Chers amis, fans maraudiens, je vous dis avec bonheur: Bonjour!
Je profite de ces cinq minutes de répis pour publier aujourd'hui le chapitre deux. Je suis en ce moment même en plein dans le dernier tome de Harry Potter qui est tout bonement génial! Je peux vous dire que je m'éclate à le lire et que c'est un vrai régale!(du moins pour l'instant.)
Petite info pas très importante mais qui m'a touchée. Notre ami Remus (ou Lunard pour les intimes) a enfin rejoins le cercle du mariage!! (Je suis sincèrement désolé pour toutes celles qui se le réservait. C'est à dire moi même parmis d'autre).
Bon, je ne vais pas vous laisser patienter plus longtemps!
Bonne lecture, Ô grand fan maraudien!
Merci à Sandiane, Padma Zabini, Lia Sail et DR Ciboulette pour leurs reviews qui ont egayé mon visage( Et non, je n'en fais pas trop..!). Merci du fond du coeur.
Chapitre 2 : Blessure supplémentaire.
Au bout d'un quart d'heure, je sortis de la douche enroulant une serviette rouge autour de ma poitrine. Je me regardai dans la glace. Mes cheveux châtains foncés me tombaient sur mes épaules. J'avais un petit nez au milieu du visage parsemé de quelques tâches de rousseur. Mes yeux étaient marrons. Je ne me considérais pas belle. Je trouvais toujours les autres filles plus jolies que moi, plus attrayante, plus mûre.
Deux coups retentirent sur la porte.
-Heather? Tu peux me passer ma crème ? cria la voix de Bella à travers la porte.
Je soupirai puis après un dernier regard ouvrit la porte. Bella se tenait face à moi et me sourit. C'était une jeune fille au cheveux châtains clairs et ses iris marrons tournaient souvent vers le vert. Elle partageait mon dortoir avec Lily et les trois filles.
-Tu peux y aller. J'ai fini. Déclarai-je.
Elle me dépassa et pénétra dans la salle de bain. Elle était légèrement plus petite que moi. Elle possédait un caractère bien trempé et ne mâchait pas ses mots. Elle s'entendait à merveille avec Lily et comme cette dernière, ne supportait pas les filles. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraître, elles ne me détestaient pas. Je crois que dans le dortoir, je suis la seule à leur parler ouvertement. Les filles les détestaient. Leur conversation, quand elle ne tournait pas autour d'elle même, était dirigée vers toutes les filles de Poudlard. Elles passaient leur temps à critiquer. Pourquoi ne m'en étais-je pas aperçu avant ?
Je m'affalai sur mon lit dans un souffle, mes bras en forme de croix.
Lily qui s'apprêtait à partir, s'arrêta sur place et vint s'asseoir sur le bord de mon lit.
-Ça va? Demanda t-elle.
Je tournai la tête vers elle et croisait ses iris émeraudes d'où brillaient une lueur inquiète. Je soupirai paisiblement.
-Je ne sais pas. J'ai l'impression que tout va de travers! Je ne m'entends plus avec les filles. Non, en fait je ne me suis jamais entendu avec seulement je viens juste de m'en apercevoir. Je suis un peu perdue mais ça va aller.
La porte de la salle de bain claqua.
-Mieux vaux tard que jamais. Annonça Bella en s'approchant.
Je la regardai. Elle s'attachait les cheveux avec une pince puis me sourit.
-L'avantage de la soirée d'hier, continua t-elle, c'est que tu auras enfin ouvert les yeux. Maintenant, tu es libre.
Libre ? Libre de pouvoir manger avec qui je veux ? Libre de pouvoir les détester de tout mon âme ? C'était complètement insensé! Bella s'approcha de son lit et déposa sa brosse. Elle se tourna de nouveau vers moi et déclara :
-Comme en chaque début d'année, Slugorhn voudra probablement que l'on travaille en groupe sur un sujet. Si tu veux, tu peux te mettre avec moi et Lily.
Lily acquiesça de la tête et Bella me regarda en attendant un réponse.
-D'accord ! répondis-je heureuse de cette proposition.
Les filles me sourirent et sortirent du dortoir. Je restai assise sur mon lit encore quelques minutes. Pendant ces trois semaines de vacances chez James, j'avais entrepris avec Lily une correspondance par lettres très active. Nous nous étions étrangement bien rapprochée et découvert de nombreux centres d'intérêts communs. C'était agréable de pouvoir parler facilement avec quelqu'un sans pour autant se sentir juger ou délaisser. Nous nous étions même rencontrées une ou deux fois sur le chemin de traverse avec Bella. Nous avons passé des après midi très agréables toutes les trois et nous avons pu discuter plus aisément que l'on ne le faisait à Poudlard.
Je finis enfin par me lever et descendre dans la grande salle. Alors que j'allais rejoindre la table des Griffondors, Lily et Bella qui avait déjà finie de manger marchèrent à mon encontre.
-Vous avez déjà mangé ? m'étonnai-je.
-On a pris une pomme. Annonça Lily. Nous attaquons à 8 heures.
Je souris. C'est ce qu'on appelé ne pas avoir de chance. J'étais encore libre pendant une heure.
-Vous auriez du prendre l'Etude des Runes.
Bella me tira puérilement la langue dans un sourire.
-Bonne chance avec les filles. Décréta t-elle. Elles sont déjà en train de faire des suppositions sur le garçons avec qui tu aurais pu passer la nuit.
Je me rembrunis. Décidément, elles n'ont rien d'autre à faire ?
-Tu n'as qu'a t'asseoir à côté de James. Conseilla Lily. Il y a une place et au moins, il pourra te donner un petit coup de main.
Depuis quand Lily Evans appelle James par son prénom et surtout depuis quand elle l'estime un peu. Bella parut penser la même chose que moi et regarda Lily étonnée.
-Quoi ? s'exclama t-elle. N'allez pas vous faire des idées, j'ai seulement dit que James aimait bien Heather. Rien de plus.
Rien de plus si ce n'est que tu l'as appelé James. Mais attend ! Elle a dit quoi sur moi ?
-Et où est passé « Potter » ?Questionna Bella en n'insistant bien, sur le nom de famille.
Lily parut gênée de la remarque et Bella éclata de rire.
-Disons que je fais un effort pour ne pas être désagréable. Riposta t-elle. Mais en tout cas, ce n'est pas moi que Sirius dévore du regard depuis tout à l'heure.
Ce fut au tour de Bella de rougir. Je jetai un regard à la table et pu observer Sirius en pleine discussion avec James. Cependant, comme s'il ne contrôlait pas son regard, ses yeux déviaient souvent sur Bella.
-Lily a raison. Ajoutai-je. Je crois que tu es à son goût!
-Toutes les filles sont à sont goût.
Je souris. Peut être qu'elle avait raison. Mais en tout cas, il y a une chose dont j'étais sûr. C'est que Bella ne faisait pas partie des personnes citées par James quand il parlait des différents comportements de Sirius envers les gens. Restait à découvrir ce que ce comportement cachait.
-Bon, on y va ! lança Bella. On se revoit en Potion.
J'acquiesçai de la tête et avançai finalement vers la grande table. Au conseil de Lily, je m'assis entre James et Marie. James me sourit. Ce n'était qu'à ce moment là que je réalisais mon erreur. Je m'étais interposé entre Marie. Oh et puis ce n'était pas grave.
-Son nom ? demanda de but en blanc Morgane.
Je soupirai. Elle n'était pas encore passée à autre chose ? Je ne sais pas moi, mais il y a pleins de sujets de conversations possibles ! Pourquoi ne pas parler de vos vacances ? Ça c'était un sujet intéressant au moins, car je pouvais faire semblant de vous écouter et répéter, ce que vous dîtes chaque année, si vous aviez des doutes sur mon discernement.
-Il n'a pas de nom. Répondis-je en me servant un toast. Et pour la simple et bonne réponse qu'il n'y avait pas de garçons.
Remus qui avait le nez plongé dans un bout de parchemin, sourit. Etait-ce ma réponse ? Ou seulement le mot que Sirius venait de lui faire passer qui l'avait fait rire ?
-Et tu as fait quoi, alors ? demanda sceptique Hannah.
Ce que j'ai fait ? Et bien je suis allée dans la salle sur demande et je me suis endormi sur place. Pourquoi je suis partie ? Parce que vous me donniez envie de mourir et que j'étouffais !
-Tout le monde ne ressent pas le besoin d'aller s'envoyer en l'air avec n'importe qui quand il se retrouve seul. Répliqua sanglant Remus en tendant le papier qu'il tenait à James. Je suis d'accord Sirius, avec ça mais il faudra l'affiner un peu.
Les trois filles regardèrent Remus d'un œil mauvais et semblait vouloir répliquer mais ne dirent rien. Je souris intérieurement. Les filles savaient qu'elles ne faisaient pas le poids. Remus pouvait être très gentil mais une confrontation avec lui était assez dangereuse. Ça tout le monde le savait et les filles n'étaient pas assez bête pour l'oublier. Et de toute manière, s'attaquer à Remus revenait à s'attaquer au Maraudeur. Ce n'était vraiment pas conseillé.
Elles décidèrent de les ignorer et revinrent à la charge.
-Vous n'avez que ça à penser! Bon sang! m'emportai-je. Je vous dis que je me suis endormi dans une salle de classe !
-Ouais, avec un gars.
-Classique.
Je les fusillai du regard.
-Elle n'est pas comme vous. Répliqua Sirius en avalant un morceau de gâteau.
-Quoi ? s'étonna Morgane sur un ton hargneux.
La température commençait à monter. Peter s'enfonça un peu plus sur son siège pour se faire le plus petit possible. James observait la consternation des filles, l'air amusé. Remus souriait discrètement et Sirius, j'en étais sûr, se moquait d'elles. Pendant les vacances, j'avais pu les observer. Ils fonctionnaient presque toujours de la même manière. Peter restait caché, presque en arrière plan. James donnait le feu vert, la première balle ou l'idée. Sirius s'appliquait à mettre le bazar. Et Remus s'insérait poliment mais aigrement de façon à porter le dernier coup mais en restant toujours un simple observateur.
-Et bien, continua Sirius. Comme nous l'a fait gentiment remarquer Remus, elle ne couche pas avec n'importe qui.
Je rougis. C'était admirablement gentil de m'aider ainsi mais il pourrait éviter de parler de moi aussi …de manière aussi libre.
-Tu insinues que nous sommes des putes ! Cria Hannah tandis que Sirius prenait un nouveau morceau de gâteau.
-C'est pas lui qui l'a dit. Intervient James.
J'ai bien cru que ce déjeuner allait tourner au massacre. Morgane était tellement hors d'elle que l'on pouvait voir sa veine tiquer sur son front.
-Pourtant ça ne te déplais pas quand c'est avec toi, Sirius !siffla Morgane.
Et voilà qu'elle l'avait dit. Je grimaçai. Ce n'était vraiment pas bon comme la conversation tournait. Vraiment pas bon.
Sirius mâchait une bouchée de son gâteau et James et Remus l'observaient soucieux. C'était une très mauvaise technique de défense, ça Morgane. Très mauvaise.
-Vous n'avez pas cours ? m'adressai-je à James et Sirius dans l'espoir qu'ils s'en iraient.
Il fallait absolument calmer les choses. Sirius finit sa bouchée qu'il avala rapidement puis se tourna face à Morgane. Il avait sur les lèvres un petit sourire mais son regard était noir comme la nuit.
-Il faut bien que je m'amuse. Répliqua t-il froidement.
Mauvaise réponse. Très mauvaise réponse. Tu aurais pu encore dire que tu aimais les femmes, ou que tu les trouvais belle mais pas ça. Morgane pinça sa lèvre inférieure jusqu'au sang. Remus la regarda prudent puis se leva.
-Bien ! c'était très intéressant comme petite discussion mais je crois que James et Sirius avaient leur premier cours d'arithmencie, il y a cinq minutes maintenant, . Annonça t-il en posant un regard insistant sur James.
-On pensait faire passe sur ce premier cours. Expliqua t-il à Remus. De toute manière, il répète toujours la même chose puis au pire je demanderai à Lily les cours.
Remus montra Sirius de la tête et James se leva à son tour.
-Manquer le premier jour ? s'exclama James assez fort pour qu'une dizaine de personnes au environ entendent. Ce n'est pas dans nos habitudes ! Patmol ? On y va !
Sirius opina sans quitter des yeux Morgane puis après un signe de main en ma direction s'éloigna avec James.
Je soupirai de soulagement. La tempête était reportée…pour le moment.
-Tu aurais pu nous soutenir ! s'offusqua Marie en me regardant réprobatrice.
Oui, j'aurai pu en effet…
-C'est facile de dire ça, maintenant. Annonça Remus qui se tenait derrière moi et dont son odeur me parvenait. Tu as toujours eu du répondant quand tes adversaires étaient loin. C'est d'ailleurs une des raisons qui a poussé James a te laisser tomber.
Marie reçu l'insulte comme si on venait de lui décocher un coup de batte en plein ventre. Son visage se vida entièrement de toutes ses couleurs et la lueur de ses yeux étaient remplies d'un mélange de tristesse et de haine.
-Heather ? m'interpella Remus en posant une main sur mon épaule.
Je levai la tête vers lui dans un sourire rayonnant que je ne réussis malheureusement pas à dissimuler.
-Tu peux venir avec moi, s'il te plait? J'aimerai te rendre le livre que je t'ai emprunté cet été, chez James.
J'acquiesçai de la tête et le suivit. Les filles me jetèrent un regard venimeux bien qu'avec une pointe de curiosité. Une fois dans le couloir, je me tournai vers Remus.
-Je ne t'ai donné aucun livre?
Je n'en avais pas le souvenir et j'étais tellement pressée de m'éloigner des filles que je n'avais pas réfléchi à ce qu'il m'avait dit.
-Non. Je n'allais pas te laisse charcuter par ces vipères après que l'on t'ai mis dans cette situation.
Je souris.
-Ouais, c'est vrai. Vous êtes entièrement responsables.
Remus sourit, amusé. Il avait une petite fossette qui se creusait dans sa joue droite à chaque fois qu'il riait.
-Je peux te demander quelque chose ? me demanda t-il sérieux.
-Bien sûr.
Pourquoi ne le pourrait-il pas ? Il pouvait tout me demander mais cela il ne le savait pas.
-Si les filles- je parle de Morgane et sa troupe- t'embêtent réellement et qu'elles deviennent méchantes, tu me promets d'en parler à quelqu'un ou du moins de ne pas les laisser faire?
Remus tourna la tête et me regarda. Ses iris bleu-gris avaient sur moi un effet magnétique. Je me noyais dans son regard.
-Heather ?
Le promettre. Oui, je te le promet mais jamais elles ne seraient cruelles avec moi au point de me faire souffrir. Elles étaient certes égoïstes, égocentrique, abus d'elles mêmes mais je ne les imaginais pas être volontairement sans cœur.
-Mais…
-Tu as suffisamment souffert. Me coupa t-il. Je veux m'assurer que tu ne resteras pas seule. Dans aucun des cas.
J'opinai doucement de la tête sous son regard insistant. Remus me sourit, posa sa main sur la mienne puis monta les escaliers allant vers la salle commune. Je restai sur place. Il avait sur moi un pouvoir impressionnant. Je ne réussissais pas à détacher mes yeux de son regard, je ne pouvais pas le contredire et je ne supporterais pas qu'on lui fasse de la peine.
J'étais attirée par lui, complètement sous le charme. Je m'en étais aperçue le dernier jour des vacances, quand James l'avait invité. Quelque chose d'étrange s'était passée, quelque chose de mystérieux. Et je sais que lui aussi l'avait ressentie.
Pendant les deux dernières semaines où Sirius était venu s'installer dans le manoir, j'ai repris un peu du poil de la bête. A eux deux, ils réussirent à me sortir, m'emmenant dans différents parques, rues moldus ou sorciers. Ils m'ont distraite durant deux jours entiers sans me laisser une seule minute de répit. Le troisième jour, Remus se joint à eux. Il avait énormément bronzé et sa peau mat faisait admirablement ressortir ses yeux.
Les jours qui suivirent je le vis régulièrement. Nous avons énormément discuté et il m'aida beaucoup à reprendre le dessus. C'était quelqu'un d'ouvert, et très sociable. Je me rendis compte que sa timidité qu'on croyait voir chez lui n'existait pas. En réalité, il était seulement réservé comme s'il se protégeait de quelque chose. La dernière soirée, Sirius voulu absolument danser. Il avait un besoin de danser, disait-il, urgent. Nous prirent le magicobus pour rejoindre la soirée la plus proche.
«Notre arrêt venait d'être sonné. James et Sirius passèrent devant et je les suivit. Remus fermant la marche. Nous circulâmes tant bien que mal entre les lits du magicobus tentant de ne pas tomber ce qui manqua de nous arriver plus d'une fois. J'avais mal à l'estomac, comme à chaque fois que je montais dans ce bus d'ailleurs. Brusquement, il pila. Bien que je me tenais au grand barreau des lits, ma main glissa. Je crus que j'allais m'écraser contre le pare brise quand quelqu'un attrapa ma main. Tout se passa en une seconde. La seconde la plus étrange et longue de ma vie. Je me tournai pour regarder celui, oh le grand héros, qui m'avait évité non pas d'une mort certaine mais d'un bon aplat douloureux. Mais alors que je croisai le regard de Remus, un frisson me parcourut et je réalisai enfin. Ses yeux bleu-gris se plantèrent dans les miens et je pus y lire toutes sorte de chose. Son regard était remplie d'une terreur angoissante, le regard d'un petit enfant terrifié. Cependant, il y avait notamment une lueur de folie, de haine qui se battait en lui. J'eu le sentiment qu'il y avait deux personnes. Deux personnalités différentes qui pourtant me faisait perdre tous mes moyens.
-Ça va ? me demanda t-il chaleureusement.
J'opinai de la tête et il me sourit. Il tenait toujours ma main. »
Le reste de la semaine se déroula normalement. Enfin presque normalement. Tout d'abord les filles finirent par apprendre pour ma mère et me firent tout un cinéma. C'était malheureusement bien la dernière chose dont j'avais besoin en ce moment. En plus de leur sérénade habituelle, j'eu droit à une mauvaise humeur passagère du fait que je me sois mise avec Bella et Lily en Potion mais leur curiosité prenait le dessus à la rancœur. Elles ne cessèrent pendant toutes cette semaine de me poser des questions que je tentais d'éviter. Le fait que j'ai passé les vacances chez James n'avait pas échappé à leurs oreilles indiscrètes et elles me pressaient de tout leur raconter.
-Mais il n'y a rien à redire! m'écriai-je un vendredi après-midi, alors que nous travaillions toutes les quatre sur une exploitation de scroutt pendant notre cours de soin au créature magique.
Nous étions censés les surveiller, noter leurs comportements pendant que les autres élèves se trouvaient en forêt interdite avec le professeur à observer les Sombrals.
-Rien à redire ? s'écria Marie. Mais tu as passé les vacances chez James! Ce n'est pas rien. Il devait probablement y avoir aussi Sirius et Remus.
Je levai les yeux en l'air. Il n'y avait rien d'extraordinaire à ça. Bon d'accord, tout le monde ne passait pas deux semaines de vacances en compagnie des maraudeurs mais ce n'était pas mon intention. J'aurais préféré que ce soit autrement.
-Ce n'est pas rien ! affirma Hannah en notant deux ou trois mots sur son parchemin.
-Vous avez fait quoi ? demanda Morgane. Sirius t'as dragué?
J'arrêtai d'écrire et levai mes yeux vers les filles.
-J'étais chez James, d'accord. Dis-je calmement, beaucoup trop calmement. Il y avait Sirius et Remus, d'accord. Nous sommes sortis plusieurs fois, d'accord. Mais contrairement à tout ce que vous devez penser, il n'y avait rien d'existant ou de génial. Ma mère est morte. Mon père ne m'adresse plus la parole et Mr et Mrs.Potter ont accepté de me recueillir pour la fin des vacances. C'est aussi simple. Il n'y a rien de plus. J'étais déprimée et ils ont tenté de me remonter le moral. Je n'étais pas en vacances, j'étais en deuil!
Je soufflai de lassitude et retournai dans mes notes. Mes mains tremblaient de colère et je du me concentrer un moment avec de retrouver mon calme. Inspire…expire…Inspire…expire.
Je finis par me lever. Le cours était bientôt fini et je pouvais entendre les autres élèves revenir. Je m'approchai des scroutts et grâce à la lévitation, les transvasais du parc à leur cage.
-Tu ressembles de plus en plus à Bella et Lily. Nota sereinement Hannah.
Quoi? Qu'est ce qu'elle veut dire? Je levai la tête et la regarda.
-Oui, on trouve qu'elles déteignent sur toi. Tu n'es plus comme avant. Tu nous parles moins depuis la rentrée.
J'eu la sensation qu'un grand saut d'eau glacée se versa brutalement sur ma tête.
-Les filles sont d'accords avec moi. Continua t-elle. Tu as changé et on a l'impression que tu te moques de ce que peut penser les gens. On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie.
Un coup de massue me frappa derrière la tête. J'étais sonnée. Je ne comprenais plus.
-Je n'ai pas changée, déclarai-je d'une voix tremblante. Je me suis lâchée. Je suis comme je suis. C'est la première année que je me lâche et que je suis moi-même. Après vous pensez ce que vous voulez, ça n'a pas d'importance.
Bien sûr que si ça a de l'importance. Je vous croyez mes amies. Vous étiez peut être un peu égocentrique mais on se prenait de bons délires ensemble.
-Tu vois, je t'avais dit qu'elle s'en foutait de ce que l'on pensait. Annonça Marie.
Un deuxième coup de batte en plein dans les côtes me coupa le souffle.
-Tu ne nous parles presque plus depuis une semaine et tu te lies avec les maraudeurs. Tu as changé et pas du bon côté. Si tu continues, nous avons peur de ne plus aimer la Heather que tu étais.
Leur phrase fut comme si elle m'étranglait elle même. C'était comme si elle venait de me poignarder dans le dos. La première fois que je décidai d'être moi-même, de me libérer, de leur faire confiance. Et voilà comment ça me retourner dessus. « On a peur de ne plus t'aimer ». Pourquoi ? Parce que je me suis montrée telle que j'étais réellement ? Parce que je ne me pliait pas à leur idéal ?
Je regardai Morgane et Marie, chacune leur tour en attente d'un soutien. Un phrase de réconfort. Un mot d'appui. Un simple petit regard. Mais rien. Elles avaient toutes les deux la tête baissée comme si elle n'avait rien entendu. Les larmes me montèrent rapidement aux yeux mais je les ravalai vite. Je me sentis seule. Plus seule que jamais.
Je leur tournai le dos et continuai la lévitation des scroutts dans leur cage. Les filles vinrent m'aider en silence. Je me mordis la lèvre inférieure pour garder mon calme. Les autres élèves arrivèrent. Les maraudeurs étaient tête de liste. J'avais envie de vomir
On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie.
On trouve qu'elles déteignent sur toi.
Les filles sont d'accords avec moi.
Les filles sont d'accords avec moi.
On trouve qu'elles déteignent sur toi.
On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie..
On trouve qu'elles déteignent sur toi
On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie.
Les filles sont d'accords avec moi.
Et les phrases dansaient violemment dans ma tête. Elles en avaient parlé entre elle. C'était comme si elle m'avait jugé, condamné pour être moi-même. Une énorme boule s'installa dans mon estomac.
-Tout s'est bien passé? Nous demanda le professeur.
J'opinai de la tête tandis que les filles lui expliqua ce que nous avons fait. Je finis de ranger les scroutts quand la sonnerie retentit. Je pris mon sac et m'éloignai de la forêt interdite. J'avançai, planant dans mes pensées vers le château quand Lily arriva à ma hauteur. Elle m'attrapa le bras.
-Viens, on va voir le recrutement pour le quiddich.
J'acquiesçai. Lily était une mordue de ce jeu et supportait son équipe comme une furie. Sur ce point, avec Bella, elles étaient championnes. Nous allâmes nous installer sur les gradins à côté de Remus et Peter.
-James va être content. Remarqua Remus en souriant à Lily.
Elle rougit un peu mais répliqua :
-Je suis là chaque année. Je ne vois pas pourquoi il s'en étonne à chaque fois.
Remus sourit en approuvant de la tête.
-Disons qu'il croit toujours que tu ne viendras pas. Ne va pas chercher, c'est James.
Lily acquiesça et retourna son attention vers le terrain. Les trois filles s'approchaient et vinrent s'asseoir devant nous.
On trouve qu'elles déteignent sur toi.
-Tu viens voir James ? lança Marie dans un sourire à Lily.
Elle me donna envie de vomir.
-Non. Je viens voir l'équipe. Je supporte l'équipe pas Potter. Déclara t-elle.
Morgane acquiesça de la tête pour faire signe qu'elle comprenait tandis qu'un sourire ravie s'installa sur les lèvres de Marie.
-Je ne comprends pas. S'étonna Hannah. Pourquoi faire ses recrutements ? On sait tous qui sera pris. James qui est le capitaine se prendra lui comme attrapeur.
-C'est normal, c'est le meilleur. Assura Morgane.
-Sirius sera un attrapeur avec Stan et…
-Il manque un gardien. Lançai-je. Il nous faut un gardien.
Les filles me regardèrent étonnée puis sourirent. J'avais envie de vomir. Je tournai la tête vers le stade et observai le déroulement. James était au milieu du terrain et criai pour se faire entendre quand il prit son balai et monta de quelques mètres au dessus du sol. Il dirigea sa baguette vers sa gorge et quelques secondes plus tard, sa voix résonna dans tout le stade.
-C'est quand le premier match ? demanda Bella à Remus.
-Dans trois semaines.
-Déjà?
Remus acquiesça mais son regard était posé sur moi. Je crois même qu'il m'observait depuis le début. Je fis celle qui ne vit rien. Je n'avais pas la tête à ça. Pas maintenant. Je me sentais mal.
On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie.
On trouve qu'elles déteignent sur toi.
Les filles sont d'accords avec moi.
Trahie. Je me sentais trahie, seule, isolée. Autour de moi, tout se déroulait comme dans un rêve. Je parlais avec les filles, je riais des blagues de Bella, commentais les candidats. De l'extérieur, tout était exactement comme d'habitude. Intérieurement, je me sentais salie. Un nuage épais m'entourait. Leurs phrases harcelaient mon esprit. Un sentiment de fureur bouillait en moi. Mais j'étais pourtant calme. Je ne criais pas. Je ne pleurais pas. Je riais toujours. Tout allait bien. Tout devait bien aller.
A la fin du recrutement, ils descendirent tous sur le terrain. Moi, je restais assise encore un peu sur les gradins. Je respirai un grand coup, fermant trente secondes les yeux.
-Heather ? demanda Remus quelques escaliers plus bas. Tu viens?
J'ouvris les yeux et le rejoignit. Il me regarda. Ses yeux étaient inquiets et il sembla vouloir me parler. Pourtant, il ne fit rien. Je lui en fut reconnaissante. Il se contenta de me sourire et on rattrapa le reste de la troupe.
James et Sirius se précipitèrent sur Remus.
-Sirius a eu une idée pour la carte ! s'exclama James. Merveilleuse idée.
-Ouais! Je suis trop fier. S'écria t-il un sourire radieux sur le visage.
-Oh pitié, ne me dîtes pas que vous allez encore tester une de vos blagues. S'écria Bella. Je n'ai rien contre le fait que vous en faisiez au serpentard mais la dernière fois, c'est moi qui me suis tout pris.
Sirius grimaça.
-Tu étais au mauvais endroit, au mauvais moment, ma belle. Déclara t-il. Je te l'ai déjà dit.
-Ne m'appelle pas, ma belle. le prévint t-elle en rejoignant Lily
-Gnagnagna…
Je souris. Sirius la taquinait. Conclusion: Il l'aimait bien.
-Heather! Lança Hannah. Tu es toujours d'accord pour ce soir?
Hannah et les filles s'étaient approchées et me souriaient. Avaient-elles déjà oublié? Elles ne faisaient comme si de rien. Remus me regardait discrètement. Enfin, c'est ce que je croyais car il continuai toujours de chuchoter avec les trois autres maraudeurs.
Je me mis à marcher vers le château, les filles à mes talons.
-Alors ? insista Hannah.
Ce soir ? que devions nous faire ce soir ? Je n'en savais rien et je m'en moquais royalement. C'était vraiment la dernière chose à laquelle je pensais en ce moment. Comment pouvait-elle espérer que tout irait bien après ce qu'elles m'avaient dit !
-Fichez moi la paix! Hurlai-je en me retournant pour le faire face.
Respire…Respire. Mes bras tremblaient légèrement. Inspire…expire…inspire…expire.
-J'ai besoin d'être seule. Annonçai-je sur un ton beaucoup plus calme et posé. S'il vous plait.
J'inspirai fortement puis reprit ma marche. Tout le monde s'était figé quand j'avais crié. Peu importe. Je devais garder mon sang froid. Toujours garder son sang-froid.
Inspirez…expirez…inspirez…expirez.
Contrôler sa respiration et tu contrôles tes émotions. Voilà la clé.
Je continuai d'avancer vers le château. Le ciel s'était assombri et quelques gouttes commencèrent à tomber, s'écrasant sur le sol. J'avais besoin de me calmer, d'oublier ces derniers évènements mais où aller? La bibliothèque? Non, trop sérieux. La salle commune ? Non, trop conviviale. Le dortoir? Non surtout pas, trop facile pour me trouver. La salle sur demande aurait pu me convenir jusqu'à ce que je réalise où mes pas m'avaient amenée. La volière. Un réflexe que je n'avais pas perdu. La volière, calme et sereine. Entièrement désert d'élèves la plupart du temps, avec une vue magnifique sur le parc et un sentiment de liberté infini.
Je m'assis en tailleur et m'adossai au mur. La pierre était froide. J'avais souvent pris l'habitude de m'installer ici quand les temps étaient durs. J'écrivais pendant des heures des lettres à ma mère, notre seul moyen de communication. Je n'attendais jamais rien en retour, même pas une réponse. Elle ne pouvait pas bouger, et ni écrire.
-Mais moi, j'ai faim ! couina une voix en bas des escaliers.
-J'ai dit que j'en avais pas pour longtemps. S'exclama James irrité. Je dois déposer cette lettre.
-Et pourquoi Remus ne pouvait pas t'accompagner? Ou mieux Tu ne pouvais pas y aller tout seul?
James sembla poussa un rugissement de rage.
-Remus essaie d'arranger la gourde de Sirius envers McGonagall. Et dois-je déjà te rappeler pourquoi Sirius a fait ça ou est-ce que ça te revient, Peter ?
-Je savais pas. S'égosilla Peter.
-C'est bien ça le problème, Queudvert. C'est que tu ne sais jamais rien.
Les voix s'étaient faites plus présentes et les pas se rapprochaient. Je me levai brusquement. Trouvez une excuse. Ne rien laisser paraître. Tout allait bien.
James rentra dans la volière tandis que je faisais semblant de redescendre.
-Heather !s'exclama t-il un peu gêné.
Je lui souris. A côté de lui, Peter avec sa toute petite taille me regarda d'un œil timide pourtant il paraissait en colère. Je haussai un sourcil. James dont sa chouette était venue se poser sur son épaule, m'expliqua tout en remettant une lettre à son animal.
-Ne fait pas attention à lui. Il est de mauvais poil, de un parce qu'il croit que nous allons rater le dîner ce qui est complètement stupide sachant qu'il n'a pas encore commencé, de deux parce Sirius l'a traité d'idiot (il posa sur Peter un regard pesant qui devait signifier pas mal de chose pour ce dernier, qui se rapetissa un peu mieux) et de trois parce qu'il a peur que Remus s'énerve contre lui, ce qui serait entièrement juste vu ce qu'il a fait.
James me sourit finalement en haussant les épaules.
-La routine, quoi !
Je voulu sourire mais le cœur n'y était pas. James ne s'en aperçu pas et tant mieux. Nous descendirent de la tour ensemble. James se mit à parler du quiddich et faisait déjà des projets pour l'année prochaine. Il avait l'intention de s'acheter le tout premier balais de la série Nimbus qui sortirais en 1977. J'essayais de suivre ce qu'il disait mais très vite mon esprit dérapa.
On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie.
Tu vois, je t'avais dit qu'elle s'en foutait de ce que l'on pensait.
Tout tournait en boucle dans mon cerveau. J'avais le cœur qui pesait étonnamment lourd. Je n'aurais pas pensé que cela faisait si mal d'être renier, presque rejeté. D'accord, elles avaient été franche mais la façon de me le dire n'était pas tactique.
J'en voulais presque à Peter d'avoir des amis. En fait, j'en voulais au monde entier d'être mieux que moi. Je me sentais de nouveau mal à l'aise, jugé dans chaque couloir, condamné par chaque mot.
Ce qui me faisait le plus mal, c'était le détachement totale qu'elles avaient pris dans cette conversation puis leur réaction. Elles avaient parlé comme si c'était une discussion de routine, comme on parle de maquillage. Elles avaient continué de me sourire, continué de m'adresser la parole sans aucune gêne, sans même se rendre compte que ça m'avait blessé.
Nous approchions du bureau de McGonagall. James voulait savoir comment cela se passait et je l'avais suivi. Peter dont la lassitude et probablement la culpabilité le tenaillait préféra rejoindre la grande salle. James ne le retint pas et j'avouerai que moi non plus. Il me mettait mal à l'aise parfois. A chaque fois que ses yeux globuleux me regardaient, je me sentais, pas en danger mais pas entièrement en sécurité. Il n'avait rien de méchant mais le courant ne passait pas.
Nous tournâmes à gauche pour arriver dans un grand couloir. Loin, face à nous se tenait le professeur MgGonagall, les mains sur les hanches. En face d'elle se tenait Sirius et Remus. Ledit Patmol semblait parler avec agitation tandis que Remus tourna la tête dans notre direction.
Nous continuions d'avancer prestement pour arriver très vite à leur hauteur. Remus me fixa quelques secondes puis tourna de nouveau son attention sur le professeur McGonagall. Remus et Sirius étaient trempés. Leur vêtement dégoulinait d'eau et leur cheveux leur tombaient sur le visage. Sirius avait l'air d'un petit chien. Je souris.
-Mais professeur! s'exclama t-il. C'est complètement injuste! Ces serpentards nous ont cherché!
-Oui. Comme toujours, Mr Black. Coupa t-elle sèchement. Croyez-vous que je suis né de la dernière pluie pour ne pas avoir connu les guerres entre Griffondors et Serpentards ?
-Ah ça non… ironisa doucement Sirius ce qui lui valu un regard noir de la part de Remus.
James et moi, nous nous approchâmes davantage, d'un pas décidé.
-Ce que veut dire par là, Sirius. Expliqua posément Remus. C'est que nous avons été attaqué et que Sirius a agi simplement en légitime défense.
Le professeur McGonagall sembla hésiter à croire ou non la version de Remus. Elle tourna la tête dans notre direction, l'air menaçant.
-Mr Potter. Lança t-elle presque sur un ton dégagé. Je suppose que vous venez aider vos amis.
James sourit avec désinvolture et le professeur McGonagall accentua son regard noir.
-Je suis désolé pour tous ces points que vous faites perdre à votre maison, Mr Black mais vous avez envoyé volontairement deux élèves de septièmes années à l'infirmerie.
Le professeur McGonagall regarda les quatre garçons sévèrement tandis que Sirius et Remus jouaient les parfaites petites victimes.
-Je me dois d'enlever 100 points et de vous retenir en retenue pendant une semaine. A moins, rajouta t-elle, que vous puissiez m'éclaircir sur cette bataille.
Remus et Sirius se regardèrent du coin de l'œil.
-C'est ma faute, Professeur ! criai-je.
Quoi? C'est moi qui vient de parler là? Le professeur me regarda étonné ainsi que les trois garçons. Qu'est-ce que je peux bien dire? Je souris d'un air forcé. Voilà pourquoi on dit de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler!
-J'ai…Je revenais du terrain de quiddich d'où James faisait passer les candidats suspects d'être dans l'équipe …
-Je sais tout ça…me coupa le professeur de Métamorphose.
Respire…
-Je me suis disputée avec les filles et j'étais plutôt énervée.
Ça au moins, ce n'était pas un mensonge.
-C'est vrai ! s'exclama Sirius. Elle leur à même crié dessus et il y a plein de témoins !!
James approuva vivement de la tête et Remus me fixait à nouveau. Le professeur me fit signe de continuer.
-Je ne faisait pas attention à ce qui se déroulait autour de moi quand je suis tombée par terre. La pluie commençait à tomber et ces serpentards me sont tombés dessus. Heureusement que Sirius était là pour m'aider sinon… Après il m'a ordonné de rentrer à l'intérieur. James m'a accompagnée.
Je le regardai et il acquiesça ardemment de la tête. Je doutait que mon mensonge fasse beaucoup d'effet sur McGonagall mais c'était tout ce qui me venait à l'esprit. Si seulement je savais combien ils étaient!
-Je suis allée me changer ensuite pour enlever toute la boue.
Le professeur McGonagall plissa les yeux. Je retenais ma respiration. Qui pourrait croire à une telle histoire ? C'était beaucoup trop rocambolesque mais c'était bien la seule idée qui m'était venue à l'esprit. Un petit silence de quelques minutes s'installa pendant lesquelles le professeur sembla réfléchir. Remus et Sirius me souriaient soulagés probablement de mon intervention.
-Si c'était de la défense…concéda t-elle à reconnaître, je veux bien ne pas supprimer davantage de points à Griffondors cette semaine, en revanche vos heures de retenues sont maintenues.
Elle approuva de la tête et rentra dans son bureau, prenant soin de fermer la porte derrière elle.
Remus me remercia pour mon geste puis James et Sirius m'acclamèrent.
-On va pouvoir aller manger maintenant ! s'écria Sirius en frottant son estomac. Je meurs de faim.
-Je suppose que vous n'allez pas me dire pourquoi vous avez du attaquer ses Serpentards? Demandai-je sans vraiment l'espoir d'une réponse. Les trois garçons se regardèrent et secouèrent en même temps la tête négativement. Je haussai les épaules. De toute manière, je ne voulais pas vraiment savoir.
Nous rentrâmes dans la grande salle.
-J'ai toujours dit que McGonagall nous aimait bien. Annonça Sirius. Nous rajoutons quand même la plupart des points à griffondors.
Remus le regarda interloqué.
-Nous condensons plutôt toutes les pertes de points que l'on fait perdre. Corrigea t-il.
-L'essentiel dans tout ça. Annonça James. C'est que la disparition des points à cause de nos bêtises passe inaperçu vu que l'on permet aussi d'en rajouter.
Remus et Sirius acquiescèrent de la tête.
J'étais consternée.
-Et pourquoi ne vous contentez pas d'apporter des points à notre maison. Répliquai-je agacé. Nous pourrions peut être gagner la coupe des quatre maisons avec un peu plus de 10 points de différence à chaque fois.
Les trois garçons me regardèrent étonné.
-Tant que l'on gagne. Assura Sirius.
Tant que l'on gagne? Mais gagner ne fait pas tout!
-Gagner. Répétai-je irritée. Quand vous faîtes perdre ses points à notre maison, est-ce qu'ils vous arrivent de penser au gens qui ont bataillé pour les gagner? Tout le monde n'a pas vos facilité.
J'accélérai le pas et allai m'asseoir entre deux élèves, un de première année et un de cinquième année. Les garçons restèrent en plan plusieurs secondes avant de rejoindre Peter, sonnés.
J'accordai volontiers que passer mes nerfs sur eux n'était pas très sympa mais c'était justifié. D'accord, gagner la coupe des quatre maisons avec 10 points de différence ou 100 ne changeaient pas vraiment la donne mais ça me faisait bouillir de rage de les voir anéantir des efforts d'élèves de notre maison à cause de leurs bêtises.
Un peu plus loin à droite, Lily et Bella mangeaient avec Marc et Stan. Les filles quant à elles étaient en bout de table. Mon estomac était contracté. Mon assiette s'était remplie de nourriture mais je ne réussi pas à manger. J'avais le ventre noué. Rien ne réussissait à rentrer. Je tournais ma cuillère sur elle même mélangeant ma viande avec les légumes.
On a peur de ne plus t'aimer si tu continues sur cette voie.
Mais quelle voie?
Tu ressembles de plus en plus à Bella et Lily.
Qu'est ce qu'elles ont avoir la dedans? Ceux sont juste des amies avec qui je m'entends bien.
Tu n'es plus comme avant. Tu nous parles moins depuis la rentrée.
Tu vois, je t'avais dit qu'elle s'en foutait de ce que l'on pensait.
Faux. Je ne me moque pas de ce que pense les gens. Faux. Je me souciais de leur avis. Faux. Faux. Faux. Faux. Faux. Faux. Faux. Faux. FAUX!
-Tu n'as pas encore touché à ton repas ? s'étonna James.
Il poussa les quelques élèves en face de moi et s'installa. Je ne dis rien et baissai de nouveau mon regard dans mon assiette.
-Qu'est ce qu'il y a ? demanda t-il insistant.
Rien. Il n'y avait rien du tout. Rien!
Je gardai le silence et continuai de touiller dans mon plat.
James soupira puis posa ses bras croisé sur la table. Il se pencha vers moi et murmura :
-Je vais être franc avec toi. Nous avons tous remarqué que quelque chose n'allait pas. Remus le premier. C'est même lui qui m'a ouvert les yeux et poussé à venir te parler. Heather…
-Je vais bien, James ! Très bien. M'énervai-je
Je le regardai hargneusement espérant qu'avec un tel regard, il laisserait tomber. En vain. Il insista davantage son regard et ouvrit à nouveau la bouche.
-Il s'est passé quelque chose avec les filles? J'ai bien vu que c'était tendu…
Je me levai brutalement et enjambai le banc.
-Occupe toi de tes affaires! Lançai-je en m'éloignant.
Je passai devant les trois autres maraudeurs qui me suivaient du regard. D'ailleurs tout le monde me suivait du regard.
Je devais sortir. Absolument sortir.
Les filles tentèrent de me sourire. Mes mains tremblèrent.
Inspire….expire…inspire…expire. Ne pas craquer. Pas devant tout le monde. Pas maintenant.
Un silence pesant régnait dans la grande salle. Tous les regards rivés sur moi. Pourquoi le chemin entre moi et la sortie me paraissait-il si grand?
Le grincement d'un banc se fit entendre.
La porte était plus qu'à un mètre.
Remus s'était levé.
Je franchis enfin la porte m'engouffrant dans les couloirs froids de Poudlard.
-Heather ! cria Remus en me rattrapant rapidement.
Il se mit à marcher à ma hauteur.
-Que s'est il passé?
-Rien ! crachai-je.
La fureur prenait doucement place en moi.
Ne pas craquer. Ne pas craquer.
Inspire…expire.
Même cette méthode ne marchait plus. Je sentais la fureur m'envahir tout doucement. La colère. Mon dernier recours pour ne pas craquer. La colère contre les larmes.
-Laisse moi tranquille, tu veux ! lui lançai-je à la figure.
J'accélérai le pas pour le semer mais c'était sans compter que ses jambes étaient plus grandes que les miennes.
Il m'attrapa le bras.
-D'accord mais alors assure moi que tout va bien.
Que tout allait bien ? Mais plus rien n'allait ! J'étais complètement désorientée. Ma mère était morte. Mes amis avaient peur de ne plus m'aimer. Les résultats de mes buses m'obligeaient à revoir mon orientation. Et mes sentiments devenaient trop compliqué. Non, rien n'allait.
-Heather…murmura Remus. Parle moi.
-Pourquoi tu ne retournes pas à tes occupations, Remus? Je n'ai rien à dire.
Je me détachai de lui et montai les escaliers, le laissant sur place. A peine ai-je monté trois marches que je m'arrêtai.
-Elles ont peur de ne plus m'aimer ! hurlai-je en me retournant.
Mes mains tremblaient dangereusement. Mes yeux me piquaient.
Remus me fixa.
-Si jamais je continue dans cette voie, elles ont peur de ne plus m'aimer. Je ressemble trop à Lily et Bella. Elles ont déteints sur moi ! Mais c'est pas vrai ! Je suis comme je suis.
Une larme avait coulé le long de ma joue. Remus monta à ma hauteur.
-La première fois que j'étais réellement moi. La première fois que je n'étais pas gênée !
Des sanglots me parcoururent. Ma respiration devint très irrégulière. JE fus parcourut de soubresauts violents.
Une vague immense de tristesse bouillonnait en moi. Elle me consumait petit à petit. Je tentai de reprendre le contrôle de mes émotions, de respirer régulièrement.
L'air commençait à me manquer.
J'étais mélangée entre un accès de rage et de tristesse. Un accès de rage contre moi-même. Je n'aurais jamais du m'attacher, jamais je n'aurais du me révéler.
Remus me scruta pendant tout le temps où je lui racontait ce qui s'était passé. Il ne paraissait pas savoir comment réagir.
J'étais entièrement parcourue de spasmes violents. J'essuyai les larmes de mon visage du revers de ma main mais mes yeux ne cessaient de pleurer.
Remus m'attrapa les mains.
Mon cœur me faisait horriblement mal, mon estomac se convulsait.
Les portes de la grandes salles durent s'ouvrir car les voix des élèves se firent entendre.
-Oh non…gémis-je en tentant d'effacer mes larmes.
Remus passa un bras dans mon dos et m'amena au premier étage.
Mes sanglots devenaient de plus en plus irréguliers.
Remus me poussa contre un mur et planta ses iris bleu-grises dans les miennes.
Son regard me calma un peu. Il était apaisant, calme même protecteur. J'avais l'impression que plus rien ne pourrait m'arriver. C'était impressionnant ce qu'un regard pouvait avoir comme impact.
-Respire doucement, Heather. Murmura t-il d'une voix chaude. Tout finira par aller mieux, je te le promet.
Il posa une de ses mains sur mon avant bras. Sa chaleur, son soutien m'apaisa.
-Tu n'as plus à rester seule, Heather. Je suis là.
J'inspirai fortement sentant ma colère s'enfouir au fond de moi.
Nos regards ne se quittaient pas. J'avais l'impression d'être dans un autre monde. J'étais de nouveau calme, apaisée. J'aurais voulu rester ainsi des heures durant. Le temps ne semblait plus compter. Je ne réussissait pas à détacher mon regard. J'étais comme transportée.
Mon souffle était toujours irrégulier mais pas pour la même raison que la dernière fois.
Des élèves circulaient dans les couloirs.
Remus enleva son bras et détourna son regard. Je me sentis soudainement bien vide.
-Ça va aller ? me demanda t-il.
J'acquiesçai de la tête. Remus me sourit. Mon cœur se regonfla à moitié.
-Viens. On retourne dans la salle commune. M'annonça t-il.
Je le suivi et on marcha en silence jusqu'au septième étage. On arriva devant la grosse dame et Remus prononça le mot de passe.
J'inspirai un grand coup et le suivi à l'intérieur. La pièce était remplie d'élèves qui s'amusaient ou discutaient dans les canapés.
Remus et moi, allions nous asseoir près de la cheminé où les maraudeurs semblaient se disputer avec Lily et Bella.
Enfin, James et Lily se disputaient tandis que Sirius et Bella prenaient chacun la défense de leur ami respective.
Nous nous asseyons côte à côte sur le canapé. Les quatre compères s'arrêtèrent de parler et nous regardèrent.
-Vous ne pouvez pas essayer de vous parler sans vous crier dessus, pour une fois ? demanda Remus.
Lily et James gardèrent la tête haute mais ne dirent rien. Après quelques minutes d'hésitation Bella s'assit en face de Sirius et Lily de James.
Remus sourit.
-Bien. Alors Lily, si tu expliquais à James pourquoi tu aimes tant le quiddich.
La belle rousse sembla hésiter puis commença à parler. La soirée se déroula ainsi. Remus lançait des conversations qui ne risquaient pas de déclencher une bataille ce qui amena d'autres sujets divers dans lesquelles ils découvrirent de nombreux points communs. Remus me lança un clin d'œil malicieux.
Je souris.
Le soir même, une fois que je me retrouvais dans mon lit, je me sentis de nouveau seule. L'idée de devoir dormir avec les filles juste de l'autre côté du rideau m'angoissait. Alors je repensais à Remus. A son soutien. A son regard. A cette soirée où je serais restée des heures assise à ses côtés, juste à sentir son odeur. C'est avec le souvenir du son de sa voix que je m'endormis d'un sommeil parsemé de rêves étranges, mélangeant ma mère, les filles et Remus.
Voilà le chapite deux. Il n'est pas très très long mais c'est déjà ça.
J'espère que cela vous a plu.
Le chapitre trois est en cours d'écriture mais cela prendra peut être un peu plus de temps étant donné que je suis actuellement à fond dans le dernier tome de Harry Potter.
MErci à vous tous!!!
Gros bisous Maraudiens...
