Chapitre 2

Makoto leva les yeux vers le ciel d'un bleu tellement profond qu'il semblait turquoise. Un mois venait de passer depuis l'incident, mais celle-ci ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur la santé de Grimmjow. Elle se souvenait encore de la débrouillée qu'elle avait subit quand elle avait raconté son aventure à ses amis. Ceux-ci avaient plus que mal interprété la chose. Ils se demandaient encore: comment avait-elle eu la bêtise de ramener un Yakuza chez elle, blessé ou pas. C'était horriblement inconscient. Mais Makoto ne regrettait pas son geste et se n'était vraiment pas son genre de laisser quelqu'un dans le besoin, criminel ou pas. D'où le fait que sa meilleure ami Aoi lui disait continuellement: « Ta bonté te perdra un jour». Depuis ce fameux jour, la jeune femme ne cessait de penser au bleuté, la poursuivant même dans ses rêves. Elle avait pourtant essayer de l'oublier mais c'était trop dur. Au bout d'un moment, elle avait accepté ses sentiments, malgré l'ironie de la chose. Elle était tombée amoureuse d'un yakuza, d'un type qu'elle n'avait vu qu'une fois et dont elle ne connaissait rien. Elle se sentait bien bête d'éprouver des sentiments pour une personne qui ne se souvenait peut-être pas d'elle à l'heure qu'il est. Quand elle s'était confesser à ses amis, choqués, ils lui avaient proposé un bon psychologue qui lui remettrait les idées en place. Donc elle évitait maintenant d'aborder le sujet.

Alors qu'elle continuait de monter les escaliers de la fac pour ensuite gagner leur lieu habituel, perdu dans ses pensées, elle n'entendit pas Nelliel qui l'appelait depuis un moment. C'est quand celle-ci la saisit par le poignet qu'elle revint sur terre. Elle se retourna pour voir son amie essoufflée.

- Nell?

- P'tain Mako c' fait des lustres que je t'appelle. T'es bouchée ou quoi? Demanda-t-elle visiblement pas enchantée de s'être faite ignorée.

- Gomen, j'étais perdu dans mes pensées. Comment vas-tu?demanda-t-elle pour se rattraper.

- Très bien et toi.

- Idem.

Elle reprirent la route en discutant de tout et de rien. Nell était la fille d'un puissant avocat de la ville et voulait suivre les traces de son géniteur. Arrivées sur place, elles eurent tôt fait de repérer leur groupe d'amis.

- Salut, dit simplement la rousse en les accostant.

Parmi eux il y avait un brun à lunettes, Uryû Ishida, l'intello de la classe. Malgré toutes ses connaissances c'était un garçon irritant et plutôt stricte, du point de vu de Makoto même s'il s'avérait être un fidèle ami sur lequel on pouvait compter.

- Kurosaki, la salua-t-il cordialement.

Renji Abaraï qui était encore en train de se disputer avec Aoi Arisawa. Ses deux meilleurs amis. Ils se connaissaient depuis le jardin d'enfant. Renji et elle étaient dotés d'un tempérament volcanique et s'emportaient souvent pour des broutilles. Renji avait une crinière rouge flamboyante retenue en une queue haute qui lui battait les omoplates. Mais il possédait, ce qui faisait fureur chez les ados au grand damne des parents et du personnel enseignant, des tatouages tribaux. Ceux-ci prenait naissance à la base de sa chevelure, sur le front puis descendait le long de son cou pour continuer en s'étalant sur son torse et allant peut-être même plus bas. On pouvait dire qu'il avait du succès auprès de la gente féminine bien qu'il paraisse un peu rustre au premier abord.

Aoï, une plantureuse jeune femme aux cheveux blond, joviale et sympathique avec qui elle avait fait les quatre cent coups. Elles se vouaient une confiance sans bornes, se considérant plus comme des soeurs que comme des amies. Et enfin Rukia Kuchiki, riche héritière d'une entreprise de nouvelles technologies et petite soeur de leur très cher professeur de histoire /géo et art japonais, Byakuya Kuchiki. Profession qu'il exerçait à défaut de diriger l'entreprise familiale. Tous saluèrent les deux nouvelles arrivantes, chacun à sa manière avant que la sonnerie ne retentisse signalant par la même occasion le début de la journée.

Traînant un peu des pieds, Makoto se rendit dans la salle du conseil des étudiants. Elle avait été appelée quelques minutes plus tôt par l'interphone alors que sa dernière heure de cours se terminait. C'était sûrement pour voir si elle avait retrouvé le niveau vu qu'avec "l'affaire Jaggerjack " elle avait un zapper les études. L'entretient ne dura que quelques minutes et elle sortit dans la cour. La rousse rejoignit ses amis qui l'attendaient devant la grille. Elle les suivit jusqu'à ce que chacun se sépare pour prendre le chemin de chez soit. Il ne restait plus que Renji et la jeune femme. Ce dernier la fixait d'ailleurs depuis quelques minutes, l'agaçant considérablement.

- Crache le morceau, soupira-t-elle pour se débarrasser au plus de ce regard ennuyeux.

- Y'a rien à cracher, marmonna le rouge tandis qu'il rougissait, prit sur le fait.

- Tu me fixes depuis je ne sais combien de temps et tu oses dire que c'est rien. Alors qu'est-ce qu'il ce passe?

- Ben... demain nous n'avons pas cours alors je me suis dit qu'on pourrait passer la soirée ensemble.

- Pourquoi faire?

- J'ai trouvé des films, on pourrait se faire une soirée ciné.dit-il en passant une main dans ses cheveux.

Makoto, qui le regardait du coin de l'oeil, sourit.

- Pourquoi pas, ça fait comme même longtemps qu'on ne s'est pas fait une soirée rien que tout les deux. Tu veux que j'emmène le repas ou nous cuisinons ensemble?

- Option deux.

- Alors disons... dix-neuf heure.

- Ça me va.

Une fois le programme monté, au détour d'une rue, ils virent une Berlin noir avec quatre hommes en costume noir devant la portière. Celle-ci s'ouvrit sur un jeune homme de taille moyenne plutôt fin qui portait également un complet noir. Quand le regard de ce dernier tomba sur eux, elle eut le loisir de le détailler. Sa peau était pâle, ses cheveux noir jais lui arrivait aux épaules encadrant son visage de porcelaine. Ses yeux étaient verts émeraudes, inexpressifs, avec une coulée de maquillage gothique qui partait de ses yeux jusqu'au bas de son visage, ressemblant à des traces de larmes.

Se maquillage lui donnait un air mélancolique. Ce fut Renji qui la sortit de sa contemplation.

- Mako, on ne devrait pas rester là.dit-il avec sérieux.

- Pourquoi?

Il ne se donna pas la peine de lui répondre, lui saisissant le bras pour pour aller de l'autre côté de la rue. C'est à ce moment qu'un motard passa devant eux, certes Renji ne l'avait pas vu ou du moins n'y avait pas prêter attention mais Makoto le vit sortir une arme. Pas besoin du bac pour savoir que sa cible devait faire partie du petit groupe. Makoto se défit de la prise de son ami et s'élança vers le groupe ciblé quand elle le vit pointer son arme sur le plus jeune d'entre eux.

- Attention!! Cria-t-elle en se précipitant vers eux.

Ils se retrouvèrent tous en un seul homme et Makoto eut largement le temps de plaquer le jeune homme au sol quand un coup de feu retentit. L'un des gardes du corps s'écroula en poussant un cri de d'agonie. Makoto se redressa légèrement et vit le motard s'enfuir.

- Makoto!!!! hurla Renji en courant vers elle.

Il l'a fit se relever et la tira brutalement à lui pour la serrer dans ses bras comme pour la protéger.

- Est-ce que ça va? demanda-t-il en se détachant d'elle pour l'examiner.

- Ou...oui.

Renji soupira, rassuré. La jeune femme revînt à elle puis fit volte-face pour regarder la personne qu'elle venait de sauver. Celui-ci l'observait avec un air étrange.

- Vous allez bien?

Il lui fit un signe positif de la tête en guise de réponse puis son regard se porta sur l'un de ses hommes de main qui venait d'appeler une ambulance pour son collègue. Ce dernier se vidait littéralement de son sang.

- Viens. déclara Renji en entraînant son amie à sa suite.

- Mais...

Avant de quitter la rue, Renji eut le temps de voir le regard intéressé du type que l'étudiante venait de sauver pendant qu'il disait quelque chose que seul l'armoire à glace qui était à ses côtés aurait pu entendre. Quand ils furent assez loin du lieu de l'incident, le rouge se stoppa sans pour autant lâcher la main son amie.

- Qu'est-ce qu'il y a Ren?

Aucune réponse.

- Ren?

- Pourquoi as-tu fais ça?

- Hein?

- Tu m'as bien entendu. cracha-t-il agacé.

- Mais tu ne voulais comme même pas que je laisse quelqu'un mourir alors que j'aurais pu faire quelque chose?

Elle était plutôt étonnée du comportement de son ami d'enfance, ça ne lui ressemblait pas.

- Tu aurais dû. Tu ne te rends pas compte de ce que tu viens de faire. dit-il énervé.

- Quoi? Explique-moi.

- Ce type est Ulquiorra Schiffer. annonça Renji comme si c'était une évidence.

Makoto fronça violement les sourcils, intriguée.

- Et alors?

_ Il est le boss de la mafia japonaise. dit-il en la secouant par les épaules.

À cette information , Makoto pâlit. Elle venait... elle venait de sauver le boss de la mafia japonais. Si le type qui avait essayé de le tuer la reconnaissait, ça n'allait vraiment pas être bon pour elle.

Renji comprenait fortement son expression terrifiée. Ayant été tous les deux dans un gang dans leur année de lycée, elle devait sûrement comprendre que si le motard l'avait vu agir et surtout s'il avait retenu son apparence, elle allait être traquer. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux et poussa un soupire. L'assassin n'était pas sa préoccupation actuelle mais plutôt ce Schiffer. Il n'avait vraiment pas apprécié la manière dont ce type avait regarder la rousse. Voyant qu'elle était perdu dans ses pensées les plus sombres, il l'a prit dans ses bras pour la rassurer. Celle-ci sursauta, ayant été surprise par l'étreinte chaude du rouge.

- Ne t'inquiète pas autant rien ne nous prouve qu'il t'a vu. S'il-te-plaît arrête de dramatiser les choses.

La rousse se détendit doucement avant de se fondre un peu plus dans ses bras en enserrant sa taille. Il avait vraiment le don de l'apaiser dans n'importe qu'elle situation.

- Tu penses que tout va bien se passer?

- Oui.

Ils restèrent un moment dans cette position, profitant de la présente réconfortante de l'autre.

- Bon, c'est pas ce contretemps qui va gâcher notre journée. dit-il en la lâchant.

Makoto lui sourit et ils continuèrent leur route avant de se séparer à une autre intersection. Ils habitaient dans la même zone mais pas dans la même rue.

- Bon, à tout à l'heure. dit-elle en s'éloignant.

- Hum.

Il attendit, le temps de la voir rentrer dans son immeuble avant de prendre le chemin du sien. Une fois chez elle, Makoto se sentit en sécurité. Soupirant, elle alla préparer quelques affaires pour demain avant de se changer. En avisant de l'heure sur sa montre elle décida de rejoindre son ami. Dans la rue , elle avait l'impression d'être observée. La rousse s'arrêta un moment pour regarder autour d'elle mais ne vit rien. Son instinct ne l'avait pourtant jamais trompée. Elle n'y prêta plus attention et continua sa route mais d'un pas rapide. Arrivée devant l'appartement, elle sonna et n'attendit pas longtemps pour que Renji vienne ouvrir.

- T'as fais vite. dit-il en s'effaçant pour la laisser passer.

- J'ignore encore ce que l'on va cuisiner alors vaut mieux arriver quelques minutes en avance. dit-elle en entrant.

Elle alla directement au salon et déposa son sac de sport sur le canapé et fut surprise du rangement des lieux.

- Tu as fait le ménage à ce que je vois.

- Ouais ça m'arrive.

- Dit plutôt que tu l'as fais pour ne pas que je te réprimande. répliqua-t-elle avec un sourire amusé.

Renji rougit, contrastant avec la couleur de ses cheveux. Le sourire de la rousse s'élargit encore plus. Il était si adorable.

- Alors, qu'est-ce qu'on a au menu ce soir.

- J'ai pris le nécessaire pour faire des lasagnes.

- Cool, on s'y met?

- Avec joie.

La préparation du repas se passa dans la bonne humeur, jouant par moment avec les ingrédients. Quand Renji goûta la sauce bolognaise, un peu de celle-ci s'étala sur le coin de sa bouche et Makoto l'ayant remarqué, sourit, se mit sur la pointe des pieds et d'un coup de langue lécha la sauce. Cette action fit rougir violement son ami.

- Ajoute encore un peu de sel et de poivre et elle sera parfaite. dit-elle innocemment avant de continuer de s'occuper de la viande hachée.

Renji resta un moment sans réaction, troublé. N'importe qui aurait pu prendre son acte comme " une tentative de drague " mais il connaissait assez la jeune femme pour ne pas laisser dévier ses pensées vers ce sens. À part cet incident tout ce passa bien.

- Ren, tu peux déjà partir te doucher le temps que je finisse la vaisselle. dit-elle en mettant tous les ustensiles utilisés dans le lavabo.

- Ok, tu t'en sortiras?

- Oui t'inquiète.

Il se dirigea vers la salle de bain et au moment où il voulut l'ouvrir il entendit un bruit de fracas.

- T'INQUIÈTE, JE GÈRE!! hurla la rousse.

Renji étira un sourire puis partit prendre une douche relaxante. Il revînt une vingtaine de minutes plus tard fraîchement habillé. Makoto venait tout juste de finir de passer la serpillière, à la vue du jeune homme uniquement vêtu d'un bas de pyjama, ne pu s'empêcher de le trouver beau. Un corps parfaitement bien proportionné, sa toison rouge hypnotique et son regard un brin bestiale et dominant. Il était le parfait exemple de l'homme parfait. Elle avait été éperdument amoureuse de lui pendant un moment mais depuis qu'elle avait rencontré Grimmjow, elle n'avait d'yeux que pour lui.

- Tu devrais y aller. dit-il en lui faisant un signe du menton vers le couloir.

- Haï.

Elle passa également à la douche et refit surface trente minutes plus tard vêtu d'un débardeur et d'un short. Arrivée au salon, elle vit la table basse déjà garnis avec les lasagnes, boissons, verres et couverts. Elle reporta son attention sur Renji qui était près de la télé, visiblement en train de chercher le film qu'ils allaient mettre en premier. Elle se dirigea vers le canapé et s'assit.

- Alors, nous commençons par quoi?

- 'Captain America Civil Wars' j'ai vu les extraits et il a l'air intéressant.

Il le mit dans le DVD et vint s'assoir sur le canapé à coté de Makoto. Il se servirent et regardèrent le film. À un heure quarante-cinq, après avoir débarrasser leur désordre, ils se retrouvèrent sur le canapé, Makoto assise entre les jambes de Renji, dos contre son torse, la tête sur son épaule et Renji les bras autour de sa taille et la tête posé sur celle de l'étudiante. La rousse aimait l'assurance qu'elle avait aux côtés de Renji alors que le rouge aimait la chaleur de son corps et ne pouvait s'empêcher de se délecter de l'odeur de ses cheveux. Une fois que le film qu'ils suivaient fut fini, Renji se rendit compte que Makoto s'était endormie. Il se leva méticuleusement pour ne pas la réveiller, arrêta la télévision, le DVD et les lumières. Ayant pour seule source d'éclairage la lumière de la lune, il partit vers le canapé et la prit doucement dans ses bras pour l'emmener dans la chambre. Quand il l'a souleva en style de mariée, elle enserra son cou avec ses bras et y posa sa tête. Renji un peu surpris ne pipa mot et se dirigea vers la chambre. Il l'a déposa sur le lit, la glissant sur les draps et fit de même. Ce n'était pas la première fois qu'il dormait ensemble alors elle ne fera pas de remarque quand elle se réveillera. Il prit du temps avant de s'endormir, regardant le visage paisible de la rousse. Il était amoureux d'elle et ne savait pas comment s'y prendre pour le lui faire savoir. Il se pencha sur le corps de la jeune fille et se rétracta au moment où il allait l'embrasser. Il se mordilla la lèvre puis se recoucha correctement prenant Makoto dans ses bras. Cette dernière se blottit contre lui.

CCC

Le lendemain matin, ce fut des caresses sur sa tête et des murmures qui firent émerger la jeune fille.

- Mako... Makoto... Makoto.

- Hummm.

La jeune femme ouvrit alors des yeux remplis de fatigue. Renji sourit quand il l'a vit se frotter les yeux.

- Bien dormi? demanda-t-il toujours en lui caressant les cheveux.

- Oui. répondit-elle d'une petite voix en se coulant un peu plus dans son étreinte.

Renji accepta avec joie.

- Il serait peut-être temps que tu te lèves. dit Renji amusé.

- Non... pas envie.

Cette fois-ci il ricana et l'embrassa sur le front.

- Ne dois-tu pas dîner avec ta famille aujourd'hui?

Makoto se réveilla définitivement a cette remarque et avisa de l'heure sur le réveil posé sur la table de chevet en se retournant dans les bras de Renji. Neuf heure trente-sept. Elle soupira, elle devait manger avec sa famille à midi et le temps de rentrer chez elle, s'apprêter et partir à la demeure Kurosaki. Un autre soupire passa la barrière de ses lèvres mais elle ne se leva pas pour autant.

- J'veux pas y aller. dit-elle en retournant se blottir contre le rouge.

- Si tu vas y aller. Il faut que tu parles de l'incident d'hier à Shiro.

Makoto se tendit à l'entente du prénom de son petit frère.

- Hors de question. répondit-elle froidement. Je peux me débrouiller toute seule.

- Makoto, soit raisonnable ton frère peut t'aider, il est le chef des Yakuzas du clan ouest. Même si il est dans la monarchie de Ulquiorra, il fera en sorte que ce type ne porte pas attente à ta personne. dit-il avec l'angoisse dans la voix.

- Quelle grande sœur ferai-je si avec un problème aussi banal, je me reposait sur les épaules de mon frangin. dit-elle cette fois si énervé en se levant.

- J'essaie juste de t'aider. Tu sais que Shiro tuerait n'importe quelle personne qui oserait ne serait-ce que poser un doigt sur toi. dit Renji en suivant le mouvement.

- Raison de plus pour ne pas lui en parler. Il a déjà assez de sang sur les mains. cracha-t-elle en allant vers la salle d'eau.

Renji soupira, quand elle avait des problèmes, elle n'aimait pas impliquer son entourage. Il soupira de nouveau et partit faire le petit-déjeuner. Quand il repassa dans le couloir il vit la porte de la salle de bain entrouverte, signifiant ainsi qu'il ne la dérangerait pas si il entrait ce qu'il fit. Il l'a trouva en train de se coiffer. Elle portait une chemise sans manche et un slim bleu qui refaisait sortir ses formes.

- Je croyais que tu devais rentrer chez toi pour te changer? demanda le rouge en s'adossant à l' encadrure de la porte.

- J'avais oublié que j'avais pris une tenue pour éviter de faire le détour. répondit-elle sans le regarder.

Renji se rapprocha et l'enlaça par derrière.

- Je suis désolé pour tout à l'heure mais tu ne m'empêcheras pas de m'inquiéter.

- Je sais mais... je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose.

- D'accord mais s'il y a un problème tu m'appelles?

- Oui.

Ils prirent le petit-déjeuner ensemble et Makoto partit rejoindre sa famille.