Kisei

MOI AUSSI JE T'AIME

Bonne lecture!

Neji soupira en sortant le lait du réfrigérateur. Il avait déjà mit les œufs dans la poêle et se dépêchait à mettre la table avant de faire brûler le petit déjeuner. Tokiiro jouait par terre avec le chien et Ino était partie faire il ne savait quoi. Il versa le lait dans un verre en plastique qu'il déposa sur la table et retourna à ses œufs brouillés qu'il enleva juste à temps de la poêle. Il en déposa une petite portion dans une assiette, toujours en plastique, qu'il déposa près du verre de lait.

-Tokii, le déjeuné est prêt.

Le garçon ricana et monta sur sa chaise.

-Non, va te laver les mains avant, s'il-te-plaît.

Tokiiro fit la moue, mais son père resta de marbre et il se résigna à descendre de la chaise et à se diriger vers le lavabo, où un petit banc lui permettait de se hisser jusqu'en haut du comptoir. Entre-temps, Neji termina de faire les assiettes et les déposa sur la table, en mettant celle d'Ino la plus loin possible de la sienne. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas sa femme, mais simplement qu'il en aimait un autre… simplement. Neji secoua sa tête en sortant deux verres en vitre d'une armoire. Rien n'était simple. Rester loin de Kiba n'avait rien de simple, dire non à Kiba n'avait rien de simple.

-Chichi! Mes mains sont propres!

Neji tourna ses yeux vers les mains que son fils lui montrait et acquiesça avant de lui ébouriffé les cheveux.

-Va t'asseoir et mange.

Tokiiro lui sourit et monta sur sa chaise. Le chien alla se coucher à ses pieds et commença sa toilette. Neji resta un moment accoté sur le comptoir, jusqu'à ce que la porte menant au jardin s'ouvre.

-Vien dehors, Neji.

Neji se tourna vers Ino, qui le regardait avec des yeux meurtriers. Sous le ton de sa voix, Tokiiro c'était tourné et la regardait, légèrement apeuré. Sans laisser le temps à son mari de lui répondre, Ino se retourna en laissant la porte ouverte. Neji soupira et la suivit, silencieux, en fermant la porte. Une fois dehors, il attendit que sa femme parle en premier.

-C'est pour ça que tu es sortit, hier? Commença-t-elle en croisant ses bras.

Neji resta sous le choc pendant un instant. Elle savait? Elle savait qu'il avait vu Kiba hier? Son cœur accéléra et il détourna le regard. Si elle savait, elle allait probablement demander le divorce et lui enlever son fils. Il avala de travers et fit un pas de l'avant.

-Écoute Ino, je peux expliquer… je…

-Non la ferme. J'en ai assez de tes mensonges, tu as compris? Je tiens à toi, d'accord? Tokii et moi aimerions te garder pour encore longtemps alors je ne veux plus voir de saleté de paquet de cigarettes dans MON jardin, d'accord?

Neji prit un moment avant de comprendre de quoi elle parlait. Il réalisa alors qu'elle avait en main le paquet qu'il cachait habituellement derrière le pot de farine. Il se sentit soudainement soulagé et un petit, et je dis bien petit, sourire éclaira son visage.

-D'accord, je suis désolé.

Ino le regarda longuement en tâtant le paquet.

-Je suis sérieuse, Neji.

Il acquiesça.

-Si jamais je te reprends avec une putain de cigarette, tu dormiras sur le canapé pour le mois à venir, on se comprend?

Nouvel acquiescement.

Ino soupira et lança le paquet par-dessus la clôture avant de se diriger vers son mari pour l'enlacer. Elle passa ses bras autour de son cou et joua des doigts dans ses longs cheveux café. Neji lui retourna la faveur en déposant ses main de chaque côté de sa taille.

-Je t'aime, susurra-t-elle en l'embrassant du bout des lèvres.

-Moi aussi, répondit-il avec un pincement au cœur.

Ce n'était pas à elle qu'il était supposé dire ça… c'était à Kiba. Ils échangèrent un autre baiser et rentrèrent dans la maison. Tokiiro avait presque terminé son repas lorsque ses parents prirent place à table. C'était toujours silencieux lors de leur repas, principalement parce que Neji était quelqu'un de silencieux et parce que Tokiiro donnait toute son attention à InuInu. Ino tentait parfois de glisser quelques mots, mais elle obtenait rarement de quoi continuer une conversation.

-Alors tu as une missions bientôt ou… ?

Neji secoua sa tête. Depuis la naissance de Tokiiro, il avait demandé à l'Hokage un minimum de mission et, si elle avait vraiment besoin de lui, de courtes missions. De toute façon, sa famille payait la majorité de leurs dépenses. Il se contentait donc de faire du travail de bureau ou d'aider à faire la garde des portes du village. Lorsque son fils serait en âge, il ferait la demande d'être son senseï, tout comme Gai l'avait été pour lui, mais ça, ce ne serait pas pour tout de suite.

-Toi?

-L'Hokage m'a convoqué avec Sakura cette après-midi. Je t'en donnerais des nouvelles. Tu vas surveiller les portes du village aujourd'hui?

Neji acquiesça.

-C'est bien! Je viendrais te voir lorsque je sortirais de son bureau!

Ino resta silencieuse un moment puis ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose d'autre, avant de la refermer. C'était presque impossible de parler à table avec quelqu'un de si peu loquace.

Neji fut soulager de la voir abandonner et rester silencieuse. Il avait besoin de temps pour réfléchir et la voix criarde de sa femme ne faisait rien pour aider ses pensées à rester fluides et logiques. Plus tôt, alors qu'ils étaient dans le jardin, il avait vraiment eu peur. Il ne voyait pratiquement pas Kiba, à peine une fois par mois, et ça faisait plus de trois mois qu'ils n'avaient pas eut de relations sexuelles. Pourtant, il y avait toujours le risque de se faire prendre… et il n'était pas prêt à vivre avec les conséquences. Jamais Ino lui pardonnerait si elle apprenait qu'il la trompait depuis le début et c'était presque certain qu'elle ne voudrait plus qu'il voit son fils. À cette pensée, l'Hyuga leva ses yeux vers Tokiiro qui donnait un morceau d'œuf à InuInu.

C'était beaucoup plus simple avant sa naissance. Avant, il pouvait voir Kiba comme il le voulait, prétexter de longues missions pour passer du temps avec son amant, et s'il se faisait prendre, il n'y aurait pas de grandes conséquences. Neji renifla devant la stupidité de ses pensées. Il ne regrettait pas son fils. C'était en fait la meilleure chose qui lui était arrivé. Tokiiro était magnifique et était aussi gentil et chaleureux qu'Hinata. Il était le garçon parfait, toujours prêt à aider, malgré son bas âge. Jamais il ne faisait de crise pour ne pas aller se coucher, jamais il ne rouspétait lorsqu'on lui demandait de faire quelque chose… c'était étonnant à quel point deux personnes si imparfaites avaient pu créer un être si parfait.

Voyant que son mari ne lâchait pas leur fils des yeux, Ino déposa sa main sur son avant-bras pour attirer son attention. Neji se tourna vivement vers elle, surprit par son touché. Ino le regarda avec yeux pétillants, des yeux qui donnèrent mal au cœur à Neji. Mais comment Ino pouvait l'aimer? Il était distant et ne passait jamais plus d'une heure en sa compagnie… parfois il lui parlait rudement ou l'ignorait complètement. Il fit un effort suprême pour retourner à Ino le sourire qu'elle arborait.

-Je t'aime Neji.

-Moi aussi.

-Beurk!

Neji ricana en voyant son fils cacher ses deux yeux derrières ses mains.

-Tokiiro! S'exclama Ino. L'amour est quelque chose de magnifique, ce n'est pas… beurk! Un jour toi aussi tu aimeras une femme autant que ton père m'aime et vous aurez de magnifiques enfants, tout comme toi.

Neji arqua un sourcil en souhaitant que son fils aime plus sa femme que lui aimait la sienne. Tokiiro roula ses yeux au ciel et piqua dans son assiette.

Une fois le déjeuner terminer, Neji débarrassa la table et commença à faire la vaisselle alors qu'Ino allait dans la douche. Lorsqu'il eut terminé, il amena Tokiiro en haut et sortit un chandail et des shorts de sa commode.

-Tu veux mettre ça? Demanda-t-il en les tendant à son fils.

Tokiiro amena son doigt à sa bouche, penseur, et plissa les yeux.

-Humm… je ne sais pas.

Neji roula ses yeux au ciel en ricanant.

-Que veux-tu mettre alors?

-Je ne veux pas un chandail bleu, j'en veut un rouge!

-D'accord, enfile tes shorts.

Neji fouilla dans les tiroirs de la commode et en sortit un t-shirt rouge qu'il tendit à Tokiiro. Aussitôt qu'il eut terminé d'enfiler son pantalon, le gamin s'empara de son chandail et se dépêcha de l'enfiler.

-Vien je vais faire tes cheveux.

L'Hyuga leva son fils et le déposa sur ses genoux avant de passer ses mains dans la tignasse blonde et rebelle.

-Ils sont O.K mes cheveux chichi!

-Ça ne prendra que deux secondes, Tokii.

Il passa un peigne entre les couettes et enleva les quelques nœuds qui s'y trouvait avant de donner un baiser sur le front de son fils.

-Voilà.

-Je peux faire tes cheveux à toi, chichi?

Neji fronça ses sourcils, mais donna tout de même le peigne à son fils. Un sourire illumina le visage de Tokiiro et il se leva pour aller derrière son père, en marchant sur le matelas. Il passa ses petits doigts entre les longues mèches et les peigna avec le peigne. Il s'empara alors de la majorité de la crinière café et demanda à son père l'élastique qu'il gardait autour de son poignet. Il attacha ensuite là cascade de cheveux en une couette haute qui fit grimacer Neji.

-Tokiiro, mais qu'est-ce que tu fais?

-Je fais tes cheveux comme ceux de Mama!

Neji se gratta le front en soupirant.

-Tokii je…

-S'il-te-plaît Chichi! C'est joli comme ça!

L'Hyuga grogna en signe d'abandon et son fils se recula en regardant son chef-d'œuvre, satisfait.

-Madinique!

-Quoi?

-C'est beau!

-Tu veux dire magnifique?

-Peu importe Chichi!

Neji ricana et l'amena contre lui en passant un pouce sur sa joue.

-Demain c'est un jour spécial, murmura-t-il en souriant.

Le visage de Tokiiro s'illumina instantanément et il s'agita dans les bras de son père.

-Demain c'est mon anniversaire!

-Oui. Tu vas avoir quel âge déjà?

-Quatre ans!

Neji ricana.

-Tu seras un vrai homme maintenant.

-Oui!

-Allez, je vais aller te porter chez ton grand-père.

Tokiiro acquiesça et Neji le déposa au sol.

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Neji ouvrit la porte de la maison d'Inoichi Yamanaka après avoir toqué quelques coups. Inutile d'attendre que l'on vienne lui ouvrir puisque son beau-père lui avait ordonné de faire comme chez lui. L'homme de près de cinquante ans était assis à la table de la petite cuisine et sirotait un thé lorsqu'il ouvrit la porte. Inoichi lui servit un grand sourire chaleureux.

-Mais c'est bien mon petit Tokiiro! S'exclama-t-il en tendant les bras vers son petit fils.

-Ojiisan!

Tokiiro s'agrippa au cou de son grand-père et celui-ci le leva de terre.

-Bonjour Neji!

-Bonjour Yamanaka-sama.

-Je t'en pris Neji, appelle-moi Inoichi. Tu es de la famille.

Neji acquiesça mais Inoichi savait bien que le garçon Hyuga ne l'écouterait pas.

-Que feras-tu aujourd'hui? Tu as une mission?

-Non je vais surveiller les portes du village.

-Encore?

Neji acquiesça de nouveau et souhaita une bonne journée à son beau-père et à son fils avant de quitter la petite chaumière. Il savait qu'Inoichi était déçu qu'il ne soit plus un grand ninja comme il l'avait été autrefois, mais Neji se refusait de quitter le village et de laisser son fils seul. Il savait qu'Ino était capable de s'occuper de lui, mais il préférait grandement prendre les choses en main et veiller à l'éducation convenable de son fils. S'il le pouvait, et s'il n'avait pas une fierté de mâle, il resterait à la maison et s'occuperait de Tokiiro à longueur de journée. Malheureusement, il devait bien aller travailler. Même si la famille Hyuga lui payait une somptueuse maison et s'occuperait des dépenses pour l'éducation de Tokiiro, elle ne payait pas leur nourriture et leurs vêtements.

Perdu dans ses pensées, Neji ne se rendit compte qu'il était arrivé à son lieu de surveillance que lorsque son coéquipier le siffla.

-Belle coiffure, ricana-t-il lorsqu'il arriva à sa hauteur.

Neji murmura un « La ferme » avant de s'accoter contre le mur du village. Il sortit ensuite une cigarette et son coéquipier lui passa du feu. Il alluma sa cigarette en jetant un coup d'œil dans les alentours. Aucun signe d'Ino et de l'un de leurs amis. Parfait. L'Hyuga se détendit en recrachant la fumé qu'il venait d'inhaler. Fumer faisait toujours un bien fou.

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Kiba se réveilla en grognant. Il savait qu'il était déjà tard dans la journée, mais il ne voulait pas se lever maintenant. Il lui fallut un moment avant de réaliser que ce qui l'avait réveillé était le bruit de la porte d'entrée qui venait de se refermer. Il ouvrit des yeux endormis vers son colocataire qui entrait, les yeux rivés sur un paquet de lettres scellées.

-Facture, facture, facture…

Soudain, le blond s'arrêta et garda une lettre dans sa main, en jetant les factures sur la table de la salle à manger. Il la décacheta rapidement et en sorti le papier joliment décoré. Avec un sérieux presque comique, il fit la lecture complète de la lettre avant de fermer son poing en signe de victoire.

-Qu'est-ce qui se passe? Demanda l'Inuzuka en se relevant sur ses coudes.

Naruto se tourna vers lui, souriant, et lui tendit une lettre identique à celle qu'il venait d'ouvrir.

-Nous sommes invité à la plus grande fiesta de l'année!

Kiba arqua un sourcil et s'empara de la lettre. Elle venait de Suna. Il la décacheta rapidement et en commença immédiatement la lecture, après avoir sauté les formalités du genre « à monsieur Kiba Inuzuka de la part du très impérieux…bla bla bla ».

-Le mariage de Gaara et Tenten?

-Ouais! Gaara organise les meilleures fêtes et il aura invité sûrement un tas de personnes! Ça va être malade Kib!

Kiba resta silencieux un moment. Si Tenten se mariait, elle allait sûrement inviter Neji, et si Neji venait, ça voulait dire qu'Ino y serait aussi. Il soupira et laissa la lettre ouverte sur la table basse du salon.

Naruto roula ses yeux au ciel.

-Ça te fera du bien te t'éclater un peu! S'exclama-t-il en s'asseyant sur le canapé où Kiba était couché.

Aussitôt, Kiba lui donna un coup de pied qui le fit se lever en frottant le bord de sa cuisse.

-Va te laver tu sens dégueulasse.

-Ça s'appel s'entraîner, baka.

Ce fut autour de Kiba de rouler ses yeux au ciel alors que son ami quittait le salon en riant. C'est alors que l'Inuzuka avisa l'horloge numérique du four. « Bon sang, il est déjà quatorze heures… » Il décida donc qu'il était temps qu'il se lève. Sans prendre le temps de prendre une douche, parce que Naruto y était déjà, il s'habilla rapidement avec des vêtements qu'il gardait dans un bac en bambou avant de quitter l'appartement. Il s'arrêterait à un kiosque pour manger avant d'aller s'entraîner avec Hinata… ou, encore mieux, il mangerait chez Hinata.

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-Ino… je sais que ce n'est pas vraiment ce que tu veux entendre, mais ton mari n'est qu'un fainéant.

Ino roula ses yeux au ciel en prenant une gorgée de thé. Elle venait de quitter le bureau de l'Hokage, qui lui avait annoncée qu'elle partait en mission très bientôt avec Sakura (en fait elle partait le lendemain à la première heure), et était maintenant chez son père. Elle avait prévu aller chercher Tokiiro pour passer la journée avec lui, mais lorsqu'elle était arrivée chez son père, son fils dormait et elle avait décidé de rester un moment. Mauvaise idée.

-Mais non Chichi.

-Il n'a aucune mission! S'exclama Inoichi en faisant des gestes furieux avec ses mains. Si je t'ai marié à lui, c'est parce qu'il était un grand ninja, mais maintenant... il n'est même pas foutu d'avoir une putain de mission! Comment faites-vous pour réussir à vivre?

-Tu sais bien qu'il travail…

-Oh oui! Il garde les portes : mais quel travail gratifiant! Franchement Ino. C'est un homme, il doit travailler et pour vrai. Ce n'est pas à lui de rester à la maison avec les enfants! Et dit-lui de se couper les cheveux! Ce n'est pas normal que ton mari est de plus longs cheveux que toi!

Ino soupira en prenant une autre gorgée du liquide chaud. Bien sûr, elle ne souligna la longueur des cheveux de son propre père.

-Neji veut être présent pour Tokiiro. Il n'a jamais eu de père, enfin, presque, et il ne veut pas que son fils vive la même chose. Essai de comprendre, Chichi.

Inoichi secoua sa tête de gauche à droite et se leva. Il amena sa tasse à l'évier et la vida rapidement avant de la déposer sur le comptoir.

-Et c'est pour quand le prochain?

Ino arqua un sourcil.

-Le prochain?

-Le prochain gamin.

Elle haussa ses épaules.

-Pas maintenant, je crois.

-Et pourquoi pas?

Inoichi, qui s'était progressivement calmé, s'emporta de nouveau en croisant ses bras. En bientôt cinq ans de mariage, sa fille ne lui avait donné qu'un seul petit-fils et, pour lui, c'était largement insuffisant.

-J'ai beaucoup de missions, Chichi… justement je pars demain matin pour Kumo avec Sakura et Shino.

-Et ton mari lui, c'est quand sa prochain mission?

Ino allait répondre lorsque Tokiiro entra dans la cuisine. Aussitôt elle se leva et salua son père avant de quitter son ancienne maison. Décidément, elle détestait avoir ce genre de sujet avec son père.

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Lorsque seize heures arriva, Neji quitta son poste au porte en laissant le relais à un autre ninja. Sa journée avait été plus qu'ennuyante, principalement parce que jamais rien ne se passait en temps de paix. Quelques ninjas étaient sortit du village, tous avec une autorisation, et quelques marchands y étaient entrés, tous avec une autorisation. L'Hyuga soupira. Vraiment, sa journée avec été longue.

Tellement longue qu'il avait eu le temps de penser et de repenser à Kiba et à la peur qu'il avait eu pendant le matin. Même s'il ne voyait l'Inuzuka que très rarement, il savait qu'il devait couper les ponts avec son amant. Sa raison lui dictait de tout arrêter, mais c'était autre chose de son cœur… et de sa libido. À chaque fois qu'il pensait à Kiba, son ventre se nouait et il devait presque à tout coup caché une érection dérangeante. Il avait vraiment un problème. Même s'il le voulait, il n'était pas capable de se passer de l'Inuzuka, de retirer ses mains de lui. Il le savait, ce n'était pas la peine de se le cacher.

Tout en pensant, le ninja était arrivé dans une rue qu'il connaissait bien, mais il lui fallu un certain temps avant de reconnaître le quarter où était l'appartement de Kiba. Le bâtiment en briques brunes se dressait à quelques mètres de lui et son cœur se serra. Même ses pieds l'amenaient tout droit à l'entre de son amant. L'Hyuga déglutit.

Il ne savait s'il devait rebrousser chemin ou obéir à ses désirs. Aller voir Kiba ou retourner auprès d'Ino. Il secoua sa tête vivement. Il n'avait pas envie d'aller voir Ino.

OMD déjà le deuxième chapitre! Décidément les chapitres me viennent plus facilement pour celle-ci… Mais bon! C'est la vie! Encore une fois, je pourrais continuer le chapitre, mais j'aime mieux publier tout de suite avant de continuer l'histoire! Alors on se revoit bientôt et merci de votre temps!