Bonjour à toutes et à tous !

Tout d'abord, je tiens à vous présenter toutes mes excuses pour mon retard absolument monstrueux, mais je viens d'emménager dans mon appart et je n'ai pas encore de connexion internet. Je squatte un réseau public, mais ça marche une fois sur trente, donc pour poster c'est la galère...

Ensuite, je tiens à vous remercier pour vos reviews plus qu'enthousiaste pour le premier chapitre de ce tome, reviews que j'ai découvert seulement aujourd'hui et que je n'ai même pas fini de lire. Mais je peux vous dire que pouvoir accéder à internet et tomber sur tous ces petits mots, c'est une sensation absolument incroyable. En fait, j'ai peut-être même versé une ou deux larmes de joie, et hurlé dans tout l'appartement tellement j'étais heureuse.

C'est dingue, après toutes ces années, vous me faites toujours le même effet... lecteurs, lectrices, je vous aime !

Voici donc ce second chapitre qui, j'espère, vous plaira tout autant que le premier x)

ENJOOOOOOOOOOOOOY !


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Chapitre 2 : Vive les vacances !

Ou

Enseigner les arts martiaux à un Griffondor jamais tu ne devras, ou des semaines très pénibles tu passeras.

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Harry poussa un profond soupir.

_Ta garde, Helmett. Tu as oublié ta garde.

L'Elu le regarda en retroussant les lèvres.

_Ok, ok, voilà, je la mets. On peut se battre maintenant ?

_Montre-moi un uppercut, ordonna Harry sans prendre en compte l'intervention de son frère biologique.

Il ne jubila absolument pas en voyant l'air déçu de celui-ci. Absolument pas.

Niahahahaha.

Ce n'était pas de la jubilation. Mais c'était très certainement l'un des moments les plus délicieux qu'Harry ait jamais passé de sa vie.

Helmett donna un coup de poing mou dans le vide.

_Un véritable uppercut, dit simplement Harry, impavide.

De l'extérieur, il avait tout d'un petit garçon calme demandant à son frère d'exécuter ce qui semblait être des mouvements de boxe. A l'intérieur…

MOUAHAHAHAHA. J'ai ma vengeance pour tous ces films d'action à la con qui prétendent que devenir un guerrier se fait en trois secondes. Bruce Lee, prend garde à toi !

Okay. Peut-être qu'il jubilait, finalement.

Les deux garçons se trouvaient dans le jardin des Potter -qui ressemblait plus à un parc qu'à un jardin- comme toutes les après-midis depuis bientôt deux semaines. Depuis le jour fatal où Harry Sovrano avait honteusement été obligé d'apprendre à Helmett Potter à se battre.

_J'en ai marre, pesta ledit Helmett alors qu'Harry l'obligeait à donner un autre uppercut. Ca fait deux semaines qu'on fait que des trucs inutiles !

_Nous-ne-faisons-pas-de-choses-inutiles, répéta pour la millième fois Harry. Tu dois apprendre les bases si tu veux vraiment apprendre les grands secrets des arts martiaux.

Il avait découvert que recourir à l'emphase avait un don pour calmer Helmett.

_Tu parle !

Visiblement, deux semaines à utiliser cette technique à tout bout de champ l'avait rendue obsolète.

'Chier.

_Tout ce que tu m'as soi-disant appris à faire, c'est courir dans le jardin, faire des amnos-

_Abdos, corrigea machinalement Harry.

_Abdos, et des étirements bizarres ! On ne s'est même pas mesuré en vrai ! Tempêta Helmett en tapant quasiment du pied. Je m'ennuie ! Je veux me battre !

Harry poussa un nouveau petit soupir. Voilà ce que c'était de travailler avec des amateurs : ils n'avaient absolument aucun sens de la patience. Ni même aucune idée du vrai travail que demandait la maîtrise du combat qu'il avait. Maîtrise qui n'était même pas celle d'un véritable professionnel.

_Ca fait partie de l'apprentissage, expliqua Harry en respirant pour éviter de pousser un hurlement de frustration. Il s'agit de t'échauffer pour éviter que tu ne te blesses, et de te donner les bases des mouvements.

Il se félicita pour son ton doctoral.

Helmett se contenta de grogner.

_Ouais ouais, c'est ça. Mais elle dure combien de temps cette phase ?

Il a fallu un an avant que Gaby ne me laisse approcher un ring.

Harry avait le pressentiment qu'il valait mieux ne pas avouer ça à Helmett.

_Le temps qu'il faudra pour que tu aies les bases, se contenta-t-il de répondre.

_Mais je les ais, ces putains de bases !

Pour prouver ses dires, Helmett envoya son poing dans le vide –ce qui, de l'avis d'Harry, prouvait exactement le contraire.

_Pot- Helmett…

Avec l'agacement revenait l'habitude, gommée pour les soins de sa couverture, d'utiliser le nom de famille. Harry résista à l'envie de se masser les tempes lorsqu'Helmett commença à bouder.

Et c'est CA qui a sauvé le monde de Voldemort ? Il a fait quoi, il lui a boudé au nez et Voldy a été réduit en cendres par la vague d'immaturité ?

_J'veux me battre, Harry ! Allez, amène-toi ! Le pressa Helmett.

L'adolescent aux yeux verts devant lui ne réagit pas, visiblement excédé.

L'Elu sourit. Voilà deux semaines qu'il supportait les pseudo-séances d'entrainement sans rien dire (ou presque). Il était temps de passer aux choses sérieuses !

Les yeux de l'adolescent se plissèrent alors qu'il souriait malicieusement. Contrairement à ce qu'Harry pensait, il était observateur, et avait apprit à connaître quelques côtés de son frère en deux semaines. Et il savait exactement quoi dire pour le pousser à l'affronter enfin.

_Je vais finir par croire que t'as menti et que t'y connais rien en arts martiaux, persifla-t-il en relâchant volontairement sa garde.

Dans un sens, il obtint ce qu'il avait voulu : l'orgueil d'Harry, qui n'était pas la plus petite chose du monde, fut piqué.

_Crois-moi, Potter, cracha-t-il en se raidissant, je n'ai absolument pas menti.

Helmett se contenta de renifler.

_Vraiment ? Alors pourquoi est-ce que tu ne me le montres pas ?

Les yeux verts de Harry, qui avaient jusque-là été teinté d'une moquerie qui disputait à l'ennui, devinrent glacials. Contre toute attente, un sourire dangereux se forma sur ses lèvres.

_Très bien. Tu veux du combat, Potter ? Tu auras du combat, ronronna-t-il.

Gaby allait probablement le tuer.

D'un autre côté, il était coincé dans une famille de Griffondors bien-pensants qui le noyaient sous des vagues de mièvreries depuis bientôt deux semaines. Et, même s'ils s'écrivaient tous les jours, il n'avait pas revu Scath depuis.

Alors j'estime raisonnablement avoir le droit de péter un léger plomb, BORDEL.

Il avait même laissé tomber les insultes avec Salazar et compagnie, ce qui n'était pas peu dire.

Et là, il tenait enfin une occasion de passer sa frustration sur l'objet de sa colère. Que la vie était belle.

Il leva sa main.

_Cinq coups, Potty.

Helmett leva un sourcil. Harry explicita en retenant un rire démoniaque :

_C'est le nombre de fois que je te laisserais tenter de me toucher sans riposter. Après, tu dégustes.

Oh oui. Oh oui. OH OUI.

Herm. Ca devenait peut-être un peu trop malsain, là.

Helmett eu l'air profondément offensé.

_Tu me crois si nul que ça ?

Non. Je sais juste que je suis beaucoup, beaucoup plus fort que toi.

Harry fronça les sourcils.

Et à la réflexion : oui, tu es si nul que ça.

Sans rien dire, il provoqua Helmett du regard.

_Alors Potter, tu viens ou tu préfères te planquer dans les jupes de tes ainés ?

Il n'y avait pas qu'Helmett qui savait provoquer.

Le jeune homme poussa un grondement et se jeta sur Harry.

Lequel n'eut qu'à pencher la tête sur le côté pour éviter un coup de poing maladroit. Il baissa un doigt.

_Plus que quatre coups.

Salazar, ceci va être le meilleur moment de ma journée.

_Tu vas voir ce que tu vas voir ! Dit Helmett en reculant d'un pas avant de se lancer de nouveau.

Harry se décala sur le côté et laissa l'adolescent s'étaler sur le sol, ayant perdu l'équilibre. Le Serpentard ricana. Ca, c'était pour les immondices que je dois avaler au petit-déjeuner.

_Trois coups, Potter, chantonna-t-il sans même se retourner.

Il baissa un troisième doigt en esquivant sans effort le coup de tête furieux d'Helmett.

_Plus que deux… ah, un…

Helmett gaspilla son dernier coup en voulant tacler Harry –technique qui marchait avec Ron. Sauf que Harry était loin d'être Ron.

_Zéro ! Roucoula le Sovrano.

Ses yeux étincelèrent. Helmett commença à se dire qu'il avait fait une connerie.

_Maintenant, c'est mon tour, huhuhu…

Okay. Il est taré. Et je vais probablement mourir, songea Helmett. Dites à mes parents que je les aime même s'ils ont abandonné l'un de leurs enfants, et puis aussi à Chang que j'aurais aimé voir la couleur de son soutien-gorge. Un strip-tease serait apprécié pour mon enterrement –enfin, je dis ça, je dis rien.

_On peut trouver un arrangement ? Plaida-t-il en levant les mains.

Harry se gratta le menton.

_Hmm… nan.

La seconde d'après, Helmett apprenait à voler.

Mais comme il n'était pas très doué, il s'écrasa face contre terre à quelques mètres d'Harry, qui laissa simplement son pied retourner près de l'autre, un sourire en tranche de courge sur le visage.

Et ça, c'est pour devoir partager ma chambre avec toi, Potter. Une chambre ROUGE ET OR.

Helmett se releva difficilement, et vacilla sur ses jambes.

_Co… Comment t'as fait ça ? Bredouilla-t-il. J'ai rien vu venir !

_Ca doit être parce que j'ai menti sur mes capacités en arts martiaux, lui susurra Harry, visiblement encore vexé. Mais si tu veux, on peut recommencer –au cas où tu ne serais pas convaincu.

_NON !

Helmett rougit sous le regard moqueur d'Harry.

_C'est… c'est bon. De toute manière, j'ai des devoirs à faire, et… euh… je crois que Papa t'attend pour son jogging. A plus !

La sueur coula le long du dos d'Harry, alors que toute sa démoniaque fureur s'évanouissait. James… Potter… Jogging ?

_Salut mon garçon ! Le salua James, sans se rendre compte qu'Helmett s'était carapaté à une telle vitesse qu'Harry crut qu'il avait transplané. Comme tu nous as parlé de ton jogging matinal avec Scathara, je me suis dit qu'on pouvait en faire autant, pas vrai ? Ca fait des années que je veux m'y remettre, c'est l'occasion ou jamais !

Il montra d'un geste fier son pantalon de sport, et fit un sourire lumineux au Serpentard pétrifié.

_Lily t'en a acheté un aussi, il t'attend dans ta chambre ! Mets-le, et partons découvrir le quartier !

Le pire, c'est qu'il y croit vraiment, songea Harry, vaguement halluciné.

Salazar…

Pourquoi moi ?

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sSs

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Scath décapita sans effort un mannequin de bois, qui s'écroula aussitôt sur le sol, comme des dizaines d'autres.

_Tu pourrais les faire un peu plus résistant ! Reprocha-t-elle tout haut alors qu'un nouveau mannequin venait vers elle –elle lui explosa rapidement la cage thoracique avec son pied.

Sirius, dans un coin de la salle, grogna en agitant sa baguette.

_Ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air, grommela-t-il. Tu veux t'y coller ?

La jeune fille se contenta de renifler avant de se laisser tomber au sol, parmi les cadavres de mannequins. Lâchant la machette qu'elle utilisait, elle soupira.

_J'm'ennuie.

_Moi aussi, répondit Sirius.

_C'est plus fun quand y'a Gaby.

_Ouais.

_Et Harry.

_Ouais.

_Ils me manquent.

_Moi aussi.

Les deux jeunes gens soupirèrent de concert.

Qu'est-ce qu'on s'emmerde…


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Voilà... en espérant que ça vous ai plus...

Et maintenant, les remarques pas constructives de l'auteur !

-Parfois, il m'arrive de me demander si je devrais me sentir coupable de maltraiter autant mes personnages...

-Ensuite, je me dis qu'ils s'emmerderaient beaucoup trop sans moi. Et là, je réalise quelle grande sainte je suis.

-Je tiens à préciser que je n'ai jamais fait de karaté, d'aïkido ou de quelconque art martial de ma vie, et que je ne sais donc absolument pas comment on s'entraine. Ce que Harry fait faire à Helmett est donc très probablement pas du tout crédible. C'est pour ça que je n'ai pas tellement détaillé en fait xD

-Oh, en fait j'ai fait un art martial ! Pendant pas mal de temps en plus -cinq ans ou un truc du genre.

-Eh ouais. Je suis une grande combattante.

-Nan, je déconne. J'ai fait du judo et j'étais une sous-merde.

-D'ailleurs, je crois que je suis la seule personne au monde à qui on ait proposé de redoubler sa ceinture blanche. Ouais je sais, je suis pitoyable.

-En même temps, c'est pas de ma faute ! je suis trop gentille ._.

-Chaque fois que j'allais sur le tatami, pour les compétitions ou les entrainements, et que mon adversaire avançait vers moi, je ne pouvais pas m'empêcher de le regarder dans les yeux et voir combien il était gentil, combien il pouvait devenir un être humain extraordinaire... et là généralement, je finissais sur le sol (de manière assez douloureuse) avec le popotin de ledit être humain extraordinaire sur le visage.

-Mine de rien, ça a été un grand drame dans mon enfance. Ne pas pouvoir accepter ma guimauve intérieure. Ca m'a prit quatorze ans de thérapie, mais j'ai réussie ! J'ACCEPTE MA GUIMAUVE INTERIEURE ! JE SUIS UN BISOUNOURS ET JE LE REVENDIQUE !

-Pour tous ceux qui ont le même problème que moi, les Bisounours anonymes tiennent une réunion toutes les semaines pour parler de nos problèmes. N'hésitez pas à venir nous rejoindre !

-On vous conseille des séances de yoga pour apprendre à gérer son moi intérieur dans les moments de guimauve débordante, et même à être méchant.

-Je ne vous cacherais pas que c'est dur. On a parfois des rechutes, parfois, on veut tellement ne serait-ce que céder à la tentation... mais il faut résister ! Nous sommes des bisounours, certes, mais nous ne sommes pas dépendants ! NOUS POUVONS ETRE MECHANTS ! iL FAUT LE PROUVER ! NOUS SOMMES FORTS, MES AMIS ! NOUS SOMMES FORTS !

-Regardez ! Bande de... BANDE DE CONCOMBRES ! HA !

-De la méchanceté à l'état pur. C'est pas beau ça ?

...

Je vais arrêter là. Je suis désolée pour le pétage de câble, mais j'avais besoin de faire les remarques les plus débiles que je pouvais faire pour fêter mon accès à internet. Je m'excuse platement pour tout. Désolée. Vraiment désolée.

Vous voulez bien quand même laisser une review ? S'il-vous-plait ? *grands yeux de chiot*

Promis, la prochaine fois ce sera sur le chapitre ! (*croise les doigts dans son dos*)

Reviews ? Alleeeeeez !

A la prochaine !

Signé : La folle