Chapitre 2 : Au cimetière
Elle prit la voie moldue ; marcha jusqu'à l'arrêt du bus, monta dans l'autobus puis marcha jusqu'à sa destination. Il était plus prudent d'utiliser la voie moldue si elle voulait se rendre à l'église. Hermione se demandait souvent ce que l'église dirait si elle venait à découvrir le monde des sorciers. Elle supposait qu'elle se lancerait dans une Croisade contre tous ceux qui possédait une baguette magique. C'est en partie pour cette raison, elle l'avait appris, que le monde des sorciers se préservait autant que possible ; lorsque les deux mondes se croisaient, il n'était pas étonnant qu'autant de mémoires soint effacées.
En marchant vers l'arrêt de bus, elle réalisa qu'elle portait toujours son jean souillé de boue et son pull de la nuit passée. Elle toucha ses cheveux ; le ruban était là quelque part, lui aussi. Ron ne l'avait pas totalement enlevé de ses cheveux hier. Elle secoua la tête. Elle ne devait pas penser à ça maintenant – elle devait résoudre quelque chose d'autre avant qu'elle ne le revoit lui et son 'amour'. Alors qu'elle marchait vers l'arrêt du bus, elle vit son reflet dans la vitrine d'un magasin. Elle ne ressemblait à rien. Non seulement ses cheveux ressemblaient à un nid de rats, mais il y avait ces cernes sous ses yeux et la saleté sur ses joues et ses mains.
Elle était débraillée. Hermione n'était jamais comme ça. Elle pouvait se souvenir d'une époque oû elle était fière de sa propreté – lorsqu'elle désapprouvait le désordre qui régnait dans le dortoir de Harry et Ron. Mais c'était il y a une éternité, semble-t-il.
Elle regarda devant elle et payait le conducteur (ou plutôt, la petite boite à côté du conducteur) le prix d'un billet puis avança pour trouver une place de libre. Autour d'elle, les passagers la fixaient d'une façon grossière, critique. Une femme en particulier jeta un coup d'œil sur son journal, se moqua de l'apparence d'Hermione et retourna à sa lecture. Hermione gémit. A nouveau on lui rappelait une époque oû elle aurait répondu quelque chose, se serait défendue. Il y a peine un an, elle tenait une copie de ce même journal, assise loin de cette femme et contente de lire.
Elle avait annulé son abonnement à la Gazette du Sorcier.
Assise seule sur un siège, Hermione rassembla ses pensées, son cœur. Elle pouvait le sentir se briser à chaque seconde qui passait. Ne désirant pas que les larmes coulent à nouveau, elle se tourna vers la fenêtre et se demanda vaguement si un jour ses yeux seraient finalement asséchés. Dehors, elle observait les gens dans la rue, dans leurs voitures ou dans les magasins. Si elle avait prit le Magicobus, elle n'aurait même pas été capable de faire la différence entre le ciel et la terre. Cela faisait plus d'un an qu'elle ne l'avait pas emprunté. Si elle lisait toujours la Gazette du Sorcier, elle aurait su qu'il était rapidement sorti du circuit lorsque Voldemort avait décidé de détourner la station et d'utiliser les bus comme son moyen de transport. Mais c'était il y a un an. Aujourd'hui, le Magicobus était pour Hermione comme pour tous les autres sorciers et sorcières : un souvenir oublié.
Quand le conducteur annonça son arrêt, Hermione marcha dans l'allée, la tête basse, peu disposée à rencontrer les visages méfiants.
"Regarde ses cheveux !" entendit-elle dire une petite fille en riant.
"Ca suffit, Audrey. Ce n'est pas poli de rire de quelqu'un, peu importe l'aspect minable de cette personne, » dit une voix que Hermione en déduit être la mère d'Audrey.
Elle jeta un coup d'oeil derrière elle et les reconnu facilement. La femme avec le journal avait apparemment gardé sa fille cachée derrière les grandes pages de papier. Elle plissa les yeux en les regardant puis descendit du bus avec rage
"De l'audace !" se dit-elle. « Oh, honnêtement ! Si seulement j'avais brossé mes cheveux ce matin – cette femme est si superficielle ! Et sa fille – pauvre petite, apprendre une vie si superficielle ! »
Elle entra silencieusement dans l'église et marcha en croisant les yeux de la Vierge Marie. Elle n'avait aucune idée de comment la sorcière et Jésus s'entendraient mais elle fit avec. Puis elle se mit à genoux devant un banc et mit ses mains en signe de prière alors qu'elle récitait ce qu'on lui avait appris à l'école primaire.
Elle pria pour la femme avec le journal et sa petite fille, et demanda pardon d'être si grossière (bien qu'elles le méritent.) Hermione finit ses prières et se dirigea vers la porte. Elle avança prudemment et marcha vers l'extérieur oû se trouvait le cimetière. Elle garda la tête baissée. Elle venait souvent dans cette église. Elle trouvait rarement des personnes en deuil, mais alors qu'elle marchait, elle remarque une silhouette qui malgré la distance lui semblait familière.
Il semblait que cette personne était là dans le même but qu'elle, ce qu'Hermione souhaitait faire depuis ce matin.
"Harry ?" dit-elle tranquillement. Elle était certaine qu'elle ne rêvait pas de lui comme elle l'avait cru lorsqu'elle avait vu Ron.
L'homme aux cheveux de jais se tourna soudain au son de sa voix et la fixa de ses yeux verts. « Hermione ! » s'exclama-t-il, et avant qu'Hermione ne puisse réaliser sa présence, il l'avait prise dans ses bras. « Oh, tu m'as tellement manqué, » dit Harry. Il la tint à bout de bras et déclara, les yeux brillants, « Je suis désolé. »
Hermione lui sourit. C'était le tout premier vrai sourire qui naissait sur ses lèvres depuis un an. « C'est bon, Harry, » dit-elle puis fronça les sourcils. Elle le regarda et l'étudia. Il semblait aller bien et son visage avait mûri. Il avait toujours un certain charme, descendance directe de son père, James. Il portait toujours les mêmes lunettes et les cheveux mal coiffés, ainsi que sa légendaire cicatrice. Elle sourit. « Tu m'as manqué, » dit-elle. Elle le serra dans ses bras. "Je suis désolé."
Ses mots se répercutèrent autour d'eux. Harry la regarda comme s'il ne comprenait pas ses excuses. Il regarda un instant la tombe qu'ils étaient venu voir puis la regarda de nouveau. « Hermione, pourquoi… ? » dit-il.
Mais elle le coupa rapidement, "Harry, il m'a laissé et m'a demandé de rester à la maison, de l'attendre après cette dernière bataille. Je lui aie dit de ne pas partir. J'aurais du le garder à la maison, ou j'aurais du partir et me battre, ou peut-être juste faire quelque chose et alors, personne ne me l'aurait enlevé, » dit Hermione d'une voix chevrotante.
Harry la serra de nouveau dans ses bras et lui murmura des paroles réconfortantes, que ce n'était pas sa faute. Puis il la relâcha.
Il marcha vers la tombe et Hermione le suivit. Harry s'assit sur le sol et désigna du doigts la rose qu'il avait mis soigneusement sur le côté de la tombe. « Je ne peux pas te croire, » murmura-t-il inopinément. « Je ne comprends pas pourquoi tu penses que c'est ta faute. Je croyais que tu étais en colère contre moi. Et tout ce temps – TOUT CE TEMPS ! – tu pensais que j'étais fou ? Incroyable, Hermione, » dit-il tristement.
"Harry ?" dit-elle en posant une main sur son épaule.
Il haussa les épaules. "Tu ne comprends pas pourquoi j'ai fait ça ? » Il n'attendit pas sa réponse. « Tu ne comprends pas pourquoi je t'évitais ? » Il se tourna pour lui faire face. Hermione vit les larmes sur le point de tomber. Harry avait sûrement du le sentir car il baissa la tête et se tourna de nouveau. « Je lui ais demandé de partir. Je ne me suis pas soucié de lui ! Je t'ai laisser tomber. Je n'ai pas voulu ça, Hermione. Je n'ai pas voulu ça. J'étais tellement préocupé par Voldemort ! Je ne voulais pas qu'il parte, Hermione. Je ne voulais pas que Ron se fasse enlever – j'ai vu ce qui c'est passé, cet idiot de Voldemort ne me laissait approcher. Je pouvais le sauver. Je pouvais te sauver toi aussi. » Les épaules d'Harry se secouèrent alors qu'il pleurait une douleur qu'il n'avait pas compris.
Hermione marcha vers lui et essaya encore. « Personne ne te blâme, Harry, » dit-elle, hésitante.
"Bien sur qu'on me blâme !" cria-t-il, et il retomba sur le sol humide. « JE SUIS CELUI QUI L'A LAISSE PARTIR, BORDEL ! » Harry trembla une fois encore.
Hermione ne pu retenir ses propres larmes. Elle s'agenouilla et s'assit à côté d'Harry. Elle lui offrit une étreinte amicale et Harry, à contrecœur, accepta. Ils pleurèrent quelques instants, et Hermione sentit son cœur se briser à nouveau, presque comme la nuit dernière, lorsqu'elle avait pleuré sur l'épaule de Ron. Mais maintenant, c'était Harry qui avait besoin d'être réconforté, aimé et compris. C'était lui, Harry, qui avait besoin d'un ami. Même s'ils ne s'étaient pas parlés pendant une année, c'était presque comme s'ils avaient repris une conversation laissée en suspens la veille. Seulement c'était il y a un an, pensa Hermione.
"Harry ?" murmura-t-elle une fois qu'il se fut calmé.
Harry la regarda, ses lunettes avaient glissé sur son nez, les yeux brillants. « Ouais ? » demanda-t-il.
"Ne... ne jure pas dans un cimetière, Harry. Ce n'est pas correcte.»
Harry sourit un peu et baissa la tête avec espièglerie. « Oui, maman, » dit-il.
Ils étaient assis sur l'herbe humide du cimetière. Hermione recula presque lorsqu'elle vit les mots gravés sur la pierre tombale : RONALD WEASLEY, 1980-1998 ; Fils, Amis, et Frère Aimé.
Et elle su pourquoi ils étaient là.
'Vous avez vu ?" demanda Hermione.
Harry et Ron se regardèrent, essayant d'éloigner Hermione de ce qu'elle regardait.
Cependant, Hermione était résistante ; elle regardait fixement les barreaux humides qui servaient de porte à l'église. « C'est la seule chose qui ait survécu, » dit-elle.
Hermione observa les réactions de ses amis avec attention, curieuse de savoir s'ils savaient ce qui avait protégé l'église du chaos alentour.
Harry regardait le bâtiment, stupéfait. Ron se força à regarder, essayant de discerner la petite bâtisse de la réalité. Alors qu'il concluait finalement que l'église était réelle et que ses yeux ne le trompait pas, il observa, lui aussi, effrayé.
"Comment ?" demanda-t-il à Harry.
Harry fronca les sourcils. "Je ne suis pas sûr. L'explosion aurait du la détruire – même Gringott n'en ait pas sorti sans dommages. Elle n'aurait pas du rester intacte. Je ne sais pas comment… »
"Et si les Mangemorts avaient essayé de la protéger ?" dit Hermione, réalisant ce qui se tenait devant elle. « Et s'ils avaient mis une sorte de bouclier autour pour qu'elle ne soit pas détruite ? »
"Et pourquoi garderaient-ils une église intacte alors que le voisinage est détruit ? » lui demanda Ron.
Hermione secoua la tête. "Peut-être qu'ils ont eu peur. Détruire un édifice religieux peut avoir des inconvénients désastreux. La magie noire entrant dans un endroit comme ça – un lieu de bénédiction et de foi pourrait facilement… »
"Refléter la mauvaise énergie de la bonne. Les répercussions donneraient par conséquence un mauvais coup aux Mangemorts, » l'interrompit Harry. « Ouais, ça colle. Mais comment est-ce que c'est possible ? »
"La foi est une chose puissante, Harry. Même le monde des sorciers peut trouver une force dans la foi, » répondit Hermione.
Hermione nota que c'était quelque chose de tout à fait extraordinaire pour Ron, qui dit ensuite, « Mince alors. »
Hermione et Harry furent d'accord distraitement, puis avancèrent pour examiner le reste des dégâts fait sur le voisinage.
Aucunes autres bâtisses n'étaient encore debout, à la place, des cratères noirs et une fumée épaisse se répandait dans tout le sud de Londres. Hermione ne pouvait pas le croire – comment le Ministère allait-il l'expliquer au Premier Ministre moldu ?
En attendant que Ron prenne la situation en main, Hermione réalisa qu'il n'était nulle part près d'Harry ou d'elle. Elle le chercha aux alentour désespérément – et si un groupe de Mangemorts oubliés l'avait capturé ? Elle comprit quelques secondes plus tard qu'une telle chose n'était pas arrivée. Ron fixait la vieille pierre de l'église, regardant la grande porte de chêne avec son crucifix accroché tout en haut.
Il semblait se demander comment une si petite église, lieu de culte, pouvait intimidée des Mangemorts responsables d'un des plus grands complots de destruction que l'histoire du monde des sorciers n'aient jamais connu. Cela semblait impossible. Et il répéta cette même histoire avec la même crainte sincère chaque fois que quelqu'un demandait, « Quelle est la chose dont vous vous souviendrez toujours de cette guerre ? »
Personne ne s'attendait jamais à une si belle réponse : « La foi. »
Mr et Mme Weasley pensaient qu'un endroit pour lequel Ron gardait un tel souvenir serait un lieu idéal pour lui.
Hermione lu une nouvelle fois les mots gravés sur la tombe, cette fois consciente de leur signification : RONALD WEASLEY, 1980-1998 ; Fils, Amis, et Frère Aimé.
"Il était plus qu'un frère aimant," dit Harry tranquillement, regardant sa meilleure amie.
Hermione sortit en frissonnant de sa rêverie. En comprenant ce que Harry venait de dire, ses joues s'empourprèrent, mais ses yeux étaient tristes. « Oui, il l'était, » dit-elle, accentuant prudemment le verbe au passé.
"Tu l'aimes toujours."
Il le dit comme une déclaration, pas comme une question. Elle répondit distraitement. « Oui. Beaucoup."
"Et maintenant il a trouvé la... la fille de ses rêves. »
Harry et Hermione restèrent silencieux quelques minutes. Les pensées d'Hermione déviaient, se demandant pourquoi Ron était venu la voir après une si longue période s'il ne voulait pas d'elle. Ils n'ont jamais été un couple officiel, mais il y avait quelque chose entre eux. Hermione le savait. Cela la tuerait de le voir avec une autre femme.
"Je ne peux pas y'aller ce soir, Harry," lui dit Hermione avec urgence.
"Si, tu peux et tu le feras ! Si Ron – ton meilleur ami, je te rappelle – La trouvé, tu ne peux pas ne pas la rencontrer. »
Hermione le regarda d'un air narquois. Depuis quand Harry était devenu raisonnable ?
Il la regarda, un peu abasourdi. « Quoi ? » demanda-t-il, souriant un peu.
"Heu... c'est juste, qu'est-ce que tu as fait pendant un an ? Je veux dire, tu es si… logique maintenant. Certainement pas comme le Harry que je connais. »
"Merci, Hermione," dit Harry avec sarcasmes. « J'apprécie vraiment d'être traité d'irrationnel. »
Hermione rougit. "Ce que je veux dire c'est que... pourquoi as-tu autant changé en un an ? »
"Et bien, je suppose que c'est parce que mon amie logique n'était pas là quand j'ai eu le plus besoin d'elle alors j'ai appris à vivre… indépendamment. C'était une chose difficile vu que j'ai été attaché par la hanche avec toi et Ron pendant si longtemps. » Il voulait dire ça sur le ton de la plaisanterie mais ça ne fit pas rire Hermione.
Au lieu de ça, elle soupira. « Ron, » dit-elle. « Je ne peux pas le voir ce soir, Harry. Je… je ne peux pas rester devant lui s'il me présente son supposé nouvel amour. Ce serait humiliant et douloureux."
Harry la regarda et sourit diaboliquement. « J'avais prévu d'y aller avec quelqu'un, mais si tu veux, je peux t' « escorter » - t'accompagner si tu préfère. »
C'était généreux, réalisa Hermione, et elle se sentit si reconnaissante. Mais elle ne voulait pas venir accompagner, même si c'était juste Harry. « Je ne peux pas, » lui dit-elle. « Ce ne serait pas juste envers nous deux. Tu vas y aller et amener ton rendez-vous, seulement essaye de ne pas m'ignorer. »
"Je n'ai jamais ! ... je veux dire, mise à part cette dernière année et tout… » dit-il.
Hermione sourit tristement.
"Ca a été une longue année sans toi. Je ne peux même pas imaginer à quoi elle a du ressembler pour toi. Tu m'as perdu – alors évidemment ça a du être difficile, » dit-il, ce qui fit sourire Hermione. « Mais aussi Ron. L'homme que tu aime. Et maintenant – maintenant le balourd oublié veut te faire rencontrer son "âme sœur » ? Il souffre probablement d'un Désordre Post Traumatique ou autre chose, » dit-il en levant les yeux au ciel. « Je veux dire, tu te souviens quant tu es allée au bal de Noël avec Krum ? »
"Ouais," dit Hermione en souriant à ce souvenir.
"Il était terriblement jaloux ! Et après en cinquième année, quand tu l'as embrassé sur la joue avant le match de Quidditch ? Je jurerais qu'il n'était pas concentré à cause de toi ! Oh, j'étais tellement en colère contre lui après ça. Je lui ais hurlé dessus ! Lui disant qu'il devrait aller t'embrasser au lieu de de nous faire perdre des points au Quidditch. »
Hermione rougit furieusement, mais elle l'écouta, intriguée.
"Et en sixième année ! Oh, cette Lavande – il y a eu toute cette histoire parce qu'il était jaloux ! Il ne pouvait pas surmonter le baiser que tu as donné à Krum pour lui dire au revoir ! Alors il a reporté sa tristesse sur Lavande. Le pauvre ne s'est pas rendu compte du mal qu'il lui faisait. Une rupture douloureuse pour elle. Puis cet été, après la mort de Dumbledore – le dernier jour avant la guerre, il m'a avoué qu'il t'aimait ! » dit Harry avec excitation.
Hermione commença à triturer ses cheveux. Elle assimila ces informations très lentement. Quelle sorte de femme pouvait faire qu'un homme très amoureux ne le soit plus d'Hermione et tombe ensuite soudain amoureux de cette même femme ?
Elle doit être magnifique, pensa-t-elle.
"Non, je n'ai jamais pensé que Ron était quelqu'un de superfciel," dit Harry pensivement.
Ou venait-elle juste de penser ça ?
Hermione leva les yeux au ciel. « Oh allez ! Tu te souviens de Fleur ? » demanda-t-elle avec incrédulité ?
Harry fronça ses sourcils. "Quoi ? C'était une Vélane."
Hermione regarda au loin. Elle avait été très jalouse de cette fille qui était juste passé et avait transformé Ron un idiot. Mais ensuite, elle n'a jamais voulu plus voir Ron comme ça. C'était trop douloureux.
Tout à coup, une sonnerie, plutôt un bruit ennuyant interrompit leur conversation. Harry bondit et releva sa manche gauche. Il regarda sa montre, puis se tourna vers Hermione. « C'est mon alarme. Désolé, Mione. Je dois aller chercher Claudette."
"Claudette ?" demanda Hermione.
Harry soupira. "Ouais, ça fait une eternité qu'elle me court après. Elle m'a dit que si je lui donnais une chance et si je n'étais toujours pas intéressé, elle me laisserait tranquille. » Il leva les yeux au ciel et dit avec exaspération, « Je ne la croit pas, cependant. »
Hermione rit. "Et bien, n'est-tu pas le célibataire le plus populaire du monde des sorciers ? »
Harry rougit, il semblait mal à l'aise. "D'après Sorcière Hebdo, j'imagine." Il toucha nerveusement ses cheveux. "Heu de toute façon, je te vois ce soir, Hermione. Je ne peux pas imaginer comment cela se passera, mais tu dois le faire. Tu ne peux pas juste couper les ponts avec ton meilleur ami alors qu'il est pratiquement ressuscité. »
Une fois encore, sa raison étonna Hermione. Elle était vraiment fascinée du fait qu'il était devenu si compatissant et elle tellement égoïste.
« Est-ce qu'on pourrait se retrouver à l'extérieur des Trois Balais juste au cas oû je m'évanouirais sur le chemin pour voir Ron de nouveau ? » demanda Hermione timidement.
"Evidement," dit Harry avant de la faire se lever et la prendre dans ses bras. « Je ferais mieux d'y aller, » dit-il. Puis il marcha lentement vers la sortie du cimetière. Il semblait qu'Harry était respectueux des croyances de l'église et suivait les pratiques moldues.
Hermione regarda une dernière fois la tombe puis rangea sa baguette magique dans sa manche. Elle avait magiquement transformer la tombe et on pouvait maintenant y lire : Mortis Esse. Ce qui signifiait Mort Trompée.
Elle se retourna. C'était tout ce dont elle avait besoin pour tout arrêter.
Maintenant, c'est vers l'avenir qu'elle se tournait et non plus vers le passé. Vers le futur et ce qui pouvait arriver.
C'était un avenir sans Ron.
A très bientôt pour le prochain chapitre.
