Disclaimer: tout appartient à Stephenie Meyer, je ne fais que jouer avec les personnage dans son univers à elle.
Bonsoir à toutes. Certains l'ont lu, d'autres non, j'ai décidé de recommencer cette histoire, parce que je n'arrivais plus à avancer correctement. D'ici les prochaines semaines, je re-posterais tous les chapitres. Ceux-ci seront tous corrigés avec j'espère un minimum de fautes, mais également plus longs. De plus, j'étais gênée par la non concordances des dates dans cette histoire, ce qui m'a fait beaucoup me perdre et surtout m'éterniser. Un an de publication pour deux semaines d'histoire, à ce rythme là, on en avait encore pour une bonne quinzaine d'années. Je veux que cette histoire soit le plus agréable possible pour vous à lire, et je pense que ça passe aussi par mon aisance à l'écrire. Voilà pourquoi j'ai donc tout supprimé pour avoir un nouveau départ, ici.
J'espère que vous apprécierez cette nouvelle version de l'histoire, autant pour les anciennes lectrices que pour les nouvelles, si il y en a.
N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et suggestions. En attendant, je vous laisse (re) découvrir le premier chapitre.
Samedi 19 Janvier 2013, Forks, Washington.
Aujourd'hui, c'est le traditionnel repas de famille des Swan.
Ce repas est une forme de torture légale instauré par ma mère, qui consiste à réunir toute la famille après les fêtes de fin d'année, pour simplement commencer l'année en beauté, selon elle.
J'ai une sainte horreur des fêtes de famille et de fin d'année, mais cela n'empêche jamais Maman de me forcer à remettre le couvert une fois de plus, à la mi Janvier.
C'est bien simple, si Noël me donne de l'urticaire, je deviens malade à la mention de ce diner familiale.
Thanksgiving me donne des sueurs froide, j'aime pas Noël et je redoute le jour de l'an. Le rouge est une couleur énervante, je deviens de plus en plus allergique aux sapins et les rennes de cette satané pub pour la télévision câblée me tapent sur la système. Et je déteste encore plus cette fichue tradition de début d'année qui consiste à faire un repas de famille avec toute la famille.
Je m'appelle Bella Swan et je déteste les fêtes de famille.
Triste, n'est-ce pas ? Mais laissez moi vous expliquer d'où vient cette répugnation.
Tout d'abord, passer une journée entière à préparer tellement de nourriture qu'on pourrait sauver toute la région soudanaise, c'est pas mon truc. Oui, j'aime cuisiner mais savoir que la moitié de ce que je fais finira à la poubelle ou dans des tupperware pour mon frère et sa potiche du moment ça ne fait que me déprimer.
De plus, ma mère veut absolument réunir toute la famille, quitte à réveiller les morts : « Tiens, si on invitait la nièce de votre arrière-grand-mère ? Mais si, tu sais, celle qui habite à Port Angeles et qui porte toujours du noir?
-Elle est morte l'an dernier Maman.
-Ah oui, tant pis."
Tout ça, au grand désespoir de mon père, Charlie.
« On va pas faire venir tous les cousins non plus » ronchonne-t-il chaque année dans sa moustache.
Mon père est comme moi. Cette pseudo-fête, il y a participe parce qu'elle se passe sous son toit et qu'il n'a pas le choix. S'il ose remettre cette ''tradition'' en question, ma mère lui pique une crise et croyez-moi, il vaut mieux éviter les crise de Renée.
Ma mère est quelqu'un d'enjoué par nature, mais dès que le premier père Noël en plastique apparaît dans une vitrine elle devient incontrôlable. Pour elle, les fêtes de fin d'année sont comme le messie. Elle se fait un devoir, de renouveler chaque année les décorations. Tout doit être parfait, et si ça ne l'est pas, on en entend parler jusqu'à l'année d'après.
Rosalie ma sœur, et Emmett son époux seront là, avec leurs enfants, Ethan et Joris. J'ai beau les adorer tout les 4, je redoute le moment où ils seront là. D'abord, parce que les garçons vont être intenables, comme chaque fois qu'ils viennent chez leurs grands-parents, mais surtout parce que Rosalie est la fierté de la famille. J'adore ma sœur, je l'aime de tout mon cœur, mais à chaque réunion de famille et spécialement celle-ci on fait le bilan de la vie des enfants Swan. Et Rose l'emporte haut la main.
A 30 ans, elle est mariée et mère de deux adorables gosses. Elle est agent immobilier et est plutôt respectée dans le milieu. Elle est une maman exemplaire, une lionne dans les affaires et gère sa maison d'une main de maitre. Lorsqu'elle a du temps libre, elle le passe avec ses enfants et un weekend par mois, elle va donner un coup de main à la soupe populaire. Emmett et elle envisagent d'adopter, puisque celui-ci se rend souvent dans un foyer pour enfant, en tant que bénévole également. Bref, ils ont une vie de famille parfaite et exemplaire.
Sans compter sur le fait que Rose est tout mon inverse, aussi bien physiquement que psychologiquement. C'est une « magnifique plante » comme dirait Grand-Mère Platt. Grande, blonde, élancé, avec des yeux bleus à faire pâlir une poupée russe, elle est l'incarnation de la beauté.
Mais, ce n'est pas une de ces blondes, fades et sans conversation. Non, surtout pas. Rose, c'est un tempérament de feu, sous un regard de glace. Elle est imposante, elle force le respect à quiconque ose la défier. Et sous son regard glacial se cache une femme tellement douce et aimante qu'on ne peut faire autrement que l'aimer. Elle est attachante en tout point. Elle est parfaite.
« BELLA ! BELLA !Viens m'aider !
-J'arrive ! »
Je descendais les escaliers en courant pour rejoindre ma mère qui s'égosillait au rez de chaussé, et évidemment, la dernière marche m'évita et je m'étalais lamentablement au milieu du salon.
« Oh ma Bella, quand est-ce que tu feras un peu attention où tu mets les pieds ? Souffla ma mère. »
Et voilà ma mère dans toute sa splendeur, adorable mais réellement insupportable lorsqu'elle s'en donne la peine, et actuellement les bras chargés de tout ce que nos assiettes contiendraient ce soir. Je me relevais et allais lui prendre un sac des mains. Nous allâmes directement à la cuisine. Renée posa tout sur le plan de travail central et commença à déballer.
« Alors, je t'ai pris la plus grosse dinde que j'ai trouvé, avec Emmett et James, il faut prévoir gros. Voilà ce qu'il faut pour la farce, enfin, j'espère que j'ai tout. C'était impressionnant le monde qu'il y avait au magasin. Je veux dire, on est le 19 janvier il est 18h passé, les gens devraient être chez eux à préparer le repas, et pas dans un supermarché à faire les courses, non ? Passons, pour la buche, c'était bien trois chocolats, n'est-ce pas ? J'ai eu un doute ?
-On avait fait une liste, maman, c'était écrit dessus, me plaignais-je
-Oui, je sais. Mais ... je l'ai perdu. Confessa-t-elle, de petite rougeurs sur les joues (heureux héritage familiale dont je suis la seule légataire).
-Maman, soufflais-je en souriant.
-Mais c'était ça ? Sinon je peux ressortir, tu sais.
-Non, c'était ça, je te rassure. Est-ce que tu as trouvé des avocats assez mûrs ?
-Pour l'entrée ?Oui oui, mais je dois te raconter que j'ai du me battre avec cette mégère de Vicky Mallory. Je les avais dans la mains ces avocats, mûrs comme il faut, parfaits, et elle, débarque avec ses grands airs et elle me dit de « Renée, je suis désolée de vous importunez mais il me faut absolument ces avocats » et elle me les prend des mains. Non, mais t'aurais du voir sa tête, je lui ai dit d'aller se faire fourrer comme la dinde qu'elle est. J'ai récupéré mes légumes et je suis parti. Non mais, c'est incroyable, pour qui elle se prend cette garce »
J'éclatais de rire pendant que ma mère continuais de grommeler contre Mallory ! Si je suis bien sure d'une chose, c'est que Rose a hérité du caractère explosif de maman !
« Tu as besoin d'autre chose ?
-Non, c'est bon. Je vais commencer. Merci maman.
-Merci à toi. Je ne sais pas ce qu'on mangerait si tu avais hérité de mon don pour la cuisine, remarque, heureusement que tu n'as pas celui de ton père non plus» s'esclaffa-t-elle en sortant de la cuisine.
Je regardais l'heure. J'avais environ 4h pour préparer le diner toute seule. Autant dire qu'il allait vraiment falloir que je me dépêche.
Pour cuisiner, j'avais besoin d'être dans de bonnes conditions. De vieilles fringues qui ne craignaient plus d'être tâchées et une playlist spéciale « tu cuisine pour un régiment, il vaut mieux que tu restes en forme » Et, à ce jour, le rock britannique était ce qui me réussissait le mieux.
Ensuite j'attachais mon tablier et sortais mes recettes. Je m'attaquais en premier à la dinde. C'est ce qui prenait le plus de temps niveau cuisson.
Et dans mon malheur, j'avais de la chance. La cuisine de mes parents était ultra équipée. Je m'étais d'ailleurs toujours demandé pourquoi, puisque ma mère était piètre cuisinière et que les capacités gastronomiques de mon père s'arrêtaient à faire chauffer une pizza dans leurs -super- fours. Oui, mes parents avaient deux fours. Alors qu'ils ne s'en servaient pas. Mais je ne m'en plaignais absolument pas. Au contraire aujourd'hui c'est ce qui me sauvait la mise. Puisque je devais préparer un repas pour dix personnes en un temps assez réduit. Alors oui, ce four en plus optimisait ma productivité et j'en suis ravie.
Je sortais tout ce qu'il me fallait en chantonnant, et préparais tout ce dont j'aurais besoin. Cuisiner pour toute la famille de me dérangeait pas. Du moins quand je ne pensais pas à ce qu'allait devenir mes plats dans un futur plus ou moins proche.
J'aimais ça. J'aimais la liberté que j'avais en cuisine. C'était ma pièce, le seul endroit de la maison où personne ne venait m'embêter et où j'avais le pouvoir puisque j'étais la seule de cette famille à savoir faire plus qu'un œuf au plat.
Je commençais par la farce. J'éminçais les oignons, l'ail et les échalotes en chantonnant, puis je hachais le lard, en en laissant un peu de côté pour que mon père puisse s'en servir pour une de ses pizza spéciale.
Pendant que le lait était sur le feu avec la mie de pain, je m'occupais d'ébouillanter les marrons, puis de les égoutter correctement pour ensuite les hacher, toujours en améliorant mes performances vocales, sur Muse.
J'étais assez fière du résultat de ma farce une fois qu'elle fut finie.
J'espérais que ma grand-mère allait aimer, la recette venait de sa propre mère et je m'étais permise de l'arranger un peu. Je serais plus que heureuse si elle appréciait. De plus, mon arrière-grand-mère qui m'avait appris à cuisiner me disait toujours que ce que je cuisinais devait toujours me ressembler, même si c'était une recette familiale je devais faire en sorte que ce soit spécial.
Une heure plus tard, la dinde était au four pour au moins deux heure et demi. Je décidais ensuite de faire mon dessert. Ma mère avait insisté pour que je fasse la buche de Noël aux trois chocolats. C'était le dessert préféré de mon frère James, et il n'avait pas été là à Noël pour en profiter. Du coup, ma mère m'avait persuadée de le faire ce soir.
« Ecoutes, mon fils a passé de nombreux mois en Angleterre pour travailler et tu sais aussi bien que moi que les anglais ne savent pas cuisiner. Le petit aura besoin de rependre un peu de poids, j'en suis sure. Et puis, qu'est-ce que ça te coute de faire son dessert préféré, hein ? Ca lui fera plaisir et je suis certaine que ça vous évitera de vous disputer dès son arrivée. »
A l'entendre parler, on pourrait croire que mon frère avait huit ans et non 32. Et elle croyait vraiment qu'il avait travailler, durant ces ''nombreux mois'' ? Pauvre Maman bien naïve.
De nombreux moi de débauche totale à Londres, oui. Des soirées entières à chercher la fille qu'il sautera toute la semaine avant de la jeter comme il jette ses préservatifs, si tant est qu'il se protège. Mon frère n'est pas le petit ange que ma mère croit avoir mis au monde. Et si elle apprenait quel salaud avide d'argent et de sexe il est, elle ferait un arrêt cardiaque sur l'instant.
Je m'acharnais sur mes œufs en neige en pensant à mon frère. Il venait ce soir et nous ramenait sa dernière pétasse en titre. Je détestais qu'il fasse ça. Qu'il ramène les pseudo-femmes de sa vie lors de nos putains de réunions de famille pour se faire passer pour un «homme ,un vrai » auprès de mes parents. Comme d'habitude ma mère ferait l'éloge de son fils à sa nouvelle compagne, lui expliquerait qu'elle était une chanceuse d'être tombée sur James et qu'il allait falloir que maintenant elle reprenne le rôle qu'elle même tenait auprès de lui car « il faut savoir prendre soin d'un homme comme lui quand on est une vraie femme ». A vomir.
On a pas brulé nos soutifs pour ça, merde.
Quant à ma grand-mère, elle regardera la nouvelle venue et lui dira directement tout ses défauts en face. Ou alors, elle ne daignera même pas lui adresser la parole, comme à la dernière fille en date. Pauvre Lucia.
Rose pour sa part, se contentera de faire passer un interrogatoire à la fille en question.
Si il y a bien une règle à retenir quand on rentre dans cette maison, c'est : On ne touche pas au fils Swan. Diable non, c'est comme s'attaquer au Christ lui même.
Pour ma part, dans cette guerre, je suis athée. Neutre. Je m'en contrefous. Mon frère est un idiot et il ne mérite pas toute cette attention sur ses copines.
Le bruit de la porte d'entrée se refermant brutalement me sortit de mes pensées.
« On est rentré ! »
Charlie venait d'arriver. Il était allé chercher ma grand-mère, chez elle à Port-Angeles. Alors que je posais mon plat sur le plan de travail mon père entra dans la cuisine.
« Comment tu vas Bell's ? Ça avance ? Demanda-t-il en me déposant un baiser sur la joue, seul preuve de tendresse que Charlie s'autorisait avec moi.
-Oui, plutôt bien, je pense que je suis dans les temps, et toi ? Elle est en forme ?
-T'as pas idée à quel point. Tu veux une bière, pour tenir le choc ? demanda-t-il en ouvrant le frigo
-Ouais, je veux bien s'il te plait »
Il me sourit et me passa une bouteille que j'accueilli avec grand plaisir. Je ne m'étais pas rendu compte que j'avais soif à ce point.
« L'alcool n'est pas fait pour les jeunes filles Isabella, tu devrais poser cette bouteille. »
Grand-mère venait a peine d'arriver que la Saint Bella commençait déjà.
« -Bonjour Grand-Mère, comment vas-tu ?
-Comment veux-tu que j'aille ? J'ai 30 ans de trop sur les épaules et en plus il fait aussi froid dans cette maison qu'à l'extérieur. Charlie, au lieu de boire comme un malpropre va chercher ta femme pour qu'elle s'occupe un peu de la cuisine. Ça m'a l'air d'être du grand n'importe quoi par ici, dit-elle en fourrant son nez dans mes plats.
-Maman, tu sais très bien que c'est Bella qui s'occupe du diner, souffla mon père habitué à cette comédie.
-Ah oui, j'avais oublié que tu avais épousé une incapable. RENEE !QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR METTRE LE CHAUFFAGE ? » hurla-t-elle avant de sortir de la cuisine.
Bon dieu, même pas cinq minutes qu'elle était là et j'avais déjà envie de la ligoter. Mon père soupira, prit sa bouteille et sorti, non sans me jeter un regard compatissant avant.
Je soufflais appuyée contre le plan de travail en avalant une gorgée de ma bière.
« Isabella ! Je viens de te dire de jeter ça ? Donne la moi. Et va m'éteindre cette musique de sauvage. »
Mon dieu, pire que le grinch. Vous pensiez qu'elle était partie, et bien non, elle était juste derrière vous, prête à vous achever complètement. Je coupais la musique en toute rapidité et revenais le plus vite possible avant qu'elle n'ait fourré ses doigts fripés dans mon gâteau.
« Alors, montre moi un peu ce que tu as fait ? Tu as bien mis les marrons comme je te l'avais dit, la dernière fois ?
-Oui, et j'ai remplacé la moitié des marrons par des légumes oubliés. J'ai pensé que ça changerait un peu.
-Je ne te demande pas de penser, mais de cuisiner. » elle trottina de sa démarche de vieille dame du monde vers le frigo, qu'elle ouvrit en grand. « Pourquoi il n'y a pas de vin blanc dans cette cuisine ? Qui a fait les courses ?
-C'est moi, belle-maman » annonça Renée en entrant dans la cuisine.
Elle baissa les yeux, en attendant les habituelles remarques de ma grand-mère. Celle-ci la jaugea de bas en haut et soupira avant de grommeler qu'elle aurait du empêcher ce mariage, et heureusement qu'il y avait eu les enfants pour rattraper le coup, quoique la petite dernière était en train de suivre les traces de sa pauvre mère.
« Bon dieu, mais étranglez-la !
-Tu me rappelles pourquoi tu tiens absolument à organiser ce repas chaque année ? A moins que tu sois masochiste, tu sais très bien qu'on se fera toujours pourrir comme ça !
-Je te jure que je me pose la question. »
Puis elle sortit de la cuisine pour aller se planquer dans sa chambre. On se demande vraiment, qui est le plus mature dans cette maison.
Un coup d'oeil à la pendule m'appris que j'étais en retard. Il ne me restait qu'une heure pour faire mon entrée, et préparer l'accompagnement. Je me dépêchais de couper les avocats, de les assaisonner puis de mettre le tout au réfrigérateur. Ensuite je sortais les St Jacques et les faisais revenir sur le feu dans de l'huile d'olive. Lorsque c'était bon, je dressais les assiettes des entrées et les calais toutes dans l'énorme réfrigérateur de mes parents.
De loin, j'entendais ma grand-mère et ma mère hurler l'une contre l'autre sur la décoration de table et le placement des couverts.
La soirée n'avait même pas commencée qu'elle promettait déjà d'être cauchemardesque.
Je priais pour qu'on me sorte de là.
Une heure plus tard, j'étais à l'étage dans ma chambre, en train de m'habiller. Ma mère avait décrété que nous devions tous être sur notre trente et un ce soir. Elle disait que les occasions de nous voir bien habillés et tous réunis étaient rare, et que c'était toujours l'occasion de faire une photo de famille. Tu parles, la vraie raison était que grand-mère aurait pété une durite à l'idée de faire face à des gens habillés normalement. Cette vieille femme était tellement porté sur le fric et les apparences que ça en devenait flippant certaines fois.
Il y a une semaine, mes amies Alice et Angela m'avaient trainé dans les magasin pour fêter la grossesse de cette dernière, et j'en avais profité pour leur demander de l'aide pour trouver ma tenue.
Alice étant Alice, elle m'avait bien sur déniché la perle rare, mais aussi les sous-vêtements adaptés ainsi que les chaussures. Alors que je n'en avais absolument pas besoin. C'était une soirée chez mes parents, pas chez le gouverneur.
J'avais décidé, que pour la contrarier mais surtout pour mon bien être personnel et la sécurité de tous, de ne porter que des ballerines et non les escarpins vertigineux qu'elle m'avait trouvé.
Trois coups furent portés sur ma porte, et la tête de mon père passa, une main cachant ses yeux.
« Tu es décente ? Je peux regarder ? »
Je riais et lui disais qu'il pouvait ouvrir les yeux normalement.
« Tu peux aller à la salle de bain. Ta mère a fini et moi aussi. Prend ton temps, mais pas trop quand même, ton frère et ta sœur ne devraient plus tarder maintenant.
-OK, pas de problème, mais Alice doit m'appeler d'un instant à l'autre, je descendrais un peu plus tard.
-Bien. Sinon, nous n'avons pas eu le temps de trop parler, mais comment tu vas Bella ? Je veux dire concrètement ? » dit-elle en rentrant dans la chambre et en fermant la porte derrière lui.
Charlie était la bonté incarnée. Certes il n'était pas le meilleur papa du monde, mais il était Charlie. Et ça, c'était mieux que n'importe qui. Il prenait soin de nous du mieux qu'il pouvait, et même si quand on était petit il était souvent à Seattle et très peu à la maison, il a toujours fait en sorte de connaître chaque détails de nos vies, jusqu'au plus insignifiant. En même temps, il bossait au FBI, alors ça peut paraître normal pour certain, mais pour moi, ça compte.
Il y a quelque mois, j'avais vécu une rupture assez difficile. J'étais persuadé que Riley était celui avec qui je finirais ma vie. Je n'étais pas folle amoureuse, mais j'avais fondé tout mes espoirs en lui. Et un soir, il était rentré dans notre appartement et m'avais clairement annoncé que cela faisait plusieurs mois qu'il voyait quelqu'un, qu'il m'aimait beaucoup mais que ce n'était pas assez, et qu'il pensait même à l'épouser de suite.
Puis il m'avait demandé de lui rendre la bague de fiançailles que je portais depuis quatre mois et il était parti dans la chambre faire ses valises. Je n'avais pas pleuré une seule fois alors qu'il m'annonçait qu'il me quittait. Non j'avais attendu qu'il daigne quitter ce qui était désormais mon appartement pour éclater en sanglots. De là, j'avais pleuré toute la nuit.
C'était Alice, qui n'ayant pas eu de nouvelles de moi pendant deux jours, décida d'appeler mon père qui enfonça ma porte avec l'aide d'Emmett, mon beau frère.
Ils m'avaient trouvé en boule dans mon salon en train de pleurer dans un semi-sommeil. Riley m'avait quitté le mercredi soir, et mon père m'avais trouvé le vendredi après-midi. Lorsqu'il m'avait vu dans cet état il avait envoyé mon beau frère chercher ma sœur et lui avait expressément demandé de ne pas revenir. En attendant, Charlie m'avait allongé dans mon lit et m'avait bercée en me promettant qu'il fera tout pour que ça aille mieux.
Quand Rose était arrivé, il lui avait demandé de me donner un bain, pendant qu'il allait appeler ma mère et chercher à manger. Quand il revint, il avait demandé à Rose de rentrer s'occuper de ses petits et était resté avec moi jusqu'au dimanche soir. Puis il avait ensuite demandé à Alice de prendre le relais.
Je suis resté une loque humaine pendant environ une semaine, Alice prenant principalement soin de moi. Tout les soirs, elle faisait un compte-rendu de mon état à mon père, et quand j'avais retrouvé ma voix une semaine et demi après il m'avait dit : « ce n'est pas de ta faute ma chérie. Ce type n'était pas l'homme de ta vie. Tu mérites cent fois mieux. D'accord je te fais un discours banal mais je le pense sincèrement. Il y a un homme fait pour toi et il n'attend que toi pour être heureux. En attendant, je veux que tu te relèves et que tu fasses tout ce dont tu as envie. »
Quelques mois plus tard, mon employeur avait mit la clé sous la porte et j'avais repris une librairie, changeant pas la même occasion d'appartement et refermant définitivement la porte sur Riley. Et depuis je faisais de mon mieux. Mon père m'avait plus soutenue que ma mère ne l'avait fait. Alice et Angie avaient été là, ainsi que Jasper, le mari d'Alice qui m'avait écouté comme personne. Jazz était prof d'histoire mais il aurait facilement pu être psychologue.
« Honnêtement, j'ai pas envie qu'on me paye des cents et des milles pour qu'une bonne femme avec un manteau qui coute le salaire annuel d'un ouvrier basique vienne me raconter que la couleur de son lait de soja la terrifie. Et même si c'était psy' dans une prison ou dans des milieux difficile, je ne pourrais jamais tenir le coup. Je préfère le collège. Vraiment. »
Du grand Jasper Withlock.
Bref, j'avais été très entourée et aujourd'hui,j'avais oublié Riley.
« Ça va papa, je t'assure. Et toi ? Tu m'a l'air fatigué ?
-Je ne suis plus tout jeune ma fille, et ça commence à se sentir. Mais ne t'en fais pas pour moi, je suis aussi solide que ta grand-mère. » Il s'esclaffa de sa propre blague et parti avant que je ne puisse lui répondre.
Charlie ne s'éternisait jamais.
Dès que la porte claqua je me précipitais sur mes affaires et me dirigeais vers la salle de bain avant que ma grand-mère ne vienne décider de ce que je porterai ce soir. J'entrais sous l'eau chaude et me détendais avant l'assaut final de ma famille infernale. Une demi-heure plus tard, j'étais sortie, séchée et mes cheveux étaient secs. J'étais dans les temps, je n'avais aucune raison de paniquer.
Je décidais alors de m'habiller. En névrosée des fringues qu'elle était, Alice m'avait envoyé un message il n'y a pas une heure pour me rappeler quel sous vêtement mettre ce soir. Et dans le message, elle disait « il n'y a aucune raison valable de ne pas faire plaisir à ton corps en ne mettant pas de la dentelle. Et puis qui sait, tu pourrais finir la soirée avec quelqu'un d'autre que ton pot de glace et ton oreiller. » Du Alice à l'état pur. Et en bonne meilleure amie soumise que j'étais j'enfilais mon ensemble en dentelle bleu.
Puis je passais des collants noirs épais avant de mettre ma robe. Celle-ci était bleue, avec une large encolure plissé. J'en étais presque amoureuse.
Pile au moment où je sortais de la salle de bain j'entendais mon téléphone sonner dans ma chambre par dessus les cris de ma mère et de ma grand-mère. Des bribes de leurs hurlements me parvenaient comme si elles étaient derrière la porte.
« -Mais enfin Renée, rendez-vous compte que vous demandez à votre fille de faire le repas pour le diner que vous organisez ! C'est comme demander à votre mari de porter vos enfants !
-Je ne vous ai pas demandé votre avis.
-Je vous le donne quand même. Et j'aurais du le faire pour l'éducation de vos enfants.
-Vous ne vous êtes pas gênée et VOUS ME FAITES CHIER SULPICIA ! » Quand Renée en venait aux insultes, c'est que ça avait du être encore plus chaud avant. Maman devait en avoir raz le bol des remarques acerbes de mère-grand ici bas.
« -PARLEZ-MOI AUTREMENT! JE SUIS VOTRE BELLE-MERE VOUS ME DEVEZ LE RESPECT ! » Mamie qui hausse le ton, c'est jamais beau à voir. Il valait mieux que j'aille m'enfermer. Pauvre Charlie
-JE REFUSE ! VOUS N'ETES QU'UNE VIEILLE AIGRIE QUI ... »
Je décrochais mon téléphone avant d'en entendre plus et d'aller m'en mêler.
« -Alice ?
-Hey Bella ! Comment tu vas ? » S'exclama ma meilleure amie
-Hum, ça va, et toi ?
-Tout va bien. Mon dieu, c'est quoi ces cris que j'entends ? Laisse moi devinez ! Mère-grand est arrivée ? » demanda-t-elle en riant.
-Ouais, et elle a déjà commencé son show. Elles en sont aux insultes, soupirais-je, légèrement lasse.
-Ah, la fin est proche alors.
-Si seulement. Qu'est-ce que tu avais d'urgent à me dire ?
-Oh ma belle, tu ne devineras jamais qui j'ai croisé hier à Seattle ! »
Elle avait l'air hystérique. D'accord, Alice avait toujours l'air hystérique mais là, rien qu'au travers du téléphone elle pourrait briser des verres en cristal tellement sa voix était aiguë.
« -Je ne sais pas, mister USA?
-Presque !
-Mister univers?
-Tu chauffes ! Tu veux savoir ?
-Je trépigne d'impatience Alice. »lui lançais sarcastiquement en enfilant mes chaussures « Alors ?
-Edward. »
Je buguais.
-Pardon ?
-Tu m'as très bien entendue ! Edward Cullen lui même !
« -Ed... Edward ? Mon Edward ? » demandais-je fébrile alors qu'il n'y a avait pas de quoi l'être.
-De suite, ton Edward. Mais oui, c'était lui. Oh alla si tu voyais comme il a changé ! Encore plus beau qu'avant. Vraiment, si j'étais pas mariée j'en ferais mon 4h et mon minuit aussi ! Il était tout seul, alors je suis allé le voir, il avait l'air surpris de me voir ,mais content aussi. Ca fait tellement longtemps qu'on ne l'avait pas vu dans le coin. Il était ravi, m'a demandé des nouvelles de Jasper mais s'ils en prennent régulièrement l'un de l'autre par mail, mais là c'est différend tu vois. Enfin, il m'a dit qu'il était de retour définitivement dans la région et qu'il adorerait nous revoir. Tous.
-Tous ?
-Oh et puis, il est vraiment beau, je comprends que tu craques à chaque fois, Bella ! Oh en parlant de ça, il m'a demandé de tes nouvelles, tu lui manques ... »
Je la coupais dans son monologue. Alice a croisé Edward.
« -Alice ! Stop ! Tu as croisé Edward et je lui manque ?
-De tout ce que je te dis, c'est ça que tu retiens ? Oui, enfin tu avais l'air de lui manquer. Enfin je suppose. Enfin, il me l'a dit quoi. Tu ne voulais pas le savoir ? S'inquiéta-t-elle
-Alice, je dois te laisser. Je te rappelle demain, ok»
Bon dieu, Alice a croisé Edward. Et je lui manque. Pourquoi est-ce que je suis autant chamboulée ?
« -T'es pas vexée hein ? Parce que tu sais que j'ai pas fait exprès et que je t'aime. » pépia ma meilleure amie au bout du fil
-Bye Alice. »
Et je raccrochais.
Bordel de zut. Edward Cullen. Rien que son nom me provoque des frissons. Edward Cullen ou celui que j'ai longtemps considéré comme l'homme de ma vie.
Pour faire court, Edward et moi nous sommes rencontré lors de notre première année de secondaire. Il était nouveau et nous partagions notre paillasse en biologie. Au fil du temps, il est devenu mon ami, puis mon meilleur ami, puis mon petit ami.
C'était mon premier amour, et j'étais persuadée à l'époque que je finirais ma vie avec lui. D'ailleurs, je le pensais encore aujourd'hui, parfois. Il était mon tout. Je passais la plupart de mon temps libre avec lui. Nous nous complétions vraiment. Nous sommes restés trois ans et demi ensemble.
J'ai perdu mon innocence avec lui au bout de six mois de relation. Lors de notre anniversaire des deux ans, il m'a donné une bague, me faisant la promesse d'être toujours là. Pour nos trois ans, il était revenu de Providence, là où il faisait ses études pour m'emmener dans un chalet sur une île a Vancouver. Cinq mois plus tard, nous nous séparions, ne supportant plus la distance.
A côté de ce que j'ai ressenti là, ma séparation avec Riley était tout simplement risible. J'avais été touché par ma rupture avec Riley parce qu'il m'avait relevé de l'après-Edward, qui lui, avait été dévastateur.
J'avais été tellement attachée à lui, que mes proches m'ont ramassé à la petite cuillère pendant des mois. J'ai eu beaucoup de mal à m'en sortir. Il avait été toute ma vie, ou presque, et du jour au lendemain, je devais faire comme s'il n'avait jamais existé.
J'avais su par Alice que ça avait été au moins aussi dur pour lui, et que ne supportant plus d'avoir contact avec tout ce qui le ramenait à moi, il avait plus ou moins coupé les ponts avec Jasper et elle pendant quelques temps.
J'en avais été très triste. Parce que c'était le dernier lien qu'il nous restait vraiment. Puis, petit à petit il avait donné des nouvelles à mes amis, sous la force d'Alice et l'amitié qui le liait à Jasper. Mais il ne communiquait jamais directement avec moi. Et inversement.
La plupart de mes informations sur lui venait également de Renée qui en commère qu'elle était, avait réussi à savoir par Esmé Cullen qu'il avait eu son diplôme à Brown, et qu'il était parti de Providence pour revenir s'installer sur la côte Ouest, il n'y a pas si longtemps que ça.
Je m'étais souvent demandé ce que ça me ferait de le croiser. Je pense que je serais aussi éblouie que ce que je l'avais été avant.
Ma porte de ma chambre s'ouvrit brusquement,me sortant de mes pensées et laissant passer une Renée rouge de rage.
« Bella ! Ça fait trois fois que je t'appelle. Ton frère et sa compagne viennent d'arriver. Viens les saluer. Et sois polie, je t'en supplie, l'ambiance est assez tendue comme ça. »
Je grognais en réponse. Si elle se comportait bien, je n'aurais pas à être méchante. En espérant ce que celle-ci ne soit pas blonde.
Mon frère avait toujours eut le chic de ramener des copines aussi connes que laides. Pour lui elles étaient magnifiques, pour moi elles étaient l'incarnation parfaite de la croqueuse d'homme refaite de bout en bout. Et Rose était d'accord avec moi.
Je descendais les marches doucement, en faisant attention de ne pas tomber. Cette fois, ce ne sera pas un commentaire de ma mère mais de ma grand-mère et de mon frère, et ça c'est dix fois pire.
« Alors Bell's, on fait sa star. » Je regardais mon frère en essayant d'occulter la rousse à son bras.
« C'est toi qui parle James, alors que ça fait 6 mois qu'on a pas vu ton joli minois.
-C'est vrai qu'à ce niveau là, c'est moi qui ait la plus belle gueule de la famille, sourit-il
-Ben voyons, et modeste avec ça. » lançais-je, sarcastique, tout en le prenant dans mes bras. Il me serra contre lui en retour. C'était quand même chouette de le retrouver une fois de temps en temps.
Puis, je me détachais de lui et me plantais en face de la rousse qui s'accrochait à lui, me jaugeant du haut de ses stiletos. Mon père qui était derrière eux me fit un regard suppliant.
Soit gentille
Je lançais un regard interrogateur à mon frère avant de tendre ma main à la nouvelle venue.
« -Bonjour, je suis Bella, la sœur de James. Et tu es ... ?
-Victoria, sa fiancée. »
Je sifflais. Fiancée, rien que ça. C'était une blague ! Je me tournais vers mon frère et haussais un sourcil.
« Tu te fous de ma gueule ?
-Non. » James pris la main de Victoria et me mis sous le nez l'énorme diamant à son annuaire gauche. En tout cas, s'il se foutait de moi, il ne se foutait clairement pas d'elle, le frangin.
« Eh bien, eh bien. Mon cher frère aurait-il décidé de se ranger ? Incroyable mais vrai. Les félicitations sont-elles de mises ? Tu sais très bien que je n'aime pas les effusions James... ça m'embêterait d'avoir à vous embrasser tout les deux en poussant de grands cris de joie.
-Ne te donne pas cette peine. J'attendrais Rose pour ça. »
J'éclatais de rire. « Oh non ! Crois moi, à moins que Victoria soit sa meilleure amie, ça m'étonnerait qu'elle soit heureuse !
-Mais elle pourrait devenir amie avec moi, j'en serais ravie. Et toi aussi, Bella, nous pourrions être amie.
-Je suis désolée, Victoria, il me faut beaucoup de temps pour m'attacher. Surtout avec les fiancées de mon frère. Elles ne sont souvent que des courants d'air dans notre famille. Me lier avec l'une d'entre elles serait … trop douloureux. » je mis une main sur mon cœur dans un geste dramatique avec une grimace faisant écho à mon ton, plus qu'ironique.
« James a toujours été un grand séducteur Isabella. Mais souhaitons quand même à Victoria la bienvenue dans la famille » me dit ma mère en coulant un regard presque de pitié sur la pauvre fille.
« J'espère juste qu'elle sera à la hauteur de la grande famille Swan. Et j'espère vraiment pour vous que Rose ne soit pas en colère, quoi que... ça pourrait être drôle. Maintenant excusez-moi, je dois aller vérifier mon repas. »
En sortant du salon, j'entendis ma mère soupirer « Ça c'est mieux passé que ce que je ne le pensais. »
Les festivités ne faisaient que commencer.
Voilà pour ce premier chapitre. J'espère qu'il vous a plus.
N'hésitez pas à laisser une marque de votre passage, rien ne me ferait plus plaisir.
On se retrouve très vite pour la suite, toute propre et toute corrigée.
Des bises
Merci pour votre soutient, ça fait chaud au coeur, vraiment.
S
