Pauline, merci beaucoup! Ça me fait plaisir de savoir que tu aimes! =)
Et Milmo Sampitairnel, merci du commentaire, je me suis forcée pour ne pas trop dire les mêmes choses, j'espère que ce sera mieux ^^'
Chapitre 2: Onze ans plus tard
-Maman! Fred et George ont changés le hibou en mouchoir!
-Même pas vrai!
-C'est Percy!
-On ne peut pas voir un peu de silence, ici? J'essaie de travailler, moi!
-Calme-toi, on est en vacances!
-Ouais, il a raison! Relaxe, mon vieux!
-Maman, je ne trouve plus mon chandail!
-Et tu n'aurais pas vu ma robe, par hasard?
Voilà à quoi ressemblait une journée normale chez les Weasley. Molly ne regrettait en rien sa famille, surtout qu'ils vivaient un peu mieux depuis la mise en oeuvre de la pension. Arthur n'avait plus besoin de travailler des heures de fou pour subvenir au besoin de sa famille. Ils avaient une vie normale... enfin, presque.
-À table, allez!
Les huit enfants s'installèrent à toute vitesse. C'était la phrase magique!
En voyant Emily et ses grands yeux mauves, Molly se rappela l'incident qui s'était passé quelques semaines plus tôt. Elle avait cherché à savoir pourquoi elle ne s'appelait pas Weasley comme le reste de la famille. Il avait été temps de lui annoncer, maintenant qu'elle était assez âgée et qu'elle rentrerait à Poudlard en septembre. Ils lui avaient calmement expliqués qui était Sirius, ce qu'il avait fait, pourquoi Remus ne l'avait pas prise sous son aile et pourquoi eux, ils l'avaient fait. Elle s'était blottie contre ses parents en répondant:
-Vous serez toujours ma famille, peu importe ce qui se passera.
Les yeux humides, ils avaient répliqués:
-Et tu seras toujours notre petite fille.
Maintenant, elle semblait bien le vivre. Pour elle, rien n'avait changé. Elle adorait chacun de ses frères et sœurs, et vice-versa.
-Remus vient aujourd'hui, nous irons tous sur le Chemin de Traverse, annonça Molly.
Les enfants crièrent de joie. Bill et Charlie étant d'accord pour aider Molly à s'occuper des plus jeunes, ils se rendirent tous au Chaudron Baveur.
-Alors, on ne me dit pas bonjour? s'enquit Remus Lupin, qui les attendait.
-Remus! s'écria Emily en sautant dans ses bras.
Il ria. Il n'aurait jamais pu lui offrir une enfance meilleure que celle qu'elle venait de passer. Et il avait eu tout le loisir de la voir grandir. N'était-ce pas merveilleux?
-Bon, on se sépare, on se retrouve ici dans deux heures!
-À tout à l'heure! s'écria Emily en agitant frénétiquement la main.
Et elle s'éloigna avec son parrain, gardant une main dans la sienne.
-Alors, du nouveau? s'enquit-il, un sourire sur les lèvres.
Elle se rembrunit.
-Je sais maintenant qui est et ce qu'a fait mon père.
Remus s'arrêta et jeta un regard vers Emily qui l'étreignait à lui couper le souffle.
-J'ai su qu'ils étaient tous tes meilleurs amis... C'est terrible... Je ne peux pas comprendre qu'un homme rejoigne Voldemort...
-Tu es capable de prononcer son nom?
-Il ne faut pas avoir peur d'un nom, Remy..., lui dit-elle comme si c'était la chose la plus évidente du monde.
-Tu as bien raison, alors, on continue notre chemin?
-Oui!
Après un détour chez Gringotts où elle puisa dans son coffre assez d'argent pour tenir un an, ils firent le tour des boutiques, jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant celle de Quidditch. Un nouveau balai était sur le marché. Le Nimbus 2000. Elle était comme son vrai père ; une mordue des balais et du Quidditch. Il lui proposa d'entrer. Elle retint un cri de joie. Bien sûr, les premières années n'avaient pas le droit d'avoir de balai, mais Remus lui paya avec bonté Le Quidditch à travers les âges. Elle serra le livre contre son coeur, heureuse d'avoir quelque chose qui lui rappellerait son parrain pour l'année. Ils mangèrent une glaçe et finirent par les baguettes. Excitée, elle entra et se posta au comptoir.
-Ah, monsieur Lupin! Et miss Black, je présume! Quel plaisir de vous recevoir! s'écria Ollivander. Une première baguette?
-Oui! répondit avec fascination la petite fille.
-Hum... voyons voir...
Pendant plusieurs minutes, il chercha à travers ses étagères et revint avec une boîte. Il lui tendit la baguette.
-26 cm, bois de cerisier, plume de Phénix.
Le lycanthrope tiqua au nom du Phénix. Ces baguettes étaient si rares! Mais il su que ce serait la sienne lorsque des étincelles argentées s'envolèrent dans les airs. Ils payèrent et sortirent.
-J'ai pensé, commença-t-il alors que la petite fixait avec fascination sa baguette, que tu voudrais avoir un animal...
Elle releva la tête.
-Pour vrai?
-Allez, viens, pour vrai!
Elle sauta de joie et ils arrivèrent à l'animalerie. Il y avait une grande foule, aujourd'hui, et en se frayant un chemin, ils arrivèrent à voir l'objet de tant de convoitises ; un véritable Phénix. Les jumeaux Weasley étaient là, accompagnés de Bill.
-Hey! Emily!
Mais elle était trop fascinée par l'oiseau pour aller les rejoindre. Elle s'avança. L'oiseau croisa son regard. Elle le soutint, sentant qu'il lisait au fond de son âme. Le vendeur se tuait à expliquer:
-L'oiseau n'est pas à acheter. Il choisira son maître, c'est ainsi que fonctionne les Phénix.
Murmures de déception parmit la foule qui était là depuis assez longtemps pour savoir qu'aucun d'entre eux ne serait le maître de ce magnifique oiseau. Et, soudainement, le Phénix prit son envol. Suivis par les regards de tout le monde, il voleta légèrement en cercles et se posa dans les bras d'Emily, sous les regards bouche bée de ses frères et de Remus. Aussitôt, une douce chaleur se répandit en elle, semblable à celle qu'elle avait éprouvée lorsqu'elle avait choisie sa baguette. Elle su d'instinct qu'elle aurait un compagnon fidèle et qui serait là toute sa vie.
-Et bien, souria le vendeur, enfin heureux de ne plus avoir l'oiseau, vous pouvez vous disperser, il n'y a plus rien à voir! À moins que vous ne désiriez un bel hibou grand-duc!
La moitié se dispersa, pendant qu'Emily déposait discrètement une petite somme sur le bureau du vendeur sous l'œil fier de son parrain.
-Voler, c'est très mal, même lorsqu'il choisit son maître, répondit la petite fille.
Ses trois frères s'approchèrent en courant.
-Chanceuse! Comment tu l'appelles?
Un nom s'imposa à son esprit.
-Ariann!
L'oiseau roucoula de bonheur et se lova dans son cou. Rouge et or, il avait fière allure.
-Bon, je crois que tu as ce qu'il te fallait, souria Remus. Je te l'aurais bien payé, mais vu les circonstances...
-Merci, Remus, répondit-elle quand même. Tu n'as pas besoin de payer pour que je t'aime, tu le sais bien!
-Je n'en ai aucun doute! Allez, venez, vous trois, on va aller rejoindre les autres!
Et, sous les regards de jalousie, ils se dirigèrent vers le Chaudron Baveur. Toute la famille Weasley se ramassa autours d'Emily pour voir le Phénix.
-Il t'a vraiment choisi?
-Woah, c'est trop cool!
-J'en reviens pas...
Remus avoua à Molly:
-J'allais lui acheter un hibou, mais vu ce qui s'est passé, je crois que ce ne sera pas nécessaire, souria-t-il.
Elle lui souria chaleureusement.
-Vous êtes vraiment un bon parrain pour elle. Elle n'aurait pu tomber sur mieux que vous.
Il se sentit rougir.
-Vous voulez dîner, ce soir, à la maison?
-Et bien, je ne sais trop...
-Allez, dit oui! s'écria Emily.
Devant son regard de chien battu, il accepta. Sirius avait le même regard, avant... Mais bon, ce n'était pas le moment ni l'endroit pour penser à ça!
Le meurtrier payait déjà suffisamment pour ce qu'il avait fait. Pas la peine de rajouter sa propre colère alors qu'il était entouré d'une bande d'enfants heureux et excités!
