Et voilà pour la suite ! :)
02
Sasuke avait déjà fait des choses qu'il regrettait. En vérité, sa vie entière n'était qu'une succession d'échecs regrettables, il le savait. Mais cette fois, la sensation de remord qui lui tordit le ventre et lui donna la nausée était d'une intensité rare. Un instant, il se fit la réflexion que peut-être l'alcool qu'il avait bu la veille n'arrangeait en rien son envie de vomir.
Un marmonnement inconscient le sortie de ses pensés. Assis sur un lit, la tête lourde, il glissa son regard vide et las sur le corps endormi. Etendue sur son ventre nu, une jeune femme dormait paisiblement à ses côtés. Sasuke fit appel à sa mémoire pour essayer de retrouver son nom, en vain. De la veille, il ne lui revint que quelques brides.
L'Hokage l'avait envoyé en mission quelques jours plus tôt, avec cette kunoichi spécialiste en technique suiton. La mission s'était plutôt bien déroulée, dans l'ensemble.
Il se souvient que, sur le chemin du retour, ils s'étaient arrêter dans une petite auberge pour y passer la nuit. Un bon repas, une compagnie agréable, quelques verres échangés et ils en étaient arrivé là. Dans cette chambre inconnue, à exprimer sans amour leurs passions passagères.
Déglutissant douloureusement, Sasuke plia un genou face à lui et reposa un bras tendue dessus. Il fixa un point invisible face à lui, réprimant cette boule de dégoût qui tentait de le submerger depuis son réveil.
Ce n'était pas le fait d'avoir coucher avec cette femme qui le répugnait. Même si il ne la connaissait que très peu, il avait apprit à l'apprécier et avait même prit plaisir en sa compagnie. Non… Ce qui lui donnait réellement la nausée, c'était ses propres pensées.
A chaque moment, chaque échange, geste, caresse, baiser… A chaque preuve de désir et d'envie… Le corps et visage de la jeune femme qui partagée son lit se perdaient dans l'oublie pour ne laisser place qu'à son image.
Dans ses plaintes de plaisir, c'est sa voix tendrement rauque qu'il cherchait. Dans ses regards brûlants, l'azur du sien. Dans ses baisers doux et sensuels, la fougue et l'ardeur qui le caractérisés. Et dans les courbures aux rondeurs féminines, la fermeté de ses muscles et la prise rude de sa poigne sur son propre corps.
Il serra le poing et posa son front contre son genou, plissant les yeux de douleur. Pire que la honte, les remords et l'aversion qu'il ressentait pour lui-même, une seule réflexion tortueuse anéantissait son esprit.
« Ce n'est pas normal. »
