres gogoles qui y interviennent :p).
/!\ TW : sujets adultes (genre, vraiment), langage +18 et citron bien juteux. J'aurai préviendu (sic) !
NB :
Les personnes réelles qui inspirent cette histoire ne m'appartiennent évidemment pas, j'ai inventé une partie de leur personnalité pour les besoins de cette fiction. Voilà, ça tombe sous le sens mais je le précise pour la forme.
Et euh… Les gars, si vous tombez là-dessus (pour de vrai, du coup)… Je suis navrée x)
Bonne lecture, les gens ! :)
Arcs-en-ciel, pandas et licornes x3
Chapitre 2 : … à jeu d'adultes
« - OK. Vérité.
- Je copie un peu, mais tant pis. C'est quoi, toi, tes points faibles ? »
Tiens, je commençais justement à me demander s'il me poserait cette question. Pourtant, au lieu de détailler, je fais mine de réfléchir, puis je me rapproche un peu, un sourire en coin.
« - J'adore... Les morsures dans le cou. »
Bien sûr, il y en a d'autres, mais je suis comme d'humeur à insister sur ce point-là... Alors que je ponctue cet aveu d'un petit clin d'œil en tirant la langue, il me regarde d'abord un peu sidéré, puis se met à rire, à la fois amusé et probablement un peu troublé aussi. Mais je ne dis rien.
« - A moi. Action. »
A ce moment, une seule proposition me vient en tête. J'aurais cru avoir plus d'imagination, même pour des gages un peu basiques et idiots. Mais là, l'envie croissante qui me prend depuis tout à l'heure semble recouvrir tout le reste et contrôler mes idées. Et je n'arrive pas à éviter ça, en fait je n'essaie même pas. Je suis bien trop désinhibé pour laisser la raison calmer mes ardeurs. De toute façon, c'est la tournure que semble avoir pris ce jeu pourtant enfantin de base.
Alors, guidé par mes pulsions, l'esprit embrouillé par les substances plus ou moins licites, je décide de me lancer. Je le regarde d'un air incertain, m'approchant encore un peu plus.
« - Embrasse-moi... ? »
Cette fois vraiment surpris, manifestement, il me fixe longuement sans rien dire et sans bouger, incapable de réagir. Ne voulant ni tout casser ni le brusquer, je ne fais rien non plus, sans pour autant le quitter des yeux. Au bout de quelques instants, alors que je commence à me demander si je n'y suis pas allé un peu trop fort, malgré l'ambiance déjà bien biaisée, il se rapproche de lui-même et capture mes lèvres des siennes.
J'aurais cru qu'il se contenterait d'un petit baiser rapide et superficiel, mais il m'embrasse vraiment, durant plusieurs secondes, sa main vient même tenir mon épaule et effleurer mes cheveux. Puis il se redresse, les yeux baissés, et un silence assez court mais pesant s'installe entre nous. Finalement, il inspire un grand coup et reprend le fil comme si de rien n'était. Ou presque.
« Uhm ! A toi.
- Vérité.
- T'as aimé... ? »
Sa question me surprend autant qu'elle me plaît, et même m'arrange, en fait. Je ne suis pas contre poursuivre sur ce terrain, parce qu'on est bien partis... Je ne sais pas pour quoi exactement, mais j'aime cette ambiance, on en est arrivés au point où ça ne peut plus être que pour la blague, que pour le jeu. Mais c'est loin d'être inintéressant.
« - Ouais. Pas toi ?
- Eh, la question, c'était pour toi.
- Je sais.
- Mmh. Ouais, moi aussi... Allez, action pour moi.
- T'as peur de mes questions, maintenant ? »
Il émet un rire sarcastique et me tape gentiment l'épaule. Ne sachant plus vraiment quoi proposer comme action, d'autant plus que les vérités deviennent à elles seules vraiment palpitantes, je reviens à des basiques. En adaptant tout de même à la situation.
« - Donne tes mains.
- C'est tout... ?
- T'inquiète, je vais pas te les bouffer. »
Il hausse les épaules et pose ses mains sur les miennes, tendues pour les accueillir. Je passe doucement mes pouces sur ses mains et entre ses doigts, les massant délicatement.
« - Action ou vérité ?
- Vérité.
- OK. Alors... Pourquoi tu m'as demandé de t'embrasser ? »
Le petit malin, il ne perd pas le nord ! Et ça ne me déplaît pas, en fait.
« - Je sais pas trop. Je me suis emporté. La fougue de l'instant, je suppose. »
Ma réponse est très vague et objectivement inutile, mais il ne cherche pas à en savoir plus.
« - Vérité. »
N'ayant plus vraiment d'idée hors de mon humeur de plus en plus joueuse et coquine, je joue le tout pour le tout avec une question volontairement osée. Très osée. Un peu trop... ?
« - Tu trouves pas qu'il y a vachement de tension sexuelle dans l'air, là, en ce moment ? »
Il pique un fard à cette question et se fige pendant un temps, puis il hausse les épaules et acquiesce d'un vague mouvement de la tête. Un peu la même attitude que quand je lui ai dit de m'embrasser, mais encore plus marquée.
« - Ouais... C'est bien possible. »
Nous nous regardons quelques secondes sans rien dire, puis nous partons en même temps dans un rire à la fois gêné et désinvolte, toujours dans l'ambiance du jeu malgré tout. Une fois que nous sommes calmés, j'opte pour une action, et là, autant dire que, même si je le sais désormais réceptif à mes taquineries et à mes sous-entendus, il me surprend.
« - Je vais vérifier ce qu'on disait tout à l'heure. Fais-moi un bisou près de l'oreille. »
Eh ben ma foi, ce n'est pas n'importe quelle idée... Mais, là encore, je ne relève pas et me contente de m'exécuter. Je me penche vers lui et contourne son visage pour aller déposer un petit baiser juste sous son oreille, titillant son lobe du bout de mon nez au passage. Je l'entends sursauter et je le sens frémir à ce geste, mais je ne dis rien et me rassieds.
« - A toi.
- Uhm... Euh, vérité. »
Je suis stimulé à bloc et je ne veux plus laisser passer l'occasion, je cherche de quoi avancer d'une étape sans pour autant le dire directement. Car ce serait un peu trop facile, et ça gâcherait le côté ludique de la chose. On est partis sur un jeu, autant rester dans cette ambiance. Et puis, ça n'en est qu'encore plus excitant, après tout.
« - Ça fait peut-être un peu trop scolaire, mais... »
Je me rapproche de lui, un petit sourire provocateur aux lèvres.
« - Sur une échelle de un à dix... »
Là, je glisse l'une de mes mains sur sa cuisse et la serre doucement en la caressant de mon pouce, plus joueur encore qu'auparavant.
« - La pression dans ton pantalon, elle est difficile à supporter de combien ? »
Là, je crois que je l'ai encore plus choqué que toutes les fois d'avant. Il me regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes et une mine à moitié déconfite, à un point tel que je suis contraint de me retenir de rire pour paraître un minimum sérieux – car oui, je le suis – et pour ne pas l'embarrasser davantage.
« - Euh, eh ben... Comme ça... Disons six.
- Ah ouais, quand même. »
On dirait bien que la tension est à son comble. J'ai de plus en plus de mal à me retenir de lui sauter directement dessus au lieu d'y aller par paliers via le jeu. Parce que, oui, ce serait mentir que de prétendre que l'envie n'a pas germé en moi au fil des gages et confessions de plus en plus audacieux, voire déplacés.
« - A toi.
- Action. »
Ce n'est encore une fois pas un hasard si j'ai choisi ça, je suis plus enclin à agir qu'à avouer des choses, et selon l'idée qu'il aura, au moins je pourrai jauger s'il est partant ou pas. Mais quoi qu'il en soit, clairement, mon mode séducteur est enclenché et marche à fond.
« - J'en ai une, mais ça inclut d'autres trucs... Je sais pas si c'est conforme au règles du jeu. »
Intrigué, je hausse les sourcils, sans le quitter des yeux. D'abord, je ne dis rien, lui laissant le temps de trouver ses mots qu'il a manifestement du mal à trouver. Puis, au bout d'un long silence lourd et tenace, j'esquisse un sourire incitateur.
« - Alors c'est quoi, mon action ? »
Il laisse s'échapper un léger rire nerveux, ne sachant visiblement pas trop comment le dire. Patient, je continue de le regarder avec un petit sourire, attendant que le verdict.
« - Lâche-toi. »
Ces deux mots si simples et pourtant pleins de signification m'envoient comme une décharge dans tout le corps, et une vague de chaleur semble imprégner mon cœur et se diffuser en à peine deux secondes partout en moi. Son regard est empreint d'une lueur que je n'avais jamais vue jusqu'alors, mais que je reconnais tout de suite. Et pour cause, je suis en train de le fixer de la même façon depuis tout à l'heure.
Ni une ni deux, je me jette littéralement sur lui et attrape son visage pour l'embrasser à pleine bouche, plaquant mon corps contre le sien. Bien qu'un peu pris de court, il me suit complètement dans cet engouement et me prend par la taille d'un geste fébrile. Nos lèvres se cherchent furieusement et nos mains commencent à se faire baladeuses. Sentant son enthousiasme croissant, je le pousse pour nous faire tomber allongés sur son lit et en profite pour descendre mes baisers le long de son cou.
En à peine une minute, l'ambiance a radicalement changé. Ce qui était un jeu basique, bien que parfois un peu détourné, est devenu de plus en plus déstabilisant et tendancieux au fil des minutes. Et, alors que c'était censé nous occuper en attendant d'avoir bien sommeil, ça nous a finalement menés à rester éveillés pendant encore un certain temps. Car, autant le dire, l'excitation de plus en plus prenante et palpable nous a carrément revigorés.
Nos vêtements partent un par un, enlevés dans des gestes à chaque fois plus nerveux. Nos respirations s'accélèrent et se troublent un peu plus chaque instant. Nos mains s'égarent un peu partout, de manière désordonnée et fébrile. Nos bouches se dévorent incessamment, Une violente impatience se fait ressentir, nous emportant jusqu'à nous en faire perdre la raison – qui de toute manière n'était déjà pas au beau fixe depuis tout à l'heure. Je profite qu'il soit de plus en plus confiant et audacieux pour lui retirer à la hâte son dernier vêtement. Je laisse quelques baisers près de son oreille – vu que je sais l'effet que ça lui fait, autant ne pas s'en priver – puis dans son cou et sur son torse, en descendant de plus en plus. Sans plus de cérémonie, j'attrape le sujet de ma convoitise entre mes lèvres et amorce un va-et-vient assez vif, sans omettre de jouer de ma langue et de mes dents. Un peu pris de court, il gémit de surprise, puis il laisse échapper un rire nerveux et son souffle se coupe à plusieurs reprises.
Au bout de quelques secondes, je sens qu'il se contracte un peu, et un son un peu plus marqué lui échappe. J'interprète cela comme un encouragement et continue dans ma lancée.
« - Mmh... Eh, doucement ! Doucement... »
Ah, j'ai peut-être mal interprété... Je m'arrête aussitôt et lui adresse un regard interrogateur, inquiet d'avoir manqué de délicatesse. Il esquisse un sourire et passe sa main dans mes cheveux.
« - On se calme sur les dents, petit sauvage.
- Oh... Je suis plus un petit poulet ? »
Il rit à ma remarque et repose sa tête sur l'oreiller, visiblement toujours en confiance malgré ce petit incident de parcours. Je reprends donc où j'en étais, en faisant plus attention, mais toujours avec la même fougue. Il se tortille et se mord la lèvre pour cacher son expressivité, mais ses poings qui se resserrent et ses discrets couinements confirment qu'il apprécie ce que je fais. Je poursuis donc avec la même vigueur, lui soutirant des gémissements qu'il semble tellement étouffer que s'il les laissait partir tels quels, je pense qu'on nous entendrait dans toute la baraque.
Au bout d'un moment, comme je ne sais pas vraiment où il en est que je ne veux pas prendre le risque que ce soit si court, je m'arrête en cours de route et me redresse pour retourner embrasser son cou à plusieurs reprises, profitant pour lui mordiller le lobe entre deux. Et là, toujours aussi joueur, j'en profite pour lui chuchoter quelques mots.
« - J'ai une dernière action pour toi. Si tu l'acceptes, bien sûr... »
Alors qu'il me questionne du regard, je laisse volontairement ma main s'échouer sur son aine, pour l'attiser encore et toujours plus, et lui mords l'oreille encore une fois.
« - Lâche-toi aussi. »
Il reste muet et immobile pendant quelques secondes, visiblement à nouveau pris de court, même si maintenant je pense qu'il sait à quoi s'attendre avec moi. Puis, d'un seul coup, sans qu'il ne lui en faille plus, il se jette sur mes lèvres et me pousse pour me faire basculer en arrière et se mettre sur moi à son tour. Aussi grisé et empressé que moi, il faufile ses mains entre nos corps pour défaire mon pantalon et le baisser le long de mes jambes, emportant mon sous-vêtement dans la foulée. A la fois surpris et ravi d'un tel engouement de sa part, je le laisse faire bien volontiers, n'ayant évidemment pas la moindre intention de le couper dans son élan.
Lorsqu'il se redresse pour commencer à déboutonner ma chemise par le bas, il remonte dans le même temps sur l'une de mes cuisses en des petits baisers qui me font frissonner et me chatouillent un peu. Par réflexe, et comme en plus je ne suis pas vraiment sobre donc encore moins raisonné, je me mets à pouffer de rire tout seul.
« - Quoiii ? Te moque pas !
- Mais nan, c'est sensible !
Il ricane à son tour et continue d'embrasser cette zone assez réceptive, en y passant la pointe de sa langue de temps à autres, ce qui ne manque par de m'arracher des frissons, voire des couinements incontrôlés. Je sens qu'il n'ose pas vraiment faire ce que je lui ai fait juste avant, mais ça ne fait rien, il arrive déjà très bien à me faire perdre la tête rien qu'avec ses petites attentions.
Il remonte petit à petit sur mon ventre et, une fois ma chemise défaite, il en écarte les pans et couvre mon torse de baisers hâtifs, presque nerveux, mordillant la peau par moments. Pantelant, je me tortille sous lui et serre ses mèches courtes dans mes poings, enivré tant par son audace que par ce qu'elle lui fait faire. Je contrôle difficilement les sons qui ne demande qu'à sortir, exalté par cette situation quelque peu inattendue et délicieusement indécente.
Au bout d'un moment, il se redresse et termine de retirer le vêtement que j'avais encore en trop. J'en profiter pour revenir l'embrasser frénétiquement, l'attirant vers moi pour qu'il retombe sur moi. Le contact direct entre nous me fait vraiment un drôle d'effet, mais dans le sens positif. C'est à la fois surprenant et incroyablement stimulant. Nos souffles haletants se mêlent, nos cœurs se déchaînent et nos corps frémissants se couvrent d'une moiteur dont la sensation et l'odeur à elles seules ne font que m'exciter encore plus.
Soudain, il se coupe dans son élan et prend mes mains pour les bloquer contre le matelas. Le pensant d'abord simplement d'humeur taquine, j'esquisse un sourire malicieux et lui vole un petit baiser aguicheur. Puis, en le regardant, je me rends compte qu'il a l'air troublé et hésitant. Inquiet d'avoir encore été maladroit d'une quelconque façon, je libère une de mes mains et la pose sur son épaule pour la caresser doucement.
« - Ça va pas ?
- Si, c'est juste que... J'ai aucune idée de... Enfin, comment... »
Amusé et attendri, je glisse ma main sur sa nuque et l'embrasse au coin des lèvres, puis sur la pommette et enfin près de l'oreille, lui susurrant quelques mots pour le stimuler.
« - On s'en fout, laisse-toi aller. »
A ces mots, je laisse mes mains descendre le long de ses flancs jusqu'à ses hanches, que j'attire vers les miennes pour encore plus de proximité. Son souffle se coupe l'espace d'une seconde et il repose sa tête pour m'embrasser dans le cou. Et inévitablement, lorsqu'il commence à taquiner la peau sensible de ses dents, il ne m'en faut pas plus pour partir au quart de tour. En plus des mouvements un peu hésitants et aléatoires de son bassin contre le mien qui font tout de même leur effet, ces morsures me font totalement perdre pied. J'en ai la tête qui tourne et le corps entier qui tremble, je le sens jusqu'au bout de mes doigts et de mes orteils.
Au bout de quelques instants, il se redresse, nous laissant récupérer un peu, et m'observe avec un sourire en coin. Puis il se décale sur le côté et s'approche à nouveau pour attraper mon oreille entre ses lèvres, la pinçant doucement. Je frissonne et rigole par réflexe, d'autant plus que sa main effleure ma hanche en une caresse frivole, ce qui là encore me chatouille un peu.
« - J'ai encore... Une action, pour toi. »
Intrigué, je le fixe d'un air suspicieux, même si je suis curieux de savoir ce qu'il a en tête.
« - Eh, le jeu est pas fini, depuis le temps ?
- Tu m'en as bien redonné une. Tout à l'heure.
- Mmh, c'est vrai. Alors, quelle est ma mission ?
- Dans le placard, juste là. Planqués derrière la pile de fringues.
- Hein... ? De quoi ?
- Regarde et tu verras. »
Perplexe, je me redresse et cherche là où il m'a indiqué, fouinant sous les vêtements entassés dans le meuble. Et là, je suis à la fois surpris, perplexe et amusé par ce que je trouve. Par automatisme, et surtout au vu de mon état second, j'éclate de rire comme un imbécile, tout en veillant tout de même à prendre ce qu'il faut. Car il en faut toujours, on ne sait jamais, et je suis plutôt rassuré qu'il ait été attentif à ce point malheureusement parfois mis de côté.
Alors qu'il commence à râler parce que je me moque gentiment, je me réinstalle sur lui, avec ce petit sourire malicieux qu'il a déjà vu maintes fois depuis tout à l'heure. Taquin, je reprends une série de petits bisous dans son cou, laissant ma main se balader à sa guise sur sa peau déjà moite.
« - T'es un sacré petit coquin, en fait.
- Maaaaais ! Je prends des précautions, je...
- Te fatigue pas, mon chou. Je te charrie.
- Mmh...
- Et puis, c'est bien que t'y aies pensé. »
Il me fixe d'un air à la fois blasé et joueur, puis se laisse soudainement emporter par un élan auquel je ne m'attendais pas vraiment pour le coup, même si je le sentais de plus en plus hardi. D'un mouvement aussi habile que rapide, il me fait retomber sur le côté et se remet sur moi en me coinçant en-dessous, visiblement d'humeur à prendre le contrôle. Ce qui ne manque pas de m'amuser et surtout de m'attiser encore davantage. D'autant plus qu'il recommence à mordre la peau de mon cou, de sorte que j'ai encore du mal à me retenir de presque crier. Nos corps recommencent à bouger l'un contre l'autre, mes doigts s'enfoncent dans ses épaules auxquelles je m'agrippe, comme pour garder un pied dans la réalité alors que j'en suis loin depuis un moment.
Au bout d'un moment, il se décale et me pousse pour que je m'installe sur le ventre, de plus en plus pressé et agité. Là, je devrais peut-être me sentir gêné d'être dans cette posture – car ça ne m'était pas arrivé avant – et même en panique en sachant ce qui se profite. Car ce n'est pas pour rien qu'il est en train de mettre à profit la « mission » qu'il m'avait confiée, afin qu'on soit tous les deux dûment protégés. Mais, au lieu de tout ça, je me sens bien, je suis toujours en confiance, et par-dessus tout je suis complètement émoustillé, l'idée même me rend dingue.
J'étouffe un cri dans l'oreiller lorsque je le sens s'immiscer en moi d'un mouvement un peu hésitant mais qui fait déjà son effet. Je serre les poings par réflexe et soupire longuement, d'une part pour éviter d'être trop bruyant, d'autre part pour me détendre au mieux – parce qu'il ne s'agit pas de n'importe quoi non plus. Mais, de toute manière, en plus de l'excitation folle qui m'embrume totalement l'esprit, les relents d'éthanol et de weed ont un effet anesthésiant, au-delà de l'état de détente excessive qu'ils provoquent. Du coup, autant le dire, je devrais peut-être avoir vraiment mal, mais en réalité c'est largement supportable.
Au fur et à mesure que les minutes passent, je le sens là encore de plus en plus audacieux, il hésite de moins en moins, au vu de mes réactions toujours plus positives. Petit à petit, les va-et-vient de son bassin contre le mien se font plus rapides, puis plus amples et plus fougueux. Il vient se presser nerveusement contre mon dos, sa main libre tient ma hanche et ses doigts s'y enfoncent par moments. Je me cramponne à l'oreiller, retenant au mieux les sons un peu trop obscènes qui ne demandent qu'à sortir de ma bouche. Mes yeux s'embrument, mon corps tremble, mes orteils se crispent sous l'effet des multiples sensations. Ses coups de reins de plus en plus frénétiques et le frottement de plus en plus intense me rendent fou.
Nous ne sommes plus ni raisonnés, ni contrôlables. Il ne reste que les effets des bières et des joints, seuls guides de nos actions. Nos esprits sont embrumés par les derniers effets des substances plus ou moins licites et par le désir qui nous consume. Nous ne sommes plus que des corps assoiffés de luxure s'abandonnant l'un à l'autre, de façon aussi bestiale qu'intuitive, aussi exaltée qu'irréfléchie.
Au bout de plusieurs longues minutes, les sensations ont raison de nous et nous nous laissons retomber mollement, saisis par un orgasme intense et éprouvant. Nous restons un moment sans bouger, nous remettant progressivement de nos émotions, dans un silence apaisant seulement animé par nos respirations haletantes et le bruit des quelques baisers déposés sur mon épaule et dans mon cou.
Après avoir à peu près récupéré, nous nous réinstallons de façon un peu plus confortable. Je me remets sur le dos et, après s'être débarrassé de la protection, mon partenaire de jeu – en tous sens du terme – revient s'allonger à côté de moi et m'enlace spontanément.
« - Eh ben, on a bien fait de s'occuper autrement qu'en comptant les mouches. »
Il pouffe de rire à ma remarque et se décale un peu pour ensuite reposer sa tête sur moi. Je m'amuse à lui titiller distraitement les cheveux, lui caresse ma hanche en de vagues allers-retours. On est tous les deux crevés mais ça valait clairement le coup, je ne prétendrai pas le contraire.
« - Mais, quand même, j'ai pas... ?
- Quoi ?
- Bah... J'ai pas trop... ? Je sais pas...
- Y avait rien de trop, je t'assure. »
Il acquiesce d'un discret hochement de tête et laisse un petit baiser dans mon cou, ce qui là encore ne manque pas de me tirer un frisson.
« - Et... Par rapport à Sysy ?
- Mmh ? Je te trouve bien curieux.
- Maaais c'est pas ça ! C'est... Je sais pas, ça confirme tes goûts pour les mecs, ou... ? »
Amusé, je lui tape gentiment l'épaule en tirant la langue, faisant mine d'être offusqué. Alors que je ne le suis pas vraiment, je suis simplement un peu surpris qu'il me demande ça.
« - Gros malin, va.
- Mais je demande juste, roh.
- Eh ben si tu veux savoir... Je pense que oui. Après, c'est... Différent. Enfin c'est toujours différent d'une personne à l'autre, de toute façon.
- Heureusement, sinon, qu'est-ce qu'on s'emmerderait.
- Mais ouais, tellement.
- Et, tu... Tu voudras recommencer... ?
- Mmh, je sais pas... Pourquoi pas. »
Je réfléchis quelques secondes, puis je lui adresse un petit sourire taquin.
« - Du coup, y a de fortes chances pour que je profite de toi pendant qu'on est ici. »
Il hausse les sourcils et pouffe de rire, un peu surpris mais surtout manifestement assez enthousiaste à cette idée.
« - Ça me va. »
VOILÀ ! C'est ce qu'on appelle un chapitre qui bouge bien XD Alors, qu'en dites-vous ? Pas trop choqués, mes petits choux ? Une idée de la suite (car oui, y en a une ^^) ?
