Titre : Pour te protéger

Chapitre 1 (ou Prologue, je sais pas trop)

Auteure : bah... si mes souvenirs sont bons...euh... MOI^^

Disclaimer : TOUS (T_T) les personnages appartiennent à Tite Kubo (3)

Rating : K+

Et voilà! Le top départ est lancé! Voici le commencement de Pour te protéger ! J'espère sincèrement que ça vous plaira! N'hésitez pas à laisser des rewiews ( même si ce sont des critiques négatives. C'est comme ça qu'on apprend! Mais soyez tout de même pas trop méchants^^')

Sur ce : Bonne lecture!


Le jeune homme conduisait déjà depuis une vingtaine de minutes lorsqu'il aperçu le parking du motel. Il tourna à droite et se gara entre deux voitures bien que la quasi-totalité du parking soit vide. Il éteignit le moteur et soupira : il était en avance de quelques minutes. Il en profita pour remettre un peu d'ordre dans ses cheveux, sortit de la voiture et marcha vers le coffre d'où il en sorti son manteau, l'enfila, puis regarda sa montre : il était temps d'y aller. Il referma le coffre puis la voiture tout en se dirigeant vers la porte marquée du nombre 13. Il s'arrêta devant cette dernière, puis après quelques secondes, frappa à la porte.

L'homme qui lui ouvrit était tout sauf à quoi il s'attendait. La quarantaine, grand, mince, avec de longs cheveux blancs et un regard très doux, il rappelait vaguement quelqu'un au jeune homme.

- Entre, dit le plus vieux d'une voix douce et chaude.

Le plus jeune acquiesça d'un signe de tête et pénétra dans la chambre. Il fut surpris d'y découvrir un endroit chaleureux, vétuste certes, mais tout de même plus accueillant que certaines chambres qu'il avait déjà connu.

« C'est déjà ça » se dit-il.

Il se défit de son manteau puis se tourna vers l'homme qui l'observait. Le plus vieux détaillait attentivement le jeune homme qui venait d'entrer dans la chambre. Il était plutôt grand, mince, les cheveux très blonds, une coupe au carré avec une frange et quelques mèches qui retombaient sur ses yeux brun.

- Shinji, n'est ce pas ? demanda l'albinos d'une voix toujours douce

- En effet, lui répondit le plus jeune. Et vous êtes… ?

- Oh ! Pardonne-moi, je ne me suis pas présenté. Je suis Ukitake et, s'il te plait, tutoies moi! dit il tout en rigolant. J'ai l'impression de prendre dix ans dès que l'on me donne du vous, poursuivit il, un grand sourire aux lèvres.

Shinji lui répondit par un petit sourire qu'il n'espéra pas crispé tout en réfléchissant au nom de cet homme. Où l'avait-il déjà entendu… ? Son nom lui évoquait pourtant quelque chose… Mais bien sur ! Le blond resta stupéfait bien qu'il ne laissa rien transparaitre.

L'homme qu'il avait devant lui n'était autre que Jüshirõ Ukitake, ministre des affaires étrangères. Shinji se souvenait l'avoir récemment vu à la télé a propos d'une histoire de lettres de terroristes qu'avait reçus le ministre, mais au final, l'affaire avait été classée sans suites, faute de pistes.

Cependant, Shinji se ressaisit bien vite. En réfléchissant il se dit qu'il n'était pas si surprenant de voir un homme politique vouloir prendre du bon temps. Politique ou pas, Jüshirõ restait un homme.

Alors que Shinji était en pleines réflexions, Ukitake s'était confortablement installé sur le canapé et invita le jeune homme à faire de même. Shinji ferma son esprit, comme à chaque qu'il s'apprêtait à faire ce qui allait suivre. Puis il s'humecta sensuellement les lèvres, avant d'ouvrir doucement sa chemise et s'avança vers l'homme qui lui faisait face.

- Je t'arrête tout de suite, le coupa Ukitake. Si je t'ai appelé ce soir, ce n'est pas pour « ça ».

Shinji resta légèrement déconcerté. Pourquoi cet homme l'avait appelé si ce n'était pas pour le sexe ?

- Euh… je ne…, balbutia Shinji

- Ne t'inquiète pas, le rassura Jüshirõ, je te payerai au tarif maximum. Mais je ne t'ai pas fait venir pour « ça ». Ce soir je veux juste un peu de compagnie.

De la compagnie ? Ce mec se foutait de sa gueule ou quoi ! Payer le prix fort pour sa simple présence ? Shinji commençait à se sentir mal à l'aise. Quelque chose n'allait pas. C'était trop facile.

- Si tu ne me fais pas confiance je te laisse le libre droit de partir, lui dit Ukitake devant la méfiance qu'affichait ouvertement Shinji, vas-y, je ne te retiens pas.

Le blond hésita. L'homme paraissait sincère. Et puis si il tentait quelque de chose de louche, Shinji était convaincu qu'il pourrait le repousser : l'homme faisait un peu prés le même gabarit que lui, peu être légèrement plus grand mais semblait fatigué. Le jeune referma donc sa chemise et vint s'asseoir à l'autre extrémité du canapé qu'occupait Ukitake.

- Merci, chuchota Ukitake.

- De rien. A vrai dire, vous… tu m'intrigues, confia Shinji

- Et pourquoi cela ?

- Tu parais beaucoup plus froid à la télé, lui avoua le blond.

- Oh… Tu sais donc qui je suis ?

- Oui !déclara malicieusement le plus jeune. Mais je t'avoue qu'il m'a fallu attendre d'avoir le tien pour pouvoir mettre un nom sur ton visage !

Ukitake sourit au jeune homme. Le blond lui rendit son sourire, plongeant ses yeux chocolat dans ceux noirs de l'ainé.

- je...je peux vous...te poser une question? demanda Shinji

- tu viens de le faire, mais vas-y recommence.

- euh... Pourquoi cette envie de compagnie ce soir et non de...d'autre chose?

Le sourire d'Ukitake s'évapora et ses yeux se voilèrent:

- je n'ai pas vraiment la tête à ça ce soir. On… on m'a annoncé une mauvaise nouvelle aujourd'hui.

Shinji était intrigué; cependant devant le regard qu'avait le plus vieux il n'insista pas. Si Ukitake voulait se confier, il le ferait. Shinji ne voulait pas le forcer. Après tout, son expérience lui avait appris qu'écouter était la meilleure solution lorsqu'on ne savait pas comment réagir. Écouter et se taire. Le client finissait toujours par avouer ses désirs.

- Parlons d'autre chose, veux-tu? proposa Ukitake

- oui, acquiesça Shinji.

- tu veux boire quelque chose? Demanda l'albinos tout en se levant et s'approchant du bar

- euh...vodka?

Ukitake sourit. « Ces jeunes… » pensa t-il.

Il sortit deux verre de l'armoire, sorti la bouteille du mini réfrigérateur et revint vers Shinji.

Tout en se rasseyant sur le fauteuil, il déposa les deux verres devant lui. Jüshirõ les remplit, puis attrapa le sien qu'il s'enfila cul sec sous le regard abasourdi du plus jeune.

- qu'est c'qu'il y a? Demanda t-il devant la tête de poisson que faisait Shinji

- rien... C'est juste que j'm'attendais pas à ça, s'expliqua le blond.

- Ça quoi ?

- Non, rien.

Mais sous le regard insistant d'Ukitake, Shinji continua.

-Tu sembles plus être le genre d'homme à siroter un bon vieux scotch au coin du feu en lisant le journal ou un livre socio-économique. Et non pas quelqu'un qui vient de s'enfiler un verre entier de vodka comme si c'était du jus de pomme, termina t-il.

Ukitake le regarda avec des yeux ronds puis partit dans un grand éclat de rire.

- Mais quoi ? C'est vrai !

- Ne te vexe pas, lui dit Ukitake en essuyant les larmes au coin de ses yeux. C'est juste qu'on ne me l'avait pas encore faite celle là ! « Siroter un bon vieux scotch au coin du feu ». Hahaha ! Allez, bois !

- hmff ! bougonna le jeune. « La prochaine fois garde tes idées toutes faites pour toi Shinji ! Tu t'éviteras de passer pour un parfait imbécile ! » se dit-il.

Cependant il attrapa son verre et en bu une très longue gorgée. Ukitake était en train de se reservir un verre.

- Ukitake ?

- oui ?

- Pourquoi…Ce soir…Pourquoi m'a tu appelé moi ? Je veux dire… comment as-tu eu mon numéro ?

L'albinos bu son verre avant de répondre :

- Je t'ai vu à la fac, finit-il par dire.

- Hein ? A la fac ? Mais qu'est c'que tu foutais là-bas ?

- J'y étais parce que…parce que je… je devais aller chercher des documents.

- Ha, d'accord.

- Après ça n'a pas été très difficile. J'ai pu me procurer ton téléphone plutôt facilement. Apparemment tout le monde est au courant de…que tu…Enfin, tu m'as compris !

Shinji le regarda d'un air meurtri et lui demanda un peu brusquement :

- Que je suis une pute ?

Ukitake posa une main sur le bras du plus jeune il lui dit d'une voix douce :

- Shinji... Ce n'est pas ce que je voulais dire.

- …Je sais. J' me suis laissé emporter.

- …

- …

- Les nouvelles vont vite à la fac, hein ?

- Ouais.

Ukitake s'approcha du blond et lui chuchota à l'oreille :

- Mais je ne vais pas m'en plaindre. Bien au contraire…

Le jeune sembla légèrement surpris par cette remarque, mais ne se laissa pas déstabiliser :

- Que t'arrive t-il ? murmura t-il une lueur malsaine dans les yeux. C'est l'alcool qui te rend comme ça ? Parce que si c'est le cas laisse moi te resservir u-…

Mais il ne put finir sa phrase. L'albinos avait plaqué ses lèvres sur les siennes et s'appliquait à y laisser un baiser que Shinji n'était pas prêt d'oublier.

Si seulement il avait su…