Et immédiatement, le chapitre 2, avec le point de vue de Queenie Cooper, une OC tout droit sortie de ma tête, avec des passions intenses, un nom à coucher dehors, des amis complètement tarés et une famille pas vraiment mieux.


Chapitre 2. Qu'est-ce c'est qu'être un Serdaigle ?

Il fait chaud. Il fait beaucoup trop chaud. Par Merlin et tous les plus grands sorciers des derniers siècles, sauvez-moi. Je suis entrain de fondre, de me liquéfier, de me dissoudre. J'agite frénétiquement mon éventail pour essayer de créer un léger courant d'air au-dessus de ma tête. J'ai posé un énorme chapeau sur mes cheveux, mais des gouttes de sueur dégoulinent le long de mon cou et de mes cheveux. Le parasol me cache le soleil, mais ce n'est pas suffisant. Mes jambes sont grasses à cause de la tonne de crème solaire indice 50 que j'ai tartiné sur ma peau.

Rousse aux cheveux longs et à la peau claire, je ne suis pas faite pour les chaleurs caniculaires. Alors, qu'est-ce que je fais sous un soleil de plomb ? Je tourne lentement la tête et observe Enora Maestrianni, ma meilleure amie, qui révise ses cours de sortilèges en plein soleil. Comme sa sœur Giulia, elle supporte très bien la chaleur et bronze facilement. Elle est habillée exclusivement en noir, comme toujours, elle devrait souffrir plus, mais elle souffre moins. Quelque fois, la vie est vraiment injuste.

Enora m'a traîné dans la maison de ses grands-parents, en Sicile, pour passer deux semaines de vacances. Au début, cela m'a semblé la meilleure idée qu'elle avait eu de tout l'été et maintenant, je regrette amèrement.

Plongée dans son livre de sortilèges avancés, Enora ne remarque pas mon tourment solaire. La chaleur m'empêche de réviser, alors que mes parchemins sont posés au pied du transat sur lequel j'agonise.

Enora est ma meilleure amie depuis la première année, et nous sommes dans le même dortoir, à Serdaigle. Avec Arizona Jones et Caleb Fisher, nous sommes inséparables. On se soutient, on s'aide, on s'épaule, on s'écoute, on s'aime. À Poudlard, avec ces trois-là, j'ai trouvé mieux qu'une famille biologique, une famille amicale.

- Enoraaa, s'écrie la voix de Giulia.

Sa petite sœur a à peine un an de moins qu'Enora, et elle a été répartie à Gryffondor. Probalement que son côté tête brûlée outrageusement sans scrupule ne pouvait s'épanouir que la maison des rouges et ors.

- Queenieee !

Je soupire en entandant mon prénom. Je ne le supporte pas ! Mes parents ont gratifié mon frère jumeau d'un Ethan, un prénom parfaitement respectable, classe et transposable, alors que moi je me retrouve avec Queenie. Horrible ! Il ne me convient pas et ne me ressemble pas.

D'après un livre de signification des prénoms que j'ai lu il y a longtemps, Queenie qualifie une femme énergique, alors que cela fait depuis le début de l'après-midi que je trépasse sur un transat au Sud de la Sicile, c'est certain que je suis active ! Les « Queenie » sont des femmes entreprenantes, des éclats de rires suffiront à vous prouver que c'est entièrement faux me concernant, je suis au contraire plutôt timide. De plus, les « Queenie » sont décrites comme ambitieuses, je n'ai pas été répartie à Serpentard comme mon frère, et ce n'est pas pour rien. D'autre part, les « Queenie » sont cyclothymiques, ce qui est peut-être la seule chose de vrai concernant mon prénom et ma personnalité. Je passe parfois par des extrêmes dans mes émotions, mais je ne manque pas de mesure. La preuve, je suis à Serdaigle, la maison des personnalités tempérées et raisonnables par excellence.

- Regardez ce que Grande-Mère Sabina m'a acheté, continue Giulia.

Elle extirpe d'un grand sac une jupe longue noire à pois blancs.

- C'est du Dolce et Gabbana !

Enora lève un œil cerclé de khôl noir de son livre et scrute attentivement la jupe que sa sœur vient d'acquérir. Je sais ce qu'elle pense. Sa grande-mère adore Giulia et la gâte en lui achetant toujours des tas de cadeaux. Enora a beau dire que cela n'a pas d'importance et que l'amour n'est pas matériel, je sais bien qu'elle est un peu jalouse. Mais jamais elle ne l'avouerait. Giulia sort également un débardeur en dentelle noire, et des chaussures compensées surcousues de perles, puis un sac.

- Et j'ai même eu un sac Fendi. Soyez pas dégoutées, les filles, je le mérite.

Cette fois, Enora se lève et s'approche du sac. Elle l'observe, le touche, enfonce un ongle noir dans le cuir du sac, puis elle lève les yeux vers sa sœur.

- C'est un faux, lâche-t-elle.

- Quoi ? s'exclame Giulia.

Enora pointe le coin gauche du sac de son ongle manucuré.

- La couture et mal faite à cet endroit, regarde bien. Et puis, c'est du faux cuir, cela se sent au toucher. Tu as acheté de la contrefaçon.

- Mais le vendeur nous a assuré que c'était un vrai, proteste Giulia.

- Eh bien, tu t'es fais avoir, tranche Enora.

Puis, elle s'assoit sur son transat et reprend la lecture de son livre de sortilèges, ignorant superberment sa sœur. Muette, Giulia rentre dans la maison en ruminant les remarques de sa grande sœur. Enora est travailleuse, sérieuse, studieuse, mais elle est aussi très cash et n'hésite pas à dire ce qu'elle pense. C'est la seule personne qui sait rabattre le clapet de Giulia à ce point.

Je reprend l'agitation de mon éventail et ma lente et putride décomposition sous le soleil de l'Italie. Ma saison préférée est sans hésitation l'hiver. J'adore la sensation de marcher dans la neige, le froid qui te mord les doigts, boire un thé brûlant auprès du feu, se glisser sous une couverture chaude alors que les élèments se déchainent dehors. Ne pas avoir chaud.

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- Enora ! crie la grand-mère de ma meilleure amie.

Nous profitons que le temps se soit rafraîchi avec la tombée de la nuit pour discuter sur la terrasse. Je bois un jus d'abricot, pendant qu'Enora savoure un thé noir sans sucre. Je n'ingurgite que du jus de fruit, que ce soit au petit-déjeuner, à midi, le soir ou simplement quand j'ai soif.

- Oui, Sabina ? demande Enora.

- Pourquoi est-ce que tu as dis à Giulia que son sac était une contrefaçon ? demande sa grand-mère.

- Parce que… commence Enora.

- C'était une question réthorique ! Je sais pourquoi tu l'as fais ! Tu te crois toujours supérieure à ta sœur, parce que tu es plus âgée, parce que tu es à Serdaigle, parce que tu as des meilleures notes, mais laisse un peu ta sœur vivre ! s'énerve Sabina.

Scotchée, estomaquée, Enora ne répond rien. Elle joue frénétiquement avec sa petite cuillière.

- Tu ne veux pas la laisser tranquille, un peu ?

Sur ces derniers mots agacés, Sabina Maestrianni tourne les talons et rentre dans sa maison. Les larmes aux yeux, Enora renverse sa tasse de thé de rage.

- Il n'y en a toujours que pour elle, grommelle-t-elle, que ce soit avec nos parents ou ici.

- Mais moi, c'est toi que je préfère, dis-je en posant ma main sur son bras.

Elle sourit et hoche la tête.

- Heureusement que tu es là.

Elle marque un silence, puis elle nettoie d'un rapide coup de baguette le thé renversé. Enfin, elle attrape un parchemin qui traînait sur la table et elle sort une plume de sa poche. Elle rédige quelques lignes.

- Viens, on rentre en Angleterre, lâche-t-elle. Caleb ne devait pas avoir la maison pour lui dans quelques jours ?

- Il me semble que si.

Enora appelle sa chouette, qui est assez paresseuse mais tout de même capable de rejoindre l'Italie à l'Angleterre, et elle attache son petit parchemin à ses pattes.

- Rentrons, dis-je, ça ne peut nous faire que du bien.

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J'ai écris à mes parents pour les prévenir que je rentrais en Angleterre pour passer quelques jours chez Caleb, et ils ont accepté. De toute façon, au vue des relations froidement cordiales avec mon frère, ils préfèrent ne pas nous avoir à la maison en même temps, comme cela ils évitent les cris et les prises de tête qui sont fréquentes entre Ethan et moi.

- Les fiiilles ! hurle la voix stridente d'Arizona quand nous passons la porte de la maison de Caleb.

Arizona, Enora et moi sommes toutes les trois à Serdaigle, tandis que Caleb a été réparti à Poufsouffle. Il ne s'entend pas avec les mecs qui partagent son dortoir, alors il préfère passer du temps avec nous, ainsi qu'avec Archie Windergate et Daniel Spiegel, deux septièmes années de notre maison.

Arizona nous saute dessus avant que nous ayons eu le temps de poser nos bagages. Elle est plus petite que je ne le suis, elle a les cheveux blonds qu'elle boucle avec des sorts de coiffure très élaborés et elle adore s'habiller à la pointe de la mode et porter des vêtements qui mettent particulièrement en valeur sa silhouette. De plus, avec sa petite taille, elle se fait toujours une joie de mettre des chaussures à talons. Aujourd'hui, elle porte une jupe crayon bleu nuit, une chemise blanche, un cardigan noir et enfin un serre-tête orné d'un nœud rouge. Arizona, contrairement à Enora, Caleb et moi est issue d'une famille de moldue dont elle est la seule sorcière.

Soudain, Caleb apparaît devant moi, venu de nulle part.

- C'est impressionnant, hein ? s'exclame Arizona.

Je fixe Caleb sans comprendre et subitement la lumière se fait dans mon esprit.

- Tu as eu ton permis de transplanage !

- Oui ! lance Caleb, souriant.

- Bravo, dit Enora, il faut fêter ça.

- C'est évident, déclare Caleb, j'ai invité Archie et Daniel à venir ce soir.

Caleb est beaucoup plus fêtard que je ne le suis, et je dois avouer que, parfois, ça ne fait pas de mal.

- Si on fait la fête ce soir, je vais réviser cet après-midi, alors, annonce Enora.

- C'est les vacances, Eno, avance Caleb.

Il ne récolte qu'un de ces fameux regard noir, tout autant en raison du khôl noir qu'elle se met autour des yeux que de ce qu'elle laisse passer à travers ce regard. L'objectif numéro un d'Enora en ce moment est d'avoir de meilleurs résultats que Lily Evans en cours de sortilèges, ce qui semble difficilement réalisable, puisque même le professeur Flitwick est impressionné par le travail de la Gryffondor. Enora s'entraîne en permanence depuis début juillet et lit de nombreux livres sur le sujet, et je suis certaine qu'une soirée made in Caleb ne pourra lui faire que du bien.

Les Serdaigles sont connus pour leur sagesse, et il est évident qu'Enora est l'image même du cliché de l'élève studieuse et érudite de Serdaigle. De mon côté, je suis une bonne élève, je travaille toujours à l'avance et je suis appliquée. Mais la créativié fait également partie des qualités que l'on prête aux Serdaigles, et je passe beaucoup de temps à dessiner, à peindre et à prendre des photos.

- Il paraît que Stevenson organise une soirée demain, annonce Arizona, il y aura les Maraudeurs, tous les élèves populaires.

- Raison de plus pour ne pas y aller, grimace Caleb.

Il ne supporte pas les quatre Maraudeurs et leur propension à sécher les cours, à sortir au beau milieu de la nuit, à faire absolument ce qu'ils veulent à Poudlard, en n'en ayant absolument rien à faire de se prendre des retenues ou des punitions. Les parents de Caleb sont assez sévères avec lui, c'est bien pour cela qu'il profite de leur absence pour organiser une fête chez lui. Ses deux plus jeunes frères, qui ne sont pas encore à Poudlard, sont également partis avec ses parents en vacances.

- Giulia doit être dégoutée, s'exclame aussitôt Enora, elle ne rentre que dans quatre jours.

- Vous ne voulez pas qu'on y aille ? demande Arizona.

- On n'est pas invité, lui rappelle Enora. Depuis quand on est populaire ?

- On est juste des Serdaigles, concluéz-je en riant.

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Daniel Spiegel est magnifique. Et je suis parfaitement objective en disant cela, cet homme est juste parfait. Il est tout ce que j'ai toujours rêvé trouver chez un homme. Il est grand et musclé, il est gardien dans notre équipe de Quidditch – pour ma part, je suis batteuse -, il a les cheveux châtains et les yeux verts, bref il est sublime.

Oui, je suis objective, qui en doute ? J'ai peut-être le cœur qui bat un peu plus vite, les joues qui chauffent et les mains qui deviennent moites quand je le vois, il n'empêche que j'en reste objective. Si l'amour avait moins de manifestations physiques, je serais moins gênée à chaque fois que je le vois. Caleb s'entend bien avec Archie et lui, alors il les a invité à sa soirée. Ce n'est pas pour me déplaire, même si c'est très légèrement angoissant.

De loin, Enora me lance un petit sourire en coin, du style « je t'ai bien vue, tu es ravie qu'il soit là ». Et c'est vrai, à chaque fois que je le vois, je suis heureuse et mal à l'aise à la fois.

- Salut Queenie ! s'exclame Daniel.

- Salut Dan, comment vas-tu ? Tes vacances se passent bien ?

Un hourra pour la fille qui a réussi à sortir deux phrases cohérentes, deux suites de mots sans bafouiller, au grand amour de sa vie, même s'il ne sait pas encore qu'il l'est.

- Très bien, merci, répond-t-il. Et toi ?

Je souris bêtement, n'arrivant plus à parler. Nous nous installons tous dans le salon des Fisher. Caleb a beau être issu de deux parents sorciers, ses grands-parents paternels sont, eux, des moldus. Ainsi la famille Fisher continue d'utiliser des techniques moldus, telle que la télévision ou les livreurs de pizza.

D'ailleurs, la sonnette retentit et le livreur apporte quatre pizzas que nous allons nous partager. Caleb paye pour tout le monde, puis il revient dans le salon.

- Alors, nous avons une trois fromages, une savoyarde, une hawaïenne et une calzone, énumère-t-il. Qui veut quoi ?

- La trois fromages ! s'exclame Daniel.

- C'est ma préfèrée aussi, dis-je.

- Alors on la partage, si tu veux, me propose Daniel.

Je viens m'installer à côté de lui, et pendant qu'il partage la pizza en deux, Enora me glisse un clin d'œil discrètement. Partager une pizza avec l'homme de sa vie, c'est déjà un grand pas vers l'avenir.

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- On commence par quoi ? demande Caleb.

- Je vais vous faire découvrir une chanson française que j'adore ! s'écrie Arizona.

Une inquiétude traverse les yeux de l'assemblée, chacun connaissant pertinement les goût musicaux électiques et originaux d'Arizona. Elle murmure à l'oreille de Caleb le nom de sa chanson. Caleb glisse une cassette dans le magnétoscope et il sort deux micros qu'il a ensorcelé pour nous permettre de chanter un karaoké d'enfer. Heureusement que la brigade de déournement de l'artisanat moldu n'est pas encore passée par là. Arizona attrape un micro et me tend l'autre. Avec des réflexes dignes d'une attrapeuse, je le donne à Enora. Elle l'attrape et se lève en bougonnant.

Elle enlève son cardigan et se met debout, face au poste de télévision. Les notes de musique commence, et Arizona commence à chanter, Enora peinant à la suivre.

- You girl is crying in the night, Is she wrong or is she right ?

- Je ne peux plus rien y faire, continue Enora.

- You girl is crying in the night, reprend Arizona, Burning burning burning bright.

- Je ne suis plus comment faire, chante Enora.

Je reconnais Magnolia Forever, du chanteur français Claude François, qu'Arizona nous a déjà fait écouter à la soirée de fin d'année, en juillet. Je ne sais pas si c'est les paroles, la musique ou les filles qui chantent le plus drôle. À côté de moi, Daniel est plié de rire, et Archie est dans le même état.

- Dites-lui que je suis comme elle, que j'aime toujours les chansons qui parlent d'amour et d'hirondelles…

Aux derniers mots, Daniel part dans un éclat de rire bruyant, et l'on entend presque plus la voix d'Arizona qui chante. Enora essaye tant bien que mal de la suivre.

- Elle est si forte qu'elle se brise, elle était fière, elle est soumise, comme un amour qui lâche prise…

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- Arizona ?

Cela fait presque deux heures qu'elle a disparu, et je commence à franchement m'inquiéter. Après avoir chanté Magnolia Forever, elle a chanté d'autres chansons, puis elle a laissé la place à Archie et Caleb qui se cassent la voix à essayer d'imiter Joe Strummer des Clash.

- Should I stay or should I go ? braille la voix de Caleb.

- Par ici, me hèle Enora.

Arizona est dans ses bras, en larmes, et elles sont assises sur un banc au fond du jardin. Je m'approche d'elles et m'installe juste à côté d'Arizona, de l'autre côté d'Enora.

- Que se passe-t-il ? je demande.

Les pleurs d'Arizona reprenne de plus belle. Enora me regarde en haussant les épaules, ne sachant pas quoi faire. Je remonte une mèche de cheveux d'Arizona derrière son oreille.

- Tu sais qu'on ne te jugera pas, tu peux tout nous dire, murmuré-je

Arizona met quelques minutes à se calmer, puis elle nous dit, en hoquetant :

- Je suis amoureuse.

- Mais c'est super, ça, s'exclame Enora, c'est une bonne nouvelle.

- Non, parce qu'il ne m'aimera jamais, gémit Arizona.

- Qui est-ce ? la questionne Enora, tandis que je caresse doucement le dos d'Arizona.

- James Potter, bégaye-t-elle.

Et ses larmes coulent à nouveau par vague sur ses joues. Arizona Jones a en effet un sérieux problème. Elle est amoureuse de James Potter, un des Maraudeurs, un des meilleures élèves de l'école, un des plus beaux garçons de Poudlard et le prétendant de Lily Evans. Ouais, c'est un sérieux problème.

- Evans ne veut pas de lui, dis-je alors, elle le repousse à chaque tentative, on le sait. Plus le temps passe, et plus elle s'éloigne, elle devient inacessible. Elle ne lui cède pas, et toi tu ne vas pas céder non plus. Tu es là, patiente, dans l'ombre, et on va lui prouver, à ce James Potter, que tu es aussi bien qu'Evans.

Arizona sourit faiblement derrière ses larmes, mais je sais que j'ai touché juste. Après tout, je la connais par cœur, comme si c'était ma sœur. Et c'est la même chose pour Enora.

Arizona a beau sembler confiante, elle a peur d'échouer, et ce en permanence et pour absolument tout. Alors je suis la pour la rassurer, pour la soutenir. C'est mon amie, c'est ma sœur.

Enora semble studieuse, intéressée seulement par ses cours et froide, mais sa mésentente publique et presque violente avec sa petite sœur lui pèse plus qu'elle ne le dit. Alors je suis la pour la rassurer, pour la soutenir. C'est mon amie, c'est ma sœur.

Je suis l'interprète parfaite du script de ma vie. Fille sérieuse étudiant à Serdaigle, j'ai des bonnes notes dans toutes les matières que je suis parce que je fournis un travail acharné dans ce but. Mais je préfère par dessus tout dessiner et peindre, et je suis amoureuse sans espoir de retour de Dan Spiegel. Alors Arizona et Enora sont la pour la rassurer, pour la soutenir. Ce sont mes amies, mes sœurs.

Nous essayons toutes de nous protéger, par notre travail scolaire, notre style vestimentaire, nos remarques acides, mais, au fond, toutes les trois, nous avons peur de ce que nous réserve le futur.


J'espère que ça vous a plu !

Je ne le précise pas, mais Sirius Black, et tous les autres, exceptés quelques OC, dont Queenie, appartiennent à J. , bien sûr.