Coucou ! ^^ Bon voilà, n'ayant pas pensé à faire une présentation au premier chapitre (Quel boulet, je vous jure ! -'), je me rattrape.

Disclaimer : Alors, je précise que, comme d'habitude, les personnages de cette fan fiction ne m'appartiennent pas -ce qui est bien dommage, cela dit en passant...- mais sont à Kishimoto SAUF deux que vous verrez apparaître plus tard. ;) Hm hm, mystère mystère...

Rating : M parce que, comme vous l'avez deviné, il va y avoir quelques lemons. Hards ou softs, je n'en sais rien, mais une chose est sûre, vous en aurez, croyez-moi ! (Tout les gens qui me connaissent pourront confirmer, je suis lemoneuse professionnelle. XD).

Sinon, je tiens à dire un grand, un énorme, un gigantesque merci à vous qui m'avaient laissé des reviews. Ca fait terriblement chaud au coeur et ça m'a donné une envie folle de continuer, alors, merci. :')

Et sur-ce, bon chapitre jusqu'où tout allait bien... Et là, c'est le drame ! ^^" D'accord, d'accord, je sors...

Akasuna no Sasori.

... Et comme d'habitude, c'est le bazar le plus complet lorsque j'entre dans la cuisine.

Soyons clair, je dois enguirlander qui cette fois-ci ? Hidan et son amante, j'ai nommé Bibine, ont du passer par là, à en juger par le nombre d'œufs explosés et la quantité de pâte gluante disséminés dans la pièce pourtant pas bien grande (Il a certainement voulu se faire des crêpes ou une galette, allez savoir quoi en fait !) ! Cela dit en passant, Bibine n'est que le surnom que Kisame a déniché pour désigner la bouteille de saké que notre masochiste ne quitte jamais; Et on dit que c'est son amante car personne ne détrônera la faux, le pieu et Jashin du coeur d'Hidan. C'est à la fois beau et pathétique la religion, croyez-moi...

Justement, je ne suis pas le seul à faire le constat des dégâts. Heureusement pour mes oreilles, il ne s'agit que de Zetsu qui se parle à lui-même. Il faut reconnaître qu'être schizophrène ne doit pas avoir de si mauvais côtés que cela... On n'est jamais tout seul, au moins !

- Bonjour Zetsu. Bien dormi ?

- Oui, me répond-il avec une voix que j'identifie venir du côté blanc du mutant. Douce et calme : Et toi ? / Tu es idiot ou quoi ? Sasori ne dort jamais !

Et voilà ce que ça donne quand on parle à Zetsu : Il est en constante contradiction. Mais bon, on finit par s'y faire...

- Exact. Et bien, j'ai regardé le lever du Soleil, très beau... Artistique.

- Hm... / Quel abruti cet Hidan !

- Je suis d'accord, je soupire en attrapant un bol avec un œuf miraculé que je casse dans une poêle : C'est Kakuzu qui va être content...

- Raison de plus pour qu'on se dépêche de débarrasser le plancher ! Quand il va voir ça...

- Voir quoi ?

Moi et Zetsu nous figeons comme un seul homme mais, tournant discrètement la tête, je reconnais mon amant et aussitôt la pression redescend. Ouf ! Mon pauvre coeur...

- Fausse alerte... ! / Bienvenue dans le champ de bataille, Deidara. Malheureusement, tu arrives après la guerre...

- Je vois ça, oui, répond le blond, quelque peu stupéfait de voir que cette ravissante cuisine d'ordinaire pratique et agréable à regarder soit devenue aussi chaotique à cause d'un seul homme, avant de s'accouder au plan de travail et de me prendre des mains le bol de lait chaud qui était pour lui, certes, mais qui me pousse à le dévisager, les mains sur les hanches.

- Dis donc, Deidara ! On ne t'a jamais appris qu'on ne prenait pas les affaires des autres, et encore moins les bols destinés à la consommation ?

- Dieu me pardonnera bien ce pêché ! J'ai faim, se justifie-t-il en le portant à ses lèvres pour en boire une gorgée.

Ouais... Mon petit doigt me rappelle qu'il n'en aura pas qu'un à pardonner, de pêché ! Enfin, passons.

- Vous devriez vous écouter vous disputer, fait remarquer Zetsu en dénichant enfin un morceau de viande congelée -d'origine fort douteuse mais bon, ici, on a vite fait de s'adapter au pire de l'étrange- dans le réfrigérateur qu'il a sélectionné pour son petit déjeuner.

- Pourquoi ? demande innocemment Deidara en me poussant dans coup de hanches pour prendre ma place devant les plaques chauffantes pour s'occuper de son œuf.

- On dirait un couple.

Je manque m'étouffer et Deidara, lui, reste parfaitement stoïque, quoi qu'un peu désarçonné.Dieu seul -tiens, encore Dieu... Je vous l'ai dit : Hidan nous rend fou avec son Jashin !- sait que nous sommes ensemble, mais serait-il possible que cela se déduise ? Hm... Erreur de calcul ô combien grossière ! C'est pas bon ça...

- Tu deviens fou, Zetsu. Moi avec lui ? Je ne pourrai jamais tolérer dans mon lit quelqu'un qui ne partage pas mon point de vue sur l'Art, hn !

Tiens, le blond s'est réveillé et nous a tiré d'affaire. Ah Deidara, que d'activité cérébrale dès le matin ! Il va falloir que je te récompense pour cet échappatoire très habile...

- Je réponds pareil, je reprends en buvant un verre de jus d'orange -bah oui quand même, j'ai le droit d'être un peu gourmand parfois !- : Et puis, qui voudrait d'un gamin aussi immature que Deidara ?

- Certes. / Bon, c'est pas tous ça, mais Kakuzu, vu l'heure, ne va pas tarder... Salut !

Et le voilà qui quitte la pièce au pas de course, nous laissant seuls. En temps normal, c'est dans ces moments-là que je me permets d'embrasser Dei-kun hors de nos chambres, mais ka remarque de Zetsu m'a refroidi, voire givré.

Et à l'évidence, Deidara l'a remarqué puisqu'il s'approche et vient simplement poser sa tête contre mon épaule en me prenant dans ses bras.

- Ne t'en fais pas, personne ne sait pour nous...

Sa voix a beau être grave avec des accents un peu fanfarons, je ne peux jamais y résister. Jamais. Je n'aurais jamais cru quelqu'un -et encore moins un adolescent !- capable de me faire autant d'effet. Deidara est unique, c'est un fait.

- Je ne sais pas. Je me méfie et je commence à croire qu'il y a des rumeurs qui circulent...

- Mais non ! il m'embrasse la joue puis va ranger son bol dans l'évier tout en continuant à me parler : On est prudents, je ne vois donc pas pourquoi ils sauraient.

- Deidara, je soupire, troublé par ses dires et son innocence. Tu es dés fois un peu trop démonstratif à mon goût, tu sais...

- Pardon, mon amour, lâche-t-il simplement avec un sourire gêné. Que veux-tu, mon amour est si fort qu'il ne peut pas vraiment être mis en cage...

- Le mien est bien sous scellé, le jour.

- Toi, c'est toi. Et moi... Ben, c'est moi. Bon, partons nous entraîner, Danna ! Je ne veux surtout pas que Kakuzu nous tombe dessus.

J'éclate de rire et lui ébouriffe tendrement les cheveux en le dépassant pour prendre le chemin de l'extérieur, Deidara sur mes talons. Au passage, nous croisons Hidan qui, encore en caleçon, a l'air d'avoir eu un sommeil agité... Bibine, tu es redoutable !

Deidara Mangetsu.

Esquive, feinte sur la droite. On saute, on fait attention, ne jamais laisser l'opportunité à cette sale queue de nous passer dessous. Deux araignées C1 envoyées simultanément des deux côtés... Zut, il les a vu. Bon, on recule et... Ah ! Mais c'est qu'il en veut avec cette fichue queue articulée, le Scorpion !

Quand nous nous entraînons, Sasori et moi, c'est toujours comme ça. Mon but consiste à récupérer une clochette posée dans la gueule du visage dorsal d'Hiruko, autant dire un véritable casse-tête comme on les aime ! En même temps, Sasori s'entraîne, bien à l'abri dans sa marionnette, à parer mes coups et à développer sa stratégie offensive -déjà fort développée, je dois bien le reconnaître, hn !- rendue difficile par le corps plutôt lourd de sa création : Elle doit bien faire soixante-dix kilos, si ce n'est pas plus...

N'empêche pas qu'elle reste habile, cette marionnette !

- Deidara, surveille tes arrières et ne relâche pas ton attention.

Il a bien fait de me dire ça, tiens ! Un peu plus et je finissais en brochette ! Cela aurait été comique cela dit : Aujourd'hui, le plat du chef : Le Deidara en brochette servi avec une petite dose de poison, vous en reprendrez bien un morceau n'est-ce pas, hn ?

Je fais un bond sur le côté puis prend mon élan et saute sur sa carapace. Yeah ! Déjà ça de gagner ! Bon, et maintenant, la clochette...

- Tu es trop impatient, Dei-kun, me dit la voix du vrai Sasori, douce, qu'on ne peut entendre que là où je suis... Aïe aïe aïe, j'aime pas ça ! Mais mais...

Un violent coup dans le côté droit me coupe le souffle et me projète au sol. La brûlure du poison me fait lâcher un cri de douleur et là, stoppant aussitôt k'entraînement, Sasori sort d'Hiruko et accourt vers moi. Cet idiot, il n'a pas pensé à enlever son venin ? Baka !

- Deidara, tu m'entends ?

- Oui et si je pouvais, je te mettrai une bonne paire de claques ! je rétorque, amer et tordu en deux de douleur.

- Sasori, Kizame m'a dit que vous aviez... Oh Deidara ! commence Konan avant de s'exclamer en me voyant allongé par terre en train de saigner.

Ses cheveux sont attachés en un chignon strict mais, fait à la va-vite, quelques mèches bleu sombre voltigent... Faut croire qu'on peut toujours se plier en quatre pour espérer la voir un jour avec les cheveux détachés, la Konan ! Que de droiture dans ce petit bout de femme, hn...

- Deidara, écoute-moi, je vais te donner un antidote mais reste... Deidara !

Ça ne sert à rien de crier d'un coup, j'ai du mal à l'entendre... Ô ma tête... Mon cœur... Ah...

- DEIDARA !

Ô mon Dieu... J'ai l'impression d'être en morceaux...

J'ouvre les yeux et jette un regard autour de moi. Les rideaux bleus, les croquis d'animaux, les sacs en toile d'où j'aperçois de la glaise...

Pas de doute, je suis chez moi. Hn... Pardon, je voulais dire dans ma chambre, quoi !

- Deidara ?

Une voix avec des accents inquiets et suspicieux. Une voix de femme. Konan.

Je me redresse dans mon lit et la regarde, encore groggy. Mais qu'est-ce qu'il s'est passé, bon sang de bon soir ?

- Oui, c'est moi, je lui réponds, placide. Qu'est-ce que je fais là ?

- Tu ne te souviens pas ?

- J'étais avec Danna à l'entraînement et... Baka !

Ah oui, effectivement, ça me revient... !

- Il va voir de quel argile je me chauffe ! je lâche, en pleine réflexion pour décider si je dois m'énerver ou rire de son côté un peu tête-en-l'air...

- Deidara, c'est quoi ça ?

A l'entente de la voix de Konan, malgré que je n'ai rien compris à ce qu'elle venait de me dire, je change de couleur, si je puis dire. Quand Mademoiselle Konan prend cette accent grave et suspicieux, c'est que c'est pas bon mais alors, pas bon du tout ! Mais, que je sache, je n'ai rien fait de mal...

Je l'observe quelques instants et elle évite mon regard. Oh non, elle ne l'évite pas sciemment, mais en fait elle fixe quelque chose. Quelque chose sur... Euh... Sur mon torse ? Mais qu'est-ce qui...

Ah ah... Ah... Ah ? C'est quoi ÇA ?

- Euh... Et bien, je ne sais pas. Peut être le poison...

- Mangetsu Deidara, ne me prends pas pour une quiche ! Tu sais parfaitement ce que c'est et je le sais aussi mais la question est : Qui ?

... Hn. Sasori no Danna, tu vas vraiment souffrir ce soir ! J'espère que tu as des tendances masochistes, mon chéri...

En effet, c'est un peu à cause de cette marionnette immortelle que je me fais enguirlander par Konan. Ah oui... Vous, vous ne voyez pas où est le problème, c'est évident, vous n'êtes pas à côté de moi à dévisager le fameux intrus qui gêne Konan. Non, ce n'est pas le petit pansement qu'elle m'a fait au flanc qui cloche, hn ! Mais c'est la trace violette... Non, LES traces violettes sur mon torse.

Soyons simple et précis. Des suçons. Trois énormes suçons violets sur ma peau blanche, à la base du cou, l'épaule droite et au mamelon droit. Pas que je m'en plaigne, au contraire, j'adore ça ! Mais, avec une peau aussi pâle que la mienne, c'est difficile de cacher de telles choses... Encore, j'aurais pu faire croire à un hématome, mais là, je ne pense pas que Konan aurait apprécié ! Je suis peut être casse-cou, mais pas maladroit à ce point-là !

La seule femme de l'Akatsuki, face à mon silence, perd son doux sourire, hoche gravement de la tête et se lève, sans un mot. Elle se tourne, s'arrête au pas de la porte et me dit, lentement, des sanglots dans la voix :

- C'est bon, j'ai compris. Tu me dégoûtes, Deidara !

Et moi, à cet instant, au moment où elle ferme cette fichue porte, j'ai envie de lui crier d'oublier tout ça. Mais je ne peux pas, j'ai la gorge nouée. Konan, ma chère Konan qui m'a tant aidé et soutenu, voilà que je la dégoûte, qu'elle me tourne le dos...

J'enfouis mon visage dans mes mains et soupire très fort, soudain frappé par l'horreur qui nous plane au-dessus :

Si jamais elle parle, Sasori et moi aurons une tombe d'ici trois jours !