Salut tout le monde !
Nous sommes enfin dimanche, ce qui signifie que je poste enfin la suite de cette toute dernière fic.
J'espère que cette suite vous plaira ^^
Je ne peux, maintenant, que vous souhaiter une :
BONNE LECTURE !
PSs : - Comme toujours Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, ne l'oublions pas poste de fics plus géniales les unes que les autres ! Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille :)
- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^
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Chapitre n°2 : Attente...
Finch remontait lentement l'allée menant à l'entrée de la bibliothèque. Un demi-sourire sur les lèvres, il s'attendait déjà à une taquinerie de la part de son partenaire sur son "retard". Il s'engouffra dans le bâtiment, montant une à une les marches menant au second étage. Il fut alors surpris de se retrouver face à la grille toujours fermée. Bear, dans son panier, fut réveillé quand Finch ouvrit cette dernière. Il le rejoignit immédiatement, comme il le faisait tous les matins pour l'accueillir. Finch lui fit quelques caresses avant de vérifier d'un rapide coup d'œil que son partenaire n'était pas passé pendant son absence. Après une rapide inspection, il ne trouva rien susceptible de lui dire que ce dernier était bien passé.
- Je suppose qu'il profite aussi d'une grasse matinée bien méritée, n'est-ce pas ? Dit-il au malinois.
Un léger aboiement en guise de réponse et l'informaticien accrochait son manteau avant de s'installer. Il démarra son installation, impatient que son partenaire n'arrive enfin. Il le voyait déjà entrer, petit-déjeuner en mains, son habituel sourire aux lèvres, lui offrant une nouvelle démonstration de ses taquineries. Il en frémissait déjà d'impatience, un léger sourire se dessinant alors sur son visage à cette simple pensée. Il commença à pianoter, comme il le faisait jour après jour vérifiant une nouvelle fois son système. On est jamais assez prudent... pensa-t-il tout en admettant qu'il était sûrement un peu paranoïaque, encore une fois.
Pendant ce temps là, dans un hôpital, un patient renversé un peu auparavant venait d'entrer au bloc opératoire. Les médecins s'activaient tout autour de lui, alors que ce dernier n'avait plus repris connaissance depuis un moment déjà. Sabrina Kaines était, quand à elle, en train de faire sa déposition à l'un des agents arrivés sur les lieux.
- Quand je me suis retournée Lizzy n'était plus avec moi. J'ai juste vu un homme la tirer par le bras alors qu'une voiture arrivait droit sur eux. Je n'ai pas eu le temps de faire le moindre geste que ma fille était en sécurité alors que lui gisait au sol.
- Que pouvez-vous me dire concernant la voiture ? Demanda le policier.
Sabrina sembla réfléchir, tenta de rassembler du mieux qu'elle pouvait ces images qu'elle aurait pourtant voulu oublier par dessus tout.
- Rouge, elle était rouge, dit-elle finalement en rouvrant les yeux qu'elle avait fermé pour mieux se concentrer.
- Et la marque ?, vous avez pu la voir ?
- Il me semble que c'était... Oui, c'était une Ford.
- Vous m'avez l'air bien sûr, remarqua l'homme en uniforme.
- Oui, mon frère avait quasiment le même modèle il y a quelques années. Mis à part qu'elle était bleu nuit.
- Je vois. Je suppose que pour la plaque...
- Non, je suis désolée, mais là je n'ai rien vu.
- Ce n'est pas grave, vous nous avez déjà suffisamment aidés comme ça. Merci pour votre aide, dit-il tout en rangeant son calepin dans une de ses poches.
- Maman, on rentre bientôt ? Demanda la jeune Lizzy.
- Oui ma chérie. Je voudrais juste voir si le gentil monsieur va bien avant, d'accord ? Dit-elle à sa fille tout en la prenant sur ses genoux.
La jeune fille hocha la tête avant de s'installer tout contre sa mère qui referma ses bras autour de la taille de sa fille. Elle avait failli la perdre, mais grâce au courage et au réflexe de ce parfait inconnu, elle pouvait encore tenir son enfant dans ses bras. Grâce à lui, sa fille était désormais saine et sauve. Légèrement traumatisée, quelques écorchures aux mains et aux bras dû à son atterrissage plus ou moins violent sur le trottoir, Lizzy n'avait aucune blessure grave.
Un médecin s'approcha finalement d'elle :
- C'est bien vous qui étiez avec l'homme qui a été renversé ? Demanda ce dernier.
- Oui, c'est bien moi, dit-elle en se levant, sa fille dans les bras.
- Il est en salle de réveil pour le moment.
- Il va s'en sortir, n'est-ce pas ? Il n'a rien de grave ? Paniqua la jeune femme qui tenait absolument à remercier celui qui avait sauvé sa fille.
- Il m'a l'air du genre solide, dit le chirurgien en souriant. Quelques hématomes, une légère hémorragie cérébrale qui a vite été stoppée et une côté fêlée, voilà ce dont il souffre malgré le choc qui a pourtant dû être violent.
- Donc il devrait vite s'en remettre ? Demanda la jeune femme quelque peu soulagée par les dires du médecin.
- Je ne peux évidemment rien promettre. Nous devons attendre qu'il soit réveillé pour pouvoir affirmer avec certitudes qu'il est sorti d'affaire.
- Je comprends, répondit Sabrina.
- Vous ne le connaissez pas du tout ?
- Non. Pourquoi ?
- J'aurais bien aimé joindre sa famille ou une de ses connaissances.
- Il n'avait pas de papiers ? Ou même un téléphone? S'étonna la jeune femme.
- D'après les policiers son téléphone n'a pas résisté au choc de l'impact. Ils ont bien trouvé des papiers, mais en attendant qu'ils fassent des recherches sur son identité je ne peux prévenir personne de sa présence ici.
- Je suis désolée, s'en voulu sans raison Sabrina.
Le chirurgien s'éloigna finalement d'elle, d'autres patients l'attendaient en effet. Cette dernière se réinstalla alors, souhaitant attendre encore un peu le réveil du "sauveur" de sa fille.
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Un agent posa un nouveau dossier sur un des bureaux du commissariat.
- Évidemment c'est encore pour moi, se plaignit Lionel Fusco.
- T'en as pas marre de te plaindre ? Remarqua Carter en levant les yeux vers son partenaire qui prenait place derrière son bureau.
- Non, pas encore.
Carter eut un léger sourire à cette réplique avant de se concentrer de nouveau sur le dossier d'un double homicide. Fusco parcourut du regard le dossier qu'on venait de lui apporter.
- Un simple délit de fuite... dit-il alors sans se rendre compte qu'il venait de parler à voix haute.
- Tant mieux s'il est simple. L'affaire devrait être vite réglée dans ce cas, lui fit remarquer sa coéquipière.
- Ah ben je peux te le passer dans ce cas ? Lui répondit Fusco en tendant le dossier dans sa direction.
- Non merci, répondit Carter. J'ai d'autres dossiers en attente. Double homicide, lui dit-elle en lui montrant sa propre affaire.
- Évidemment le plus intéressant est pour toi, se plaignit le lieutenant Fusco. Ouais bon, je verrais ça plus tard, dit-il en refermant ledit dossier.
Carter secoua la tête, un demi-sourire sur le visage alors que Fusco prenait un autre dossier "plus intéressant".
- Tu sais que tu devras t'en occuper à un moment ou un autre ? Lui fit remarquer Carter.
- Ouais, je sais, répondit-il en tapant le mot de passe de son compte afin de faire des recherches sur un numéro de téléphone.
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Midi approchait et aucun numéro n'était encore tombé. Finch n'arrivait plus à garder son esprit concentré sur ce qu'il faisait et depuis un bon moment déjà. Bear gémit une nouvelle fois alors qu'il sentait bien le trouble de son maître. Ce dernier s'agitait de plus en plus sur sa chaise.
- Mais où peut-il bien être passé ?, maugréa l'informaticien de plus en plus inquiet par le retard de son camarade.
Ce n'était pas dans ses habitudes de ne pas venir et surtout de ne pas prévenir à l'avance d'une éventuelle absence. Il avait déjà cherché à localiser le portable de son partenaire, mais cela n'avait rien donné. Il y avait bien évidemment quelques raisons pouvant expliquer cette localisation infructueuse. Plus de batterie ou bien pas de réseau... Mais pourquoi se trouverait-il dans une zone sans réseau sachant qu'ils n'avaient encore aucune affaire en cours ? Finch avait beau se dire qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, il commençait de plus en plus à se laisser envahir par la panique.
- Rester ainsi à ne rien faire ne va pas m'aider, n'est-ce pas Bear ? Remarqua l'informaticien en se levant.
Bear gémit faiblement avant d'imiter son propriétaire et de se lever aussi. Il commença à suivre Finch qui, lui, s'était emparé de son manteau, prêt à partir. Le malinois prit sa laisse qu'il posa aux pieds de son maître. Il leva la tête vers lui et gémit une nouvelle fois.
- Toi aussi tu es inquiet, c'est ça ?
Comme pour répondre, il gémit une nouvelle fois. Finch se baissa et s'empara de la laisse qu'il attacha finalement au collier du malinois.
- Allons-y, dit Finch tout en reprenant sa marche.
Ils quittèrent finalement la bâtisse de pierre, remontant doucement l'allée.
Finch commençait à s'imaginer tout les scénarios possibles, du simple contretemps sans importance à la pire des morts. Dire qu'il s'inquiétait du sort de son partenaire aurait été un doux euphémisme. Il resserra son emprise sur la laisse.
- Je vous en prie John, donnez-moi de vos nouvelles, supplia l'informaticien en continuant sa lente recherche et en serrant son portable de son autre main.
Il commença à arpenter les rues à la recherche de celui qui faisait désormais battre son cœur comme personne auparavant. Il décida de passer en premier lieu par le parc où ils avaient l'habitude d'emmener Bear. Parc dans lequel ils étaient justement venus la veille. Il avait l'impression que cette journée remontait désormais à des jours auparavant. Il arpenta les allées dudit parc, cherchant en vain la présence de son partenaire. Il se souvenait encore parfaitement de la première fois qu'il avait vu celui qui deviendrait finalement son employé, son associé, son ami et finalement celui qu'il aimait maintenant. Ce n'était pas sous le pont comme Reese devait sûrement le penser. Leur première rencontre remontait à quelques temps avant cette conversation. Croisé par hasard dans cet hôpital.
Si on lui avait alors dit à l'époque qu'il allait s'éprendre de cet homme, il aurait sûrement pris cela comme une blague de mauvais goût. Il s'était, après tout, promis de ne jamais retomber amoureux de sa vie. Son amour pour Grace était suffisant. Et puis, s'il le cherchait c'était pour le travail et jamais au grand jamais il ne mélangerait vie privée et vie professionnelle. C'était deux domaines bien distinct l'un de l'autre. Comment pourrait-il laisser un inconnu entrer dans sa sphère privée ? Même s'il savait tout de sa vie, ou en tout cas une très grande partie, il ne le cherchait pas pour nouer une relation amicale, mais bien professionnelle. Pourtant, maintenant qu'ils travaillaient ensemble depuis de long mois désormais, il devait admettre que cette personne aurait vu juste... Oui, ses sentiments s'étaient peu à peu transformés pour passer de relation strictement professionnelle à celle d'amis. Un ami précieux sur qui il savait pouvoir compter en cas de besoin. De jour comme de nuit. Il savait avec certitude que son partenaire serait accouru pour lui prêter main forte s'il en faisait un jour la demande. De simple ami, il était devenu un soutien sans faille, et finalement il avait dû se rendre compte de l'inavouable : ses sentiments avaient dépassés le stade de l'amitié pour se muer en un profond sentiment d'amour. Un amour sans limite, un amour indéfectible que rien ni personne ne pourrait lui faire oublier. Il était prêt à tout donner pour que Reese reste près de lui. Prêt à tout perdre si c'était le seul moyen de protéger celui qu'il aimait... Il soupira en comprenant que Reese n'était pas dans le coin.
Il quitta le parc, prenant finalement la direction de l'appartement de Reese. Ne sachant pas où chercher, cet endroit était pour lui le seul qui lui venait alors à l'esprit. Il avait bien pensé à joindre un des deux lieutenants, mais il ne voulait en aucun cas les inquiéter inutilement et surtout il ne voulait pas montrer son inquiétude surtout que celle-ci était, pour le moment encore, non pertinente. Reese était adulte et pouvait très bien avoir à faire et ne pas le prévenir ne voulant pas le déranger. Il savait pourtant que cela n'était pas le genre de son partenaire, mais il voulait encore s'accrocher à ce faible espoir. Le faible espoir que tout allait bien...
Il vérifia une nouvelle fois son portable tout en sachant qu'il n'avait reçu ni appel ni message. Il ne lui restait que deux rues à remonter et il pouvait sentir l'impatience le gagner de plus en plus. Au fur et à mesure qu'il approchait de l'appartement de Reese, Finch remarqua que l'agitation autour de lui se faisait de plus en plus grande. Quand il vit des policiers sortir d'une boutique non loin, il paniqua de plus belle. Alors qu'il passait près d'un café, il entendit des bribes de conversation de deux personnes dehors.
- Un horrible accident...
- Oui, de ce que j'ai entendu il a sauvé une petite fille, dit alors la seconde femme.
- Pauvre homme, j'espère qu'il va s'en sortir sans de graves séquelles.
À ces mots, le mauvais pressentiment qu'il avait depuis ce matin ne fit qu'augmenter.
- Non, pas lui... murmura-t-il alors qu'il n'était plus qu'à quelques mètres de l'appartement de son partenaire.
Il remarqua alors une tâche sombre sur la route ainsi que des traces de freinage et des débris de ce qui semblait être un feu de voiture. Il déglutit péniblement avant de s'engouffrer dans l'immeuble derrière lui. Il prit l'ascenseur avant de se trouver enfin devant l'appartement de son coéquipier. Il frappa à la porte tout en sachant pertinemment qu'il n'obtiendrait aucune réponse.
- Je suis désolé Mr Reese, dit-il avant de forcer la serrure.
Il entra dans l'immense appartement qu'il lui avait lui-même offert pour son anniversaire précédent. Un rapide coup d'œil à travers la pièce lui fit comprendre qu'il ne le trouverait pas ici, comme il le pensait. Il n'arrivait plus à empêcher ses mains de trembler, alors que l'inquiétude était désormais inscrite sur son visage livide...
