Chapitre 1 : Première rencontre
Sirius regarda James et vit qu'il était plus que sérieux. Il plongea aussitôt sa main dans le feu pour récupérer la lettre. Cependant il était presque trop tard et les seuls mots qui avaient résistés aux flammes étaient : « … t'en prie, mon frère, protège la femme que j'aime… Elena Bless et … moldue. Elle … … Ecosse, sur … petite île … d'Oldany. »
Les larmes commencèrent à couler à flots sur les joues de Sirius. Sa tête tournait et il ne savait plus bien où il en était. Il avait mal, tellement mal. La douleur se propageait dans son corps alors qu'il prenait conscience de ce qu'il venait d'apprendre Regulus, son Regulus était mort. Il ne le reverrait plus jamais. Son petit frère, son compagnon d'enfance, pourquoi l'avait-il abandonné ? Il était l'aîné, il aurait dû le protéger. Il aurait dû…
James s'approcha de lui et voulu le réconforter mais Patmol ne lui accorda pas un regard. Cornedrue avait toujours été comme un frère pour lui mais le même sang n'avait jamais coulé dans leurs veines. Sirius n'avait qu'un seul frère, un trésor qu'il aurait dû chérir et qu'il avait préféré remplacé. Mais on peut dire ce qu'on veut, ni James ni Remus et certainement pas Peter ne partageait la même enfance que lui. Aucun de ses amis n'étaient présent quand Regulus et lui jouait à chat, quand ils faisaient des bonshommes de neige, quand ils inventaient des histoires… Aucun d'eux n'avait le rire clair et enfantin de Regulus Black. Aucun n'avait son air émerveillé quand il ouvrait ses cadeaux de noël. Sirius sortit de chez les Potter sous le regard inquiet de ses amis. Ensuite, il vérifia qu'aucun moldu ne le voyait et il transplana.
Arrivé chez lui, il se jeta sur le placard à boisson et commença à boire. Il but un peu, beaucoup, énormément… Bièraubeurre, Vodka, Whisky Pur Feu, Tequila,... Il voulait oublier, ne plus se souvenir. Peut-être que le lendemain Regulus serait de nouveau vivant. Qu'il serait là avec son sourire moqueur et ses yeux tristes. Alors il irait le voir et lui dirait à quel point il l'aimait. En vrai Gryffondor, il prendrait son courage à deux mains et avouerait tout à son frère. Peu importe qu'il soit mangemort, qu'il serve Voldemort, c'était son frère et il n'aurait jamais dû l'oublier.
Le lendemain matin, le sorcier se réveilla avec une désagréable gueule de bois et à cause d'une furie, euh non d'un hibou. Hibou qui portait une lettre incendiaire d'une de ses anciennes conquêtes, Maria Vaira qui se plaignait de ne plus avoir de nouvelle. Sirius réfléchit un instant, essayant de se rappeler si elle était blonde ou brune…à moins qu'elle ne soit rousse. Il n'en avait aucune idée, il enchaînait les filles. C'était rare qu'il reste avec l'une d'elle plus d'une semaine, pour la plus grande fureur de Lily. Toutefois ce n'était pas de sa faute à lui s'il ne tombait pas amoureux… Il n'était pas James qui depuis la fin de sa quatrième année à Poudlard, ne regardait que Lily. Il n'était pas Regulus qui aux portes de la mort, ne pensait qu'à une femme…
Sirius se ressaisit brusquement. Son frère lui avait demandé d'allé voir cette Elena, il l'en avait prié même. La lettre était autant pour lui que pour Elena. Le meilleur ami de James soupira, il ne voulait pas voir cette moldue. Il ne voulait voir quiconque avait un eu lien avec son frère, ce serait tellement douloureux pourtant c'était le moment idéal de montrer son courage, de se montrer Gryffondor plutôt que Serpentard et surtout d'arrêter de fuir. Il n'est jamais bon de regarder en arrière mais Sirius, lui, faisait comme s'il ne s'était jamais rien passé. Il tournait la page afin d'éviter de souffrir sans même faire attention à la douleur des autres. Le sorcier s'allongea sur son canapé et réfléchit. Il prit deux décisions. La première, s'était d'aller voir Elena et la seconde, d'emprunter la cape d'invisibilité de James ou alors de se transformer en chien et d'aller à l'enterrement. C'était les seules choses qu'il pouvait faire désormais pour son frère et il les ferait. Il se le promettait et s'il trahissait cette promesse intérieure alors il donnerait raison à ses anciennes petites amies. Il ne valait rien dès qu'il était question d'aimer.
Remus apparu à ce moment-là, suivi de James. Quand ils virent dans quel état il était, ses deux amis le regardèrent avec pitié. Du beau Sirius Black qui faisait rêver toutes les filles, il n'avait plus rien. Les yeux cernés, le corps tremblant et parlant seul comme un fou, il n'était plus qu'une loque. Remus prit la parole :
« Sirius, tu n'aurais pas dû rester seul. Nous sommes tes amis, nous sommes là pour t'aider.
- Ecoute, je sais que tu t'en veux, renchérit James. Mais ce n'est pas de ta faute. Ce n'est pas toi qui a forcé ton frère à devenir mangemort, ce n'est pas toi qui l'a tué.
- Je l'ai abandonné alors que j'aurais dû le protéger, protesta Sirius. Mon petit Reg…, vous saviez qu'il avait peur des chats quand il était petit?
- Patmol, ne repense pas à ça. Tu te fais souffrir inutilement…
- Vous voudriez que je l'oubli, s'énerva Sirius. C'est ça ?! Vous voudriez que je fasse come si je n'avais jamais eu de frère ?! Eh bien, je ne vous écouterais pas. Regulus était mon frère, il était…
- On n'a jamais voulu dire ça, se défendit Lunard. C'est juste que tu as l'air si mal… On aimerait tellement d'aider mais on ne sait pas comment…
- Oui, soupira James. On est meilleur ami non ? On est les Maraudeurs, Sirius. Dis-nous ce que tu veux qu'on fasse et on le fera.
- Restez en vie. Je ne veux pas vous perdre. Et maintenant laissez- moi seul. »
Les deux amis se demandèrent s'il était bien sage de laisser Sirius seul mais la lueur qui venait d'apparaitre de nouveau dans ses yeux les rassura. Ils s'éclipsèrent donc.
Une fois ses visiteurs partis, Sirius se rendit dans la salle de bain pour se rendre un peu plus présentable. Ensuite il se rendit à la bibliothèque la plus proche et chercha des informations et des photos sur Oldany. Quand il trouva l'endroit qu'il cherchait, il sourit, rentra chez lui puis transplana sur l'île.
Il arriva en haut d'une montagne, enfin en haut de la seule colline de l'île. C'était un endroit où la nature avait repris ses droits, et qui était donc déserts. Peu de gens désiraient pénétrer dans cet endroit recouvert de ronce et d'ortie. A moins d'être comme Sirius Black, c'est-à-dire désirant être sans témoin.
Le jeune homme n'était cependant pas très ravi de voir ce qui l'entourait et l'état de son pantalon. Il grogna et commença à se dégager des ronces. Il fut interrompu par une jeune fille :
« Vous avez besoin d'aide ?
- Ah !sursauta Sirius. Depuis combien de temps êtes-vous là ?
- Je viens juste d'arriver et je vous ai vu. Ce n'est pas courant de voir des gens ici.
- C'est compréhensible, grommela Sirius.
- Que faites-vous dans ses ronces ?
- Je me suis perdu…, mentit Sirius. Je cherche la maison de ma cousine mais…
- Comment s'appelle votre cousine ?demanda la jeune fille. Je suis du village et je connais quasiment tout le monde. Je pourrais peut-être vous aider à la trouver…
- Elena Bless.
- Désolé, vous devez vous tromper. Elena n'a pas de cousin.
- Comment le savez-vous ?
- Parce que je suis Elena ! Et vous avez intérêt à me dire rapidement qui vous êtes et pourquoi vous me chercher !»
Sirius ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Alors c'était elle la femme dont son frère s'était éprise. Elle avait l'air d'avoir un sacré caractère et elle était…En faites, il ne l'avait quasiment pas regarder, tellement surpris par son apparition. Sirius la regarda donc plus attentivement et la trouva jolie. Elle avait de longs cheveux roux, quelques tâches de rousseurs et des yeux verts. Son visage était avenant et elle avait également de jolies formes. Ce n'était pas surprenant que Regulus soit tombé sous le charme.
Elena le regardait l'observer, attendant patiemment qu'il s'explique. Quelque chose la tracassait, le visage de l'inconnu lui était étrangement familier. Mais elle était certaine de n'avoir jamais rencontré cet homme et elle ne parvenait pas non plus à voir à qui il lui faisait penser. Il y avait seulement une douleur sourde qui montait doucement dans son cœur sans qu'elle ne puisse la comprendre. Mais ses réflexions ne parvinrent pas à vaincre son agacement et devant le manque de réaction de l'inconnu, elle commença à s'éloigner.
Le cerveau du sorcier se reconnecta aussitôt et il cria :
« Vous n'avez peut-être pas de cousin mais vous connaissez Regulus Black !
- Regulus…, répéta-t-elle avec une voix inquiète et elle pâlit. Oui je connais Regulus, d'ailleurs je l'ai rencontré ici même. Il y a presque un an pile.
- Je suis son grand frère. Je m'appelle Sirius. »
Cette fois ce fut au tour de la jeune fille de ne plus pouvoir rien dire. Pourtant maintenant qu'il le disait, c'était presque évident. Ils avaient les mêmes cheveux bruns, les mêmes yeux, presque la même façon de se tenir et le même petit sourire hautain. Ce même sourire qui l'avait tant séduite lors de sa première rencontre avec Regulus. Par contre, Regulus était plus frêle et il y avait comme quelque chose de cassé en lui. Sirius, lui, semblait atteint d'une certaine tristesse mais cela n'avait rien avoir avec la fêlure qui était enfoui dans le cœur de Regulus… Les souvenirs commencèrent à refaire surface, leurs discussions, leur amitié et après leur baiser, le premier et l'unique même si la jeune fille aimerait que d'autre suive. Elena essaya de se rappeler si Reg lui avait dit qu'il avait un frère. Elle chercha dans sa mémoire mais ne trouva rien, de toute manière Regulus ne lui avait quasiment rien dit de lui. Il lui avait caché beaucoup de chose. Puis, quelque chose lui vint à l'esprit. Elle se tourna alors vers Sirius et posa la question qui aurait normalement dû lui venir immédiatement esprit quand on avait parlé de Regulus :
« Si vous êtes son frère, vous savez peut-être quand il reviendra me voir ? Parce que ça fait un mois qu'il n'est pas venu et il me manque. Vous lui direz hein ?! Vous lui direz que la vie sans lui, c'est comme…, comme un papillon sans aile. Je sais qu'il n'a pas forcément le temps de me voir mais... En faites, ce que j'aimerais c'est qu'on puisse s'installer ensemble! Vous pensez qu'il sera d'accord? Ce serait vraiment merveilleux. Il faut que je vous avoue que maintenant que je l'ai rencontré, je ne conçois pas de vie sans lui. »
Fin
alors, vos avis?
