Durant tout le déjeuné, nous nous lançons la balle, c'est-à-dire que quand il me regarde et que je lève les yeux, il détourne le regarde et quand moi je le dévisage... il a quelque chose qui m'intrigue... oh il me regarde, je baisse les yeux.
Quand je revient chez-moi, ma mère m'attend de pied ferme.
-Où étais-tu? Dit-elle avec son bec pincé.
-Loin d'ici, répondis-je avec aucune émotion.-Salut petit canard, dis-je à ma sœur avec un sourire.-Tu veux m'accompagner aujourd'hui, magasiner..., mais ma sœur sait très bien, que je déteste magasiner, celle-ci acquiesce avec un grand sourire.
-Oh non! S'indigne ma mère. Je lève les yeux au ciel.
-Oh, tu t'occupe de nous maintenant..., elle est un peu sous le choc, alors j'en profite pour m'éloigner de l'appartement avec ma sœur.
-J'imagine que nous allons pas vraiment magasiner, n'est-ce-pas? Demande-t-elle en gambadant.
-Viens, j'ai un petit coin de paradis à te montrer!
Nous entrons dans la forêt, grandiose et d'une beauté à en couper le souffle, je suis maintenant libre. Il n'y a plus de Gale, plus de mère infâme et surtout plus de Capitole. Quand je tourne mon regard, je vois que ma sœur n'est pas très à l'aise. Elle est plutôt crispé et à de grands yeux pour ne pas rater le monstre qui pourrait la dévorer. Mais, j'ai soudain une idée. Je la traine avec moi jusqu'à mon coin secret, quand nous arrivons, Prim est beaucoup trop apeuré et ne remarque pas le friand de beauté qui s'étend devant nous. Je lui donne un petit coup et celle-ci finit par apercevoir la mer qui s'éternise devant nous.
-wow, Katniss... c'est magnifique, dit-elle en s'approchant de l'océan.
-Papa m'emmenait souvent ici... avant de mourir. Je prend mon arc dans le tronc juste à côté de moi.
-Qu'est-ce-que c'est, demande-t-elle.
-Papa me l'a fabriqué... pour chasser!
-Pourquoi? Nous avons tout la bouffe que nous désirons!
-Tu sais Prim, commençai-je, c'est bien meilleure quelque chose que tu attrape toi-même, c'est plus goûteux. J'évite de lui dire, qu'au Capitole, la bouffe est plutôt remplis de poisons afin de garder les aliments plus longtemps. Oh qu'est-ce-que le monde ne ferait pas pour l'argent...
-Tu voudrais que je te fasse goûter? Demandai-je heureuse de mon idée. Elle hésite, mais finit par acquiescer.
Nous passons notre après-midi sur la plage à courir et s'arroser. Nous finissons même par danser et chanter. Prim m'accompagne durant la chasse, mais celle-ci n'est pas très brave. Je réussis quand même à tuer deux lapins et comme à l'habitude la fourrure reste intacte. Après les avoirs fait cuire nous dégustons la viande et par pure bonheur, Prim raffole de ça. Nous restons jusqu'au couché du soleil, c'est tellement beau. Ma sœur finit par s'endormir sur mes cuisses, alors je reste jusqu'à ce que la noirceur sois à nos portes et je réveille ma petite sœur.
-Viens petit canard, dis-je, nous devons rentrer.
Cette fois, c'est mon beau-père qui nous attend de pied ferme.
-Toi va dans ta chambre et toi..., dit-il en pointant son index sur moi, j'ai deux mots à te dire...
Je lève les yeux au plafond et je le suis jusqu'à la cuisine, je vois ma sœur me dévisager inquiète. Je lui fais un de mes plus beau sourie et cela l'a fait sourire en retour. Je m'assoie devant mon juge et attend patiemment qu'il me fasse la moral. Non mais pour qui il se prend... ce n'est même pas mon père, il n'est même pas de ma famille. Cato est derrière son père et sourit à pleine dents. Pauvre idiot.
-Est-ce-que c'est claire? S'écrie mon tortionnaire.
-Oui? Répondis-je, merde je n'ai pas compris j'étais plongé dans mes pensés.
-Alors, n'oublie pas ton rancart avec Gale demain, sourit-il.
-Quoi? M'écriai-je, non... demain je suis avec Madge..., il s'approche dangereusement de moi et viens virer à deux pouces de mon nez.
-Tu oublie Madge et tout tes petits copains... est-ce claire! Crache-t-il.-Tu vas aller à se rancart et j'espère pour toi que tu l'appréciera, parce que... je te présente ton futur mari. Il n'est pas sérieux... non c'est une blague. Mais, à voir le visage resplendissant de Cato, ce n'est en aucun cas une blague. Je retient mes larmes de détresse et je soutient le regard du chef des pacificateurs sans broncher.-Le contrat est déjà signé.
-Je ne suis pas à vendre, m'indignai-je.
-Désolé chérie... pour moi toute les femmes sont à vendre... dit-il en riant. Je me dirige dans ma chambre la tête forte. Mais, une fois entré je pleure de rage.
Le lendemain, je ne veux pas voir personne, alors de très bon heure, je me dirige vers le petit resto habituelle.
-Toujours la même chose, chérie? Demande Sae. J'hoche la tête, je suis trop épuisé pour parler. Pourtant quand je relève la tête, un sourire se dessine sur mes lèvres, Peeta Mellark est assis devant moi, à la même place qu'hier. Il dessine encore une fois.
Aujourd'hui il porte un beau t-shirt blanc qui laisse apercevoir des muscles impressionnant. Son dessin lui exige beaucoup de concentration, car je le vois plisser le front. Je fais de même quand je chasse. Le soleil reflète ses cheveux blond clair. Je dois vraiment trouver une façon de rembourser ma dette, à chaque fois que je le vois, je ne peux plus détacher les yeux de lui tellement ma dette m'énerve. Et soudain, il m'aperçois... oh non! Je baisse les yeux. Du coin de l'oeil je vois qu'il est un peu troublé. Moi aussi je dois avouer qu'il me trouble un peu.
Après le petit-déjeuné je cours jusqu'à chez Madge, elle m'attend sur son balcon.
-Dit donc, commence-t-elle, ça t'en a pris du temps. Elle me rejoint.
-Ouais, j'ai été manger chez Sae, répondis-je, mais elle sait que je vais toujours là avant de venir chez-elle. Heureusement pour moi, elle n'argumente pas. J'ai trop cogité à trouver une solution à mon problème de dette.
Pour une fois j'ai quelque chose à lui raconter, mais malheureusement ce n'est pas aussi joyeux qu'elle. Je lui raconte tout à propos de Gale et du supposé mariage entre nous deux.
-Il ne te lâcherons jamais Katniss.
-Toi t'es parents te laisse faire ce que tu veux... c'est injuste, m'exclamai-je, je voudrais être née dans ta famille, dis-je en ricanant.
-D'accord mais je ne te laisse pas mon petit ami, ricane-t-elle.
