note d'auteur : deuxième chapitre ! Il m'a fallut plus de temps que ce que je pensais, mais l'avantage c'est que je sais exactement où je veux aller avec cette histoire de Poudlard. Toutes vos impressions et vos ressentis sont les bienvenus, alors n'hesitez pas à laisser une review ! Toute suggestion sera écouté (mais si elle va à l'encontre de ce que j'ai prévu...). Aussi, je tiens à préciser que cette histoire fera par la suite référence aux événements de mes autres fictions, notamment Malfoy Loves Good, Un Silence, Percy Personne et Folie d'Encre Sanglante mais qu'elles ne seront qu'évoquée brièvement, voir à deviner.
Bref. Bonne lecture !
La bibliothèque de Hogwarts avait la réputation d'être une des plus grandes de Grande Bretagne -la seconde, juste après celle du ministère. Les livres s'étendaient a perte de vue, souvent poussiéreux, et les tables d'études se faisaient difficilement une place entre les rayonnages. Par les grandes fenêtres en ogives on pouvait observer la lune presque pleine et le ballet des étoiles, mais les quelques étudiants encore présents ne s'en souciaient pas. Percy Weasley cherchait activement un livre dans la section runes anciennes, priant pour qu'on ne l'ai pas emprunté. Un peu plus loin, Cho Chang et son amie Marietta, en seconde année à Serdaigle, préparaient un exposé sur les strangulots, éclairées par une vielle lampe à huile dont l'odeur incommodante leur faisait plisser le nez. Pansy Parkinson était assise sur le rebord d'une fenêtre ouverte, la jambe gauche dans le vide et le dos appuyé contre la pierre, passionnée par la lecture de Histoire des mages noirs. Elle se souciait peu des regards méfiants de Cédric, présent dans le seul but de croiser "fortuitement" la plus jolie asiatique des bleus et bronze.
L'horloge n'avais pas encore sonné dix heure, mais Narcissa Zeller, studieuse quatrième année de Serdaigle au visage cireux et aux longs cheveux châtains, sorti sa montre à gousset dans un mouvement mécanique. La jeune femme avait toujours été d'une ponctualité sans faille, et aujourd'hui ne serait pas le jour qui la verrait dépasser le couvre feu. Elle rangea soigneusement ses affaires, et quitta la salle silencieuse. Un moment plus tard, alors qu'elle pénétrait tout juste la salle commune de Serdaigle, suivit de deux secondes années empressées, dix coups résonnèrent dans Hogwarts.
Serdaigle
Hilliard recomptait ses camarades afin de déterminer qui s'était trouvé piégé par le couvre feu lorsque Kevin Entwhistle franchi la porte de la salle commune, essoufflé. Il fut rapidement suivit de Cho Chang et Marietta Edgecomb, tout aussi exténuées d'avoir couru pour ne pas violer le couvre feu. Le préfet afficha un grand sourire en réalisant qu'ils étaient au complet, et s'installa confortablement dans un canapé de cuir bleu océan. Cho trainait timidement autour du piano, semblant se demander si elle pouvait s'y installer, et deux septième année qui l'observaient du coin de l'œil amusé parièrent trois noises qu'elle n'oserait pas jouer. Seul dans un coin, Antony Goldstein finissait ses devoirs avec empressement. Terry Boot et Padma Patil attendaient impatiemment leur ami pour l'inviter à une partie de bataille explosive, mais envisageaient de plus en plus l'idée de se joindre à un jeu de pictionnary entre deuxième et troisième année.
Près de la cheminé, un couple qui devait être en sixième année lisait un livre de Lewis Caroll, le garçon laissait traîner sa main sur les courbes de sa petite amie qui le rabrouait gentiment.
«Huit noises qu'il ne se la tape pas avant Noël. » lança une petite blonde de leur année à Robert Hilliard. Celui ci releva la tête, l'air de réfléchir un peu, et accepta le pari. Puis il interpella Pénélope pour engager une partie d'échec. La jeune femme le remercia de son invitation et pris les blancs sans demander son opinion au second préfet. Cependant, durant toute la partie, elle regardait la porte de la salle commune avec envie. Elle observa également sa montre à plusieurs reprises, Pénélope attendait sa ronde avec impatiente. Hilliard le devinait, et lorsqu'il eu gagné la partie il lui conseilla de commencer sa ronde un peu plus tôt : « Plus vite tu commences plus vite tu finis. On a l'évaluation de début d'année en potion demain matin. Faudrait voir à ne pas se coucher trop tard. » Il accompagna sa tirade d'un clin d'oeil subjectif et, voyant que Chang ne se décidait pas à jouer, il pris place au piano. Beaucoup d'élèves se turent à cet instant car tous savaient que nul ne jouais du piano mieux que le préfet Hilliard. Cho sembla un peu frustrée, et alla s'enfermer dans son dortoir avec Marietta, sa meilleure amie.
Rose Zeller jeta un coup d'oeil à l'horloge : il serait bientôt onze heure. Elle décida de prendre une douche chaude pour se détendre, puis de se coucher avec un bon livre de science fiction moldu.
Serpentard
Pansy et Drago s'installèrent dans un coin reculê de la salle commune et se mirent à discuter avec intérêt, échangeant des sourires complices. Un peu plus loin le jeune Zabini observait timidement la sublime Daphné Greengrass. La salle commune baignait d'une calme lumière verte, de minuscules bands de poissons phosphorescents passaient devant les hublots, et Marcus Flint sur son fauteuil de velours vert regardait ce petit monde avec satisfaction, comme un patriarche fier de sa descendance. Il y avait peu de sixième et septième années dans la pièce, car ils préféraient discuter entre eux dans le calme des dortoirs.
Soudain, des cris retentirent et une violente dispute éclata entre Adrian Pucey et Terrence Higgs : « Saleté de Sang mêlé ! Ton crétin de père a sali son sang avec une moldu ! Traitre ! » « Parce que baiser sa sœur c'est mieux ? Tu l'appelles comment ton géniteur, père ou oncle ? » « Au moins mon sang est resté pur ! » « C'est clair, et pour le garder pur tu devrais te taper ta mère aussi ! Elle a l'habitude, je suis sûre qu'elle s'est fait tous les hommes de ta famille ! » « Mais ta gueule ! » Et les deux garçons se mirent à se frapper mutuellement avec hargne sous le regard médusé des plus jeunes.
Gemma Farley, la préfète, sorti en trombe de son dortoir, baguette en main. «Ca suffit maintenant ! Il y en a qui étudient ici ! Alors cessez vos enfantillages, quel exemple donnez vous à nos cadets ? Vous n'avez pas honte ! » une multitude d'étincelles jaillissaient de sa baguette et pour faire bonne mesure elle jeta un sortilège de reducto sur un vase près des garçons. Le vase explosa sous leurs yeux et les deux jeunes hommes se turent. Il ne se pardonnèrent pas mais filèrent dans leurs dortoirs respectifs, grommelant contre cette psychopathe de Gemma.
Cette dispute ayant jeté un froid sur la salle commune, les élèves se retirèrent doucement.
Il était bientôt minuit lorsque la porte menant au couloir se rouvrit, laissant entrer Theodore Nott et Gregory Goyle. Ils ricanaient doucement et rejoignirent silencieusement leur dortoir où Drago et Vincent ne dormaient pas encore. Zabini ronflait tel un bien heureux.
Gryffondor
Hermione Granger ainsi que quelques étudiants de deuxième et quatrième années avaient étalés leurs parchemins sur la table d'étude et faisaient leurs devoirs. Cependant Olivier Dubois entretenait Percy Weasley, sur lequel il s'etait jeté des son retour dans la salle commune, sur les cours de Défense contre les Forces du Mal. Le petit Dean Thomas était assis en tailleur dans un coin de la pièce, un carnet à dessin et un crayon de bois en mains, il tentait de tirer un portrait fidèle de la salle commune mais ne pouvait retransmettre la chaleur qu'on y ressentait. Un garçon blond qui partageait son dortoir mais dont il avait oublié le nom se tenait au dessus de lui, un grand sourire aux lèvres, lui cachant toute la lumière. Les poursuiveuses et les batteurs de l'equippe de Quidditch étaient en grande discutions sur un problème épineux : l'absence d'un attraper digne de ce nom dans leur équipe. « Il est hors de question que les Serdaigles gagnent comme l'année dernière ! » « C'est les Pouf' qui m'inquiètent, ils ont recruté Diggory cette année... »
Ronald, Neville et le célèbre Harry Potter échangeaient des cartes de chocogrenouilles. En même temps, les deux sang purs expliquaient au survivant ce qui pourrait lui être utile sur le monde sorcier. De l'autre côté de la pièce, Lavande et Parvati qui partageaient le dortoir d'Hermione les regardaient en gloussant.
Percy lançait de plus en plus de regards à l'horloge derrière Olivier, il serait bientôt l'heure de sa ronde avec la préfète de Serdaigle. Il vérifia une fois de plus que sa cravate était bien mise et son insigne luisante. Son ami eu un petit rire et lui intima de partir en avance. Après tout, on ne le punirait pas pour un excès de zèle. Percy le remercia de sa compréhension et fila à travers le portail, les joues rouges et un sourire benêt aux lèvres.
À onze heure trente, Minerva MacGonnagal entra dans la salle commune où le silence se fit, et ordonna aux derniers élèves debout de rejoindre leurs dortoirs, lançant un regard particulièrement perçant à Lee Jordan et aux jumeaux Weasley. Percy, les cheveux en bataille et la cravate de travers, rentrait tout juste de sa ronde.
Poufsouffle
Sally Smith était seule dans son dortoir. Elle écrivait une lettre à son petit frère, Zacharias, où elle disait espérer qu'il la rejoigne vite. Pourtant, la jeune fille doutait que son frère soit reparti autre part que chez les serpents. Lorsqu'elle eu achevé sa lettre elle regarda l'heure et constata avec amertume qu'il était trop tard pour aller à la volière. Elle rangea son courrier dans son sac et jura de l'envoyer le lendemain. Puis elle rejoint ses camarades dans la salle commune.
Il n'y avait pas de fête ce soir, pourtant de la musique irlandaise se rependait dans les appartements des Poufsouffles et un groupe de septième années avait entamé une danse gauloise. Susan Bones tentait de travailler sans se laisser emporter par cette ambiance, lorsque Cadwallader se laissa tomber avec bonne humeur à ses côtés. C'était un grand garçon maigre aux cheveux châtains, avec une plume blanche pendant à son oreille droite et un anneau de nez. La jeune blonde le trouvait ridicule, elle lui fit un pauvre sourire et se plongea à nouveau dans ses études.
La porte de la salle commune s'ouvrit sur Ernie MacMillam, qui tenait par la main Theodore et Vincent, deux serpentards. Truman fronça les sourcils mais Ernie le rassura d'un geste et d'une phrase : « Il savent pas comment entrer, je leur ai bandé les yeux et bouché les oreilles. » effectivement les garçons avaient un bandeau sur les yeux. Le préfet rit, fier de ce première année culotté, et accueilli les garçons à bras ouverts.
Marylin, une jolie septième année, leur mis des colliers de fleurs autour du cou et leur tendis deux grands verres de bieraubeurre avant de retourner à son chevalet. Se penchant sur le côté, Sally pu voir qu'il s'agissait d'une toile abstraite aux jaunes et aux orangés particulièrement vifs. Un élève de septième année, voulant continuer l'initiation des serpents, leur offrit un joint, mais il fut sévèrement rabroué par Truman.
« Ils ont onze ans, ça se passe comment sous ton crâne, Peter ? On est pas à Gryffondor, on est responsable ! » la remarque fit ricaner Ernie et Theodore, qui s'installèrent sur un épais tapis jaune paille et rejoignirent Hannah, Justin et Roger Malone pour une partie de pouilleux. C'était un jeu moldu proposé par Justin, aussi Vincent préféra s'aventurer du côté des danseurs, accompagné de Sally. Vers minuit le préfet en chef déclara qu'il était temps pour les jeunes invités de quitter les lieux. La musique avait baissé et il ne restait que peu d'étudiants dans la salle commune, principalement des premiers années et des élèves peu intéressés par la réussite de leurs examens, mais aussi Marylin qui refusait de partir temps qu'elle n'aurait pas fini sa toile. « Ça représente quoi ? » interrogea Hannah Abbot avec scepticisme devant ce brouillard d'ocres et de jaunes où tourbillonnaient des silhouettes à l'air animal au milieu de colonnes végétales. « Je l'ai intitulé L'entre des Blaireaux. » sourit la jeune femme avant d'apposer le dernier coup de pinceau
