Ma générosité me perdra, je sais, je sais... Je vous offre le chapitre 1 sur un plateau d'argent. Entrée des gladiateurs dans l'arène...Niark niark. Que la fête commence !

Disclaimer: " Ni les lieux, ni les perso, ni les évènements ne m'appartiennent. Merci pour elle." Sauf la 'tite Kal'. . .

Bon bha enjoyyour lecture!

¤ Chapitre 1 : Tigre ascendant serpent ¤

La voie 9 ¾ … Le Poudlard Express… Cette cohue systématique qui caractérisait si bien l'excitation du mois de septembre de chaque année… Le brouhaha assourdissant des « au revoirs » criés à la sauvette, des scènes de retrouvailles et des exclamations faussement énervées… Hermione s'en imprégnait, les détaillait avec nostalgie, sachant pertinemment qu'elle les vivait pour la dernière fois. Elle poussa un profond soupir qui fit voler les boucles caramels de ses cheveux autours de son visage.

Tout cet univers lui manquerait. Pourtant, étrangement la fin de cette année marquerait également le commencement de quelque chose de nouveau, de neuf, auquel elle aspirait profondément. Une occasion de trouver sa voie, de ne plus éprouver cette sensation désagréable de nager à contre courant parmi des gens qui ne la comprenait pas.

Un sourire se dessina au coin de ses lèvres.

Bon sang, qu'est ce que je fais là… Je suis bien meilleure que tous ces pseudo sorciers. Pas un seul suffisamment intelligent pour gratter et aller voir se qui se cache sous le vernis de la petite Miss je-sais-tout… Et mince ! Mione, mione, mione… Tes complexes mégalo garde-les pour plus tard tu veux. Plus qu'un an… Après… Libre…enfin je crois.

Son sourire se crispa légèrement. L'excitation qu'elle ressentait l'effrayait presque. Elle n'avait auparavant jamais ressentit un tel besoin de liberté, un tel besoin de faire ses preuves. Typiquement Gryffondor pourtant…

Tu déraille complètement ma fille. Pense un peu à Ron et Harry…

Un élève un peu trop pressé la heurta en se frayant un chemin parmi les jeunes sorciers et la ramena brusquement à la réalité.

- Poudlard a nous deux… La lionne rejoint sa meute ce soir , murmura-t-elle dans un soupir pour se motiver.

Une présence derrière qu'elle n'avait pas remarqué, plongée dans sa rêverie, la fit soudain sursauter. Un frôlement dans sa nuque. Un souffle sur sa peau.

Une voix acide lui glissa à l'oreille :

- Se sont les loups qui vivent en meutes Granger…Pas les lions. Tu te sens une âme de louve ? Pourtant je te trouve « merveilleuse » au milieu de ton troupeau de moutons.

Qu'est ce qui t'arrive ? Tu parles toute seule maintenant ?

-Malefoy… siffla-t-elle sans se retourner.

- Fine déduction Granger… Au cas où tu ne l'aurais pas remarquer, je souhaiterais passer. J'ai des choses à régler et je ne prend pas particulièrement de plaisir à parler seul, moi. Tu saisis… ?

La proximité de son ennemi et le souffle chaud du jeune homme au creux de son cou acheva de l'exaspérer. Elle se retourna pour venir planter son regard bouillonnant dans les prunelles glacées du Serpentard.

- Qu'est ce qu'il t'arrive Malefoy ? Tu n'as pas passé de bonne vacances et tu cherches quelqu'un pour te défouler ? Ou peut être que le problème c'est juste que tu as besoin d'une bonne fessée pour te rappeler que tout fils à papa que tu es, tu es loin de pouvoir me donner des ordres ! Tes caprices d'enfant gâté tu peux te les foutre ou je pense…

Le rouge lui monta aux joues tandis que ses yeux flamboyaient de plus belle.

Le blond sans se démonter se rapprocha menaçant, son visage planant au dessus de celui de la jeune fille. Il la dépassait d'une bonne tête ce qui ne semblait pas émouvoir la lionne outre mesure.

- La vulgarité ne te va pas Granger… En plus, je crois que tu n'as pas bien compris. Le volume et le flux de l'océan… le cycle du soleil… la dérive des continents… et même le va et vient de ton joli petit cul… Tout ça, ce n'est qu'une esquisse de ce que je contrôle dans mon monde. Quand je te dis de bouger, tu bouges. Pour le moment c'est dans mon périmètre et sous mon contrôle que tu évolues.

TU entres sur mon territoire, JE fixe les règles.

Le petit air suffisant du jeune homme démontrait bien à quel point il était sûr de lui et du pouvoir qu'il exerçait sur son entourage. Cependant, il semblait en falloir beaucoup plus à Hermione pour battre en retraite.

- Tu sais quoi espèce de fouine… Si tu veux jouer à Dieu, c'est ton problème. Puisque tu maîtrise à ce point la situation, voyons voir si TON monde s'accommodera de MA règle.

Elle s'apprêta à lui lancer sa main au travers du visage, mais le jeune homme qui semblait visiblement s'attendre à une telle réaction de la part de l'impétueuse Gryffondor, lui saisit le poignet au vol. Son regard s'assombrit dangereusement… Il n'était plus qu'un cobra en colère : Drago Malefoy ne jouait plus, ou plutôt si… Il chassait. Il avait amener la jeune fille exactement où il voulait. En six ans il était passé maître dans l'art de la faire sortir de ses gonds. Elle était son adversaire préféré, la seule qui n'ai pas peur de lui ; la seule qui ait le culot de lui tenir tête jusqu'au bout, au risque de salir ses délicates petites mains de Miss-je-sais-tout.

Il allait lui lancer une réplique cinglante quand une poigne d'enfer le décolla de la jeune fille.

Si Drago ne s'attendait pas à un tel retournement de situation, il n'en montra rien et repris rapidement le contrôle de lui même:

- Tiens, le survivant et son toutou. Vous êtes venus tenir compagnie à la dame ? murmura-t-il cynique. C'est qu'elle s'ennuyait toute seule, pas vraie Granger ? Raconte leur comment une pauvre petite sang de bourbe parle à ses malles.

Sous les mèches brunes qui dissimulait son front, les prunelles vertes d'Harry Potter étincelaient. Ron posa une main apaisante sur l'épaule de son ami.

- Perd pas ton temps Harry, on a un an pour lui faire manger sa baguette à ce serpent. Ce serai dommage de se priver d'un tel divertissement, lança-t-il d'une voix grave sans quitter des yeux le serpentard qui les calculait, un sourire mauvais au coin de la bouche.

- C'est ça Potter, écoute la belette. On se retrouvera à Poudlard. D'ici là évitez de rencontrer vous-savez-qui dans le train, je lui en voudrait de vous tuer avant moi.

Sur ces mots, l'héritier Malefoy s'éloigna non sans avoir lancer une œillade provocatrice à la jeune fille plantée dans son ombre.

- Désolé mon cœur, pour les mots doux, on continuera plus tard, tu veux ? lui jeta-t-il d'un ton acide.

Ces maudits Potter et Weasley venait de mettre un terme à sa partie de chasse : Granger ne perdrait rien pour attendre. Il possédait plus d'un tour dans son sac.

A l'autre bout du quai, et après maintes embrassades, les trois lions montaient dans le train en faisant léviter leurs malles surchargées devant eux.

- Et bien… On dirait que mademoiselle n'a pas perdu son temps. Elle te manquait tant que ça la face de rat de ce sale gosse ? rigola Ron.

Hermione lui envoya un sourire cynique :

- Faut croire. Après tout… il est irrésistible, ironisa-t-elle

A la réflexion, si Malefoy était un sale gosse, un fils à papa, un serpent et un vicieux doublé d'un pervers, la seule chose qu'on ne pouvait pas lui reprocher, c'était d'avoir une face de rat.

Bon sang Herm' ce type est un enfoiré !

Peut être mais un enfoiré avec une gueule d'ange.

C'est un putain d'ange déchu alors…

Ouais… Les ailes en moins mais le charme en plus …Avec un visage, une voix, un torse et des fesses à damner tous les saints du ciel.

Hermione, d'abord tu n'en sais rien, et ensuite…La ferme, la ferme et la ferme ! Et puis, arrête de penser… tu te fais du mal !

Boum Totalement absorbée par son débat intérieur, la jeune fille venait de heurter violemment la porte du compartiment sous l'œil effaré mais néanmoins hilare de ses deux amis.

Entre deux quintes de toux et à moitié mort de rire, Harry parvient à lui lancer d'un ton rauque:

- Je sais pas ce qu'il t'a fait ce serpent, mais en tout cas tu es ensorcelée. Je ne lui pardonnerais jamais de te mettre dans cet état.

- Faut qu'il nous dise comment il fait. C'est pas de la magie noire au moins ? lui lança Ron en s'étouffant à moitié.

Leur amie leur lança une œillade meurtrière et leur balança un coup de sac dans les côtes.

- Attention ! Hermione c'est changé en tigresse pendant les vacances !

- Très perspicace Harry. D'ailleurs fait attention, je pourrai mordre si tu m'énerves encore un peu.

Ils pénétrèrent dans le compartiment en achevant de se chambrer gentiment. Hermione alla s'asseoir près de Ginny Weasley qu'elle n'avait pas vu depuis deux mois. Les deux jeunes filles n'étaient certes pas les meilleures amies du monde, mais elles s'appréciaient et traînaient souvent ensemble. Ginny avait appris à s'effacer dans les relations entre les trois lions. Elle se rendait bien compte qu'ils étaient liés par quelque chose qui dépassait l'entendement et toutes les lois de la nature.

- Bon sang Ginny, comment as-tu pu supporter ton frère pendant deux mois ?

- Ah je crois que la véritable question est comment je le supporte depuis 16 ans ? acheva-t-elle avec un désespoir feint qui suscita le rire général.

Le train s'ébranla et quitta lentement la gare tandis que le calme se réinstallait parmi les jeunes sorciers. Hermione profita de ce moment de paix pour étudier ces deux complices de toujours.

Harry avait beaucoup grandit pendant les vacances, à présent il devait bien faire une tête de plus qu'elle. Plus petit que Malefoy sans doute... La ferme Herm !

Ces entraînements de Quidditch à hautes doses durant trois ans avaient porté leurs fruits, il semblait nettement plus musclé qu'auparavant. Rien à voir avec le Harry qu'elle avait rencontré il y a six ans. Et pourtant…les mêmes cheveux châtains foncés soigneusement en bataille, les mêmes yeux verts qui la faisait chavirer quand il la regardait avec insistance et…la même cicatrice bien sûre. Harry Potter… le même et pourtant si différent…

Ron quant à lui avait beaucoup changé depuis leur première année. Il avait grandit, prit du muscle. Son visage c'était affiné et il avait maintenant un charme certain. Il avait du succès auprès de la gente féminine et feignait de l'ignorer. Il entretenait sa réputation de mec inaccessible et réservait ses seules faveurs à sa sœur et sa meilleure amie.

Hermione réalisa soudain que ses deux camarades la regardait avec insistance, ayant réalisé l'inspection à laquelle elle s'adonnait.

- Alors chef ? On est aux normes ? Pas trop changé en deux mois, ça va ?

Elle rit et leur envoya un sourire radieux.

Elle aussi, la « petite Hermione », elle avait changé. Mais les deux garçons étaient bien trop absorbé par leur passion pour le Quidditch pour s'en rendre compte. Elle avait mincit. Ses nombreuses pratique de la magie lui avait permis de discipliner sa folle crinière et elle arborait à présent de douces boucles caramel qui faisait ressortir ses prunelles couleur de miel brun. Elle n'était plus une petite fille et arborait des formes gracieuses et pleines qu'elle s'évertuait à dissimuler sous ses robes de sorciers. Hermione Granger, une bombe à retardement qui ne demandait qu'à exploser comme en témoignait cette petite lueur mystique qui brillait dans ses yeux…

Les heures s'égrainaient paisiblement et le voyage se passait parfaitement, quand soudain, la porte s'ouvrit violemment faisant sursauter tout ce petit monde…

- La vipère, le retour… siffla Ron

Malefoy se tenait nonchalamment appuyé contre le chambranle de la porte, visiblement agacé par les réparties médiocre du jeune homme :

- La vieille Mc Go est furax… Elle m'envoie chercher le deuxième préfet…

( le silence général s'abattit sur le compartiment tandis que tout le monde le toisait d'un regard mauvais)

- Allez Weasley magne toi, j'ai pas que ça à foutre…

La réflexion du blond fut accueillit par un frisson d'incompréhension général. Un rictus mauvais se dessina sur sa bouche.

- Ah non, c'est vrai, j'oubliai… On ne donne pas les postes importants aux perdants… Faut croire que Granger a su être plus convaincante que toi…

Alors, pas trop fatigant de passer sous le bureau miss je-sais-tout ?

La jeune fille frémit sous l'allusion venimeuse du jeune homme.

- Ouvre ta gueule encore une fois pour sortir un truc pareil et je te jure que…

- C'est bon Ron ! Je peux me défendre toute seule, lança-t-elle à son ami avec un regard entendu, en se levant.

Sans surprise… Sa nomination au poste de préfet en chef était loin d'être un événement…Celle de Malefoy encore moins. Elle s'était préparé à cette éventualité pour le moins catastrophique depuis qu'elle même avait reçu sa lettre. La jeune fille sortit donc dans le couloir sur les talons d'un Serpentard aux anges.

- Tu pourrais au moins avoir l'air surprise… ou affolée, au choix. Je te signale qu'on va passer un an ensemble tout de même.

- Je ne te ferais pas se plaisir mon cher.

Le trajet se fit sans plus de commentaires. Ils arrivèrent en queue de train, dans un compartiment réservé aux professeurs et aux préfets. Le professeur Mc Gonagall les y attendait.

- Miss Granger…Je commençais à me demander si vous nous aviez fait faux bond, déclara-t-elle en détaillant la jeune fille de la tête au pied.

Bien, nous pouvons commencer. Monsieur Malefoy et vous, Miss Granger, êtes les nouveaux préfets en chefs de Poudlard. Nous attendons, compte tenus de votre affection légendaire l'un pour l'autre, une attitude exemplaire de votre part. Aucun manquement à votre rôle ne vous sera passé : vous devez être irréprochables. Je compte notamment sur vous pour vous assurer que les premières années rejoignent bien leur maison à la fin de la cérémonie de répartition. Miss Granger vous vous chargerez de votre maison ainsi que des nouveaux Poufsoufles. Vous monsieur Malefoy, prendrez en charges les Serpentards et les Serdaigles. Vos appartements, qui, il est superflus de le préciser, sont communs, vous seront attribués dans la soirée. Quant à vos directives, vous les recevrez le moment venu. Je compte sur votre maturité pour gérer au mieux vos fonctions.

Les dernières remarques du professeur de métamorphose suscitèrent des grincements de dents.

- Des questions ? ……Parfait. Nous arrivons dans un quart d'heure, allez vous changer, nous nous retrouverons après le banquet.

Ces derniers mots prononcés, elle quitta le wagon.

- Alors Granger…Heureuse ?

- La ferme Malefoy ! L'idée de dormir dans le même endroit que toi me rend suffisamment malade, alors je t'en prie, n'en rajoute pas.

Comme Hermione allait rejoindre ses amis, Drago la rattrapa par le bras :

- Tu ne sais pas le meilleur dans cet histoire Granger? Plus de Potter et de Weasley pour m'empêcher de te faire vivre un enfer…

Ne rêve pas espèce de vipère… De toute façon, l'enfer je le côtoie depuis que je te connais.

Reviews please !

Petite information au combien précieuse : j'ai quelques...9 chapitres d'avance. Intéressés ? (ton sadique) Bien. Reviews dans ce cas. Non, ce n'est pas un ultimatum, si peu...

Carpe diem.

Darth Jo