J'ai enfin réussi à prendre un peu de temps pour écrire la suite mais toujours pas de fin.
Pour celles et ceux qui ont lu la 1ère partie il y a quelques temps, j'ai fait quelques modifications en essayant de rendre tout cela plus clair. Et comme je n'ai plus la contrainte de ne pas faire d'accord, je pense que cette partie sera plus fluide XD
EDIT : j'ai corrigé les quelques grosses fautes, rajouté les mots manquants et développé les explications de Shirley (parce qu'elles n'étaient pas toutes vraiment très claires ...)
Quelques point de lecture :
J'ai rajouté à chaque fois à qui appartient le portable / téléphone et qui appelle.
J'ai arrêté de compter le nombre de caractères qui peuvent s'afficher sur l'écran des portables.
S'il y a une conversation en a parte, elle est figurée entre ( )
Je m'excuse toujours pour la mise en page foireuse de FF qui efface des mots si si ! (le jour où j'aurais du temps à perdre, j'irais fouiller dans le code html mais en attendant ...)
Promis, j'arrête de raconter ma vie, bonne lecture !
Portable de S. Holmes
Pas de nouvelle recherche de colocataire.
Elle va être transférée à l'hôpital.
From : M. Holmes
On : 2013/03/12 18h39
.
Portable de G. Lestrade
Watson vivante.
Vous êtes démis de l'affaire.
Shirley a besoin d'un toit.
PS : je peux faire de votre vie un enfer
From : M. Holmes
On : 2013/03/12 18h40
.
Portable de M. Holmes
?
From : G. Lestrade
On : 2013/03/12 18h40
.
Portable de G. Lestrade
Les journalistes vont affluer à BStreet.
Elle ne peut pas rester là-bas.
Elle va aller chez vous.
Donc vous êtes démis de l'enquête.
Et le ps tient toujours.
From : M. Holmes
On : 2013/03/12 18h40
.
Portable de G. Lestrade. Appel entrant de Mme Lestrade
Ignoré
.
Portable de M. Holmes
Les hôtels ont aussi leurs utilités.
From : S. Holmes
On : 2013/02/12 18h41
.
Portable de S. Holmes
Tourne la tête.
De 75° vers la droite.
From : M. Holmes
On : 2013/02/12 18h58
.
Portable de M. Holmes
Martin Brunt ?
Pas étonnant que tu t'entendes bien avec Watson.
Vous avez les mêmes goûts pour les hommes …
From : S. Holmes
On : 2013/02/12 18h59
.
Télévision du Regency Hotel
Dénouement tragique dans l'affaire du petit Amir. La police vient de retrouver le corps sans vie de l'enfant. Sa mort serait due à une blessure par balle. La ravisseuse a été retrouvée près de lui alors qu'elle tentait de mettre fin à ses jours en s'asphyxiant au gaz. Elle a été transportée à l'hôpital dans un état grave mais, d'après la police, ses jours ne serait pas en danger. La jeune femme, médecin militaire de 35 ans, venait d'être rapatriée d'une mission en Afghanistan après une blessure. Elle est décrite par ses voisins comme une femme sérieuse, fiable et énergique. Il semblerait cependant qu'elle était suivie psychologiquement. Cette affaire repose la question de la gestion des séquelles post-traumatiques de nos soldats envoyés en mission à l'étranger. Le ministre de la Défense devrait faire une allocution dans la soirée. C'était Martin Brunt pour Sky News.
.
Portable de G. Lestrade. Appel entrant de Mme Lestrade
Ignoré
.
Portable de G. Lestrade. Appel entrant de S. Donovan
- Allo ?
- Chef ? Ils ont retrouvé le gamin et la docteur. Le gamin est mort. Je savais bien qu'elle n'aurait pas dû trainer avec cette psychopathe de Holmes.
- Et sinon, tu as des éléments qui ne soient pas en train de passer aux infos ?
- La police de Nuneaton est sur place. Il lui a fallu moins de 10 minutes pour arriver mais l'endroit avait déjà été nettoyé. Il reste des traces au sol. Il faut dire que ce n'est pas très propre d'après les photos, de la graisse.
- Dans un centre d'essai de véhicules, cela me parait logique. Une idée de ce que peuvent être ces traces ?
- Pas la moindre.
- Je me demande bien à quoi vous pouvez servir tous. L'autopsie ?
- On envoie quelqu'un de chez nous.
- Anderson ?
- Il est malade.
- Enfin une bonne nouvelle. Qui ?
- L'agent Phersen.
- Phersen ? Hum. pourquoi pas ... Que donnent les caméras de surveillance ?
- Rien. Elles ont été désactivées. Comme tout l'après-midi dans Londres. Watson et Holmes ont bien préparé leur coup. Surtout avec l'appui d'Holmes Senior.
- Tu devrais faire attention à ce que tu dis.
- Ce n'est pas moi qui vient de me faire mettre au placard. Vous avez été viré de l'enquête au fait.
- Je sais.
.
Simultanément sur le portable de G. Lestrade et de M. Holmes
Phersen est un ex de Watson.
From : S. Holmes
On : 2013/02/12 19h07
.
- Vous ne trouvez pas ça bizarre. Holmes Senior vous vire de l'enquête juste lorsqu'on retrouve le gamin et la coloc de sa soeur.
- Juste pour être bien sûr ... Comment penses-tu qu'on les a retrouvés au juste ?
- ... Shirley.
- Shirley Holmes.
- Et juste pour être bien sûre ... Où êtes-vous là exactement ?
- Ca ne te regarde pas.
- Avec qui ? Shirley Holmes.
- Shirley.
- Et le divorce fut.
- Bonne soirée, agent Donovan. Bonne balade à Nuneaton.
- Je vous tiendrais au courant tout de même. Au revoir.
- 'Revoir.
Fin de la conversation
.
Portable de G. Lestrade. Appel entrant de Mme Lestrade
- Monsieur Lestrade ! Expliquez-vous !
- Qu'est-ce qu'il y a ? Je suis en service, je vais finir par rentrer.
- C'est quoi ces valises ?
- Quelles valises ?
- Ces valises que des types en costard ont déposées chez moi !
- Chez nous.
- Et qui sont remplies de fringues pour femme ! Chers !
(- Qu'elle ne mette pas le nez dans mes vêtements !
- Mlle Holmes ... Avec tout le respect que je vous dois, fermez-là !)
- Monsieur Lestrade ! Avec qui tu es là ? J'espère que tu n'es pas avec cette petite garce allumeuse et manipulatrice de Shirley ! J'ai le formulaire de divorce sur la table ! Tu le sais ça ? Pense à ta famille. Je fous ces valises dehors et on repart sur un pied d'égalité.
- Madame Lestrade ? Je suis la petite garce allumeuse et manipulatrice qui soit dit en passant fait une bonne tête de plus que votre mari, mais cela est hors propos. Cependant je vous en conjure, signez ce brave papier, faîtes ! Et allez vous en envoyer en l'air avec le sous-fifre de votre mari ailleurs qu'au domicile conjugal.
- Gregory !
( - Vous me paierez ça, Mlle Holmes !)
- Vous ne devriez pas offrir à votre amant le pendentif que vous portiez sur la photo située sur le bureau de votre mari. Quoiqu'à la réflexion, vous n'avez pas dû lui offrir. Il pensait certainement que Monsieur Lestrade le verrait. S'il l'a vu, il ne vous en a pas tenu rigueur. Quel brave homme.
(- Ne parlez pas de moi comme si je n'étais pas là !)
- Au fait, Mme Lestrade, transmettez de ma part à l'agent Anderson tous mes vœux de rétablissement.
Fin de la conversation.
.
Portable de M. Holmes
Préviens moi dès que tu es sur place.
From : S. Holmes
On : 2013/02/12 19h16
.
Portable de S. Holmes. Appel entrant Mme Hudson
- Shirley ? Shirley, ma puce, vous allez bien ? C'est horrible tous ces journalistes. Et la pauvre Joan, il paraît qu'elle ...
Renifle.
- Mme Hudson, je vous en prie. Joan va bien.
- Mais la pauvre petite ! Ils l'accusent de choses horribles !
Sanglote.
- Je sais Madame Hudson.
- Et ... et ... ils disent qu'elle a tenté de se suicider !
- Voyons, vous croyez réellement que Joan Watson, militaire de son état et avec une arme dans la main irait choisir une mort aussi dégradante que de s'asphyxier au gaz d'échappement. C'est tout bonnement ridicule.
- C'est un coup monté donc ?
- Naturellement. Ecoutez, faites vos valises. Je vous appelle quelqu'un et ne parlez pas à la presse. Nous avons assez d'ennuis comme cela.
- Mais et vous ? Vous allez bien ? Où dormirez-vous ?
- Je vais parfaitement bien, Mme Hudson. Ne vous en faîtes pas pour moi. Préparez vos valises. Et tâchez de passer une bonne nuit. Au revoir.
- Au revoir mais faites bien attention à vous !
Fin de la conversation
.
Portable de M. Holmes
Exfiltre Mme Hudson.
Comment as-tu pu oublier ?
From : S. Holmes
On : 2013/02/12 19h27
.
Portable de S. Holmes
Mme Hudson est chez sa sœur
Je suis au VCA.
L'équipe de Londres
n'est pas encore arrivée.
Je t'envoie les photos.
From : M. Holmes
On : 2013/02/12 19h40
.
Mail adressé à S. Holmes.
On : 2013/03/12 19h45
From : mycroft . holmes at homeoffice . gsi . gov . uk
Object : photos
Attached Files : photo1 ; photo2 ; photo3 ; photo4
Des choses ont été posées sur le sol, il y a des traces de câbles. Je penche pour des enceintes ou quelque chose du genre. En tout cas, c'était encombrant. Ils ont tout rembarqué et sont repartis avec un autre camion. J'ai demandé la liste des véhicules en essai. Je te l'envoie dès qu'ils me la transmettent.
J'aimerais savoir comment tu les as retrouvés. Juste pour ma culture personnelle.
MH
.
Portable de M. Holmes. Appel entrant de S. Holmes
- Shirly ?
- Je devrais te tuer pour ce que tu as fait.
- Je prends soin de toi.
- En me "confiant" à Lestrade ?
- En t'éloignant d'une meute de journalistes. Mais veux-tu savoir ce qu'il y a ici ou pas ?
- Vas-y, sois mes yeux. Tu m'as déjà dit qu'il y avait des marques d'enceintes, au vu des photos, je suis d'accord avec toi. Tu devrais trouver une ou plusieurs marques de trépieds également.
- Effectivement. Deux trépieds disposés parallèle au banc d'essai sur le côté droit.
- Parfait. Maintenant, monte dans le camion.
- Je n'ai pas vraiment envie de faire ça, Shirley. Tu sais aussi bien que moi ce qu'i l'intérieur.
- Bien sûr que je sais, mais j'ai besoin de voir.
Profonde inspiration.
- (Excusez-moi, puis-je entrer ?) La police de Nuneaton m'a laissé passer.
- Tu en doutais ?
- Ne sois pas sarcastique s'il te plaît. J'entre.
Silence
... Une blessure par balle, au cœur. Il a les yeux encore ouverts. Il semble ... crier.
- Mycroft. J'ai besoin de détails intéressants.
- ... Bien, dis-moi ce que je dois faire, mais je ne suis pas médecin.
- Sa nuque est-elle raide ?
- Tss. Un instant, je mets mes gants. Dire que je les aimais bien, je vais pouvoir les jeter après cela. J'espère que Lestrade te rendras folle. Elle n'est pas raide.
- Hum ... il est mort vers 16h50, il y a trois heures donc. La rigor mortis aurait déjà dû débuter. Il n'a pas de marque sur le cou ...
- Pas de marque visible d'étranglement en tout cas.
- L'asphyxie retarde la rigidité cadavérique.
- S'il est mort étranglé, ils ne pourront pas ne pas le remarquer à l'autopsie.
- Même un ex de Watson ? Tu fais beaucoup trop confiance à Scotland Yard. Quoi d'autre dans le camion ? Le docteur m'a parlé de bidons.
- Effectivement. 6. Ils sont ouverts. Vapeur de cannabis, il y a une source de chaleur sous les bidons. Elle devait être fortement perturbée pour ne pas l'avoir sentie. Ils l'ont conditionnée avec les éclairages et le son adéquat, pas étonnant qu'elle ait tiré. Elle ne devrait pas travailler avec toi Shirley, pas tant qu'elle est encore en état post-traumatique.
- Redis lui ça en face. Mais je suis d'accord avec ton analyse. Même si je le savais avant que tu ne le dises. Peux-tu aller voir dans la cabine ?
- Bien sûr lynxounette.
- Ne prononces plus jamais ce surnom idiot. Jamais. Même en l'absence de toute âme qui vive.
- Ne t'inquiètes pas comme cela. Jamais je ne dévoilerai ce secret, même sous la torture. La cabine donc. Je prends une photo et je te l'envoie. Ils ont trouvé le sac de ta colocataire, un mouchoir usagé et un stick de rouge à lèvres au sol. Ils attendent l'équipe technique pour la prise d'empreintes. Tiens, étrange, pas de GPS. Pas de carte routière non plus.
- Ils savaient où ils allaient de toute évidence. Le sac est là pour incriminer le docteur Watson.
- Effectivement. Sinon cette cabine est totalement impersonnelle.
- Bien et la dernière chose dont j'ai besoin : comment ont-ils gazé Mlle Watson ?
- Classique. Depuis le pot d'échappement.
- Je me doute bien, Mycroft et cesse ton numéro de cynisme. Ce que je veux savoir c'est si le déclenchement était automatique ou s'il fallait que quelqu'un s'en charge.
- On ne pourra pas savoir avant d'avoir retiré le camion du banc d'essai de roulage. C'est trop dangereux d'aller voir sinon.
- Bien, bien mais passe l'ordre de vérifier.
- Naturellement, naturellement. Dis moi, quand comptes-tu passer les concours de la fonction publique ?
- Ne sois pas grossier Mycroft ! Lestrade t'a-t-il fourni les noms des 4 militaires soupçonnés pour l'attentat de Kaboul qui semble lié à cette affaire ? Note comme je fais les choses hiérarchiquement pour respecter vos protocoles.
- Je t'en remercie. Effectivement, il nous a transmis tes données. L'un d'entre-eux est mort. J'ai demandé à mon assistante de transmettre tous les dossiers. Lestrade te les montrera. S'il est d'humeur ...
- Très cher frère, un conseil, arrêtes l'humour. Ah et un autre conseil en passant. Si tu veux marquer des points auprès de ma frivole colocataire, je te conseille de la canaliser un peu, après tout elle est militaire.
- Tu me donnes beaucoup de conseils aujourd'hui ... Au fait quel rapport exact entre ce meurtre et un attentat en 2002 ? Dois-je faire remonter cette affaire ?
- C'est Joan Watson qui détient l'ensemble des pièces. Quand crois-tu que je pourrais l'interroger ?
- Demain matin. La police doit l'interroger à 9h AM.
- Bien.
Fin de la conversation
.
Mail adressé à S. Holmes.
On : 2013/03/12 21h03
From : mycroft . holmes at homeoffice . gsi . gov . uk
Object : photo cabine
Attached Files : photo
.
Mail adressé à S. Holmes.
On : 2013/03/12 21h04
From : anthea.shelling at homeoffice.gsi.gov.uk
Object : Dr Watson
Files attached : dossier agents
Voici le numéro de téléphone direct de la chambre du docteur : +44 24 765 151.
.
Téléphone de la chambre 21 du George Eliot Hospital de Nuneaton
- Allo ? Mycroft Holmes.
- Évidemment, tu ne pouvais pas t'empêcher d'importuner Mlle Watson. Elle est ici au moins ?
- Je te la passe.
- Bonjour Holmes. Nous attendions votre appel. Je viens de mettre le haut-parleur.
- Nous ? Non, je ne veux pas savoir.
- Shirley ...
- Bien, Watson, à propos de cet attentat à Kaboul ...
- Stop ! Holmes ! Vous êtes insupportable ! Vous serait-il possible, d'abord et si cela vous agrée, de nous expliquer la façon dont vous avez réussi à me retrouver avant que je ne succombe à une mort d'un autre siècle ? Merci au demeurant.
- De rien. Je vous ai retrouvée en déduisant logiquement à partir des faits.
- Shirley ...
- Tu radotes Mycroft.
- S'il-vous-plait, chère colocataire, épatez-moi !
- Bien puisque vous insistez. Je reprends depuis le début. Vous avez été enlevée à 14h30, presque en même temps que le gamin, puis vous êtes restée inconsciente jusqu'à 15h55 et vous m'avez appelée à 17h01. La question est : qu'avez-vous fait pendant cette heure ? Ma première intuition était que vos ravisseurs s'étaient arrêtés, étaient montés dans le camion, moyennant quoi vous aviez pu lire l'heure sur leur montre, avaient tué le gamin mais que vous n'aviez repris tout à fait vos esprits que vers 16h40. Le problème est que je n'ai pas trouvé de traces de l'arrêt du camion derrière King's Cross, seul endroit où le stationnement d'un camion et des coups de feu seraient passés inaperçus.
- Et pourquoi pas les aéroports ? Heathrow ou le London City Airport ?
- Bien tenté Mycroft mais avec les mesures de sécurité actuelles, un camion qui entrerait dans le parking de l'aéroport pour repartir 15 minutes plus tard serait tout sauf discret. Donc comme le camion ne s'est pas arrêté à King's Cross, il ne s'est pas arrêté du tout. Première incohérence. Le deuxième détail qui m'a mis la puce à l'oreille, aux yeux devrais-je dire, c'était votre message : "Le camion a un rythme trop régulier". Pour que vous vous en rendiez compte, il fallait effectivement que le rythme soit parfaitement constant donc pas de virage, pas de feu rouge, pas de dépassement, en un mot, pas de circulation. Là l'incohérence était facile à lever : un banc d'essai. Votre message a été envoyé à 17h47, cela faisait donc, au bas mot, 45 minutes que le camion tournait sur le banc. Aucun garage privé ne laissera un camion tourner à vide si longtemps, le seul endroit où ce type d'essai est possible c'est le centre national d'homologation des véhicules qui fait également des essais privés. A Nuneaton donc.
- Impressionnant !
- Merci Watson, mais notez bien que tout vient de votre remarque. Encore que 45 minutes pour se rendre compte que quelque chose clochait ... Mais soit passons. Vous êtes à Nuneaton, nécessairement. Et depuis Marylebone High Street, le trajet prend environ 1h50. Vous êtes arrivée à Nuneaton à 16h35. Reste le problème de ce 15h55. Simple. Ce n'était pas une horloge. Vos sens étaient trompés, vous avez donc pris pour un affichage numérique ce qui n'était ... que le marquage de la bâche du camion.
- Pardon ?
- Mais bien sûr, International Scottish Security and Safety, ISSS, dire que je l'avais sous les yeux.
- Effectivement Mycroft, c'est pour cela que tu n'es que fonctionnaire. Watson m'avait indiqué que le supermarché où elle faisait ses courses avait embauché une nouvelle équipe de sécurité et l'ISSS est une entreprise bien connue. Le logo de l'entreprise s'écrit avec des lettres géométriques, comme sur une calculette, et en rouge ce qui a trompé les sens perturbés par la drogue de notre médecin.
- Comme quand on écrivait SOLEIL - 713705.
- Vous avez eu une enfance difficile Watson, pas étonnant que vous passiez des heures chez votre psy.
- Holmes !
- Shirley !
- Donc les ravisseurs sont arrivés à 16h35 à Nuneaton, ont installé leur matériel, projecteurs et amplificateur et ont commencé leur show sons et lumières. Le premier coup de projecteur vous a réveillée. La lumière puissante du projecteur a projeté le 15h55 sur la bâche opposée, celle qui était en face de vous. Ensuite la lumière s'est réteinte et ils ont commencé à vous conditionner. Je suppose qu'ils vous ont diffusés des sons de guerres, des explosions, puis des saccades de lumières rapides. Et finalement sous la menace, vous avez tiré. La seule question est : l'enfant est-il déjà mort en entrant dans le camion ou pas ? Mais ça, seul l'autopsie peut nous le dire. En tout cas, il n'était déjà plus conscient.
- Si cela ne me concernait pas, je serais totalement passionnée par cette histoire.
- Bien, Mlle Watson, Shirley, je suis désolé mais je dois vous quitter. Je suppose que tu as une idée de la façon d'arrêter ces types ?
- Naturellement Myc', naturellement. Je te recontacte si j'ai besoin de toi.
- Comme toujours Shirley. Miss Watson, je vous souhaite une meilleure journée que celle d'hier.
(Bruit d'une porte qui s'ouvre puis se ferme).
- Holmes ? Vous avez vraiment une idée de comment les attraper ?
- Non, j'ai encore besoin d'y réfléchir mais en attendant expliquez-vous.
- Pardon ?
- Je veux comprendre comment vous avez pu aussi rapidement faire le lien entre la scène du crime et la photographie. Et de la photographie à l'attentat en Afghanistan.
- Et vous-même ?
- Vous m'aviez dit de ne pas m'en mêler. J'en ai donc déduis qu'il s'agissait de quelque chose qui vous concernait. A partir de l'instant où j'ai trouvé la photo, Afghanistan, Kaboul, 2002 sur votre ordinateur, le reste me semblait facile à décoder : pourquoi les ravisseurs se seraient-ils donné la peine d'une telle mise en scène si cela ne renvoyait pas à un événement particulier ? Surtout quand le Home Office m'a transmis des informations sur une éventuelle compromission anglaise et quand vous-même ne sembliez pas connaître cet enfant. Mais ce n'est pas ce que je veux savoir. Ce que je veux savoir c'est pourquoi cette mise en scène pour vous et pourquoi ils savaient que vous comprendriez le message.
- Parce qu'ils avaient déjà utilisé cette photo auparavant. Pour me transmettre un message.
- Va-t-il falloir que je vous tire (encore) les vers du nez ? Parfait. Vous n'étiez pas en poste en 2002 et vous avez été démobilisée en 2010. Dans l'intervalle, ces hommes continuaient donc de renseigner l'ennemi et pour autant vous n'avez rien dit. Ni là-bas ni en revenant car du côté du MI6, ils n'avaient aucun commencement de piste. Donc soit vous avez été menacée, mais je vous crois plus forte que cela, soit vous couvriez un proche. Un de vos anciens petits amis certainement.
- Les deux. Ils l'ont tués pour votre totale information, puisqu'il vous plaît tant de remuer les anciennes blessures. Voyez-vous je tue les petits enfants et mes amants ...
- Cela suffit maintenant ! Donc vous aviez un amant, vous avez appris qu'il avait trempé dans l'attentat, ...
- Il me l'a dit.
- Vous avez cherché à faire tomber ses complices et il en est mort.
- Il ne savait pas de qui il s'agissait. Les ordres étaient codés et il n'a jamais eu aucun contact avec personne, ni côté anglais ni côté afghan. Nous ne savions pas jusqu'où remontait la trahison. Nous avons trouvé quelques messages qui ne lui étaient pas destinés et puis …
Silence.
- Vous devriez finir votre histoire. Il faut y mettre un point final.
- Nous avons reçus des menaces. Ils imprimaient ces photos et au dos, ils écrivaient ce qu'ils voulaient nous faire. C'était toujours des photos de 2002. Le message était simple et limpide.
- Dactylographié ? Coupure de presse ? Ordinateur ?
- De ? ah, les messages. Ils étaient ... cousus.
- Cousus ? Evidemment, évidemment. C'était le moyen le plus simple pour ne pas se faire repérer. Les imprimantes et les machines à écrire se font rares dans le désert, des journaux charcutés auraient été vite repérés, de même s'ils avaient écrits à la main. Cousus. Simple, efficace, et surtout qui ne suscite aucun soupçon puisque vous aviez tous un nécessaire de couture. Magnifique. Donc on vous menaçait ?
- Mon petit ami a été capturé et ... exécuté. Je l'ai vu. J'ai vu cette vidéo. Je la revois encore. S'il-vous-plait, je ne veux pas que …
- Ce n'est pas demain la veille qu'un militaire tuera un Holmes quel qu'il soit, quand bien même nous aurions affaire à des couturiers d'exception. Vous devez bien savoir ce que l'on dit des stratégies militaires …
- Dois-je vous rappeler incidemment que je suis militaire moi-même ?
- Médecin-militaire.
- Oh, vous m'accordez donc un demi-cerveau, je suis flattée.
- De rien. Vous avez bien réussie à obtenir cette colocation après tout.
Toc toc toc.
- Ah, je crois que j'ai de la visite.
- Au fait, Watson, faites attention à mon frère, il aime tout régenter. Je serais vous, je ne me plierais pas à ses ordres.
- Puis-je savoir pourquoi vous vous insinuez dans ma vie privée ?
- La chose dans ma penderie n'était-ce pas non plus une intrusion dans MA vie privée ?
- Et cette chose, l'avez-vous portée ?
- …
- A-t-il apprécié ? Ah, je le plains le pauvre inspecteur, après cela, il n'aura plus d'argument à opposer pour son divorce.
- Je ne suis pas sûre qu'il en cherche vraiment. De toute façon, il faut toujours une victime, c'est ainsi que va le monde.
- Amen ... Merci de m'avoir retrouvée.
- J'ai besoin de vous pour mon travail. Reposez-vous maintenant.
- Au revoir.
- A bientôt.
Fin de la conversation
Quelques notes :
Martin Brunt est le reporter en charge des crimes sur Sky News
Le Regency Hotel est l'hôtel le plus proche du restaurant Prince Regent où Shirley et Lestrade se trouvaient à la fin de la partie précédente.
Le numéro de téléphone est le numéro d'accueil de l'hôpital (moins deux chiffres) de Nuneaton.
J'espère que cette histoire de calculette était claire ... c'est comme ça que j'ai eu l'idée de l'intrigue en tout cas XD
- Holmes ? Vous avez vraiment une idée de comment les attraper ? - Non, j'ai encore besoin d'y réfléchir
et l'auteur aussi !
En espérant que vous avez passé un bon moment !
