Bonjour, ici mademoiselle Lutin qui s'excuse du retard pour la publication. C'est juste qu'elle avait la flemme de tout mettre en place TT
Pardon ~ Brefouille, c'est là.
Enjoy ~
« And the lie is still running ... »
Chapitre 1 ~ Alice Version
« Alice ... Approche » murmura alors la voix d'Aro. Je savais très bien ce qui se passerait, mais comme toujours, comme à mon habitude, j'avais baissé les yeux et je m'étais approché, humble, comme tout bon bijou, qui ne rayonnait que quand il le fallait. M'arrêtant devant son trône, de où il s'était levé, je m'étais incliné devant lui, lui proposant ma main comme toujours. Je prenais l'initiative parce qu'un refus, un doute de ma part m'aurait conduit sur le chemin du bucher, et sans jeu de mot. Caïus bien sûr. Même si je portais le nom des Volturi, je n'en n'étais pas une à ses yeux. Mais j'étais tout ce qui avait de plus Volterriens dans le coin, jusqu'à mon mode de pensée, restructuré, retravaillé, affiné, jusqu'à mes yeux rouges brillant d'inexpression, jusqu'à ma façon de me mouvoir, d'obéir, une vraie chienne obéissante. Qui aurais-pu croire ça de moi ? Même pas moi, surtout pas moi ... Aro accepta ma main dans la sienne, et il me guida vers la sortie comme toujours, les autres s'effaçant sur notre passage tandis que derrière nous brûlait à présent le corps sans vie d'Adélaïde. La lumière nous éclaira un instant comme dans ma vision. Une vision lointaine où j'avais cru voir un jour une vampire aux cheveux noirs, une cape flamboyante, aux côtés d'Aro, sans expression. Dire que c'était moi. Etrange. Déjà à cette époque, alors que rien n'était moins sur, j'avais déjà pris cette décision que je serais là en toute conscience. Déjà à cette époque. Epoque si proche et si lointaine à la fois. Epoque où j'étais une végétarienne. Epoque où je pouvais aimer. Epoque où j'aimais, comme tous ceux de mon clan. Pardon, ancien clan. Epoque qu'Aro aime regarder là, à travers ma mémoire, mes pensées. Epoque que je revis à travers son pouvoir. Séance obligatoire à chaque fois que je me retrouve au près du chef des Volturi. Epoque ... Finie, achevée, oubliée.
Et Pourtant.
Tout était si bien parti. Tout doucement, le temps reprenait son cours, tout doucement on s'était refait à notre vie pleine d'ennui, ou presque. Chaque jour, nous vivions comme nous devions le faire. Jasper, et moi étions à l'Université de Seattle, suivant nos aînés d'une année Rosalie et Emmett, seuls Bella et Edward avaient décidé de vraiment partir à Dartmouth vu qu'ils avaient été reçus. Ca aurait été plus que dommage qu'ils n'y aillent pas même si avouons-le, il me manquait bien. Quelle idée en plus de loger dans la cité universitaire. Ou tout près. C'est d'un ridicule. Nous étions à la période des vacances. Alors on s'était tous retrouvé au manoir, même Jacob. Faut dire qu'avec Nessie, ils étaient devenus inséparable. Renesmée ressemblait à une ado de douze ans, et prenait des cours à la Push. Jacob allait la chercher en tout bon grand frère. On en ricanait. Pire que des gamins, mais ça nous amusait nous plaisait. Machinalement Je laissais échapper un petit rire qui sortit Jasper de sa concentration. Revenant vers moi, il me prit par la taille tandis que je blottissais ma tête contre son épaule, dans le creux de celle-ci et de son cou. Je sentais certaines de ses mèches me chatouiller le haut du front tandis que je relevais les yeux vers lui, et qu'il baissait son beau visage. Yeux couleur topaze, comme les miens, yeux reflétant son amour, mon amour. Nous n'étions qu'une seule et même partie, une seule et même âme, crées pour vivre ensemble, ou pour ne pas vivre. Nous étions la réplique exact de l'amour parfait, tendre, compréhensif, pas comme Bella et Edward qui formait un amour passionnel sans borne. Nous étions, nous tout simplement. Un sourire s'étira alors sur ses lèvres, tandis que son visage prenait soudainement vie, l'ivoire s'animant alors.
« Qu'est-ce qui te rend heureuse ainsi ? me demanda-t-il alors, amusé, ressentant mon bonheur comme personne ne pouvait le ressentir. En bas, on entendait sans mal Carlisle parlant tranquillement avec Renesmée, Jacob et son rire qui ressemblait presque à un aboiement, mais je n'avais d'yeux que pour lui, et lui également.
- Qu'on soit la, tous ensemble. Les réactions des uns, des autres. Tout quoi. Répondis-je alors tout sourire, avant de me retourner pour me retrouver dans mes bras face à lui, un sourire aussi grand que le sien. Il ne m'en fallait pas beaucoup pour être heureuse. Jasper, le centre de mon univers, ma famille, les étoiles les plus brillantes de mon ciel, et rien d'autre. Bon peut-être les fringues et ...
- Joie, bonheur, tendresse, tu m'inondes ricana alors mon âme-sœur. Il avait oublié le principal. Amour. Comme dans un jeu, je lui envoyais tout mon amour, toute ma tendresse, je voulais qu'il sache tout ce que je ressentais pour lui. Comme dans un jeu. Forcément. Comme toujours. Je prenais la vie pour un jeu, tout dedans était un jeu, sauf lui. Ca frise le mélodrame romantique et glamour, les scénarios dignes de série B, mais bon. Il était mon attache à ce monde, sans lui pas la peine de vivre. Il le savait, et je savais que j'étais également son attache. Comme des oiseaux amoureux. Pas de cage, et pourtant, toujours sur la même branche.
- Doucement, c'est un raz de marée d'amour là que tu m'envoies », ajouta-t-il à nouveau devant mon silence éloquent. Derrière sa plaisanterie, je savais qu'il appréciait. Je le voyais à son sourire, je le voyais à son air détendu. Rien ne pourrait nous embêter dans ce moment de complicité. Deux regards qui se croisent, deux paires de lèvres jouant ensemble, une langue, intruse, un baiser qui s'éternise, des mains baladeuses, mes mains fourrageant ses cheveux blonds, c'était ça notre complicité. Nous recherchions sans cesse la présence de l'autre que se soit par pensées, par gestes, ou par paroles, que notre tout dernier moyen de nous exprimer, pouvait parfois sembler incongru aux yeux des autres. Parce que c'était nous, et que ce «Nous» on l'avait représenté par des gestes tendres, des regards aimants, des frôlements, et des sourires rassurants, nous aurions ici cassé tout ce mythe en nous montrant ainsi sauvage, hors de limite. Aucune limite, ou presque.
Notre famille. C'était ce qui nous importait le plus. Je me souvenais encore des mots de Jasper, comme quoi il n'était là que pour moi, mais je le savais qu'il s'était attaché à cette bande de joyeux lurons tout comme moi. Au point que le retour de la grande star épique de la famille, j'ai nommé Rosalie, et non Bella, nous intrigue. Nos lèvres se descellèrent comme à regret tandis que nos mains restèrent encore un instant hésitante à recommencer leur exploration sur un terrain pourtant si connu. Un sourire, complice, entre nous, et l'on s'éloigna. Pas de trop, juste assez pour qu'on se frôle en marchant. Galant, Jasper m'ouvrit la porte. Malicieuse, je passais devant lui dans un mouvement gracieux. Nos regards se croisèrent à nouveau tandis que nos mains se frôlaient, silencieuses, exprimant nos envies. Mais Rosalie n'attendrait pas. Normal elle n'attend jamais, capricieuse, diva, mais tout de même. Notre absence ne l'aurait pas dérangé. Pourtant on allait la voir. Elle et Emmett bien sûr. Parce qu'après une semaine d'absence, sans doute à cause de la présence de Jacob, nous étions tous impatient de savoir ce qu'elle avait fait avec son mari. Une semaine de disparition ça se remarque, surtout quand on devait tous se retrouver. Tandis que je descendais les premières marches, derrière-moi, une remarque de Jas' me fit rire.
« Jolie jupe. avait-il dit. Un regard sur ma tenue et je ne pus m'empêcher de sourire plus. Une jolie robe en soie bleu pâle, qui commençait en bustier, et s'arrêtait au niveau de mes cuisses dans de nombreux froufrous, tulles, la faisant devenir légèrement vaporeuse. Et qui surtout à chaque marche dévoilait mes cuisses glabres et fines aux yeux de Jasper au dessus de moi.
- Tu trouves demandais-je alors innocemment, tandis que nous avancions doucement, enfin pour des vampires je dois dire. Les humains auraient presque pu croire que l'on volait dans l'escalier, nos pieds touchant à peine les marches.
- Assez presque trop indécente. ajouta-t-il alors avec un sourire malicieux. Le genre de sourire que me faisait presque toujours craquer. Presque.
- C'est le but. » Ricanais-je alors avant de partir dans un rire cristallin en plein milieu de l'escalier. Carlisle me lança alors un regard intrigué avant que je ne regarde la porte, je crois qu'Edward aussi savait que Rosalie se trouverait bientôt derrière celle-ci accompagné d'Emmett. Alors il y eut du mouvement dans la maison. Peu à peu tous les habitants de celle-ci, même le chien, j'ai nommé Jacob, futur fiancé de Nessie à notre plus grand damne, se retrouvèrent à la porte. Avec Jasper qui avait posé une main dans le creux de mon dos, nous fûmes les derniers à descendre. Rien ne pressait, mais l'on sentait cette excitation sans mal, celle de revoir deux des membres de notre famille alors l'on pouvait comprendre cette précipitation.
Un instant de silence précéda le moment où la poigné de la porte bougea, enfin. La porte s'ouvrit alors, et il y eut soudainement un capharnaüm monumental, surtout d'Esmé qui s'inquiétait outre mesure de notre pauvre sœur qui avait à peine eu le temps de poser un pied à l'intérieur de la maison. Mais tandis que Rosalie essayait de répondre à tout le monde, Edward demanda soudainement d'où elle connaissait l'hymne Russe. Interloquée, je la fixais alors, dans un silence qui s'était fait rapidement. C'était surement l'une des premières fois qu'elle cachait ses pensées à Edward, vraiment inquiétant je dois dire. Je regardais machinalement derrière elle. Pas de Emmett, je crois que Nessie aussi avait compris vu qu'elle demandait à voir, je cite « Tonton Mettou » Il n'y avait que elle pour des surnoms aussi débile. Quoi qu'elle le tenait peut être de sa mère, il faudrait que je lui demande. Quand Rosalie pu enfin s'avancer, elle s'installa sur le canapé, tandis que tout le monde l'entourait. C'était assez comique de voir comment elle semblait être à l'aise au centre de toutes les attentions, même si je captais sans mal son regard qui déviait assez souvent vers la porte. Emmett. Emmett n'allait pas tarder à rentrer. Supposition tout à fait correct, vu qu'il passa à son tour le seuil, refermant la porte derrière lui d'un coup de pied. Et il n'était pas seul, il était accompagné.
« Bon bah, voila notre fils, ajouta tout simplement Emmett face à notre regard d'incompréhension. Son fils ? Pardon ? J'eus du mal à comprendre, et je ne fus sans doute pas la seule. A croire que l'on avait tous les mêmes réactions. Mon regard se posa alors sur le gamin de dix ans à peine qui accompagné celui-ci. Blond, les cheveux bouclés, la peau ivoirienne et surtout les yeux rouges. Vampire. Nouveau né. Mais qu'est-ce qu'il était mignon. Je ne semblais pas être la seule à être de cet avis. Tandis que Rosalie le reprenait dans ses bras, toutes les filles de la maisonnée se retrouvèrent autour de celle-ci, moi comprise.
- Comment il s'appelle ? Commença alors Bella qui semblait aux anges de voir un enfant pareil. Il faut dire qu'elle regrettait presque la croissance accélérée de Renesmée.
- Il est adorable continua Esmé.
- Il ne se souvient plus de son nom. Avec Emmett, quand on a jugé qu'on pouvait reprendre la voiture, nous l'avons ramené, mais on hésite sur plusieurs prénoms.
- Du genre demandais-je enfin, parlant pour la première fois depuis l'arrivée de Rosalie et de « son » enfant.
- Pony ...
- Naon criais-je alors, la coupant dans son élan. J'avais oublié qu'elle aimait ce genre de nom débile. Ponyboy. Fallait franchement être toqué pour appeler son fils ainsi, franchement Ponyboy, c'est d'un ridicule à toute épreuve. Rosalie pinça alors les lèvres sous le rire des autres, mais se dérida bien vite qu'en l'enfant se mis à jouer avec ses cheveux, émettant un bruit qui ressemblait à un gazouillement. Adorable. Trop pour s'appeler Ponyboy.
- Timothée proposa alors Esmé. Grimace de la part de Rosalie. Nous étions bien partis pour que ça dure des heures. On passa par John, Nathan, Ebenether, Batiste, Colin, Carlie, celui-ci d'ailleurs reçu un non vif de la part de Nessie qui semblait refuser catégoriquement que cet enfant ait son deuxième prénom. Il y eut aussi des James qui provoqua des frissons, des Antoine, des Yoann, des Célestin, et d'autres encore, mais aucun moyen de trouver un prénom qui plaisait à tous. Oui à tous, Rosalie n'avait guère le choix avec nous. Nous voulions tous pour ce petit ange, un prénom qui nous plaisait à tous. Celui-ci nous regardait chacune de nous avec des grands yeux, mais la plupart du temps il préférait rester contre « sa mère » qui elle ne se faisait pas prier pour lui donner toute sa tendresse. Après un énième non, presque catégorique, Je jetais un regard circulaire. Edward semblait avoir parlé un instant avec Carlisle, tandis que Jasper observait les morsures sur le bras d'Emmett. Sans doute l'enfant. De nouveau Edward qui me lança un regard surpris. Je ne compris pas son geste, il n'insista pas, à croire que ce n'était pas important.
- Edmund. Lança-t-il alors s'avançant vers Rosalie et son fils, avec Carlisle, se décidant à son tour de jouer à la trouvaille du prénom.
- Après Bella et son Heatcliff, Edward et son Edmund » ricana alors Jacob. Tandis que reprenait la chasse au prénom sous les rires.
De nombreux prénoms passèrent, et même l'enfant semblait prendre par au jeu. Il secouait parfois la tête sous nos rires, tout en réclamant les bras de son père, qui les lui accordait sans mal. A voir Rosalie un sourire si radieux aux lèvres, et Emmett en bon père, c'était un spectacle touchant. Un spectacle que je ne pensais jamais voir. Un spectacle attendrissant. Près de moi, Jasper venait d'arriver, un sourire aux lèvres. Il ressentait tout la joie de cette maisonnée. Même moi j'aurais pu la palper tellement on pouvait la sentir. Mon mari me fit un sourire avant d'ajouter qu'un Peter ça irait très bien comme nom à cet enfant. Moi j'avais proposé Lucien. Car Lucien, Lutin ça se ressemblait, et j'étais déjà dingue de ce petit cœur. Mais Rosalie ne voulait pas, et maintenant Emmett était également de la partie. De loin on aurait pu nous prendre pour une vraie bande d'amis, de vrais humains, si on exceptait le petit dernier qui semblait prendre un malin plaisir à mordre son père, car celui-ci refusait qu'il morde Renesmée, la seule à être encore à peu près humaine, si on exceptait son fiancé de chien, mais ça même un vampire n'en voulait pas. Tout a fait normal donc.
Machinalement je me plongeais dans mes visions, me demandant ce qu'il se passerait pour ce petit être. Ne croyez pas que je voulais tricher pour connaître son prénom, ce n'était pas du tout ça. Je le jure, je n'en n'avais presque pas l'intention. Je voulais également voir le futur de notre nouveau compagnon. A jamais plongé dans ses dix ans. Bon d'accord, huit et demi. Je voulais savoir ce qui lui arriverait son futur. Ce que j'y vis me rassura. Je n'y voyais que de la joie, que du bonheur, je voyais des milliers d'images, des milliers de futurs, le tout sous des couleurs chatoyantes. La plupart du temps je voyais Rosalie avec le garçon, Emmett les faisant rire, je voyais une maison inconnue, où ils vivaient à trois. Peu être non loin de chez nous. Je voyais parfois Jasper avec lui, je voyais parfois Carlisle qui venait prendre de ses nouvelles, mais le plus souvent, ils n'étaient qu'à trois, comme la famille que Rosalie avait toujours voulu avoir, elle, son mari et son enfant. On ne pourrait pas lui en vouloir de s'éloigner un peu avec son idéal parfait. Même moi je comprenais. Même si je savais que l'on souffrirait de leur éloignement, je savais également qu'on n'avait aucun droit sur elle … Sur eux.
Un sourire éclaira alors mes lèvres à la vue de ce bonheur. Aucun danger sur lui. Il n'y avait aucun danger sur cet enfant. D'un côté c'était plutôt rassurant, car je pensais que Rosalie avait enfin le droit à son tour d'être heureuse. Tout le monde le savait, même Emmett, qu'elle aurait tout abandonné pour retrouver son humanité et pouvoir enfanter. Mais il n'y avait aucun retour en arrière possible. Vampire pour l'éternité, c'était notre punition. De qui ? De quoi ? Dieu ? Sans doute. Mais là, cet enfant trouvé dans la forêt dans cet état à cause de nomades, ça ressemblait à un cadeau du ciel. Nous avait-il pardonné ? Peut-être. Emmett avait expliqué qu'il allait mourir, ses vrais parents ayant déjà rendu l'âme, et qu'ils s'étaient décidés à deux de le sauver. C'est pour ça qu'il n'était rentré que maintenant. Trois jours de transformation, quelques jours d'adaptation. Des âmes nobles, comme toutes les personnes dans la famille. Refermant, mon esprit mentalement, c'est une image bien sûr, je ne faisais que me reconnecter sur l'instant présent, je cru entendre des bribes de mots, de prénoms. Une belle ribambelle de prénoms farfelus, beaux et anciens, moderne, dépassés, féeriques, et j'en passe, mais aucun ne semblait convenir. A force on commençait à avoir du mal à trouver un prénom. A force, il y avait de plus en plus de silence interrompu car un gazouillement mélodieux que lançait le nouveau membre de la famille.
« Joshua ajouta alors Edward après un non exprimé de vive voix pour Heather que je trouvais pourtant beau. Un silence suivi alors mais bientôt il fut vite rompu par Rosalie qui se jeta sur Edward pour le prendre dans ses bras, et s'écriant qu'elle adorait et qu'il était génial, un génie.
- P'tain Edward t'es un chef. Joshua ... répéta alors Emmett en observant le garçon dans ses bras.
- On dit Joshua, avec un 'j', pas Yoshua répliqua alors Rosalie amusée de l'accent de son mari.
- Je ne sais pas prononcer ce prénom, c'est pas ma faute. Joshua c'est parfait répliqua Emmett en prononçant une nouvelle fois, le prénom de son fils de façon incorrect ce qui fit rire l'assemblée, dont Jacob qui ajouta qu'on était bien parti avec une famille pareille.
- En tout cas ce prénom semble plaire à tout le monde. Carlisle, chéri ... demanda alors Esmé en se tournant vers son mari.
- Je m'occuperais des papiers ne t'inquiète pas.
- Tu peux demander à Jenks s'tu veux. Il est parfait dans ce genre d'occasion. » Ajouta Jasper toujours sérieux, en mentionnant celui avec qui il travaillait souvent.
La mention de Jasper me fit penser à Bella. Elle avait également eu affaire avec cet homme pour protéger Renesmée des Volturi. Les Volturi. Je n'y avais même pas pensé. Je ne voulais pas y penser à ce moment là, pourtant ce fut la vision qui me tomba dessus. Horrible vision. Chose des plus vrais. Un carnage, des vies brisées ... Non. Si flou et pourtant si réelle. Il avait juste fallu que l'on nomme cet enfant. Qui était au courant ? Comment le seraient-ils ? Visite ? Oui sans doute. Machinalement je m'appuyais contre le mur. Il ne devait pas savoir. Je pensais à Jasper, et à notre nuit pour qu'Edward ne vienne pas fouiller mes pensées, mais je dois avouer que je ne savais pas comment réagir. Devais-je de nouveau leur demander de réunir nos amis ? Non ça n'y changerait rien. Rien du tout. Rosalie était fautive d'un crime. Les enfants sont beaucoup plus durs à contrôler, eux-mêmes ne peuvent y arriver avant des années. Nous avions brisé un tabou. Ils avaient crées un enfant immortel. Non hoquetais-je silencieusement tandis que je sortais de la pièce pour remonter à l'étage, grimpant les marches quatre à quatre. Dans la chambre, je m'accordais un répit, et je laissais mes visions m'envahirent. Je voyais tous les futurs possibles, mais plusieurs solutions revenaient de plus en plus claires. Jusqu'à ce que je revoie cette image que j'avais vue il y a bien longtemps. Une jeune fille cheveux noirs court en bataille, une cape rouge sur les épaules tenant la main d'Aro. Impossible ...
« Alice demanda alors Jasper rentrant à nouveau dans la chambre, plongée dans le noir. Nous avions passé notre après-midi dans le salon à chercher un nom. Je m'autorisais à reprendre une bouchée d'air rapide, mais je sais que ça ne me calmerait pas. Il sentirait sans mal l'inquiétude, la tristesse, la douleur, tout ce que je ressentais là sur l'heure.
- Alice répéta-t-il inquiet se posant derrière moi sur le lit pour me prendre dans ses bras. Je me laissais aller. Je posais la tête sur son épaule, tandis que mes visions continuaient, devenant de plus en claires, de plus en plus unique. Je savais ce que je devais faire. Mais je répugnais à le faire. Pourtant il fallait que je le fasse. Pour Joshua. Pour Rosalie et son rêve, pour le bonheur d'Esmé qui ne supporterait pas la déchirure de la famille. Si je ne faisais rien, je savais très bien ce qu'il se passerait. Je l'avais vu. La première à mourir serait Bella. Première cible. Puis Rosalie, l'enfant, Emmett car il se serait mis sur le chemin des Volturi. Jasper ne s'en remettrait pas. Renesmée devrait partir avec eux, derrière il y aurait le cadavre de Jacob. Et moi ? Je serais démembré impitoyablement par Jane. La rancune qu'elle portait contre moi existait toujours. Non je ne pouvais pas laisser faire ça. Ma décision est prise, je savais ce qu'il me restait à faire.
- Deux jours Jasper. Dans deux jours tout ira mieux je te le jure, le temps que je me fasse à tout ça » murmurais-je avant de me coller un peu plus contre lui. C'était nos derniers instants, ensemble. Nos derniers instants avant que je ne brise tout pour sauver leur bonheur. Le briser pour mieux le reconstruire c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.
C'était le début de la fin.
Chapitre 1 Bella Version
Les valises étaient prêtes. Sur le lit. En attente d'un long voyage. Edward me regardait, perplexe, et l'inquiétude dans ses yeux me fit l'effet d'un direct dans le cœur.
« Tu ne comprend toujours pas pourquoi je veux la retrouver pas vrai?
-Non. J'ai saisis. J'ai juste peur de ta réaction si elle refuse de rentrer.
-Elle rentrera. » Ma voix ne tremblait pas malgré les doutes persistants qui cognaient dans mon esprit. Il se ravisa et sortit, prétextant devoir parler à Carlisle. Je ne le suivais pas et me dirigeais vers le dressing. Cela nous arrivait souvent depuis peu. L'incompréhension. Depuis deux jours en fait. Cela fait dix ans tout pile que Alice est partie. Edward ne l'acceptait pas, il était proche d'elle et souffrait encore des pensées de Jasper. En continu il était dans son esprit, l'entendait la haïr et la pleurer. Je me sentais impuissante ce que je faisais n'était pas suffisant.
Ce que je faisais n'avait aucun sens, comme la fois ou j'étais allée voir la maison des Cullen en leur absence. Aujourd'hui c'était ma robe de bal de promo que je contemplais. La première robe que Alice m'avait prêtée. Bleue sombre, a fanfreluches, digne d'un défilé de monde parisien. Son parfum particulier inonda mes narines et pendant un instant j'eu envie de pleurer. Je l'aurai fait si j'en avais été capable. Elle me manquait terriblement. Ses joies, ses peines, son rire cristallin, ses cours de danse qui me faisaient grogner, ses envies de shopping sorties de nulle part … Tout allait bien. Je jure que tout se passait pour le mieux … Nous vivions heureux, ensembles envers et contre tout, étant mon amie et ma sœur. Elle m'avait juré de ne plus partir.
Et pourtant …
A la fin du lycée, après notre petite embrouille avec les italiens, le temps repris son cours normal. Edward et moi étions a Dartmouth, Jasper, Alice, Rosalie et Emmett à la fac de Seattle. Dartmouth était plutôt cool même si mes « frères et sœurs » me manquaient terriblement. Nous logions sur le campus même, Renesmée était restée à la Push avec Charlie, Billy et Jacob, son grand ami/amour. Le lycée de la réserve lui plaisait vraiment beaucoup et elle disait trainer avec « la bande des loup-garou » à qui voulais l'entendre. Pour les vacances de Pâques; Carlisle avait organisé une réunion de famille. Nous étions tous à la maison, cette belle et majestueuse demeure qui se dressait au beau milieu d'une clairière sur les collines de Forks. En parlant de clairière, c'est la que nous étions, Edward et moi dans le premier souvenir que j'ai du retour de Rosalie. Sa clairière était le seul endroit ou nous pouvions nous retrouver seuls sans que personne ne nous espionne, ne nous entende. A environ 10heures du matin, il était allongé et moi j'étais assise en tailleur a coté de lui, frôlant de mes doigts ses muscles fins, nous nous regardions regardant droit dans les yeux. Je ris lorsqu'un rayon de soleil, le premier depuis notre retour a Forks, vint frapper son torse nu.
« Quoi? Dit il
-Je me disais que si un jour j'ai besoins d'une boule a facettes je t'appellerais ricanais-je
-Très drôle ! » Ris -t'il en me prenant par surprise par les épaules et me plaquant au sol dans la lumière. Ma peau étincelait sous la sienne. Je le fixais tout en repoussant mon pouvoir de façon à ce qu'il lise mes pensées.
-Mademoiselle Swan Cullen … Vous êtes irrécupérable, murmura mon vampire avant de se pencher vers moi, d'embrasser mon oreille, mon cou, toutes les parties de mon torse non couvertes par mon magnifique et clinquant Wonder Bra (Merci Alice …), puis il entreprit de couvrir mon ventre de léger baisers. Je respirais TRES difficilement. A la limite, je ronronnais. D'un vif mouvement je retournais la situation. Il était en dessous de moi, ma poigne de fer emprisonnant ses mains plaquées au sol au dessus de sa tête. Son sourire en coin éclaira son visage. J'entrepris de mordiller le lobe de son oreille, d'embrasser son cou, son menton, son nez, le coin de sa bouche.
« Monsieur Masen Cullen, c'est impolis de grogner devant les dames, même si c'est de plaisir ! » Lançais-je faussement choquée.
Enfin, je l'embrassais, mes mains frôlant les siennes, nos corps s'emboitaient à la perfection. Il entreprit de déboutonner mon jean tandis que je jouais avec l'élastique de son boxer. Alice avait raison, entre lui et moi c'était de la passion, violente, destructrice, forte, éblouissante, le genre d'amour qui vous fait oublier ou vous êtes, qui vous êtes. Le genre de relation qui transforme une gentille fille en femme fatale. Ce qui arriva par la suite … j'ai bien peur de ne pouvoir le raconter sous peine de m'attirer les remontrances d'Esmé et les sarcasmes d'Emmett.
Vers 14heures, Edward, vêtu de son simple boxer s'arrêta net dans ses baisers.
« -Qu'y a t'il? Demandais-je
-C'est Rosalie. Répondit il, elle est enfin de retour au bercail …
-Merde ! Vite il faut qu'on rentre ! »
En quatrième vitesse nous nous rhabillâmes. En réalité, nous étions sensés rester dans notre chambre ce jour la, afin de nous avancer dans nos devoirs pour la fac. Nous courûmes jusqu'au manoir, et, passant par la fenêtre, nous nous installâmes sur le lit à baldaquin d'Edward (installé à mon intention lorsque mon cœur battait encore), chacun sur un oreiller, PC allumé présentant de multiples pages de recherches, lui sur l'histoire de l'art, moi sur les cultures asiatiques. Esmé ouvrit la porte, et nous annonça que Rose arrivait. Je me levais et courrais dans le dressing pour me changer, mes vêtements étaient plein de vert, probablement a cause de l'herbe. Edward m'y rejoignit et se plaçant derrière moi, entrepris de déposer de doux baisers sur ma nuque. Me retournant avec un air farouche je me penchais vers lui et lui mordait le cou.
« -Sauvage, rigola t'il.
-Habille-toi, vite! »
Apres avoir enfilé une robe à bretelles de coton courte et légère, de couleur jaune pale avec des jolies fleurs, j'attendais Edward qui boutonnait sa chemise.
On entendait Alice et Jasper descendre les escaliers, nous sortîmes au bon moment pour entendre une remarque pleine de sous entendu de Jasper par rapport à la mini jupe d'Alice et la réplique de celle ci qui allait dans le même sens.
Nous passâmes devant eux dans l'escalier, volant presque, et nous nous joignîmes au rang déjà formé devant la porte dans l'attente de la fille prodige et de son mari.
Lorsqu'elle posa un pied dans la maison, tout le monde lui sauta au cou, l'embrassa, lui couru dans les bras. Je crois que seuls Alice, Edward et moi avons remarqué qu'il manquait quelque chose. Emmett n'était pas la. De plus elle chantait l'hymne russe de façon à cacher ses pensées à Edward. Elle trafiquait quelque chose. Quand elle fut enfin libre de ses mouvements elle parti s'assoir sur le canapé du salon, nous nous assîmes tous dans les sofas, fauteuils ou même tapis, de façon à l'entourer complètement. Elle se réjouissait de toute cette attention portée sur elle. Je regardais Alice et suivais son regard en direction de la porte. A cet instant précis, Emmett fit son entrée.
Et quelle entrée. D'un coup de pied, il referma la porte derrière lui, puis, plaça devant lui un petit garçon. Son visage cireux et blanc comme neige était encadré de magnifiques boucles blondes qui lui arrivaient aux épaules. Il devait avoir 8-9 ans à tout casser. Et ses yeux étaient rouges. Rouge sang, comme ceux des nouveaux nés. Un vampire. Un tout petit vampire, si mignon, si beau, si pur et innocent. Je regrettais déjà que Renesmée ait grandit si vite. Je m'avançais vers lui, prenais sa main froide dans la mienne et lui sourit. Il ne semblait pas apeuré. Je regardais Emmett et demandais comment se nommait se petit ange.
-il est adorable, continua Esmé.
-Il ne se souvient plus de son nom, me répondit Rosalie. Avec Emmett quand on a jugé qu'on pouvait prendre la voiture nous l'avons ramené mais on hésite sur plusieurs prénoms.
-Du genre?, demanda Alice Suspicieuse.
-Pony …
-NON ! La coupa Alice, ouvrant les hostilités.
Nous rimes tous face a sa réaction et commençâmes à chercher des prénoms. Esmé proposa Timothée, et Rose grimaça. C'est parti! Nous avons tous donné du notre pour trouver un prénom à ce jeune enfant de 8,5 ans. John, Nathan, Ebenether, Baptiste, Colin. Jasper proposa Carlie, mais Nessie refusa catégoriquement que son cousin porte SON deuxième prénom. D'ailleurs elle mordit la jambe de Jasp'. On passa ensuite à James, ce que je refusais évidemment, Antoine, Yohann, Abbott, Ronald, Clifford, je proposais alors Heatcliff et on me rit au nez. De plus Rose pensait que vu la fin que connais le Heatcliff de Wuthering Heights, ça porterai malheur au petit. Le jeune vampire nous regardait tous un par un. Les yeux grands ouverts sur le nouveau monde qui s'offrait à lui. Edward parlait avec Carlisle, les 2 hommes arborant un visage quelques peu inquiets. Je fixais Edward et compris. Cela lui remettait en mémoire les problèmes que nous avions eut avec la naissance de Renesmée et l'histoire des bébés-vampires. Il regarda Alice, avec le même regarde inquiet que celui qu'il m'avait servi mais je n'eus pas l'impression qu'elle saisit la raison de ce regard. Il n'insista pas et proposa le nom d'Edmund. « Trop Narnia et Mansfield Park » rétorqua Emmett.
-Apres Bella et son Heathcliff, Edward et son Edmund » ricana Jacob avant de se prendre mon coude dans les cotes.
Je voyais le sourire d'Emmett et Rosalie s'agrandir de minutes en minutes. L'espoir et la joie que représentait pour eux ce pauvre petit découvert à moitié mort dans la foret, ses parents assassinés par des nomades quelques jours plutôt avait rendu au couple toute sa joie de vivre. Il était un don du ciel. Mais, pardonnerait-il un jour à Rose de lui avoir donné l'immortalité? Lui avait-il déjà pardonné? Voyant le regard avec lequel il la couvait des yeux, je penchais pour la deuxième proposition.
Alice proposa Lucien (cela ressemble a Lutin selon elle …) et Jasper avança Peter. Mais aucun nom ne convenait au nouveau né qui avait lui aussi prit part au jeu, refusant certain prénoms d'une grimace de dégout trop mignonne. Je remarquais Alice, appuyée au mur probablement scrutant le futur du petit. Il riait parfois, d'un rire magique, encore plus clair que celui de Jasper, on aurait dit un gazouillement.
-Joshua » , proposa Edward, hésitant.
Rosalie se jeta à son cou, trouvant cette idée magnifique.
Emmett approuva aussi bien que pour lui Joshua équivalait à Yoshua. Il explosa de rire en voyant la tête de Joshua (ça lui va très bien je trouve) lorsqu'il trouva son surnom : Yo. Oui c'est de l'Emmett tout craché.
Carlisle promit de faire les papiers du petit Joshua Hale Cullen, et Jasper lui conseilla d'aller voir Jenks, l'homme avec qui j'avais eu affaire lorsque j'avais voulu éloigner Nessie du combat qui se profilait contre les Volturi. Quelques secondes plus tard, Alice parti dans sa chambre. Peut être avait elle pensé à la même chose que moi. Jasper la suivit. Je ne m'attardais pas sur ce fait. Je demandais à Renesmée d'emmener son petit cousin visiter la maison sans déranger Tata Lutine et Tonton Jasp'.
Il était déjà 19heures et Edward, Renesmée, Jacob et moi rentrâmes au cottage. Nous étions en route depuis 1minutes à peine à travers le jardin d'Esmé lorsque j'entendis au loin Alice dire « 2 jours Jasper, dans 2 jours tout ira mieux je te le jure. Le temps que je me fasse à tout ça. » .
Je mettais cette phrase sur le compte du fait qu'elle était la seule sans « enfant » de toute la famille maintenant. J'aurais peut être du y prendre plus attention. Je n'ai pas réalisé la portée de ses visions ce jour la. Je ne les réalise que maintenant. Voilà pourquoi je suis décidée à retrouver Alice. Cette idiote et son stupide sacrifice personnel. Elle traite Edward de garçon atteint de Tragédie aigue, mais elle ne vaux pas mieux.
Cette journée fut le début de la fin.
