Salut à tous ! Nous revoilà avec un nouveau chapitre en compagnie de Tsubaki, cette fille complètement tarée... Enfin, je vous laisse faire une bonne lecture ^^
Tenshira : Merci beaucoup pour ta review, elle était directe :D
Coconut : Tsu-chan, masochiste ? Noooon, pas possible. Pour les couples que Tsu-chan imaginera, ça arrivera progressivement, mais ça arrivera, crois-moi, kufufu~ Ha et ne prends pas de médoc, si ils fonctionnent, tu ne commenteras plus ! :D
Target 01 : Le bébé est de retour ! (Et Tsunaze se découvre une passion pour les caleçons)
Après avoir raconté tout à Hibari-chan et reçut la correction de ma vie pour avoir rapporté, je suis rentrée chez moi en clopinant et je suis allée me coucher sans faire d'histoire. Après tout, je devais me réveiller tôt le lendemain !
Et ainsi, vers cinq heures du matin, j'ai ouvert brusquement les yeux et j'ai pris mon talkie-walkie. Ensuite, mettant mon uniforme scolaire (parce que Kyouya-sama a un fétichisme pour les uniformes de Namimori *sourire coquin*), j'ai quitté ma chère maison où mes parents ainsi que mon idiot de frère dormaient paisiblement. Je me suis alors arrêtée à quelques blocs de là, devant une maison traditionnelle. Collant le talkie contre mon oreille, un large sourire s'étala sur mes lèvres lorsque j'entendis à travers les grésillements de l'appareil une respiration paisible.
- Ooh, gazouillais-je en levant mes yeux au ciel encore sombre. Je peux entendre Kyouya-sama dormir !
Bien sûr, la fangirl que j'étais ne put supporter l'attente et je décidais de passer à l'action. Je grimpais agilement sur la palissade en bois (j'ai des années d'entraînement, héhé) et j'atterris souplement sur l'herbe du jardin des Hibari. Ensuite, je me glissais à pas de loup dans la chambre de mon Alouette favorite. (Que je connais depuis cinq ans. Oui, je suis une stalker depuis autant de temps).
Mes yeux brillèrent dans le noir en contemplant le corps étendu qui dormait tranquillement sur un futon désordonné. Gaaah...
J'essuyais la bave qui avait coulé de ma bouche entrouverte par l'admiration (j'avais tout de même réussi à entrer dans la chambre de Kyouya-sama sans me faire mordre à mort!) et avançais à pas inaudibles vers le bel au bois dormant. Ensuite, je sortis de ma poche mon téléphone et le plaçais loin de mon visage.
Le reste fut rapide. Je déclenchais le mode photographie en rafales et une série de déclics se fit entendre dans le silence matinal de la chambre.
Première photo : Tsubaki, sa main en signe de victoire devant son large sourire et sa joue à quelques centimètres des lèvres de Hibari.
Deuxième photo : Tsubaki, sa main légèrement baissée et ses yeux tournés vers Hibari. Ce dernier ayant ses yeux entrouverts.
Troisième photo : Tsubaki, à terre avec un tonfa pressé contre sa gorge. Sa main toujours en signe de paix pour apaiser Hibari qui la surplombait avec une aura meurtrière.
Quatrième photo : Disons qu'elle est censurée. Point. Trop de sang aussi.
Donc, après cet incident matinal qui était habituel pour tous les deux, nous nous rendîmes à l'école ensemble, moi boitant quelques pas derrière Hibari-chan pour ne pas risquer une autre morsure (une par jour suffit, vous savez) lorsqu'un OCNI (Objet Courant Non Identifié) nous dépassa à une vitesse inimaginable. Je cillais sans comprendre.
- Est-ce que je viens bien de voir Tsunaze en caleçon ?
Brrr, mauvaise vision ! Le seul garçon que je veux voir en caleçon et moins est et restera Hibari-chan !
Kyouya-sama se contenta de sortir ses tonfas et de marmonner entre ses dents qu'un herbivore allait être mordu à mort. Je gardais le silence pour ne pas lui rappeler ma présence. Je tiens à rester en vie, merci beaucoup !
Puis, nous arrivâmes à l'école pour découvrir un spectacle étrange. Sawada Tsunayoshi, mon dame-kōhai, venait de se déclarer à Kyoto (ou c'est Kyoko, je ne me rappelle jamais des noms des filles inintéressantes...) et tout cela en caleçon !
Oooh, le petit poisson a donc réuni tout son courage pour oser déclarer son amour éternel en sous-vêtements à sa sirène. Un large sourire s'étala sur mes lèvres et je me tournais vers mon petit Hibari-chan.
- Kyouya-sama, criais-je en secouant vivement les bras, Prenez-en de la graine ! Je veux une déclaration comme ça !
Le terrifiant (et sexy) préfet se tourna très lentement vers moi, ses tonfas brillant sous le soleil.
- Herbivore, susurra-t-il en levant ses matraques mortelles vers moi.
- Oui ? demandais-je avec un ton innocent tout en regardant avec frayeur l'aura meurtrière que dégageait mon cher et tendre.
Malheureusement, Kyouya-sama ne me répondit pas et se jeta sur moi (pour me violer ! Non, je rigole, j'aurais été consentante de toute façons, héhé...) pour me mordre à mort. Cependant, comme j'avais l'habitude de recevoir ses morsures depuis cinq ans, j'évitais habilement les tonfas et partis en courant me réfugier dans ma classe.
- Aaah, soupirais-je en m'asseyant sur ma chaise et en plongeant ma tête dans mes mains croisées. Si seulement Kyouya-sama était moins timide au moment d'exprimer ses sentiments...
Parce qu'il est timide. Forcément. Après tout, depuis le premier jour où je me suis postée devant lui (qui était en train de mordre à mort des délinquants) et lui ai dit de but en blanc que je serais son épouse, il n'a pas cessé de me mordre à mort. N'est-ce pas adorable ?
Cependant, je pense que Kyouya-sama devrait aller voir quelqu'un pour apprendre à exprimer autrement ses sentiment qu'en mordant à mort l'être aimé. Ma tête en serait éternellement reconnaissante aussi. Comme je m'ennuyais déjà, j'ai pu admirer aux premières loges mon futur époux parler avec Tsunaze et échanger un regard entendu avec le bébé de l'autre jour qui m'avait niée avec splendeur.
Je fis une moue dépitée. Hibari-chan n'avait pas mordu à mort le bébé. Mais bon, au moins, il savait maintenant à quoi ressemblait le cruel petit être qui faisait des trous dans sa chère école. La morsure surviendrait dans les jours qui suivraient, héhéhéhé !
Puis, j'ai tenté de suivre les cours, mon attention allant et venant selon les thèmes traités. Quand vint la pause du déjeuner, j'étais sur le point de me faire sepukku tellement je m'ennuyais comme un rat mort. Donc, je me suis levée avec l'intention d'aller coller un peu Kyouya-sama, ça me mettait toujours de meilleur humeur ! Cependant, un groupe de filles de ma classe bloquait le passage et mes oreilles sur-développées par les années passées à écouter la respiration endormie de Kyouya-sama captèrent les rares mots que ces pimbêches glissaient entre leurs gloussements.
- Mochida-kun, kya !
- Tsunaze à la pause, kya kya !
- Je me sens défaillir, kyaaaa~
Ma cervelle fit la conclusion et j'en vins à suivre les filles de ma classe pour voir de mes propres yeux le combat du siècle. Mochida, un gars tout en muscle et ego, contre Sawada Tsunayoshi, la crevette nulle en tout. Ouais, c'était un combat à ne pas perdre, l'humiliation définitive pour ce pauvre Tsunaze qui en avait déjà eu assez ce matin en venant en caleçon bleu ciel à l'école. (Sincèrement, qu'avait-il en tête ? Il aurait du prendre un boxer, comme ceux d'Hibari-chan~)
Je me rendis donc dans le gymnase mais l'ambiance délurée, les cris des spectateurs et le fait qu'il y avait trop de monde m'ennuya et je décidais de partir. Après tout, si c'était pour voir Tsunaze se faire ridiculiser, je préférais encore aller stalker Kyouya-sama !
Alors que je sortais du gymnase, je remarquais deux choses.
La première, mon cher et tendre préfet se trouvait dans le gymnase, appuyé contre un mur avec classe et une aura meurtrière autour de lui pour éloigner les élèves.
La deuxième, je venais de rentrer dans Tsunaze.
Sans vraiment réfléchir, j'étais trop occupée à élaborer des plans pour grimper à l'étage du gymnase et ainsi prendre des photos d'Hibari-chan, je tendis la main au pauvre garçon qui allait se faire ridiculiser en public et l'aidais à se relever. Après tout, un peu de gentillesse pour un pauvre type qui allait bientôt mourir de honte ne ferait pas de mal.
- Bonne chance, murmurais-je avec un petit sourire encourageant.
Hey, que veux-tu ! J'aime bien Tsunaze, enfin autant qu'on peut apprécier un inutile en tout. C'est juste qu'il est un stalker et qu'entre stalker, il y a comme une mutuelle compréhension. Du moins, c'est comme ça que je vois les choses.
Ensuite, je suis sortie du gymnase et j'ai grimpé les escaliers pour arriver à la rambarde qui surplombait le match de kendo. À ma grande surprise, et contrariété, ma cachette était déjà occupée. Et par le bébé qui plus est. Optant pour l'option du désintéressement, je m'asseyais à côté du gosse et me mis à prendre des photographies de Kyouya-sama en silence. Cependant, lorsque le bébé sortit un fusil de sniper de nulle part et tira sur Tsunaze, ma façade de fille désintéressée vola en éclats.
- Oï, l'interpellais-je. Est-ce que j'ai rêvé ou tu viens de tuer Tsunaze ? Tu sais, tu aurais pu attendre la fin du match, il allait de toute façon mourir de honte...
Le bébé m'ignora avec classe, le sale gosse !, et je soupirais tout en regardant avec ennui les cris que produisait la foule déchaînée alors que Tsunaze se retrouvait à nouveau en caleçon et arrachait les cheveux de Mochida.
Ha ! Il l'avait mérité. On ne se moque pas de l'amour qu'éprouve un garçon innocent envers une fille naïve. Il n'y a que moi qui peut le faire !
- Pas mal, m'exclamais-je tout en sifflant d'admiration. Je suppose que cette balle contenait des stéroïdes qui ont rendu Tsunaze dingue, non ?
Le bébé fit disparaître son fusil (je veux apprendre son truc ! C'est tellement cool!) et tourna ses grands yeux noirs vers moi. Alors que je contemplais ces orbes obscures en me demandant ce qu'il avait pris pour avoir des pupilles si dilatées, il finit par m'adresser la parole. (Tu vois que tu parles aux imbéciles ! Attends un peu, je viens de me traiter d'imbécile, là...)
- Sakata Tsubaki, fit-il en jouant avec le rebords de son chapeau hyper stylé façon mafieux des vieux films en noir et blanc, J'ai entendu parler de toi.
- Ah bon, souris-je en haussant mes épaules. Et comment ? En bien ou en mal ?
- Principalement en mal, répondit le gosse avec un petit rictus moqueur. Tu es la stalker d'Hibari Kyouya et tu te fais mordre à mort chaque jour. Tout le monde te méprise et tu es la plus grande masochiste de l'école.
- Nan, rétorquais-je en secouant ma tête, Ils disent qu'ils me méprisent mais en fait ils m'envient parce que j'ai vu Kyouya-sama à poil.
Le bébé commença à rire et il me fit signe de partir. J'haussais mes épaules et descendis de la rambarde pour rejoindre Hibari-chan qui avait décidé de mordre à mort les herbivores.
Cependant, je me demande d'où ce bébé a trouvé ces informations. Ah oui, tout le monde sait ça. Pas besoin d'être un super détective pour découvrir ma vie vu que je crie ma dévotion pour Kyouya-sama toute les cinq minutes. Ce qui me rappelle que je ne l'ai pas encore fait aujourd'hui.
- KYOUYA-SAMA ! Vas-y, mords-moi à mort à la place de ces stupides herbivores !
N'oubliez pas de commenter ! :D
