Somnium
Résumé de l'histoire : Padmé Naberrie, jeune New-yorkaise, rêve depuis toujours d'une autre galaxie et d'un homme appelé Anakin Skywalker. Quand elle réalise que ses rêves sont réels, il est déjà trop tard. Darth Vader vient conquérir cette planète trop longtemps oubliée.
Crédit: L'épopée Star Wars est la propriété de George Lucas, rien n'est à moi.
Cette histoire est corrigée par la merveilleuse Lereniel.
Chapitre 2
҉
Terre
New-York
Appartement de Padmé Naberrie
Trouver un appartement vide à Upper West Side relevait du parcours du combattant, comme le savait chaque bon New-yorkais. La proximité avec Central Park y était pour beaucoup. Ainsi, quand un logement était libéré, ce n'était généralement pas pour qu'une jeune femme à peine étudiante y pose bagage.
C'était pourtant ce qu'avait fait Padme, alors qu'elle avait à peine dix-huit ans.
Être la fille d'un riche industriel avait ses avantages.
L'appartement était beau, luxueux. Il était situé au dernier étage d'un immeuble à la façade bourgeoise et au sol entièrement parqueté.
Le salon avait tout pour plaire. Les grandes fenêtres avaient une vue imprenable sur le célèbre parc. Les murs étaient gris clair, comme à la mode du moment. La pièce était grande, trop grande en comparaison du peu de mobilier présent. Il y avait un canapé beige, recouvert d'un plaide rose pâle. Une table basse blanche se trouvait juste en face. Dessus, trois bougies purement décoratives avaient été déposées, mais elles n'avaient jamais été allumées. Une télévision écran-plat était accrochée au mur, tandis qu'un meuble avait été posé contre ce dernier.
La salle à manger se composait uniquement d'une table ronde, de quatre chaises, et d'un buffet où devait être mise la vaisselle. Encore une fois, le peu d'affaires donnaient à la pièce une apparence stérile. L'immense espace aurait pu être un avantage, mais le peu d'utilisation qui en était faite le rendait plus austère qu'attrayant.
La cuisine était une copie conforme de celles que l'on pouvait voir dans les magazines. Grand plan de travail, réfrigérateur immense, plaques de cuisson électriques, crédence en inox, tout y était. Mais il n'y avait pas la moindre trace d'un robot, ou même d'un simple ustensile de cuisine.
Oui, l'appartement avait du charme. Mais il n'avait aucun caractère. Tout y était trop impersonnel, rigide. Comme si personne n'habitait vraiment dedans et qu'il s'agissait juste d'un modèle d'exposition.
Et Padme le détestait.
Elle le haïssait tellement qu'elle évitait même d'y rester le plus souvent possible. Bien sûr, elle était consciente de la chance qu'elle avait de pouvoir y vivre, mais il lui ressemblait tellement peu qu'elle se demandait parfois pourquoi elle ne déménageait simplement pas. Surement par manque de courage.
Non pas que Padme se sentait effrayée par la perspective de devoir faire des cartons ou de devoir faire face aux nombreux papiers qui étaient synonymes de déménagements. Si ce n'était que ça, elle aurait quitté la soixante-dix-neuvième avenue depuis longtemps. Le vrai problème était qu'elle ne savait pas comment dire à ses parents qu'elle voulait partir de l'appartement qu'ils lui avaient offert à l'obtention de son baccalauréat.
Pablo se moquait souvent d'elle à cause de cela. Il ne cessait de lui répéter qu'à vingt-cinq ans, elle était largement assez grande pour enfin dire à ses parents ce qu'elle pensait d'eux. Notamment de dire à son père qu'elle ne voulait pas de l'argent qu'il lui versait tous les mois et qu'elle n'en avait pas besoin.
Mais Padme n'avait pas le courage de Pablo. Certes, elle ne craignait pas de se battre dans l'arène politique. Mais il y avait une large différence entre « envoyer balader » ses adversaires politiques et le faire avec ses parents. Des personnes qui ne voulaient que le bien de leur fille…
Elle se taisait donc, et évitait de rester trop longtemps chez elle.
De toute façon, elle n'était même pas certaine qu'elle puisse se sentir chez elle quelque part. Le seul endroit où elle se sentait à sa place, c'était dans ses rêves. Auprès d'Anakin. Malheureusement, depuis que son compagnon était passé du côté des méchants, même dans son sommeil elle ne se sentait plus à l'aise.
Vader l'effrayait autant qu'il l'attirait.
Sa chambre ressemblait énormément au reste de son appartement. Tout y était moderne, neutre. Cependant, comme c'était le lieu où elle passait le plus clair de son temps quand elle était chez elle, c'était aussi la pièce qu'elle avait le plus personnalisée. Il y avait des photos, ci et là. Sa sœur Sola et elle petites, Pablo et elle autour d'une bière, la remise des diplômes, …
Sur le bureau étaient étalées tout un tas de feuilles, éparpillées et en désordre. Padmé était pourtant quelqu'un de très méthodique, mais ces derniers temps, elle se sentait parfois débordée.
Assise devant son ordinateur, la brune ne pouvait s'empêcher de se sentir frustrée.
Depuis « l'accident », comme elle avait surnommé son réveil dans le canapé de Pablo un mois avant, son sommeil n'avait plus été réparateur. Au contraire. Et un mal de tête lancinant ne voulait plus la quitter.
Sa vie quotidienne semblait en pâtir. Militer avait toujours été un plaisir mais aujourd'hui, c'était plus une corvée qu'autre chose. Et sa thèse –sa fichue thèse ! - n'avançait pas. Et elle était facilement de mauvaise humeur.
S'il y avait eu une possibilité, elle aurait pu croire qu'elle était enceinte.
Mais elle ne l'était pas, Dieu merci.
Elle était simplement épuisée. Totalement épuisée. Peut-être qu'elle en faisait trop. Mais Padme n'avait jamais été du genre à rester inactive. Elle ne le supportait pas. Et pourtant, son corps réclamait ces heures de repos qu'elle ne lui accordait jamais. Qu'elle ne voulait pas lui accorder.
Se reposer était synonyme de dormir, et de rêver. Or, elle n'avait aucune envie de voir celui qu'elle avait admiré pendant toute sa vie tuer innocents après innocents.
Elle avait pensé à reprendre contact avec M-P, mais elle était bien trop fière. De plus, ses parents avaient été tellement heureux d'apprendre que son psy considérait qu'elle était guérie qu'elle préférait –et de loin- ne rien dire. Et elle se complaisait donc dans sa souffrance solitaire.
Padmé soupira.
Elle n'arrivait pas à avancer dans sa thèse. Elle n'y avait rien écrit depuis deux semaines. Cela faisait une heure qu'elle était là, cherchant désespérément quelque chose à écrire, et que rien ne venait. Au contraire. Dès que ses doigts touchés le clavier, elle effaçait prestement ce qu'elle venait d'écrire, insatisfaite.
Elle avait toujours été une éternelle insatisfaite, elle le savait bien. Elle avait tout pour être heureuse, mais elle ne l'était jamais. Adolescente, elle savait qu'un tel sentiment d'inadéquation avec le reste du monde était normal. Mais aujourd'hui, elle était adulte. Et toujours pas à sa place…
Sa rigueur était aussi sa force. Enfant, elle s'astreignait déjà des heures de travail supplémentaires afin d'avoir la meilleure note de la classe. Rien de moins. Son exigence lui avait permis d'être toujours parmi les meilleurs.
Mais il était difficile de se motiver quand son esprit était engourdi, et que sa motivation était presque à néant. Elle ferma donc le logiciel de traitement de texte et ouvrit internet.
Elle n'avait aucune idée de ce qui la poussait à faire cela, mais elle tapa sur Google le mot-clef « Jedi ».
Elle se moqua d'elle-même quand le moteur de recherche répondit à sa demande :
« Résultats pour Jedi
Essayez avec l'orthographe jeudi »
Franchement, à quoi s'attendait-elle ? À tomber sur une page Wikipédia totalement consacrée à son monde imaginaire peut-être . Elle était une idiote. Une idiote amusée cependant, car elle retenta sa chance avec cette fois le mot « sith ». Google-lui proposa une nouvelle fois de corriger l'orthographe.
Elle sourit, amusée.
Elle allait éteindre l'ordinateur quand elle s'arrêta soudain. Elle inspira profondément, et tapa : « Jedi Sith ».
Il n'y avait qu'un seul site répondant à ses attentes.
Et son cœur rata quelques battements en découvrant le titre.
« Jedi vs. Sith : la Guerre intergalactique »
C'était impossible. Simplement, totalement, impossible.
Elle devait être de nouveau endormie, elle rêvait !
Non, elle hallucinait carrément !
Elle était devenue folle ! Le peu de santé mentale qui lui restait l'avait abandonné ! Elle était cinglée, juste bonne à être enfermée !
Sa mère allait être dévastée…
Le curseur de la souris tremblait, à l'instar de sa main. Et elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Devait-elle plonger totalement dans la folie ? Devait-elle ouvrir le site et regarder ce qu'il y avait dedans ? Est-ce que la réponse à tous ses rêves était là ?
Elle cliqua.
En soi, le site n'avait rien d'extraordinaire. Le fond était noir, et une photo de la Terre prenait la majorité de l'espace. Elle fit glisser la molette, afin d'en dévoiler le contenu.
O
A des kilomètres de là
Deux jours plus tard
Obi-Wan Kenobi ne croyait pas au destin.
Et pourtant, il savait que tous ses choix l'avaient amené ici, sur cette planète primaire, face à des hommes qui le craignaient. Car il était différent. Car il était, d'après eux, un « extraterrestre ». Face à des hommes tellement narcissiques qu'ils avaient appelés leur monde « Terre ».
Le destin, ou la force –cette entité mystérieuse qui reliait chaque personne, comme une sorte de toile d'araignée géante- l'avait bel et bien amené ici. Et certainement pas pour faire du tourisme interstellaire. Bien au contraire.
Obi-Wan Kenobi venait de perdre celui qu'il considérait comme son fils.
Non seulement il l'avait perdu lui, mais ce dernier l'avait presque assassiné. Sans le moindre remords. Sans détourner les yeux. Sans même un tremblement.
Autant dire qu'il n'était pas très heureux. Vraiment.
Tout ce pour quoi il s'était battu, tout ce qui faisait de lui celui qu'il était, venait d'être réduit à néant. La république qu'il avait tant chérie était morte. Morte par les mains de celui qui avait juré la protéger. Morte par les mains de son propre apprenti : Anakin.
Il n'avait d'abord pas voulu y croire. C'était impossible. Anakin, son ami, son frère, son fils, n'avait pas pu faire ça. Il n'avait pas pu assassiner de sang-froid toutes les personnes avec qui il avait grandi. Il n'avait pas pu assassiner des enfants, certain tout juste né !
Il avait voulu nier, hurler que les images holographiques devant lui étaient fausses, truquées.
Hurler que l'élu n'était pas l'homme de la vidéo.
Il avait tort, comme il avait eu tort de lui enseigner tout ce qu'il savait. Obi-Wan avait cru le connaitre, mais il ne le connaissait pas. Il avait cru qu'il ne lui cachait rien.
Oh, il ne lui cachait quasiment rien, juste le fait qu'il était un seigneur sith…
Il s'était trompé. Sur beaucoup de choses. Et même –un comble pour un maitre Jedi- sur la force de son apprenti. S'il avait un jour espéré rester à sa hauteur, c'était encore là une grave erreur.
Anakin n'était pas simplement doué. À bien des égards, il était le meilleur. Et même sa jeunesse, sa confiance démesurée, n'était pas assez pour combler le fossé qu'il avait creusé entre lui et le reste du monde.
Anakin était brillant. Le plus fort Jedi qu'il avait pu voir –comme dans ses souvenirs de la bataille de Grievous- mais aussi le plus puissant des sith.
Palpatine allait avoir du fil à retordre, pensa-t-il avec ironie. Anakin n'était pas malléable, et savait comment trahir ses maitres. Et, à n'en pas douter, l'Empire aurait très vite un nouvel empereur. Plus fort, plus terrible, plus séduisant.
Quand maitre Yoda lui avait ordonné de rejoindre Anakin à Mustafar, il n'avait pas voulu y aller. Il n'avait pas voulu tuer celui qu'il aimait plus que tout. Mais il était allé se battre contre Vader.
Et il avait perdu.
Il n'avait fallu au sith que les quelques secondes où il avait hésité pour plonger son sabre laser dans sa poitrine. Puis il l'avait laissé là, saignant à mort, au milieu de la lave, lui hurlant qu'il ne lui pardonnerait jamais. Le Jedi n'avait pas compris, l'esprit engourdi par sa blessure.
Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il le détestait autant. Mais c'était un fait. Il était prêt à le laisser mourir bruler, ou étouffé par la cendre.
Il avait survécu. La Force l'avait fait survivre. Et il ne savait pas la raison pour laquelle elle l'avait fait.
Il avait réussi, malgré la douleur, à se remettre debout et à avancer, titubant, jusqu'à son vaisseau. Anakin était déjà parti. Malheureusement, il n'y avait pas de capsule de soin. Rien. Et un autre Jedi se serait résigné à ce que le vaisseau soit son tombeau. Mais Obi-Wan n'était pas du genre à se résigner.
Il avait difficilement avancé jusqu'au tableau de bord, avait tapé un code au hasard, avant de s'écrouler sur le sol.
Les chances pour que son vaisseau tienne le coup jusqu'à une autre planète, sans avoir besoin de révisions, étaient minces. Mais la chance, ou plutôt la Force, avait été avec lui. Le code qu'il avait tapé l'avait amené jusqu'à une planète dont il ne soupçonnait même pas l'existence.
Une magnifique planète, gorgée d'eau –Anakin aurait adoré- et de vastes forêts. Une planète habitée par des humains qui ne savaient absolument rien de l'univers dans lequel ils se trouvaient.
Quand le vaisseau s'était posé au milieu d'un désert, il était faible, quasiment agonisant. Il fallait absolument qu'il prenne un bain de bacta. Mais le monde primaire où il s'était retrouvé n'en avait absolument pas.
À peine avait-il atterri que leur armée était arrivée avec des armes primitives. Et, comme il allait l'apprendre les jours suivants, une médecine rudimentaire mais efficace.
On l'avait soigné, mais on l'avait gardé enfermé. Le négociateur n'avait pas eu le temps de négocier, pensa-t-il amusé. Mais il ne pouvait pas leur en vouloir. Pour eux, c'était une mesure nécessaire. Eux qui pensaient être seuls dans l'univers venaient de découvrir qu'ils ne l'étaient pas. Et il aurait très bien pu être là pour préparer l'annexion de leur planète.
C'était assez ennuyant de se retrouver enfermer ici, sans sabre laser, questionné pendant des heures pour connaitre ses intentions alors que normalement, tout le monde le connaissait. La seule chose qu'il voulait, c'était retrouver ses frères d'armes et sauver le plus de Jedi possible.
-Dites-nous ce que vous venez faire ici !
L'endroit où ils l'avaient amené était assez médiocre, inquiétante. Il savait que c'était leur but. Il était dans une pièce sombre, sans fenêtre, où la seule lumière provenait du néon au-dessus de lui, qui clignotait tout en faisant un bruit agaçant.
Il n'y avait pas le moindre meuble, juste la table où il était affalé- il était encore blessé et épuisé- , la chaise où il se trouvait et celle de son interlocuteur.
Il savait exactement pourquoi ils avaient choisi cet endroit pour lui : oppresser l'ennemi, le faire se sentir misérable, éloigné du reste du monde. Il connaissait bien cette tactique, mais elle n'avait aucun effet sur lui. Leur piètre tentative de m'intimider se solderait par un échec.
Il était un Jedi, il était formé depuis sa naissance à résister à un tel interrogatoire.
Ils ne le savaient pas.
Ils ne savaient rien du tout.
Leur monde n'avait pas vécu les horreurs de la guerre des clones. Leur peuple n'avait pas subi la perte de leurs frères. Ils avaient vécu dans une douce ignorance. Et il venait de leur faire prendre conscience qu'ils n'étaient pas seuls. Et pire, que la galaxie était en guerre. Et qu'elle venait de se changer en dictature…
Mais s'il était surpris de leur ignorance, il l'était encore plus par la sienne. Et celle de la galaxie. Comment avaient-ils pu passer à côté d'une telle planète ? Ou plutôt, l'oublier.
Ils l'avaient clairement colonisé à une époque, c'était évident puisqu'il y avait des humains. Et pourtant, elle avait été perdue. Comment était-ce possible ?
Il plaignait ces gens. Il connaissait Palpatine –ou plutôt Sidious, comme il fallait désormais l'appeler- et il savait que s'il venait à découvrir ce joli monde, il n'en ferait qu'une bouchée.
Mais il n'y pouvait rien.
Pour le moment, il devait simplement être patient. La patience était synonyme de réussite, comme il n'avait cessé de le répéter à son padawan. Et il devait ici en faire bon usage et attendre que ses blessures guérissent. Et que la Force lui revienne.
La force était très étrange ici. Il pouvait la sentir, mais elle était faible. Faible partout, sauf a un seul endroit, où elle semblait converger. Comme si une seule chose sur la planète méritait son attention.
Oh, ce n'était pas un utilisateur de la Force, non. C'était plus comme si quelque chose en était le récepteur. Comme l'était le temple Jedi.
Penser au temple lui faisait mal, et lui rappelait tout ce qui venait d'arriver.
Il ne savait pas ce qu'il fallait faire.
Il devait retrouver ses frères Jedi, certes, mais il devait faire quelque chose d'autre, il en était certain. Mais il ne savait pas quoi.
C'était lié à cette Terre, il en était sûr. Et à cette convergence dans la Force.
Il fallait qu'il la trouve ?
Mais après ?
Que pouvait-il faire ?
Affronter Vader était du suicide, tout comme attaquer l'empereur. Retrouver les Jedi dans la galaxie lui prendrait des années, et risquait d'attirer l'attention sur lui.
Pour le moment, Il était présumé mort, et il comptait bien le rester.
Il devait trouver cette convergence, trouver un moyen de partir de cette planète, et trouver le point faible de Vader. S'il existait.
Bien sûr, il savait déjà qu'il était trop têtu, impatient, en colère. Mais ce n'était pas suffisant.
L'empire ne tomberait pas tant que Vader serait en vie.
Il faudrait aussi se débarrasser de Sidious. Si Vader ne s'en était pas chargé avant. Ce serait compliqué de le vaincre, mais pas impossible.
Mais pour le moment, il devait surtout convaincre les Terriens qui le retenaient de le laisser partir. Et aussi, de lui rendre son vaisseau pour qu'il puisse analyser les dégâts et, si c'était possible, les réparer.
-Je vous l'ai déjà dit ! Mon vaisseau s'est écrasé !
L'homme qui l'interrogeait était assez âgé. Il était habillé étrangement, tout en noir. Mais Obi-Wan savait bien que chaque monde avait ses spécificités culturelles. Il n'était donc peut-être pas grotesque aux yeux des Terriens, comme il l'était au sien.
Peut-être même qu'il pensait être intimidant.
-Et vous voulez nous faire croire que c'est un pur hasard ? demanda l'homme, en tapant des doigts sur la table.
Le Jedi soupira de lassitude.
-Oui ! J'étais gravement blessé, j'ai tapé un code d'activation sans même savoir où cela menait !
L'homme ne cessait de lui poser toujours les mêmes questions. Depuis qu'il avait été soigné –de façon grossière, avec du fil ! - cet homme ne cessait de lui demander de se répéter. Et Obi-Wan se demandait bien à quoi pouvait servir ce qu'il écrivait dans le dossier étrangement épais qu'il avait.
-Et comment avez-vous été blessé ?
-Un Seigneur noir des sith m'a attaqué !
Même le négociateur avait ses limites. Et si ce stupide bonhomme continuait de lui demander toujours la même chose, il allait l'étriper. Blessé ou pas.
-Corrigez-moi si je me trompe. Vous êtes un Jedi –une sorte de police de l'espace- et un sith –un terroriste- vous avez attaqué. Vous avez donc pris la fuite et vous êtes arrivé ici .
-Oui ! Répondit-il.
Son interlocuteur se pencha vers lui, l'air presque conspirateur.
-Dites-moi, connaissez-vous mademoiselle Padmé Naberrie ?
Obi-Wan cligna des paupières, hébété.
Qui ?
O
Au même moment
À des années-lumière
Obi-Wan Kenobi était en vie.
Darth Vader le savait parfaitement.
Il n'avait pas eu le cran de tuer son ancien maitre, et il l'avait laissé pour mort sur une planète volcanique. Planète où il aurait dû trouver la mort. Mais Obi-Wan était plus fort que ça. Il avait survécu. La force le murmurait à Vader, sans cesse. Et le lien qu'il avait avec le Jedi était encore ouvert.
Malheureusement, l'ancien maitre était trop faible pour s'en apercevoir.
Et Vader allait corriger son erreur. L'ancien élève allait abréger les souffrances de son ancien ami.
Après tout, il savait exactement où aller pour cela.
Voilou, voilou.
Mon deuxième chapitre (plus court, toujours descriptif, et dont je suis totalement insatisfaite).
J'espère que vous l'aimerez malgré tout.
Merci à tous pour lire cette histoire, et un merci particulier à Lou Celestial, Lereniel, Mimikiwi, Ambre, -Noisette, Amelie et Aangle-21 pour leurs commentaires.
Sans lecteur, un auteur n'est rien (non pas que je me qualifie d'auteur, à bon entendeur).
Bises à vous tous.
Et que la Force soit avec vous, surtout si vous êtes en période d'examens.
