Disclaimer : Les personnages et l'univers des 100 ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter le temps d'une histoire.

Avertissements : Cette histoire peut contenir de la violence et des scènes de sexe, pour public mature uniquement.

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NA: Salut à tous, d'abord merci à tous les followers et les reviews (vous m'avez mis la pression...) ça fait toujours plaisir de savoir que mes histoires vous plaisent. Bref j'espère que la suite vous plaira, et bon dimanche à tous.

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Le garde la transporta ainsi à travers les couloirs, et Clarke renonça rapidement à se souvenir du chemin. Il la posa seulement quand ils eurent atteint leur destination, et la poussa fermement dans une pièce en refermant la porte derrière elle, la laissant seule.

Clarke promena son regard tout autour d'elle pour découvrir qu'elle était dans une salle d'eau. En se découvrant dans le miroir vieillit, elle décida de profiter de l'occasion pour se décrasser du mieux qu'elle pouvait. Quand elle leva les yeux à nouveau vers son reflet, elle pouvait voir les bleus et les bosses que lui avait coûté son voyage avec Anya. Elle jeta un œil à sa blessure au bras, celle qu'elle s'était faite dans la montagne. La plaie avait rougi. Elle la nettoya avec ce qu'elle identifia comme étant du savon, mais craignait que cela ne suffise pas à endiguer l'infection. Sa réflexion fut interrompue par un coup à la porte.

La poignée tourna et une jeune fille entra dans la pièce. Elle garda les yeux baissés en s'approchant de Clarke, les bras encombrés de vêtements. Celle-ci perçu la peur que ressentait la jeune fille, et voulu se montrer amicale.

« Bonjour, je m'appelle Clarke. » Commença-t-elle simplement. La jeune servante rougit en l'entendant s'adresser à elle, mais ne releva toujours pas la tête. Elle déposa les vêtements sur un petit meuble, et sursauta quand Clarke posa une main sur son bras. Elle croisa finalement le regard bleu qu'elle évitait depuis le début. Le sourire qu'elle découvrit sur le visage de la prisonnière la prit au dépourvu.

« Merci » dit Clarke.

La langue des ennemis était inconnu des domestiques de la capitale, mais la jeune servante comprit tout de même le sens. Retournant timidement le sourire de la blonde, elle osa lui répondre.

« Mochof »

Clarke fronça légèrement les sourcils, puis quand la jeune fille répéta les deux mots, elle comprit finalement que cela signifiait 'merci' dans leur langue. Un coup lourd sur la porte les fit sursauter toutes les deux, et la jeune fille s'empressa de sortir de la pièce l'air affolée.

La porte claqua en se refermant, et Clarke s'empara des vêtements qui lui avaient été apporté. Elle enfila le haut, le sien étant définitivement trop abimé, mais préféra garder le pantalon qu'elle avait récupéré en fuyant de la montagne. Elle prit enfin une veste en tissus épais, noire qui lui rappela un peu celle que portait Heda, mais en moins longue. Ses cheveux humides tombaient devant ses yeux, elle ramena deux mèches pour les nouer ensemble sur l'arrière de sa tête. Quand elle eut terminé, elle se sentit un peu mieux, et s'approcha enfin de la petite fenêtre qui laissait passer la lumière du jour.

Pour la première fois, elle admirait la vue de Polis et de ses alentours. La hauteur à laquelle elle se trouvait l'impressionna un peu. Elle observait les derniers rayons du soleil disparaitre à l'horizon quand la porte s'ouvrit à nouveau, laissant passer deux gardes.

« Suis-nous. » Dirent-t-ils simplement. Clarke n'avait guère d'autre choix, elle leur emboita donc le pas.

Après avoir traversé de longs couloirs, et descendu plusieurs étages, elle se retrouva devant une massive porte en métal. Un des gardes frappa lourdement sur le montant et attendit. La porte grinça en s'ouvrant, et l'homme qui venait d'apparaitre échangea quelques mots avec ses gardes avant de les laisser rentrer.

Un couloir gris desservait plusieurs pièces de part et d'autre. Les grilles qui séparaient ces espaces du couloir ne laissaient aucune place à l'imagination concernant leurs utilités. Clarke fut conduite dans l'une des cellules, et aperçut quelques tête se relever sur son passage.

Quand le garde la fit rentrer dans la cellule, elle soupira. Après avoir échappé aux hommes de Mont Weather, elle se retrouvait finalement en prison, livrée par la personne qu'elle avait elle-même délivrée. Elle eut une pensée pour ses amis, mais sa situation étant peu glorieuse, elle essaya de se concentrer d'abord sur elle-même. Peut-être que si elle pouvait parler à ce commandant, peut être alors, elle pourrait faire quelque chose pour ses amis. Elle se laissa enfermer, et retint un des gardes par le bras alors qu'il partait.

« Je dois parler à votre commandant. » Demanda-t-elle. Le garde rit légèrement en se dégageant, et repris sa route. Clarke alla s'assoir à l'autre bout de la pièce, entourant ses genoux de ses bras. Elle commençait déjà à avoir froid, et faim.

Elle somnolait dans cette position inconfortable, tentant tant bien que mal de se réchauffer, quand une voix la sortie de son sommeil.

« Je suis désolée. » Clarke leva la tête pour apercevoir Anya, assise à l'extérieur de sa cellule, l'épaule appuyé contre les barreaux. La présence, et les excuses inattendues de la guerrière la prirent au dépourvu. Elle se leva pour s'approcher de la porte. Anya se redressa également, et lui fit face, accrochant son regard un instant. La colère dans les yeux de la jeune blonde lui fit baisser les yeux.

« Je t'ai sauvé Anya, tu as vu ce qu'ils font aux tiens à Mont Weather. Sans moi, c'était ton destin. » Lui dit-elle amèrement.

« Je n'avais pas le choix Clarke. » Expliqua Anya, mais alors qu'elle allait continuer, elle fut interrompue par le cracha qui avait atterri sur sa joue. Clarke lui jeta un regard assassin avant de retourner s'assoir là où elle était quelques instants auparavant, la tête entre les bras. La fureur envahit Anya alors qu'elle essuyait d'un revers de la main l'affront de l'étrangère. Elle serra ses poings autour de barreaux, hésitant à dire ce qu'elle était venue lui dire. Elle finit par se décider.

« Si tu te montres utile, peut être alors que Heda sera magnanime. Te ramener n'aura pas empêché ma punition, mais cinq coups de fouet au lieu de dix, c'est la douleur contre la mort. » Sur ces mots, elle tourna les talons, et quitta la prison. Elle ne vit pas Clarke qui relevait la tête, et la regardait partir. Le commandant lui parut bien cruel pour condamner à mort un de ces général, juste parce qu'elle avait failli à sa mission. Anya l'avait ramené uniquement pour sauver sa peau.

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Il fallut attendre le matin pour que Clarke s'endorme finalement, le soleil réchauffant l'immeuble lui allouant un peu de repos. Il fut de courte durée, car une voix la réveilla bientôt.

« On m'a dit que tu souhaitais me voir, princesse du ciel. »

Clarke ouvrit les yeux, et se redressa. Les courbatures du voyage et de la nuit passée dans la froide cellule faisaient crier ses muscles. Elle serra les dents pour tenter de dissimuler la douleur. Le commandant, Heda, se tenait dans sa cellule, la regardant avec indifférence. Clarke s'éclaircie la voix.

«Je ne suis pas une princesse. Pourquoi me gardes tu captives ? A quoi puis-je bien te servir ? » Demanda-t-elle sur le ton de la conversation. Il était sans doute peu avisé d'utiliser un ton agressif, si elle voulait en apprendre d'avantage sur les intentions du commandant.

« Tu es le leader de l'armée ennemie, et tu as tué 300 de mes soldats. Jus drein jus daun, le sang appel le sang... mon peuple réclame justice. » Répondit le commandant sur le même ton. Le cœur de Clarke se serra à cette révélation. Mais quelque chose ne concordait pas dans ce scénario.

« Vous n'êtes pas du genre à remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même. » c'était une constatation, basée sur le peu qu'elle avait pu cerner du comportement des natifs. « Pourquoi suis-je encore en vie ? » Elle crut percevoir une vague émotion passer dans les yeux verts de la guerrière. Elle n'avait encore pas remarqué leurs beautés, toujours cachés derrière un masque d'autorité. Clarke se perdit un instant dans la profondeur de ce regard, avant qu'il ne retrouve son impassibilité. L'étincelle qu'elle avait cru déceler était éteinte. « Tu as besoin de moi. » Conclua-t-elle.

« En quoi pourrais-tu m'être utile princesse du ciel ? » Se moqua la guerrière. Clarke serra les dents pour rétorquer.

« Mon nom est Clarke ! ». Lâcha-t-elle, perdant un peu de son sang-froid. Elle observa attentivement le commandant, celle-ci attendait effectivement quelque chose d'elle, elle en était certaine. Elle tenta alors de deviner, et commença à marcher dans la cellule pour se donner une contenance. Devant l'imposante présence du commandant, elle se sentait intimidée.

« Vous avez vu comme nous le vaisseau tomber du ciel. » Affirma-t-elle. Devant l'absence de réaction, elle en déduit que c'était le cas. « S'il y a des survivants… » Elle s'arrêta un instant, pensant à sa mère. « Ils partiront à notre recherche. Ils viendront me chercher. Et vous ne pourrez rien faire pour les arrêter. » Termina-t-elle. Le regard du commandant s'était assombrit dans la colère.

« Alors j'ai raison de vouloir les exterminer avant qu'on en arrive là. » Siffla-t-elle tandis qu'elle tournait le dos et s'apprêtait à partir. Clarke ressentit un soulagement soudain à la confirmation qu'une partie de son peuple était encore en vie, et sur terre. Elle s'empressa de rejoindre la guerrière, et lui agrippa le bras pour la retenir avant qu'elle ne franchisse la porte.

En un instant, elle se retrouva sur le sol, le souffle coupé, le poids d'un corps l'immobilisant. Note pour elle-même, ne jamais surprendre une guerrière native. Le commandant se releva, et Clarke fit de même, reprenant difficilement son souffle.

« Laissez-moi leur parler. S'il te plait Heda. Il doit y avoir une autre solution.» La jeune leader la regarda avec surprise en l'entendant s'adresser à elle de cette façon. Elle jaugea la prisonnière des pieds à la tête, appréciant la vue maintenant que celle-ci était présentable.

« Je vais y penser. » Lâcha-t-elle finalement en quittant la cage. La porte fut cadenassée par le garde, et Clarke retourna s'allonger sur le sol, afin de trouver un peu de repos. Mais son esprit était en ébullition. Il y avait des survivants. L'arche s'était écrasée sur terre, amenant son peuple avec elle. Si Finn et Bellamy étaient vivants, ils les avaient peut être retrouvés. Maintenant, elle devait empêcher la guerre qui se profilait entre les siens et les natifs. Et avec un commandant comme ça, rien ne serait facile.

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Cela faisait maintenant trois jours que Clarke était enfermée. Le seul contact qu'elle avait eu était la jeune servante qui lui avait apporté ses vêtements à son arrivée. Elle s'appelait Danaïs. Celle-ci avait été affectée au repas des prisonniers, et une fois sa tâche accomplie, elle restait toujours plus de temps que nécessaire auprès de Clarke. Ne parlant pas la même langue, il était difficile de réellement converser, mais la curiosité de l'une et l'intérêt de l'autre les amenèrent à s'enseigner mutuellement quelques mots d'anglais et de Trigedasleng.

Clarke avait trouvé un morceau de métal avec l'aide duquel elle passait le temps en gravant des motifs sur le sol et les murs de sa cellule. Sa concentration l'empêcha d'entendre les gardes arriver, et ce n'est que quand ils s'arrêtèrent devant la porte qu'elle leva la tête. Ils entrèrent, pour la saisir sans ménagement. Clarke protesta, se débattant tout en sachant que c'était inutile.

Elle fut conduite dans la salle de trône, devant le commandant, et une dizaine de personne qui semblaient tous aussi différentes les unes des autres qu'il était possible. Natifs sans aucuns doutes. Elle posa un regard interrogatif sur Heda, et remarqua la colère dans ses yeux. Elle ne se risqua pas à poser la question qui lui brulait les lèvres. Et attendit qu'on lui explique sa présence ici.

« Klark kom skaikru. » Annonça impérieusement le commandant. Clarke l'entendait pour la première fois prononcer son nom. Cela sonnait bien mieux à ses oreilles que le ridicule surnom de 'princesse' que les natifs semblaient prendre au sérieux. Le commandant s'approcha d'elle, jusqu'à ce qu'elle sente son souffle sur son visage. Elle ne comprenait pas ce qui causait toute cette agressivité, mais il s'était passé quelque chose à en juger par les expressions hostiles qu'elle repéra sur les visages de l'audience.

« Un membre du peuple du ciel a commis un crime abominable. Il a tués treize innocents villageois désarmés. Jus drein jus daun. Mon peuple réclame justice. » L'accusation avait été presque murmuré, et Clarke garda son regard plongé dans celui du commandant.

« Je ne peux pas être tenue responsable des actes de l'un des miens. Comme mon peuple ne peut pas être tenu responsable des agissements d'un seul des nôtres. Heda, je te le demande encore une fois. Laisse-moi tenter d'arrêter cette guerre ! »

Les yeux du commandant se radoucirent sensiblement. Quand le messager lui avait rapporté l'information, elle avait sombré dans une rage sans nom, promettant de décimer ce peuple meurtrier. Le conseil avait été convoqué, et tous avait demandé à voir la 'Princesse du ciel', certain réclamant sa mise à mort sur le champ. Pour une raison qu'elle n'arrivait pas encore à comprendre totalement, elle se refusait pourtant à la tuer. Dans d'autres circonstances, un général ennemi aurait été exécuté au coucher du soleil, dès sa capture. Mais le peuple du ciel restait une inconnu dans l'équation, elle ne savait rien d'eux. C'était un risque qu'elle ne prendrait pas.

« Laissez-nous. »

La salle se vida immédiatement sous les ordres de leur Heda, et Clarke se retrouva seule avec le commandant. Celle-ci lui tourna le dos, et sortie sur le balcon qui surplombait la ville.

Clarke avait eu l'occasion d'observer la vue, mais jamais depuis cette salle, elle s'approcha derrière Heda. La guerrière fit brusquement volte-face en sentant la présence de Clarke à ses côtés, se sentant en danger. Elle s'arrêta néanmoins en remarquant que la jeune blonde n'était intéressée que par la vue. L'expression de ravissement innocent sur son visage lui arracha presque un sourire. Elle se recomposa bien vite quand Clarke se tourna vers elle.

« Clarke. » Prononça-t-elle solennellement. « Je veux bien te donner une chance. Parle-moi de ton peuple. » Clarke n'en croyais pas ses oreilles. Le terrible commandant voulait bien l'écouter. Elle mit ses mains en avant, exposant ses liens.

« Alors libère-moi. » C'était peut-être un peu poussé, mais Clarke n'avait pas grand-chose à perdre. La main de la guerrière se porta à sa ceinture, et d'un mouvement vif, les liens tombèrent au sol. Clarke eut à peine le temps de repérer la dague qu'elle rangeait de nouveau dans son fourreau. Elle rentra dans la salle, cherchant un siège où s'assoir, mais n'osant sur aucun. Le commandant entra à son tour.

« Pas ici. » Dit-elle, et Clarke sentit une main sur son épaule qui glissa jusqu'à sa main, alors que le commandant l'entrainait vers la porte. Le contact inattendu la troubla alors qu'elle se laissait guider dans les couloirs, sa main toujours prisonnière de la poigne de fer. Les deux jeunes femmes se retrouvèrent dans une salle plus petite, avec un canapé et deux fauteuils, la table basse posée entre eux regorgeait de denrées toutes plus appétissantes les unes que les autres. La guerrière s'assit posément sur l'un des fauteuils, et offrit l'autre à Clarke d'un geste de la main. Attrapant un fruit au passage, Clarke s'affala à son tour. Et devant le regard patient du commandant commença à raconter son histoire.

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