Hello ! Ne me tuez pas, je sais que ça fait longtemps… Mais je n'abandonne jamais mes projets, et me voici de retour, pour vous servir !
Chapitre 2 : The Sun and the Moon
« Kagome-sama, lâchez le parchemin ! » ordonna Miroku, la voix ferme et les yeux fixés sur le visage de la jeune fille.
« Pourquoi te mets-tu en colère? »
« Lâchez-le! »
« Hey, ne crie pas. C'est toi qui m'a dit de le lire.»
« Lâche-le! » cria-t-il encore en se déplaçant rapidement vers elle, tandis que sa voix perdait son calme. Alors qu'il s'approchait, elle put voir l'évidente détresse peinte sur son visage, habituellement si placide. Dans sa poitrine, son cœur fit un bond devant cette inquiétude inexplicable.
« Kagome! » cria ensuite Inuyasha, la même peur déformant son visage. Dépassant le moine, il tendit sa main vers elle, mais elle glissa dans l'air avant de l'atteindre. Son bras, qui disparaissait progressivement, s'envola sous son toucher, comme s'il n'était plus fait que d'air.
« Qu'est ce qui m'arrive? » cria la lycéenne sans bruit, alors que la panique grandissait en elle. Pourtant, son corps vaporeux resta immobile malgré sa peur. Le seul mouvement qui l'agitait n'était rien de plus qu'une lente dispersion dans le vent léger de la grotte. Inuyasha recula, craignant de causer plus de mal que de bien. Des cris désespérés résonnèrent, mais chaque cri entendu lui semblait plus faible. Les lampes devinrent noires, et elle sentit les dernières marques de sa présence s'évaporer.
« Mon visage est en feu » marmonna Kagome en grinçant des dents, plissant les yeux sous l'effet de la douleur sourde qui traversaient son corps. Etendue inconfortablement sur le sol, elle se reprit et se redressa lentement en frottant sa joue endolorie. Son corps lui semblait être de caoutchouc. Ses nerfs ne répondaient plus, et elle ne parvenait pas à tenir debout. Comme son corps, son esprit restait embrumé, et elle observait sans comprendre les contours flous de la salle dans laquelle elle se trouvait. Son vieux cahier de kanji gisait près d'elle et elle le récupéra précautionneusement. Elle tenta de déplacer une de ses longues jambes vers l'avant, mais ne réussit qu'à trébucher et à tomber sur ses fesses. Le choc éclaircit son esprit, et ses yeux bruns observèrent de nouveau les murs devant elle. Elle n'était plus dans la grotte.
La petite pièce, sombre, était éclairée par quelques lampes murales qui révélaient de complexes peintures sur les murs et le plafond couvert de papier de riz. Entourée par de rayonnant soleil, une figure particulière retint l'attention de Kagome. C'était une femme charmante, d'où émanaient lumière et chaleur. Pour la reconnaître, la lycéenne n'avait pas besoin d'avoir grandi dans un sanctuaire.
« Amaterasu, » murmura-t-elle comme à elle-même alors qu'elle parvenait enfin à se mettre debout, n'hésitant plus à avancer. Elle avait l'impression d'avoir été amenée dans un musée d'art précieux, et elle examina les reliques exotiques qui l'entouraient. Elle se dirigea finalement vers le tokonoma qui se trouvait à l'autre bout de la pièce. Dans l'étroite alcôve était accroché un parchemin représentant Amaterasu sortant d'une grotte, rendant la lumière au monde après s'être volontairement exilée. Il surplombait des fleurs arrangées en bouquet, placées autour d'un petit sanctuaire dédié à la déesse du soleil. En son centre, un mince bâton d'encens brûlait, dégageant de délicates fumeroles. « Quelque chose ne va pas, » murmura-t-elle d'un air pensif, tandis qu'elle effleurait les fleurs à l'aspect fragile.
Avant qu'elle aie pu mettre le doigt sur ce qui la perturbait, les rouleaux commencèrent à trembler contre les murs. Un grondement bas parcourut la pièce. Retenant son souffle, Kagome écouta attentivement. Il régnait un calme étrange : seul le murmures des lampes ardentes était perceptible. Puis, avec un bruit sourd se fit entendre, bientôt suivi d'une espèce de tremblement de tonnerre résonnant à travers les murs. Inspirant profondément, la lycéenne se dirigea vers la porte coulissante et la toucha timidement, rassemblant son courage pour découvrir ce qui se trouvait derrière.
« Très bien, » proclama-t-elle, glissant la porte shoji avec détermination. Sa bouche s'entrouvrit sous l'effet de la surprise. C'était l'océan. Ses craintes fondant comme neige au soleil, elle se pencha sur la balustrade ornée qui la séparait des vagues. Ondulant comme la soie, l'eau noire s'échouait sur les piliers du bâtiment et Kagome se surprit à rêver de soleil et de pastèque. Ca faisait si longtemps qu'elle n'était pas allée à la plage !
Cependant, l'obscurité et le ciel gris n'étaient pas le soleil joyeux de ses souvenirs d'enfance et son bonheur s'évanouit avec l'apparition de tourbillons de mauvais augures. Alors que le vif vent salé fouettait ses cheveux, elle regardait les lambeaux de nuages noirs qui se déplaçaient rapidement à travers le ciel. Dansant tortueusement, se dissipant et réapparaissant, ils jouaient des histoires violentes, empreintes d'agonie avec leurs vaporeuses volutes. Incrédule, la lycéenne observait silencieusement les samouraïs se battre les uns contres les autres et les villages ravagés. Guerres brutales, mort et visages démoniaques se succédaient dans le ciel et elle était horrifiée, fascinée par cet étrange carnage.
« Cela ne peut pas être vrai. Mon imagination doit me jouer des tours. Peut-être ai-je passé trop de temps dans la Sengoku Jidai. Trop de villages rasés, trop de sépulture, trop de youkais et trop de caféine, » marmonna-t-elle sans y croire alors que les nuages prenaient une nouvelle forme. Une tête et un torse se construisirent lentement à l'horizon. Tandis que des éclairs d'un jaune maladif éclairaient les cavités profondes de ses yeux, un cruel sourire étira des lèvres mal dessinées. A la suite de l'épaule, un bras apparut pour se tendre vers la jeune fille hypnotisée.
Le grondement reprit, secouant le sol et divertissant Kagome du spectacle troublant. Regardant l'avant du bâtiment, elle réalisa que le son était plus fort là-bas que dans la salle d'où elle venait. Son regard se porta de nouveau vers l'horizon, et elle soupira profondément de soulagement à la vue des nuages rassurants, sans vie, qui parcouraient le ciel. Maudissant son imagination, Kagome effectua quelques pas vers le couloir, se dirigeant vers l'origine du mystérieux son.
Le tintement de clochettes la salua alors qu'elle tournait au coin du couloir. Accrochées à l'extrémité du bâtiment, le vent les caressait doucement. Sentant qu'elle se détendait sous l'enchantement spectral de la musique, elle marcha jusqu'à une large porte, qui lui assurerait la tour de l'immense bâtiment. Penchée, elle pressa sa joue contre le bois sculpté. Un autre tremblement survint, et la porte vibra violemment contre son doux visage.
'Ça vient de là,' pensa-t-elle, mordant nerveusement sa lèvre supérieure. 'Le chemin du retour s'y trouve peut-être aussi, donc il faut que j'y aille. Je serai silencieuse. Si il y a le moindre danger, je fuirai et j'essaierai de trouver une solution. Ce n'est pas le meilleur des plans, mais c'est toujours mieux que de ne rien faire.' Un lourd soupir s'échappa de ces lèvres, elle fut plus que jamais consciente du vide dans son dos. 'Que ne donnerais-je pas pour avoir mon arc.'
Le cœur battant, la lycéenne humecta ses lèvres en agrippant fermement la poignée de la porte. Elle sentait sa main trembler. En fait, son corps tout entier sembler pris en proie à des tremblements incontrôlables. Une simple pression suffit pour ouvrir la porte. Immergé dans un océan de lumière, Kagome se sentit consumée par de terrifiantes langues de feu. La tension, la peur l'envahirent, comme le brasier l'envahissait toute entière. Elle hurla, sans répit, même lorsque la dernière flamme disparut.
« Je suis en vie ?! » haleta-t-elle quand son cri s'éteignit enfin. L'absence de danger la plongeant dans l'incompréhension, elle tâta tout son corps - heureusement encore entier – sans y croire.
« Hn, » répondit une voix grave, sans exprimer aucune émotion. « L'épée ne semble pas non plus fonctionner contre des êtres vivants. » Une sombre forme bougea, la surplombant de toute sa hauteur. Ses yeux dorés l'observaient froidement. Protégeant ses yeux de sa main, la lycéenne tenta d'associer un nom à cette voix familière. Les lampes du mur, qui éclairaient le dos de l'inconnu, ne lui facilitaient pas la tâche. Lentement, ses yeux s'adaptèrent et son apparence fut révélée. Des cheveux blanc ou argentés, des vêtements blancs et rouges, une armure noire, une sorte de fourrure, le tatouage d'une lune sur le visage et des marques rouges sur les joues. Kagome ouvrit la bouche, la referma, et s'éloigna en titubant du tristement célèbre daiyoukai.
« Sesshoumaru, que fais-tu ici ? » demanda-t-elle, incrédule, quand elle fut satisfaite de la distance placée entre elle et le dangereux démon.
« Je pourrai te poser la même question, femme, » répondit-il froidement, rangeant la longue épée au fourreau rouge dans son obi bleu et jaune, avant de replacer quelques mèches argentées dans son dos. « Tu es la compagne d'Inuyasha, n'est-ce pas ? Dis-moi, la présence de ce hanyou souille-t-elle également ces lieux ? »
« N-non, il n'est pas ici, » bredouilla-t-elle, son visage passant de la couleur des cendres à celle d'une tomate mûre, « et ce n'est pas mon compagnon, pas dans ce sens. »
« Je vois. » Tournant nonchalamment les talons, le seigneur youkai se dirigea vers l'arrière de la spacieuse chambre. En entendant le ton amusé de sa réponse, Kagome sentit la moutarde lui monter au nez. Abandonnant toute précaution, Kagome se redressa, les mains sur les hanches.
« Tu n'as pas répondu à ma question, » affirma-t-elle, l'anxiété remplacée par un ton impératif. Sesshomaru s'arrêta net, et, la fixant, se demanda silencieusement s'il allait la laisser vivre. Cette humaine était évidemment seule, ou il serait en train de « converser » avec son frère. De plus, elle semblait encore davantage ignorer l'endroit où ils se trouvaient que lui. Cependant, il se pouvait qu'elle possède un indice. Même si son manque de respect était exécrable, elle avait survécu à un coup direct de Tokijin, sans même une brûlure. Il était inutile de tenter de la tuer une seconde fois.
« J'ai été amené ici par un parchemin, » répondit-il sèchement, son regard glacé la déstabilisant facilement.
« Un parchemin ? Quelle sorte de parchemin ? » Demanda-t-elle plus doucement après avoir réalisé qu'elle avait peut-être un peu trop poussé sa patience.
« Un poème. De style renku. Il m'avait été légué par mon père. » Les yeux de Kagome, en entendant ces mots, s'écarquillèrent. En réponse, ceux de daiyoukai se plissèrent. Elle savait quelque chose. « Que sais-tu, femme ? »
« Je lisais un poème renku sur un parchemin juste avant d'arriver ici, » répondit Kagome, pensive, se rappelant de ce souvenir brumeux, dont il lui semblait qu'il s'était produit une éternité auparavant.
« Le parchemin de qui ? »
« Il appartenait à Inuyasha. C'était dans un coffre, avec d'autres choses qui appartenaient à sa mère. Personne ne pouvait le lire, sauf moi. Quand je l'ai fini... je me suis réveillé ici. »
Un autre merveilleux legs de son père... Un léger sourire, amer, vint orner les lèvres de Sesshomaru alors qu'il assemblait les pièces du puzzle.
« Viens, » ordonna-t-il calmement en s'éloignant de nouveau vers l'autre bout de la pièce. « Il y a quelque chose que je souhaiterais que tu lises. » Agrippant nerveusement ses notes de kanji, Kagome suivit Sesshomaru avec précaution. Mais il y avait toujours quelque chose d'étrange. L'endroit avait l'air réel (son derrière, encore douloureux, pouvait en attester), et cependant...quelque chose, un élément, un je-ne-sais-quoi manquait.
La pièce richement ornée de révélait plus large encore qu'elle ne l'avait d'abord cru. La lumière ambrée des lanternes tremblotait sur les fresques magnifiques qui donnaient vie et couleur aux murs. La lycéenne se rendit bientôt compte que ces peintures représentaient les contes de son enfance. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle reconnut le minuscule Issun combattant le bandit ou le coupeur de bambous découvrant la délicate princesse de la lune. Des modestes autels se dressaient le long du mur, à la fin de chaque histoire. Les bâtons d'encens qui se consumaient honoraient parfaitement les contes.
« De l'encens », Kagome murmura pour elle-même, son cerveau en ébullition. Elle ne sentait pas dans l'air l'odeur lourde et entêtante avec laquelle elle avait grandi dans le temple familial. En fait, l'air n'avait même aucune odeur. Les fleurs de la salle dans laquelle elle s'était éveillée n'avait pas eu de parfum non plus, et même l'océan ne dégageait pas cette riche odeur salée qu'elle avait toujours aimée. Ses yeux bruns se fixant sur des boucles d'argent, la lycéenne étudia le démon qui marchait devant elle. Sesshomaru avait demandé si Inuyasha était ici, mais n'était-il pas un daiyoukai ? Un inu-daiyoukai ? Il aurait dû pouvoir sentir qui était présent dans la même salle que lui. « Sesshomaru », demanda-t-elle, un peu penaude, « Peux-tu sentir quelque chose ici ? »
« Non », répondit-il finalement, après un long silence, « il n'y a aucune odeur ici ». C'était irritant d'être handicapé, et l'admettre ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Cependant, il n'avait aucune raison de refuser de partager cette information avec l'humaine.
« C'est pour ça que tu m'as demandé si Inuyasha était ici, tu ne pouvais pas le sentir ? » ajouta-t-elle, espérant secrètement être parvenue à la bonne conclusion.
Elle prit son silence comme une admission, et se réjouit de la justesse de son analyse. Certes, ce n'était pas très dur à deviner, mais toute victoire était agréable. Mais sa joie se dissipa vite avec une nouvelle pensée. En entrant dans la salle, elle avait été plongée dans un brasier. Durant ses expériences de l'époque féodale, elle avait pris feu plusieurs fois – et ce feu, elle le savait, n'était pas ordinaire. Et elle se souvenait que Sesshomaru avait l'épée brandie quand elle l'avait vu pour la première fois…
« Nous y sommes », l'informa le Seigneur youkai, interrompant ses réflexions inquiètes. S'arrêtant devant une large porte de bois sur laquelle étaient inscrits une série de caractères, il développa. « Cette porte semble être la sortie. La plupart des kanji me sont familiers, mais certains, plus grossiers, m'échappent. Un humain inférieur, comme toi, les comprendra peut-être plus facilement. »
'Un humain inférieur ?' se répéta-t-elle, énervée. 'Il ne peut pas les lire, donc il m'insulte pour que je le fasse ? Pourquoi se croit-il mon supérieur ? C'est un youkai qui frappe tout ce qui le dérange – et il insinue que je suis grossière ?'
« Lis »
« Pourquoi n'utilise-tu pas la manière sophistiquée des youkais de faire les choses en utilisant ton épée pour détruire la porte ? »
« Tu devrais bien savoir que mon épée n'a aucun effet ici. » Le fusillant du regard avec colère et incompréhension, la lycéenne fut perturbée en le voyant dégainer Tokijin. D'un mouvement fluide, Sesshomaru frappa la porte, un torrent de flamme s'échappant de sa lame. Le sang déserta le visage de Kagome quand elle reconnut ces flammes : c'était celles dans lesquelles elle avait été plongée en entrant dans la salle.
« Tu as essayé de me tuer ? »
« Oui. »
« Pourquoi ? » demanda-t-elle, sans être sûre de vouloir connaître la réponse, voire préférant oublier que c'était arrivé. Il avait déjà essayé de la tuer, après tout. Et puis il y avait toujours quelqu'un ou quelque chose en train de tenter de l'assassiner, et ce qui était réellement perturbant, désormais, était son manque d'indignation quand cela arrivait.
« Tu n'as pas d'odeur. Maintenant, lis », répondit-il, impatient, fatigué de cette conversation inutile. Kagome le fixa avec une incompréhension croissante. 'Je n'ai pas d'odeur ? Ça veut-dire quoi ? Il ne savait pas que j'étais là, donc il a juste réagi quand j'ai ouvert la porte ? Je pensais Inuyasha impulsif, mais apparemment c'est de famille'.
Marmonnant avec irritation à propos de frères youkai beaucoup trop heureux de manier leurs épées, elle s'avança vers la porte. Son agacement fut vite oublié quand son regard tomba sur les inscriptions, s'émerveillant en constatant l'état de parfaite conservation de la porte. L'épée n'avait même pas laissé une marque. Un subtil raclement de gorge lui rappela la présence d'un démon de plus en plus ennuyé dans son dos, et elle commença à se concentrer sur les kanji.
« L'encre glisse sur le parchemin » lut-elle tout haut, se souvenant de ce vers, « Et sépare les mouvants symboles. » C'était le poème qu'elle avait lu dans la grotte. Alors qu'elle parlait, les caractères commencèrent à briller, illuminant sa silhouette d'une étrange lumière bleue. « L'obscurité avale chacun »
« Continue », lui intima Sesshomaru quand Kagome hésita en voyant la lumière. Lui aussi avait reconnu le texte venant du parchemin qui l'avait transporté ici.
« Sur le bois, les brisants noirs déferlent ». Comme si elle attendait, la lumière arrêta de s'étendre dans la nouvelle strophe et la lycéenne répéta le vers plusieurs fois, intérieurement soulagée que ça se soit arrêté.
« Sur le bois, les brisants noirs déferlent, » Sesshomaru répéta, après une pause. A sa grande satisfaction, la lumière s'étendit à nouveau, envahissant les caractères suivant.
« Les coquilles chantent refuge dans le vent. »
« Les coquilles chantent refuge dans le vent. »
« Cachés loin du ciel, », commença Kagome, en voyant la première ligne de la strophe suivante s'illuminer avant que Sesshomaru n'ait pu répéter. « Courageux dans la tempête, la lune et le soleil. Cherchent l'avant. »
« Sept contes anciens sont réunis » poursuivit Sesshomaru, se débattant pour lire certains kanji, « Cris pleins de rage, vœux méprisés. »
« L'ours lance le défi. Un garçon, d'or sont sa force et sa volonté. Les arbres annoncent la victoire. » Quand Kagome finit de lire le dernier caractère, la porte brilla d'un bleu éclatant, avant de s'évaporer en poussière dorée. Les rayons d'un soleil matinal pénétrèrent à travers l'ouverture qui venait d'être créée, un escalier en cuir usé menant hors de la pièce, au cœur d'une épaisse forêt. Kagome sourit victorieusement. « Enfin, je rentre à la maison. »
Ses sourcils légèrement froncés, Sesshomaru hésita sur le palier de la porte, regardant silencieusement l'humaine sautillant sur les marches. Si c'était vraiment la sortie, son odorat serait revenu…Et ce n'était pas le cas. La conclusion de Kagome était trop rapide. Ils étaient encore coincés, et probablement pour une longue durée. Après tout, un parchemin enchanté appartenant à un daiyoukai de la carrure de son père ne pouvait pas être facilement résolu. A cette pensée, Sesshomaru eut un rictus, et commença à descendre les marches.
