Word planta et c'est ainsi que Marie perdit son chapitre du Néant à portée de main... tristesse, désespoir, dégoût...
Mais boooon, toujours est-il que le chapitre 2 de L'Autre Côté est dans place et un chouïa plus long. Le début va toujours vite mais je ne savais pas vraiment comment réécrire le chapitre tout en gardant les passages clés qui me plaisait vraiment alors voilà.
J'espère qu'il plaira et : bonne lecture !
MAJ 22.08.2017 : modifications de quelques passages, notamment celui où il était question de Prosper, Bob et Nob.
Chapitre 2, ici et là-bas
Lorsqu'Albane rouvrit les yeux, elle n'était plus dans la petite maison de pierres de Lothiri à Bree. Elle aurait pu se sentir soulagée si elle n'avait pas remarqué se trouver dans une chambre d'hôpital où trônait un unique lit. Le cœur battant la chamade, elle allait s'approcher quand elle se rendit compte qu'elle n'avait pas de corps. Elle avait beau tourner les yeux dans tous les sens, lever les bras devant son visage, elle ne se voyait pas. Une profonde angoisse s'empara d'elle, lui donnant l'impression d'étouffer, de se noyer dans une eau sombre et profonde sans espoir d'en réchapper.
-Je sais que tu es là.
En s'approchant, elle vit qui était assis à côté du lit. Charles Barlieu. Son professeur de psycho. Il regardait la personne allongée dans les draps et lorsqu'elle suivit son regard, elle crut réellement étouffer. C'était elle. Branchée à une dizaine de machines, couverte de capteurs, intubée, c'était elle. Albane Dumiel. Malgré l'absence de son corps, elle tourna sur elle-même, cherchant toujours la mauvaise blague dont elle était victime. La Terre du Milieu, Bree, ce rêve étrange mais qui semblait si réel où elle était invisible… c'était trop, beaucoup trop. Elle avait l'impression de devenir folle.
-Cela ne sert à rien de paniquer.
-Que-… quoi ?! Pourquoi… s'exclama la jeune fille, perdue et terrifiée.
-Parce que tu n'es pas vraiment là.
Perplexe, elle fixa son professeur dans l'attente d'un développement.
-Tu n'es ni ici, ni là-bas. Alors tu ne peux pas vraiment ressentir d'émotions ou quelque chose comme cela.
-Quoi ? Mais mon corps est là alors je suis bien ici… Et puis comment vous… ? Comment ça se fait que je ne sois pas… dans mon corps…
-Je sais que tu as voyagé en Terre du Milieu.
-Voyagé ?, répéta Albane, laissant sa peur se frayer lentement un chemin de sortie. Voyagé ?! C'est un voyage, ça ? C'est… un cauchemar !
L'autre ne se départi pas de son calme et continua de regarder le corps étendu.
-Tu as été percutée par une voiture il y a environ une heure. Tes parents et ton frère ne sont pas là pour la simple raison qu'ils ne se souviennent pas de toi. Ils ne savent pas qui tu es. Parce que tu n'es pas vraiment ici, et tu n'es pas vraiment là-bas non plus. Et tant que tu n'es pas vraiment quelque part, tu es oubliée là où tu n'es pas. Non, ne me coupe pas… Tu as voyagé dans le temps, Albane. Tu n'es pas la première et tu n'es certainement pas la dernière non plus. Ce que tu dois savoir, c'est que ton temps ici est limité alors je me permets de te parler franchement. Le temps ici passe différemment du temps là-bas. Cependant une journée là-bas ne vaut pas forcément une heure ici, il y a des variances. Tu as bientôt finit de dormir et tu vas te réveiller sous peu alors je dois faire vite. Le temps ici c'est arrêté depuis que ton esprit est là et lorsqu'il reprendra, personne ne se rendra compte de rien.
-Mais… je…
-Laisse-moi finir. Tu te souviens du Livre Rouge ? Tolkien aimait raconter qu'il l'avait trouvé et traduit, que la Terre du Milieu était en quelque sorte l'ancêtre de notre Terre à nous. Mais s'il aimait raconter cette histoire, c'est parce qu'elle est vrai. Il a vraiment trouvé le Livre Rouge, Albane … Le point de passage entre les deux temps, c'est ton collier. Surtout ne l'enlève pas, sous aucun prétexte. Parce que si tu le fait, tu vas mourir. Et peu importe, si tu meurs là-bas tu vas aussi mourir ici. Moi je reste là pour que personne ne te l'enlève dans cette version de toi. Enfin, de ton toi ici… Enfin bon. Si tu veux que l'on se souvienne de toi ici, tu dois revenir complètement et ne pas être éternellement séparée entre deux parties du temps… Je ne sais pas si tu comprends… Il faut que tu fasses en sorte que les Valars jugent que tu peux être complètement quelque part.
-Vous êtes carrément dément, vous savez ça ?, lâcha Albane d'une voix suraigüe.
Si elle avait pu se voir, elle était certaine qu'elle aurait vu ses membres trembler comme les feuilles d'automne sous la brise du vent. Mais tout ce qu'elle voyait d'elle, c'était un corps inanimé, entubé, et pâle comme la mort.
-Et ce collier, là… il ne vaut rien du tout. Il existe sans doute en millions d'exemplaires dans le monde…
Mais son professeur ignora sa dernière remarque.
-Je te parle sérieusement. Tu ne peux pas être constamment déchirée entre deux temps. Tu vas perdre la tête à la fin, et je ne sais pas combien de temps tu as… Cela varie en fonction des personnes. Si ton temps s'écoule totalement, si tu meurs en n'étant nulle part… Ici ou là-bas, tu seras oubliée. Tu n'auras jamais existé pour personne.
-Mais… Admettons que je vous croie…
-Tu doutes encore de ta présence là-bas ?
-Non ! Enfin… je ne sais pas. Je ne sais plus quoi croire… Tout est tellement étrange…
Elle ravala un sanglot, se faisant force pour ne pas laisser éclater ses émotions. Peu importe ce que pouvait bien dire son professeur, elle était au moins sûre et certains que ce qu'elle ressentait, ce n'était pas du flan.
- Mais vous avez dit que je n'étais pas la seule… Cela veut dire qu'il y en a d'autre que moi coincé là-bas. Et si je suis toujours votre raisonnement, il y a bien certaines personnes qui sont complètement là-bas parce qu'elles préféraient ne pas être totalement ici, j'ai juste ?
Il hocha la tête, le regard toujours fixé sur le corps d'Albane.
-Mais… S'il y en a qui sont complètement quelque part, cela veut dire qu'ils ont fait quelque chose que les Valars ont estimé, non ? Qu'ils ont fait quelque chose qui a compté. Alors pourquoi ne sont-ils pas présent dans les écrits de Tolkien ? Pourquoi personne ne connait leur nom ?
-Le Temps…, soupira son professeur en tournant la tête vers Albane. Un bien grand mystère n'est-ce pas ?
Il se détourna à nouveau.
-Tu dois trouver la réponse, Albane. Parce que si tu n'arrives pas à exister vraiment quelque part…
-C'est juste ça ? Je me lance dans une quête, je trouve une réponse et je rentre ni vue, ni connue, l'histoire est oubliée ?
-Oui…
-OK, chouette !, s'exclama la jeune fille avec un faux entrain. C'est quoi la question ?
-Tu ne comprends pas.
-Quoi ? Comment ça je ne comprends pas ? C'est vous qui ne comprenez pas ! Comment voulez-vous que je trouve une réponse si je ne connais même pas la question !
-Tu ne comprends pas.
-MAIS ARRETEZ DE ME PARLER PAR ENIGMES ET EXPLIQUEZ MOI CE QUE JE NE COMPRENDS PAS A LA PLACE, BON SANG !, hurla Albane en perdant toute patience.
Cette fois-ci, la peur était belle et bien présente, aussi sournoise qu'invisible, et enveloppait lentement la jeune fille tel un étau fatal.
-Je ne peux pas t'expliquer si tu ne comprends pas.
-MAIS JE…
-Ton temps est presque écoulé maintenant, la coupa-t-il. Mais sache qu'il n'y a qu'un seul pas entre la réalité et le rêve et que ce pas, c'est toi. C'est toi qui décide si les choses sont réelles pour toi ou non. Si la vérité est trop effrayante pour toi, tu peux la nier et te persuader qu'elle n'existe pas. Et dans le cas contraire, tu peux faire la même chose… Mais souviens-toi bien : ce sont les gens qui ont construit des murs autour d'eux et qui ont choisi la facilité en se persuadant que ce qui leur arrivait n'était pas réel, qui n'avancent pas et restent bloqués en arrière. C'est toi qui décide de ce qui t'arrive. Toi.
-Attendez, vous rigolez là… Vous croyez vraiment, si je crois ce que vous dites, QUE J'AI DECIDE D'ÊTRE PERCUTEE PAR UNE VOITURE ET DE ME RETROUVER EN TERRE DU MILIEU A CAUSE D'UN SOI DISANT VOYAGE DANS LE TEMPS ?! J'ai l'impression d'être sous drogue dure tellement tout me parait irréel… et vous OSEZ me dire que C'EST MOI QUI DECIDE ? MAIS VOUS VOUS FICHEZ DE MOI OU QUOI ? Je suis en plein rêve, ouais, c'est ça… Je débloque complètement…
Elle commençait à se sentir aspirée en arrière. Sa respiration se saccada, sa vision se troubla et la panique s'empara d'elle à un degré qu'elle n'avait encore imaginé.
-Albane, contente-toi de faire ce que je t'ai dit, c'est mieux pour toi.
-Comment vous pouvez savoir tout ça déj…
Un vague sourire triste et puis, plus rien. Elle tomba définitivement dans le noir, et quand elle put voir à nouveau, elle était de retour à Bree. L'eau de son bain était totalement froide, et la faible lueur des bougies, presque éteintes, n'éclairaient quasiment plus la pièce. Elle soupira, épuisée. Elle vivait un véritable cauchemar.
Elle passa les neuf mois qui suivirent à Bree, comme un fantôme. Lothiri décida de l'héberger, trop heureuse d'avoir enfin quelqu'un dans sa maison trop vide depuis le décès de son mari, et la jeune fille, encore sous le choc et sans repère, ne put qu'accepter. Albane lui avait raconté son histoire, lui expliquant qu'elle n'avait aucune idée ni moyen de rentrer chez elle pour l'instant, en passant tout de même sous silence Tolkien et son monde, et la vieille femme la rassurait comme elle le pouvait, la considérant à présent presque comme un membre de sa famille. Avec l'aide de Lothiri, elle avait réussi à trouver un petit boulot dans une minuscule boutique miteuse de poteries. Le salaire n'était pas exorbitant, mais il lui permit tout de même de s'acheter quelques vêtements… plus convenables, et d'économiser un peu, au cas où. Une à deux fois par semaine, son hôte l'emmenait même au Poney Fringant, la fameuse auberge de Tolkien, où Albane tentait de sympathiser avec Agathe, l'une des serveuses de Poiredebeurrée – probablement le père du fameux Prosper songeait Albane – avec un petit Hobbit, qui semblait avoir le même âge. Mais la jeune fille se heurta à un mur de glace : malgré toutes ses tentatives pour se faire d'Agathe une amie précieuse dans la réalité qu'elle vivait, celle-ci restait de marbre, allant même jusqu'à lui lancer quelques regards haineux lorsqu'Albane avait le dos tourné. Et la jeune fille, qui souhaitait par-dessus tout se faire accepter dans cette petite communauté, avait fini par accepter sa défaite et tentait de faire profil bas dans ce monde inconnu qu'elle ne connaissait qu'à travers des mots couchés sur un papier.
Pas une seule fois elle ne refit de rêve étrange où son esprit retournait dans son monde pour parler avec son professeur de psychologie. Elle avait pris ce rêve avec sérieux d'ailleurs, décrétant que c'était sans doute sa seule chance de rentrer chez elle. Après tout, cela faisait bien trop longtemps qu'elle avait l'impression de moisir à Bree pour que cela ne relève que du simple rêve. Elle écoutait sans cesse les conversations des clients de Prosper, à l'affut de quelque chose, d'une aventure, qui pourrait lui permettre de rentrer. Mais après neuf mois, elle abandonna. Elle était là depuis trop longtemps pour que cela soit un rêve et s'il devait se passer quelque chose, elle l'avait sans doute raté.
Malgré ces neuf mois passés à vivre selon une routine qui ne lui plaisait guère, Albane ne réalisait toujours pas réellement ce qui lui arrivait. Elle se sentait comme dans un film, derrière une vitre opaque, entourée d'acteurs très convaincants lui faisant une blague. Mais elle ne pouvait plus vraiment nier l'évidence, à présent. Elle avait vu passer chaque secondes de ces neufs mois, et comprenait lentement et difficilement qu'elle se trouvait réellement à Bree, en Terre du Milieu.
C'est donc d'une humeur maussade, un soir de mars, qu'elle se trouvait en compagnie de Lothiri au Poney Fringant. Jouant du bout de l'ongle avec la cuisse de poulet à moitié mangée dans son assiette, elle lançait des regards meurtriers aux ivrognes bruyants mais qui ne lui prêtaient pas la moindre attention.
-Cesse donc de faire cette tête, la morigéna Lothiri en fronçant les sourcils. Ce n'est pas parce que tu as peur que tu dois te renfermer comme ç…
-Je n'ai pas peur, maugréa Albane, fixant d'un œil morne Agathe servir le vieux bonhomme qui venait tout juste de s'asseoir en face d'un Nain.
Elle ne réagit pas au regard entendu que sa mère de substitut posait sur elle pour la simple raison que ne le remarqua pas. Perdue dans ses pensées, elle ne faisait guère vraiment attention à ce qu'il se déroulait dans la salle principale de l'auberge.
Mais, oui, elle avait peur, elle était terrifiée. Evidement qu'elle l'était. Elle avait dit adieu en l'espace de quelques secondes à tout ce qu'elle connaissait pour plonger dans un univers impensable. Et si elle ne réussissait jamais à rentrer chez elle ? Et si elle restait coincée ici pour toujours ? C'était tout bonnement inimaginable pour elle, sa famille lui manquait beaucoup trop. Elle ne les comptait plus, toutes les nuits qu'elle avait passé roulée en boule sur son lit, à pleurer et crier, la tête enfoncée dans son coussin, à prier une quelconque force supérieur pour être ailleurs, loin d'ici, juste chez elle. Car c'était chez elle qui lui manquait le plus. Son foyer, sa famille et même son appartement à Paris. Elle en venait même à le regretter, alors qu'elle avait toujours maudit la capitale française, trop bruyante, trop polluée à son goût. Mais là-bas, au moins, quand elle rentrait elle savait que son lit l'attendait, qu'il y avait toujours de la nourriture dans son frigo et ses placards, qu'elle pouvait prendre à tout moment une douche chaude après une longue journée à la fac… Ici, rien n'était sûr. Elle vivait au jour le jour, incapable de savoir de quoi demain sera fait. Et, dans un sens, ça la rendait malade, ce sentiment constant d'incertitude. Par-dessus tout, plus que de perdre des souvenirs, elle avait peur de perdre qui elle était vraiment, la personne qu'elle avait forgée durant vingt-et-une années et qui faisait d'elle… elle. Et depuis quelques temps déjà, c'était exactement ce qu'il se passait : elle ne savait plus qui elle était. Un étau s'était refermé sur elle, la forçant à remettre en question tout ce en quoi elle croyait. Et c'était terrifiant cette sensation de ne plus rien contrôler.
-Alors arrête un peu de regarder ce pauvre Magicien de la sorte, il ne t'a rien fait que je sache, répliqua l'autre d'une voix que le peu alcool ingéré rendait plus aigüe.
Albane, à moitié affaissée sur la table, se releva lentement, alors que la phrase que venait tout juste de dire Lothiri s'inscrivait dans son cerveau en lettres de feu.
-Qu'est-ce que tu viens de dire ? demanda-t-elle lentement.
La vieille la regarda avec étonnement mais répéta tout de même.
-Le Magicien, là-bas, tu le regardes comme s'il se pavanait en petite tenue.
Elle sembla réfléchir quelques instants, puis son visage se fendit d'un large sourire.
-Il serait capable de me changer en lapin s'il savait cela, pouffa-t-elle.
Mais Albane ne l'écoutait plus. A nouveau, elle avait fixé son regard sur le vieil homme – le Magicien – et le Nain qui siégeait en face de lui. Diable, pourquoi donc n'y avait-elle pas pensé avant ? Cela faisait neuf mois qu'elle se reposait sur son malheur, sans vraiment réfléchir à ce qu'elle pourrait faire pour s'en sortir. Evidemment qu'elle avait cherché quelque chose, quelqu'un, à suivre pour prouver sa valeur à ces maudits Valars, mais y avait-elle vraiment mit tout son cœur ? Elle n'en était plus sûre à présent que la solution à tous ses soucis se trouvait certainement sous son nez. Solution à laquelle elle n'avait d'ailleurs même pas songé un seul instant et qu'elle regrettait à présent amèrement si ces doutes se trouvaient être confirmés.
-Lothiri… ?
Cette dernière lui avait souvent répété de l'appeler « maman » mais Albane s'y refusait, considérant cela comme une trahison envers sa propre mère. Ses parents et son frère lui manquaient beaucoup trop pour qu'elle puisse les oublier ou passer à autre chose. Après neuf mois passé à Bree, ils étaient toujours présents dans son esprit et dans son cœur et une vie entière ne suffirait pas à ce qu'elle les oublis. Une vie entière ou un autre monde.
-Je ne t'ai jamais demandé…, continua-t-elle lentement.
Neuf mois et elle n'avait jamais prêté attention aux détails, à ceux qui comptaient vraiment et qui pouvaient tout changer. Si elle l'avait fait, peut-être que tout aurait été différent dès le départ, peut-être même que rien ne se serait déroulé de la sorte, qu'elle serait déjà rentrée chez elle.
-Oui… ?, l'encouragea Lothiri.
Un pli soucieux lui barrait le front, remplaçant par la même occasion le sourire occupait son visage quelques instants plus tôt. S'il était arrivé quelque chose à sa protégée sans qu'elle ne s'en aperçoive…
-Quelle est la date d'aujourd'hui ?, souffla Albane, prenant sur elle pour empêcher les larmes de lui monter aux yeux.
-Le 15 mars 2941 du Troisième Age, pourquoi donc ? Qu'est-ce qui te chagrine donc ?
LA jeune fille ne répondit pas de suite, laissant le puzzle se mettre lentement en place dans sa tête.
-Et comment il s'appelle, ce Magicien ?, demanda-t-elle, se doutant déjà de la réponse.
Enfin. Enfin, elle avait trouvé le moyen de rentrer chez elle, de revoir sa famille. Tout dépendait simplement de la suite de la soirée, de ce qu'elle ferait, de ce qu'ils diraient. Pour la première fois depuis neuf mois, elle sentit une douce et chaude vague d'espoir la submerger.
-Gandalf. Il s'appelle Gandalf Maison Grise.
