Bonus

L'histoire étant déjà bien longue, je n'allais pas vous rajouter 6 pages et demi en plus alors je vous poste le lemon en chapitre bonus ^^

Enjoy!


Quentin était tout excité en ce jour spécial, après tout c'était sa dix-huitième année qu'il fêtait mais sa majorité nouvelle avait une saveur toute particulière due au cadeau exceptionnel que lui réservait son compagnon. Le tout nouvel adulte célébrait son anniversaire le midi avec sa famille et quelques amis car il avait réservé sa soirée et sa nuit pour son beau brun, au malheur de Vincent qui voulait l'emmener faire la fête en boîte de nuit jusqu'à l'aurore. Son cadet aurait accepté si les plans prévus pour lui par Thomas n'étaient pas beaucoup plus alléchants à son humble avis.

A vingt heures tapantes le lycéen attendait en bas de son immeuble, son sac sur une épaule et un casque dans l'autre main, il scrutait la rue à la recherche de la moto noire de l'ex-trappiste. Un large sourire illumina ses traits lorsque la bécane en question apparu dans son champ de vision. Thomas s'arrêta devant lui et attendit que l'autre mette correctement en place la protection avant qu'il ne s'installe derrière lui, l'enlaçant de ses bras. L'engin vrombit puis ils se mirent en route, Quentin étant bien plus près que nécessaire mais le plus âgé avait fini par prendre le pli et ne cherchait plus à protester contre cette habitude. Du moment que ça ne le gênait pas pour conduire, il pouvait laisser couler ce petit caprice. Une fois la moto rangée au garage, le couple monta tranquillement jusqu'au petit appartement de Thomas et quand ils furent entrés à l'intérieur, l'étudiant ne pu retenir sa remarque.

«Ca sent vachement bon ~

- Je t'avais dis que je ferais un dîner.

- C'est... très romantique de ta part...?

- Véronica m'a fait un topo pendant des plombes alors j'ai fini par céder.

- Oh. Je remercierais ta sœur alors.»

Le plus âgé haussa les épaules puis partit dans la petite cuisine afin de ramener les plats et les poser sur la table basse devant le canapé-lit. C'était vraiment petit alors il fallait improvisé presque tout le temps même si on s'y habituait à la longue. Le coup de main proposé par Quentin fut balayé d'un regard sombre et il décida sagement de s'asseoir et d'attendre tranquillement. Ce n'était pas de la grande cuisine mais ça sentait drôlement bon en tous cas.

«C'est toi qui a fait tout ça?

- Jeanne s'est invitée toute seule pour m'aider.

- C'est de la cuisine italienne non?

- Oui. Ma mère était italienne et je me souviens de quelques unes de ses recettes.

- Vraiment? Je l'ignorais. D'ailleurs Ozanne c'est de quelle origine?

- Aussi bizarre que ça puisse paraître c'est français, c'est un dérivé de l'ancienne fête des rameaux «hosanna» populaire au Moyen-Age.

- Ah je vois. C'était le nom de ton père alors?

- Oui. Ma mère était venue faire ses études à Paris puis elle a rencontré mon père et l'a épousé. Tout bêtement.

- C'est rare que tu parles de ta famille, ça me fait plaisir que tu le fasses avec moi.

- On en parlera peut-être un peu plus à un autre moment, mange avant que ça refroidisse.»

Le quentinois acquiesça vivement et entama son repas sans plus chercher à parler, pour le moment du moins. Le dégustation des plats se passa donc dans un calme relaxant malgré la télévision diffusant un léger fond sonore. La vaisselle fut entassée dans l'évier, reléguée au lendemain afin que le couple puisse s'occuper à quelque chose de bien plus intéressant. Quentin refusa la glace proposée en dessert, préférant largement embrasser son aîné tout en étant confortablement affalé sur celui-ci. Thomas fini pourtant par le repousser, lui intimant d'aller prendre une douche pour pouvoir s'occuper d'installer le clic-clac et donner un air moins bordélique à son lit. Enfermé dans la petite salle de bain, le tout nouvel adulte rêvassait tout en se savonnant, bavant presque à l'idée d'être enfin autorisé à toucher le sublime corps bronzé qui le faisait fantasmé depuis longtemps déjà malgré les cicatrices qui l'ornait. Oh, il avait bien essayé de passer outre l'interdiction qu'avait imposé le brun mais celui-ci l'avait à chaque fois rabroué et même puni, au point même où il n'avait plus eu le droit de l'embrasser ni même le toucher innocement. Une semaine de torture pour le quentinois qui était du genre câlin. Il sortit finalement de la douche, s'essuyant vite fait bien fait avant de s'habiller sommairement.

«Thomaaaas ~» fut la seule mise en garde qu'eu l'ex-trappiste avant de subitement sentir un poids sur son dos, le faisant basculer à plat ventre sur le lit.

«Bordel Quentin! Je peux savoir ce qui te prends?

- Je sais pas. J'avais envie de jouer ~

- Abruti! Dégage de là tu m'écrases.»

Il entendit distinctement le rire du plus jeune avant que celui-ci ne se décide à rouler sur le coté, Thomas fronça ensuite les sourcils en voyant les cheveux de l'autre mouiller les draps propres à peine mis en place.

«Tu pouvais pas les sécher?

- Oh ça va. Il fait chaud en ce moment, ça séchera vite ~

- C'est pas une raison.

- Tais-toi et viens par là d'accord?»

Ayant profité de leur petite conversation pour enrouler ses bras autour du cou de l'autre, le jeune le força à se rapprocher pour l'embrasser et savourer leur premier vrai baiser de la soirée. Et qui fut aussi le premier d'une longue série, le couple ne cessant de rouler l'un sur l'autre, se chamaillant gentiment pour savoir qui aurait le dessus sur l'autre. Les mains passaient sous les vêtements de leur vis-à-vis, caressant la peau encore couverte et prenant plaisir à découvrir les secrets du corps d'en face.

Quentin se retrouva plaqué contre le matelas par la forte stature de son compagnon, soupirant doucement sous les baisers posés contre sa gorge puis sur son torse préalablement découvert, il passa alors ses doigts dans les courts cheveux noirs encourageant son partenaire dans ses activités. Mais Thomas se redressa pour les débarrasser définitivement de leurs hauts avant de revenir se coller contre l'autre, laissant leurs peaux nues se frotter avec bonheur. Le quentinois en profita alors pour passer ses mains sur le corps tonique au dessus du sien, appréciant les muscles qui se tendaient sous ses paumes et caressant respectueusement les traces de brûlures alors que les baisers qui s'enchaînaient lui faisait tourner la tête. Un gémissement lui échappa quand le bassin de l'autre commença à onduler contre le sien mais bien vite il suivit le mouvement, engageant de lui-même de plus fortes frictions, frissonnant sous le plaisir de ce contact et à l'entente des sons que tout deux produisaient.

La bouche du brun faisait des merveilles sur son corps, un enchantement des sens qui échauffait l'esprit. Ses lèvres et ses dents qui jouaient sur sa peau et sa chair tiraient des bruits humiliants de sa propre bouche mais qui semblaient pourtant encourager son amant à poursuivre ses attentions avec d'autant plus d'ardeur. La température montait crescendo entre le duo, encore plus alors que son compagnon entamait sa descente le long de son corps jusqu'à rencontrer la lisière de son jean. Après un sourire carnassier comme lui seul savait le faire l'ex-trappiste ouvrit d'une main le pantalon gênant, sa bouche étant retournée jouer contre la peau pâle qui semblait l'attirer comme un aimant. Quentin haleta lorsque la langue de l'autre passa sur son sous-vêtement avant que le brun ne se redresse pour réclamer un fougueux baiser. L'aîné soupira d'aise sous les caresses prodiguées par son cadet et encore plus lorsque celui-ci défit également son pantalon, ses soupirs devenant gémissements quand la main habile se mit en mouvement pour lui procurer du plaisir.

Prenant de plus en plus d'assurance, Quentin passa ses mains sous les couches de tissus afin de toucher la peau de l'autre, entendant clairement son souffle s'accélérer contre sa propre peau. Lentement il fit descendre jean et boxer, massant voluptueusement le fessier ferme sous ses paumes alors qu'une main bronzée s'amusait à lui embrumer l'esprit de plaisir en jouant divinement avec son entrejambe. Le lycéen demanda à son partenaire de s'asseoir et celui-ci lui obéit sans complainte, les yeux noisettes suivant chacun de ses mouvements alors que le visage taquin de son compagnon s'abaissait entre ses cuisses. Le quentinois n'avait jamais fait ça de sa vie et n'avait pas encore reçu ce genre d'attention mais ayant ressenti l'impulsion subite de le faire, il avait agit sans réfléchir. Il sentit la main de l'autre se poser sur sa tête et caresser en douceur ses cheveux. Il se sentait en confiance alors ça devrait aller bien. Tout d'abord, il continua à découvrir l'anatomie de son futur amant de sa main tandis que ses lèvres posaient des baisers sur le bas du ventre et sur le haut des cuisses, les gentilles caresses dans sa chevelure ne cessant pas pour l'aider à se détendre.

Peu à peu il s'enhardit, allant de bas en haut du bout de la langue s'attirant ainsi un soupir plus profond que les autres. Il recommença alors, osant au fur et à mesure explorer davantage la chair sous ses lèvres, essayant de faire selon les quelques indications que laissait filtrer son compagnon pour savoir si ce qu'il faisait était bon. Thomas murmura son prénom lorsqu'il prit la pointe en bouche, frissonnant en entendant la voix aimée devenue rauque sous les sensations qu'il lui procurait. La fellation de Quentin était certes très maladroite mais ça n'empêchait pas le brun d'y prendre plaisir, déjà rien qu'en voyant ce visage mutin qu'il adorait occupé à faire ça avait de quoi le faire fantasmer pendant un moment mais le fait en plus que l'étudiant eu décidé de lui-même de s'y adonner le faisait d'autant plus vibrer. Il massa tendrement la nuque de l'autre, l'encourageant implicitement à en faire plus. Thomas emmêla ses doigts aux longues mèches cuivrées de son amant alors qu'il se tendait en se mordant la lèvre, sentant malgré lui la fin approcher.

«Pousse-toi... Quentin, dégage de là!» haleta le basané, se sentant presque coupable ensuite en voyant l'air déçu de son compagnon. Il le rapprocha donc fermement et l'embrassa au coin des lèvres.

«C'était super, laisse-moi m'occuper de toi maintenant.

- D'accord...»

Il allongea donc à nouveau le plus jeune, tirant par à coups secs sur les vêtements restant afin de le déshabiller entièrement. Le quentinois protesta que ce n'était pas juste qu'il soit le seul complètement à poils ce à quoi il céda et se débarrassa rapidement de ses propres fringues. Après tout, sentir tout son corps être en contact direct avec celui sous le sien n'était absolument pas désagréable, loin de là. Quentin râla un peu lorsqu'il fut retourné sur le ventre mais toutes protestations moururent quand il sentit l'érection de l'autre se frotter entre ses fesses. Il en rougit jusqu'aux oreilles alors que des gémissements s'échappaient par floppées de sa gorge, un suçon fut appliqué entre son cou et son épaule avant que l'ex-trappiste ne lui demande l'autorisation d'aller plus loin. Il acquiesça vivement puis marmonna un petit «Oui» au cas où ça ne serait pas clair. Une série de baisers papillons fut déposé tout le long de son dos et même sur son postérieur, il sentit le sourire de l'autre contre sa peau et frissonna lorsqu'il prit la parole.

«Savais-tu que tu as un charmant grain de beauté juste sous ta fesse gauche? ~

- B-Bien sûr que non! Comment je l'aurais su?

- Hm, une précédente conquête aurait pu te le dire.

- Tu es le seul à avoir vu mon cul jusqu'à présent je te signale.

- Ohh ~ Quel privilège.»

Quentin aurait bien répliqué quelque chose mais son compagnon ne lui en laissa pas le temps, reprenant derechef ses plaisantes activités. Après tout il préférait largement que le lycéen produise des sons de plaisir et de désir plutôt que des complaintes et encore moins qu'il ne lui cause de ses relations passées. Thomas n'avait jamais couché avec un homme non plus mais il avait réussit à se renseigner un peu, en toute discrétion, même s'il savait déjà les grandes lignes. Le corps sous lui se rebiffa en sentant un liquide froid se poser sur une partie plus qu'intime de son anatomie mais les paroles réconfortantes et pleines de promesses qui lui furent susurrées finirent par l'aider à se détendre et à se laisser faire pendant de longues minutes. Son visage déjà bien coloré prit une teinte encore plus rouge lorsqu'il vit l'autre du coin de l'oeil attraper un préservatif. L'étudiant rechigna, refusant de se faire prendre de dos malgré que son compagnon lui disait que ça serait pourtant plus facile pour lui. L'aîné céda donc et laissa l'autre se remettre sur le dos, il écarta gentiment les jambes de son partenaire et profita que celui-ci cachait son visage dans ses mains pour amorcer le mouvement. Quentin laissa entendre un glapissement étrange et se tortilla un peu, sans chercher à se dégager pour autant. L'ex-trappiste poursuivit donc son avancée et s'arrêta au moment opportun, reprenant son souffle tout comme son compagnon.

«Quentin...

- C-Ca va... J'vais bien...»

Le brun se pencha alors, tirant un gémissement étouffé de la part de son vis-à-vis et dégagea ses mains afin de pouvoir l'embrasser. Le lycéen émit un petit son de protestation avant de finalement se résigner et répondre à l'invitation, Thomas mordillait ses lèvres et suçait sa langue avec une telle virtuosité qu'il le rendit à nouveau pantelant de désir par un simple baiser. La main bronzée s'enroula autour de l'érection de son amant et la massa un moment, faisant fondre le quentinois qui haleta à nouveau et remua ses hanches alors que la chaleur montait à nouveau en lui. Son compagnon en était plus que ravi, ayant usé de tout son self-control pour rester patient et ne pu retenir ses propres manifestations de plaisir lorsqu'il se mit en mouvement, savourant enfin les sensations d'être plongé dans le corps sous le sien. Leurs gestes finirent par s'accorder, l'un encourageant l'autre de par ses gémissements et ses cris où se mêlaient parfois des morceaux de phrases déstructurées, le plus âgé répondant de la même façon à son cadet. Cependant les choses ne durèrent pas tellement longtemps, Thomas atteignant finalement son point de non retour avant Quentin et le fini donc de sa main avant de tout bonnement s'affaler à coté de lui.

D'un geste las, il enleva la protection y fit un nœud et la laissa tomber à terre sans s'en soucier. Il ferait le ménage plus tard. Ses pensées s'effacèrent au moment où une masse chaude et humide de la sueur de leurs ébats se colla contre lui, les lèvres gonflées picorèrent sa gorge puis allèrent mordiller son oreille, le faisant soupire doucement. Il caressa le dos de l'autre puis ses fesses rondes, un sourire en coin se dessinant sur son visage quand il sentit le corps pâle se cambrer.

«Tu en veux encore?

- Et si je dis oui?

- Ca me tenterais bien. On a toute la nuit pour s'amuser et toute la journée de demain pour que tu puisses t'en remettre.

- Alors je veux bien...»

Une petite claque sur son fessier fit sursauter Quentin et il rougit lorsque son partenaire lui demanda de se tourner, autant se faire plaisir pour se remettre en forme disait-il. En clair il voulait un 69. L'idée n'était pas mauvaise en soit décida l'étudiant en se mettant en place. Le jeune homme déglutit puis se reprit, il l'avait déjà fait tout à l'heure alors il pouvait le refaire et puis cette fois, il aurait une certaine forme d'aide non? Thomas commença à taquiner son amant sans y réfléchir davantage, suçant doucement la chair qui se trouvait à l'état d'entre-deux, ni vraiment dure ni trop ramollie. Ce n'était pas plus mal, au moins comme ça il pouvait s'amuser avec, s'aidant de ses mains en caressant les cuisses, les fesses, laissant mêmes certains de ses doigts passer entre-elles jusqu'à aller titiller l'entrée qu'elles cachaient tandis que sa langue s'occupait de jouer aussi avec les bourses. Le quentinois n'était pas en reste et faisait de son mieux pour satisfaire son compagnon alors même que son corps semblait le trahir en tremblant et frissonnant sous les attentions de l'autre, malgré ses efforts il avait du mal à se concentrer et de plus en plus de sons gênants sortaient de sa gorge. Chacun continua son manège, faisant de son mieux pour emmener son partenaire au bord du précipice sans pour autant l'y laisser tomber. Thomas délaissa finalement l'érection de son jeune amant et lui demanda de se déplacer. Quentin obéit sans discuter et se tourna face à l'autre, assit sur les cuisses musclées de son vis-à-vis. Il enfila de lui-même un préservatif sur le sexe du brun alors que celui-ci mordillait l'oreille du quentinois qu'il avait lui-même percée quelques temps auparavant, le T noir n'ayant jamais quitté le lobe de l'étudiant.

«Je... J'arriverais pas à me... Enfin...

- Je vais t'aider, laisse-toi faire d'accord.

- Hm...»

L'ex-trappiste posa une main sur la taille de son partenaire alors que de l'autre main tenait son sexe en position, il sentit les mains de son compagnon se posert sur ses épaules puis il l'aida enfin à s'asseoir sur son érection. Quentin se tendit avant d'exhaler un profond soupir, la bouche du brun dévorant à nouveau sa gorge. Il marquait facilement alors il se doutait qu'il aurait intérêt à cacher son cou avec son foulard le lendemain mais pour le moment c'était le cadet de ses soucis. Surtout quand il sentit les brusques mouvements de son partenaire, le jeune s'agrippa fortement à Thomas alors que son bassin allait à la rencontre de l'autre, leurs peaux claquant l'une contre l'autre de plus en plus vite et de plus en plus fort. Leurs bouches ne cessaient de se perdre et de se retrouver, des baisers parfois sauvages parfois tendres, leurs souffles précipités se mêlant à chaque fois qu'ils se rapprochaient. Quentin murmurait des choses sans queue ni tête alors que ses doigts s'accrochaient aux courts cheveux noirs, son corps tremblant doucement sous les sensations qui le traversait. Thomas n'était pas en reste pour manifester son plaisir et quand il entendit son partenaire lui chuchoter qu'il allait craquer, il se laissa aller à sa jouissance sachant que l'autre le suivrait de peu, l'aidant tout de même de quelques coups de poignet.

Le couple s'effondra pêle-mêle sur les draps froissés du canapé-lit, à bout de souffle et fatigués mais comblés. Le brun repoussa doucement l'autre afin de jeter la deuxième capote puis laissa le quentinois se lover contre lui avec un soupir d'aise. Les doigts fins dessinaient des arabesques sur son torse et son ventre avec lenteur, Thomas frémissant à peine sous ces caresses légères. Sa propre main jouait avec les cheveux de l'autre, il appréciait beaucoup leur douceur et leur couleur quoiqu'il en dise. C'était rare qu'il accorde un moment de tendresse à ses conquêtes mais Quentin avait un statut à part songea-t-il tout en posant un baiser sur le front de l'autre qui ronchonna vaguement que les poils sur son menton le gratouillaient un peu. Il pouvait voir ses œuvres apparaître sur la carnation claire de son amant et se demanda s'il en avait aussi, probablement que oui. Qu'importe, ils étaient jeunes et fougueux, y'avait pas de quoi avoir honte après tout.

«Thomas ~

- Hm?

- J'ai faim.

- Tu rigoles?

- Non. Et j'ai soif aussi. Va me chercher un truc ~

- Je suis pas ta bonniche.

- Aller! Je suis pas sûr de tenir debout là tout de suite...

- C'est un compliment? ~

- Prend le comme tu veux mais soit gentil et va me chercher un truc.

- Ouais ouais. Ca va, j'y vais mais t'a pas intérêt à te plaindre si je me grille une clope.

- Aww... Bon d'accord.»

Le banlieusard ne retint pas son rire en voyant la mine dépitée de son amant puis il se leva et enfila son sous-vêtement tandis que le quentinois s'asseyait en se callant le bas du dos avec l'oreiller et se couvrant avec les draps. Il ramena donc une bouteille d'eau et le pot de glace choco-noisette refusé plus tôt avant de récupérer ensuite une cigarette puis un briquet. Il s'assit à coté de son compagnon qui avait vidé un bon tiers de la bouteille et qui mangeait maintenant avec joie sa glace préférée, rougissant ensuite bêtement en voyant Thomas boire dans la même bouteille peu après ce qui était complètement stupide au vu de ce qu'ils avaient fait juste avant. Ils regardèrent pendant un moment la télévision qui était restée allumée tout ce temps, le brun ayant fumé deux clopes en tout malgré les réprimandes de son partenaire. Oui, il savait que c'était mauvais pour la santé et bon dieu oui, il savait que ça puait dans son appart' et qu'il n'avait pas intérêt à embrasser l'autre au risque de se faire mordre la langue. Ca lui était déjà arrivé.

Lorsque Thomas revint de la salle de bain où il était parti se brosser les dents, il fut secoué d'un petit rire en voyant le jeune homme endormi, le pot quasiment vide dans une main et la cuillère encore dans la bouche. Il les lui enleva donc avec précautions et allongea le quentinois correctement avant d'éteindre la télé puis la lumière et de venir s'installer à son tour dans le clic-clac qui grinça fortement. Un nouveau sourire amusé se dessina sur ses lèvres quand il repensa au fait que ce pauvre meuble avait dû faire un boucan d'enfer pendant leur sport en chambre mais qu'importe. Il savait déjà qu'il ne pourrait plus se passer de la silhouette souple de son compagnon, au moins ça avait largement valu le coup d'attendre. Et puis vraiment, Quentin n'était pas une conquête ordinaire. L'étudiant marmonna quelque chose dans son sommeil puis se rapprocha instinctivement de son aîné et l'enlaça de ses bras avant de mêler ses jambes aux siennes, le visage caché dans son cou avant d'expirer un soupir d'aise, un sourire béat s'étendant sur sa bouille endormie. L'ex-trappiste ne chercha pas à se dégager, au contraire il le serra davantage entre ses bras et passa la meilleure nuit de sa vie même s'il savait déjà qu'il dormait toujours mieux avec son petit-ami avec lui. Un jour, il lui raconterait son histoire décida-t-il avant de sombrer dans un sommeil bienheureux, épargné de tout cauchemar.


J'espère que ça vous a plu et à la prochaine!