Nous étions en milieux d'année de ma sixième année. Le froid commençait à s'envoler et laissait place à un triste temps d'Écosse, la pluie. Je passais mes jours à travailler jusqu'à très tard le soir, je n'avais plus le temps pour mes meilleurs amis. Mon rêve était de bien réussir dans la vie mais cela avait des conséquences. Je m'éloignais d'eux, sans vraiment le vouloir. Et l'un d'eux me l'avait fait savoir.

- Hermione, tu ne peux pas poser tes bouquins, cinq minutes ?, désespérait Harry

- Non, j'ai du travail

- Mais tu en as toujours du travail !

- Tais-toi, j'essaye de me concentrer.

- Tu te rends compte que Ron, toi et moi, sommes jamais ensemble ? Reste bien dans tes bouquins surtout.

- J'y compte bien Harry ! Et ce n'est pas en restant avec toi, que je pourrais réviser en paix !

Je partais de la salle comme des Gryffondor, enragée. J'allais à la bibliothèque, rendre les quelques livres qui ne me servait plus et m'installait sur une table en déposant un peu partout, des parchemins, des épais livres et de l'encre. Pendant les quelques heures qui restaient avant de souper, je m'avançais dans mon travail, comme d'habitude, d'ailleurs. J'étais une fille ennuyeuse à vrai dire. Peu de temps après, je marchais dans les couloirs avec Ron, lui expliquant la situation avec Harry.

- C'est vrai que tu y passes beaucoup de temps en ce moment … !

-Je sais oui ! Mais je veux avoir un bel avenir !

- Peut-être oui, mais il faut savoir s'amuser. Tiens, j'ai une idée ! Et si ce soir, nous allions à Pré-au-Lard ?

- Et comment ?

- Avec le passage secret. Je vais forcer Harry à venir. On y va dans une heure !

Ron allait dans leur salle commune, parler à Harry, et moi, j'allais à l'extérieur, voyant qu'il ne pleuvait plus. Je me souvenais, que la veille, j'avais fais un cauchemar étrange et intense. J'avais vu une femme et un homme courir jusqu'à en perdre le souffle. La peur était présente sur leurs visages si pâles. J'avais incarné leur enfant, un bébé qui venait à peine de naître. Une lumière verte s'était dessiné dans le ciel glacé. Et ce fut le trou noir jusqu'à avoir entendue des cris d'horreur. Et bien sur, c'est à ce moment là que je m'étais réveillé. Ça m'avait glacé le sang ! Une heure avait passée, et je me hâtais d'être devant le passage secret d'une statue d'une sorcière borgne. Harry était venu, avec sa cape d'invisibilité. Nous bougeons la statut, et nous nous étions faufilés dans le tunnel en prenant le temps de refermer le passage. C'était comme si, on était sur un toboggan. On glissait sur de la pierre lisse pendant un petit moment avant d'arriver à l'arrière boutique du magasin HoneyDukes à Pré-au-Lard. Nous enfilions la cape d'invisibilité et marchaient vers la porte d'entrée sans faire de bruit. Évidemment la porte était fermée.

- Alohomora, formulait Harry

Enfin à l'extérieur, nous enlevions la cape qui devenait trop encombrante pour nous trois. Nous marchions dans les rues presque désertes. C'était la première fois qu'on sortait de Poudlard, le soir. Nous passions une heure ou deux à s'amuser, sans trop se faire remarquer. J'avais remarqué des ombres tournoyant près de nous. Elles se rapprochaient et je le fis remarquer aux autres. Nous les combattions jusqu'à qu'ils y en avaient plus un seul. Un autre homme, mais cette fois si masqué, et encapuchonné d'une cape vert émeraude, nous avait aidé. Il s'était enfuit, une rue plus loin. Nous partions à sa recherche. Parfois, je le distinguais de loin. J'ai réussi à le coincer dans une sombre ruelle. Je lui demandais, qui il était et il m'avait répondu étrangement. Disons, que je suis l'Homme masqué, disait-il en me redonnant ma baguette.

- Comment vous …

- Vous l'aviez fait tomber tout à l'heure.

- Merci murmurais-je Il partait mystérieusement en faisait tomber son fameux masque.

Je le récupérais et le rangeait dans mon sac. Nous rentrions à Poudlard, discrètement. Je n'arrêtais pas de me focaliser sur les yeux de l'homme, il me rappelait quelqu'un. J'espérais au plus vite savoir son identité. Le lendemain, c'était le weekend et aussi le début des vacances de Février. J'étais resté les deux semaines, pour être avec Harry ey Ron. Je voulais essayer de rattraper le temps perdu à être dans les livres. J'étais d'ailleurs étonnée de voir Drago Malefoy rester à Poudlard. D'habitude, il partait chez ses parents, comme ses amis, Theodore Nott et Blaise Zabini. La première semaine passait plutôt lentement. Et le dimanche, alors que j'étais entrain de faire mes devoirs pour être tranquille la dernière semaine, au bord du lac, le ciel s'était subitement assombrit. Ce n'était pas à cause des nuages gris qui étaient prêts à déverser leur tristesse. C'était à cause d'une fumée noire, qui virevoltait dans l'air. Un tourbillon se dessinait à quelque mètre de moi. Puis, je distinguais des personnes. Ils avaient le même gabarit que ceux de Pré-au-Lard. Je me demandais précipitamment, comment avaient ils pu pénétrer le système magique de l'école. Je prenais ma baguette, prête à attaquer mais un sort fusait déjà dans l'air. Ce n'était ni eux, ni moi. Je me retournais, et voyais l'Homme masqué. Comment se faisait il, qu'il était là, lui aussi ? Un Sectumsempra arrivait dans ma direction mais je me protégeais en faisait apparaître un bouclier magique. Un autre homme, réussissait à me désarmer par la ruse. Un sort transperçait mon bras, peu de temps après. Quatre autres sortilèges étaient à mes trousses mais bizarrement je n'avais rien. Je comprenais que l'Homme masqué était sur moi, crispé de douleur, en m'ayant protégé.

- Vous allez bien ? M'inquiétais-je

- Je vais bien, m'aidait-il à me relever

Personne savait qu'on combattait des étrangers. Ils étaient tous, à leurs occupations. Je réussissais à reprendre ma baguette. Un jet de lumière vert lucide s'envolait vers l'Homme masqué. C'était un Avada Kedavra. Je me précipitais sur lui, en lançant un sort de protection. Un bouclier rejetait aussitôt la lumière verte, signe de mauvais présage. Il m'avait remercié, et nous finissions de les anéantir. Après était éradiqué, l'Homme masqué disparaissait. La curiosité de savoir sa vraie identité était de plus en plus forte. Je rejoignais Harry et Ron, dans la Grande Salle. Ils étaient entrain de prendre leurs petits-déjeuner tranquillement. Je m'installais en face d'eux, sans dire un mot, mes livres à la main et secouée par les événements.

- Hermione, tu saignes !, remarquait Ron

- Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ?

- Je vous expliquerais tout à l'heure. Quand vous aurez fini, rejoignez moi dans la Salle sur Demande.

Je croisais Drago qui était , ce jour là, pâle comme un zombie. Il boitait légèrement de la jambe. Nos regards se croisaient mais je détournais aussitôt mes yeux, dans une autre direction. J'allais au septième étage, vers la Salle sur Demande et attendais Harry et Ron. Quand ils arrivaient, j'ouvrais la Salle.

- Donc, qu'est-ce qu'il y a ?

- Je me suis faite agressé par les mêmes types qu'à Pré-au-Lard !

- Mais … Comment ont-ils faits pour accéder à Poudlard ?, s'étonnait Harry

- Justement, je ne sais pas. Et vous vous souvenez de l'Homme masqué qui nous a aidé ? Lui aussi était là !

- Le système magique n'est pas aussi puissant que ça, alors !

- A moins que « l'homme Masqué » et les autres sont dans l'école.

- Maintenant que tu le dis … C'est peut-être possible ! Mais qui, au juste ?

Nous nous citions les gens que l'on avait vus cette première semaine. La semaine d'après, nous inspections les élèves un à un. Aucun ne laissait croire, qu'il pouvait être les agresseurs ou encore l'Homme Masqué même si j'avais quelques doutes pour un élèves à Poufsouffle de septième année. A la rentrée, je me disputais, une nouvelle fois, avec Harry, pour une toute autre raison.

- Ca suffit Harry ! J'en ai marre de ton comportement ! T'es toujours entrain de rabaisser les autres ! C'est quoi ton problème ?

- Qu'est-ce que ça peux te faire ? Mon problème ? J'en ai plusieurs, et toi, t'en fais partie, sale sang de bourbe.

- Ah ouais ? Tu es peut-être populaire mais ça ne change rien au faîte que tu es stupide.

D'un coup, Harry pointait sa baguette sur moi, fou de rage. Je faisais de même. Il lançait un sort le premier. Je l'évitais de justesse.

- Conjonctivite !, formulais-je

Il se prenait le sortilège, en pleine face. Il n'arrivait plus à voir quoique se soit. Mais il tentait quand même de m'envoyer un furonculose . Il se ratait, à son plus grand malheur car j'avais annulé l'effet du sort à temps.

- Rictumsempra !

Le sortilège ne le touchait pas car Horace Slunghorn était arrivé à ce moment là et avait annulé le sort.

- Jeunes gens, retrouvez moi à dix-huit heure pile, dans mon bureau !

Il ne manquait plus que ça ! Je foudroyais du regard Harry, toujours aussi aveugle, évidemment. Au lieu d'aller en cours de métamorphose, j'allais me réfugier dans les anciens toilettes des filles. Je regardais mon reflet dans un miroir brisé. J'abattais mon poing, dans ce miroir déjà brisé. Il se décrochait entièrement du mur. J'avais la main en sang et décorée de petits morceaux de verre. Après ma colère, j'ai du faire face à mes larmes. Je pleurais dans un coin, désespérée. Toute l'après-midi, je n'ai pas eu le courage d'aller en cours. Rien que de devoir supporter Harry, me décourageait rapidement. A dix-huit heure, j'allais dans le bureau de mon professeur de potion. Il y avait Harry, Drago et Blaise. Je m'étais assise à coté d'un des Serpentard, l'air furieuse.

- On peut dire que vous êtes grandement apprécie, Potter, remarquait Horace

- C'est le cas de le dire, disais-je

- Bon. Je vous met à tous, deux heures de colle. Donc vous allez me faire plaisir de faire ces deux heures de colle ensemble, en faisait les tâches ménagères à la place de Rusard. Sans vos baguettes bien entendu et dans la joie et la bonne humeur !

- Cela m'étonnerait franchement que ça se passe dans le calme et surtout dans la bonne humeur, grimaçait froidement le blondinet

Nous sortions du bureau, les nerfs à vif. La moindre chose qu'Harry ferait dans le but de m'énerver, j'étais prête à l'étrangler de mes propres mains. Nous allions voir le gardien de l'école, en demandant ce qu'on devait faire.

- Et bien Peeves a fait tomber des tableaux au deuxième étages, et un élèves a vomit des limaces au rez-de-chaussée. Après ça, vous viendrez me voir au rez-de-chaussée, et je vous donnerai autre chose à faire. Prenez ça. Il nous tendait des balais, des sceaux d'eau, des chiffons et des éponges.

Blaise descendait, essuyé le vomi et Drago, Harry et moi, nous nous étions occupés des tableaux. Je constatais que Peeves ne s'était pas contenté de ça. Il avait arrosé les murs de peinture rouge. Si seulement, il n'avait jamais exister, ça m'aurait arrangé ! Au début, personne parlait. C'était le calme absolu. En effaçant, ou du moins, en essayant d'effacer la peinture, j'en avais malencontreusement oublié un bout. Harry me l'avait fait remarqué en sifflant.

- Incapable, disait Harry, d'un air méprisant

J'allais vers lui, pour l'étrangler mais, à mon plus grand étonnement, Drago m'en empêchait.

- Du calme les tourtereaux ! On va avoir d'autres ennuies si ça continue !

Je refoulais ma haine et me calmais. Pour une fois, il avait raison. On en avait déjà assez comme ça, alors s'il fallait en remettre une couche, qu'est-ce que ça allait donner ? Je mettais correctement le dernier tableaux sur le mur. Nous descendions en bas, aux cotés de Blaise et Rusard, qui nous attendaient. En résumé, pendant la dernière heure qu'il restait, nous avions encore faits des corvées. Après la deuxième heures de colle, je récupérais ma baguette et épuisée et écœurée, j'allais directement me coucher.