Voici la suite^^ ! Pas d'énormes surprises, mais quelques explications pour certains comportements ;) !
Merci pour vos reviews, surtout, et bonne lecture =D !
Francis ouvrit les yeux difficilement, sa tête lui faisait un mal de chien et il se sentait cassé de partout. Tiens, pourquoi était-il dans sa chambre… ? Un gémissement de douleur lui échappa en tournant la tête sur le côté. Il écarquilla les yeux en voyant qu'Arthur se tenait près de lui, assis sur une chaise.
- Francis, tu m'entends… ? » demanda-t-il sans réussir à masquer son inquiétude.
- Oui… » répondit le Français. « Mais, que fais-tu ici ? »
L'autre le regarda étrangement, comme si une deuxième tête avait poussé sur ses épaules. Mais il ne s'interrogea pas trop, il se sentait… bizarre, incomplet. Comme si on lui avait arraché une partie de son être. Il avait du mal à se rappeler ce qui était arrivé, juste de la douleur… puis, plus rien. Par contre, il se sentait calme, alors qu'il avait été constamment sur les nerfs depuis quelques temps…
- Je… Matthew était inquiet pour toi, alors nous sommes venus avec lui, Alfred et moi, pour te voir. » finit par dire l'Anglais. « Et… nous t'avons trouvé évanoui dans ton salon. » il marqua une pause puis reprit, énervé. « J'espère que tu es fier d'avoir inquiété tout le monde ! Vraiment, on ne peut pas te laisser quelques temps sans qu'il ne t'arrive malheur ! »
- Tu n'as pas tord. » ria doucement la nation allongée. « Excusez-moi de vous avoir causé du soucis… et merci d'être venu. »
Arthur eut un mouvement de recul et le regarda avec des yeux ronds, à son grand étonnement. Qu'avait-il dit de si surprenant ? Il avait bien compris sa situation et n'allait pas l'embêter sur le fait qu'il se soit inquiété lui aussi, même s'il le cachait. Arthur était bizarre, lui aussi, mais ça lui faisait plaisir qu'il soit là.
« Et… où sont les enfants ? » demanda-t-il doucement.
Son ami n'eut pas le temps de répondre qu'un cri résonna dans les couloirs, suivit d'un bruit. Ça venait du rez-de-chaussée. Ne reconnaissant pas la voix, ni une, ni deux, il bondit hors de son lit et se précipita vers les escaliers. Il eut un peu de mal au début, mais il réussit à les descendre sans dégringoler.
« Francis, wait ! » entendit-il derrière lui, mais il n'y fit pas attention.
Une fois dans le salon, il se figea en voyant la scène devant ses yeux, et le fait que l'Anglais (qui s'était lancé à sa suite) le percute ne le fit pas réagir. Alfred était par terre, les lunettes de travers, et se tenait le nez d'une main, quelques filets de sang glissant entre ses doigts. Mais ce n'était pas le plus choquant, non.
Debout, vêtu d'une longue chemise rouge, se tenait un autre lui-même.
Les deux Francis se regardèrent abasourdis pendant un instant, ne faisant pas attention aux deux autres nations. A bien y regarder, celui habillé en rouge paraissait un peu plus jeune… mais ce n'était pas frappant. Le silence régnait dans la pièce et personne n'osait le briser. Enfin, le plus jeune des 'doubles' remarqua enfin Arthur et fronça les sourcils, il avait l'air mauvais.
« C'est encore une de tes blagues, Angleterre ? » cracha-t-il, faisant sursauter l'interpelé. « Ou bien tu as encore chié une de tes incantations et, comme par hasard, c'est moi qui en fait les frais ? »
La nation aux sourcils épais semblait prête à rétorquer, mais l'autre Francis plaça une de ses mains sur sa bouche pour l'en empêcher. Ce n'était pas le moment de s'énerver. Alfred s'était relevé et se dirigea vers son ancien tuteur en évitant soigneusement de passer trop près de la furie.
- Du calme. » dit le plus âgé des deux. « Je crois qu'il vaudrait mieux que l'on discute tout les deux, afin de savoir ce qu'il en ait, si ça ne te dérange pas. »
-… Mouais. » répliqua l'autre après avoir haussé un sourcil. « Il vaut mieux ou je vais leur briser tous les os ! » ajouta-t-il en sortant de la pièce, puis lança un regard noir aux deux nations anglophones.
Les deux mêmes personnes se dirigèrent vers le bureau et verrouillèrent la porte derrière eux. Celui en rouge se laissa tomber sur le fauteuil et toisa son autre lui-même, qui commençait à se sentir mal à l'aise sous son regard insistant. C'est alors qu'il remarqua quelque chose sur son cou.
- Quoi ? » s'énerva-t-il alors. « Qu'est-ce qui te pose problème ? »
- Calme-toi, enfin ! » tenta l'aîné. « La cicatrice symbolisant la révolution autour de ton cou est visible, je viens de le voir. »
- Ah bon ? » reprit l'autre, étonné à son tour, et porta une main à son cou. « C'est bizarre, ce n'est pas le cas chez toi ! » constata-t-il en relevant les yeux.
- Tu as l'air un peu plus jeune que moi, aussi, regarde ! » ajouta le premier, ils regardèrent un instant leur reflet dans le verre de la réserve spéciale de la bibliothèque.
- Je ne viens pas du passé, je me souviens parfaitement de tout ce qui s'est passé jusqu'à tout à l'heure, quand je me suis évanoui… ! Ça n'a rien à voir, mais jolie chemise, je ne me souvenais pas la porter à ce moment, d'ailleurs…
'Francis 1' remarqua alors qu'il portait une chemise bleue. Lui non plus ne se souvenait pas avoir porté cette chemise plus tôt dans la journée, il se rappelait avoir mis un T-shirt blanc avec son gilet long vermeille par-dessus. Autre mystère…
- Et sinon, comment te sens-tu ? » demanda-t-il comme si de rien n'était.
- Drôle de question, tu devrais le savoir, non ? Vu qu'on est la même personne ! » répondit 'Francis 2' en s'étirant. « Mais puisque t'insiste… j'suis sur les nerfs, j'en ai ma claque de toute cette bande d'hypocrites et crétins congénitaux ! Et après c'est moi… enfin, nous, qu'on traite d'imbéciles ! Sans oublier l'étiquette de 'pervers' qui nous colle au cul… Non mais ils se sont regardés ? » s'emporta-t-il. « Enfin, bref, rien que tu ne connaisses pas. »
- Effectivement. Mais pour ma part, je me sens très tranquille. Disons que j'essaie de relativiser.
- Grand bien te fasse…
- Peut-être que nous avons été séparé comme ça : toi, tu es la partie plus expressive, violente et passionnée, tandis que moi, je suis calme, un peu trop peut-être, et… disons douce et paternelle.
- J'veux bien t'croire ! » ria le plus jeune. « Parce que, franchement, je ne me sentais pas très paternel envers l'autre, quand je lui ai mis mon poing dans la gueule ! »
- Euh, à ce sujet, pourquoi as-tu fait ça ?
Celui vêtu de rouge eut un sourire mesquin et ses yeux s'assombrirent.
- OUCH ! Iggyyy, ça fait mal !
- Ne m'appelle pas comme ça ! Et tiens-toi tranquille, comment veux-tu que je te soigne correctement si tu gesticules comme ça !
Une fois les deux Francis partis, Arthur avait choisit de s'occuper du nez de son cadet, qui était bien cassé. Heureusement, grâce à leur condition de nation, il irait mieux au bout de quelques jours, mais ça n'empêchait pas le blessé d'avoir mal. En tout cas, l'autre ne l'avait pas loupé !
- Voilà ! » dit l'Anglais après avoir fini le pansement. « Evite de trop le tripoter, ça risque d'empirer, sinon. »
- Facile à dire ! » grommela Alfred. « Si je ne savais pas ce que je sais, je dirais que le tien était le gentil et le mien le méchant ! »
- Cesse de dire des sottises ! » s'agaça le plus âgé. « D'ailleurs, en principe, le héros n'est-il pas censé terrasser tous les méchants ? » ajouta-t-il avec un sourire mesquin.
- Oh, ça va, hein ! J'pouvais pas savoir qu'il le prendrait comme ça, et j'ai… non rien. » l'Américain ne voulait pas avouer qu'il n'avait pas vu le coup venir.
- Mais qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'il te frappe ainsi ?
- Rien de méchant, j'te jure ! » affirma le blond à lunettes. « J'lui ai juste fait remarquer qu'il devait être bien fragile pour s'évanouir comme ça, alors qu'il n'y a pas de si gros problèmes chez lui ! Pis il s'est mis à beugler 'répète ça, pour voir !' et PAF ! » il mima le coup en frappant à l'intérieur de sa paume gauche. « Il a commencé à m'insulter et vous êtes arrivé… »
Arthur leva les yeux au ciel, son ancien pupille était bien téméraire/stupide de dire ça alors qu'il savait que le Français n'était pas dans ses meilleurs jours. Quoique, lui non plus n'aurait jamais pu deviner que ce dernier lèverait la main de la sorte. La nation aux yeux bleus n'avait jamais été de nature violente, à part lors de ses périodes de folie (qu'il souhaitait effacer, il avait détesté le voir ainsi), il lui arrivait d'avoir la langue acérée, mais pas méchant. Il devait bien avouer que la réplique qu'il avait sortie à Romano l'avait bien amusé, au fond.
Des bruits de pas dans les escaliers se firent entendre, et Matthew entra dans le salon, l'air inquiet.
- Daddy, Alfred, que s'est-il passé ? » demanda-t-il.
- Les deux se sont réveillés, et ton frère a voulu jouer au plus malin avec le mauvais, apparemment. » répondit naturellement l'aîné.
- C'est pas vrai ! » râla Amérique.
- Ah oui ? Pourtant, lui n'a toujours pas ouvert l'œil. » dit le Canadien en désignant l'étage. « Remarque, c'est peut-être normal… Et où sont mes deux Papa, alors ?»
- Ils se sont enfermés dans leur bureau pour discuter. » l'informa son jumeau.
- Vous leur avez dit ?
- Pas eu l'temps !
- Nous ferions mieux de le faire. » reprit l'Anglais. « Je vais aller les voir… »
- Non, Iggy, laisse plutôt Matty y aller ! L'autre n'avait pas l'air de te porter dans son cœur, alors tu risque de t'en prendre une !
- Arrête avec ce surnom ridicule ! » s'énerva le dit 'Iggy'. « Et puis, ce n'est pas comme si c'était la première fois que je me battrais contre Francis ! »
- Mais je te promets qu'il est plus fort que celui qu'on connait ! » assura le blessé.
- Et… tu veux m'y envoyer moi ? » fit remarquer son frère.
- Mais toi, il n'osera jamais te frapper !
Un silence suivit cette réplique. Canada soupira, ce demandant comment il devait le prendre, mais finit par se diriger vers le bureau de son père sans prendre en compte les avertissements du deuxième. Il se sentait coupable de ne pas être venu plus tôt et d'avoir participé au 'complot' mis en place par les autres nations. Enfin, ce n'était pas tout à fait sa faute non plus, il n'avait pas été présent à la réunion, trois jours plus tôt, et il n'avait été mis au courant de ce qu'il s'y était passé aujourd'hui seulement.
Quelques heures plus tôt…
Mathieu regardait avec étonnement le monde qui s'était rassemblé dans son salon : son père du côté Britannique, son jumeau, Gilbert et Antonio. Il avait du mal à croire ce qu'ils venaient de lui dire. Francis, son père, si doux, avait-il vraiment dit une chose pareille ?
- Mais, ce n'est pas vraiment méchant, et Romano le méritait un peu quand même ! Alors pourquoi venez-vous ici en me parlant de 'réunion d'urgence' ? » demanda-t-il, retenant un petit rire.
- Ça, demande à Arty. » répondit l'albinos. « En ce qui me concerne, je m'inquiète parce qu'il refuse de répondre aux textos qu'on lui envoie et qu'il décroche pas son foutu téléphone ! »
- Pourquoi n'allez-vous pas le voir, alors ?
Tous se tournèrent vers l'Anglais d'un même mouvement, l'incitant à s'expliquer. Ce dernier soupira avant de parler.
- Ce serait trop long à expliquer, alors en bref, quand j'ai voulu aller le voir le jour-même, mon frère Pays de Galles m'a conseillé de rester là où j'étais. » tous le regardèrent l'air de demander 'et alors ?' ou 'quel rapport ?'. « Comme vous êtes censés le savoir, mes frères et moi avons la possibilité d'utiliser la magie, et mes frères sont liés à Francis par leur sang celte, contrairement à moi… et grâce à cette magie de sang, Mervin a ressenti que le concerné était dangereusement instable, qu'une seule erreur risquait de le rendre aussi violent qu'un ancien Celte peut l'être. Et d'après lui, il valait mieux le laisser seul pendant au moins deux jours. »
-… Je croyais que tu n'écoutais pas tes frères. » dit Alfred.
- Il s'agit de Mervin, notre relation a toujours été plus ou moins cordiale, contrairement aux deux autres, et il est très fiable quand il s'agit de sa magie. » répondit le Britannique, agacé. « Et je ne vais pas vous faire un exposé sur la magie ! »
- POURQUOI NE M'AVOIR RIEN DIT ! » cria Mathieu frappant la table de son poing tout en se levant. Tous firent un bond. « Pourquoi avoir tant attendu si c'était si grave, si important ? Il s'agit de mon père, je te rappelle ! »
Le Canadien était fixé par les yeux ronds de toutes les nations présentes, il n'avait jamais parlé à Arthur comme ça. D'abord le père, si maintenant le fils s'y mettait, ils étaient mal ! Son jumeau craint un instant qu'il aille chercher sa crosse, il avait déjà vu les dégâts dont il était capable.
- Du calme, du calme ! » tenta Antonio en agitant ses mains. « A vrai dire, aucun de nous n'a assuré avec Francis ces derniers temps, et il est temps d'y remédier. » tous se retournèrent vers lui. « Canada, tu es le seul qui puisse lui parler, si c'est toi, il décrochera sûrement. »
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? » répliqua sèchement le blond. « Et puis, ça fait toujours plaisir : on m'oublie souvent, mais quand on a besoin de moi, on sait où me trouver ! »
- Matty, ne complique pas les choses ! » dit Alfred.
- Oh et toi, je te conseille de ne pas en rajouter !
- Tu vas voir. » les interrompit Espagne.
Il composa le numéro de son ami, enclencha le mode haut parleur et attendit. Le téléphone sonna dans le vide et la messagerie vocale se fit entendre.
- Attendons un peu, puis appelle-le, s'il-te-plaît. S'il ne te répond pas, tu peux me frapper autant de fois que tu veux !
-… qu'est-ce que vous attendez de moi, exactement ?
- Demande lui ce qui ne va pas, il se confiera sûrement à toi ! Après tout, comment on peut se faire pardonner si on ne sait même pas ce qu'on a fait de travers ? » affirma Prusse.
La nation aux yeux violets se contenta d'hausser un sourcil et croisa les bras. Ils attendirent en silence, une certaine tension dans l'air, jusqu'à ce que Canada sorte son portable de sa poche.
« J'accepte, mais je ne mets pas le haut-parleur. » les avertit-il en composant le numéro de son père, ils se rapprochèrent et tendirent l'oreille tout de même.
Le téléphone sonna, et Francis décrocha au bout de la troisième sonnerie, prenant le Canadien au dépourvu.
- Oui ?
- Papa ? Je… c'est Mathieu. » dit-il d'une petite voix, sa colère oubliée.
- Oui, mon chéri. Comment vas-tu ? » demanda son père.
- Heu, c'est moi qui devrais te poser la question ! Je suis inquiet pour toi… » répondit-il, ne faisant pas attention aux nations l'encerclant, essayant de suivre leur conversation.
- Il n'y a pas de raisons, pourtant. Ce n'est pas comme si une bombe atomique avait été lancée sur moi ! » ria le plus vieux.
- Non, mais il est clair que tu ne vas pas bien… Tu ne voudrais pas en parler ? » essaya-t-il, espérant être utile pour lui.
-… c'est gentil, mon ange, mais je n'en ai pas très envie. » Loupé.
- D… d'accord, mais… est-ce que tu peux me dire si tu es fâché ?
- Fâché ?
- Ou… oui, vu comme tu as parlé à Romano il y a trois jours… » le plus jeune espérait que son aîné ne lui demanderait pas comment il était au courant, vu qu'il n'avait pas été présent.
- Insiste, demande-lui pourquoi il répond pas à nos appels ! » s'exclama soudainement Gilbert.
- Shhh ! » souffla Arthur, énervé.
Les autres s'agitèrent, murmurant des 'taisez-vous !' ou se faisant toutes sortes de signes. Mathieu les fusilla du regard avant de se rendre compte que son interlocuteur était devenu bien silencieux.
« Pourvu qu'il ne les ait pas entendu ! » pensa-t-il.
- Mathieu… » reprit soudainement le Français d'une voix légèrement menaçante malgré son calme apparent. « Il y a du monde avec toi… ? »
- Qu… non, non, pourquoi ? » s'empressa-t-il de nier, oubliant que ses mensonges n'étaient jamais convaincants.
- Mets la fonction haut-parleur. Si ce n'est pas déjà fait !
-… ça… ça y est. » son père n'avait jamais eu une voix aussi sévère à son égard, cela le troublait beaucoup.
- Salut les gars. » ils se figèrent tous à la voix glaciale de Francis. « Je ne sais pas qui est là exactement, ni combien vous êtes, mais laissez-moi vous dire que votre manière de procéder est minable ! Si vous avez un problème avec moi, vous seriez bien gentils de me le dire clairement en face. Quoique ce ne sera pas avant un bon moment, parce que là, je n'ai pas l'intention d'aller voir ou de recevoir qui que ce soit ! J'aurais bien d'autres choses à vous dire, mais je n'ai pas envie de perdre plus de temps… donc, sur ce ! »
Un vent glacial souffla dans la pièce quand la tonalité se fit entendre.
Mathieu prit une longue inspiration et toqua à la porte du bureau. Il attendit un instant avant de dire doucement :
« Papa ? C'est moi… je peux entrer ? »
Il entendit quelques murmures, puis le bruit d'un tour de clé. La voix de Francis résonna ensuite en double :
« Entre ! »
Il fit ce qu'on lui disait en se demandant comment il devait leur annoncer ça…
J'entends déjà les "sadique !" xD ! Désolée, je n'avais pas l'intention de clôturer le chapitre comme ça, à la base, mais c'est venu tout seul ^^" !
Donc, une surprise (ou plusieurs?) au prochain chapitre ;) !
J'espère que vous avez aimé :) !
