Note : Le Bucky/Steve/Peggy est présent dans cette deuxième partie. Je tiens à préciser que le sexe y est graphique ( pour ceux que ça dérangerait ). Au départ, c'était ce pour quoi le texte avait été rédigé ( oui, je voulais écrire un threesome ). Au final, c'est devenu mélancolique et c'est un peu comme si j'avais essayé de capturer un moment dans leur vie, au milieu de la guerre. Je prie aussi pour avoir réussi à retransmettre le profond respect que Steve porte à Peggy. J'espère que cette partie vous plaira, bonne lecture !
Steve I
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Au bout d'un moment, se battre n'avait plus été suffisant. Il avait fallu combattre.
Steve n'avait jamais apprécié les tyrans – ces petits durs à la vie misérable qui se croyaient au-dessus de tout et tout le monde –, parce qu'ils faisaient toujours des victimes, beaucoup trop de victimes.
Il avait passé sa vie à leur tenir tête et sa mère et Bucky avaient eu beau essayer de l'en dissuader, ça n'avait strictement rien changé. Il préférait cents fois se retrouver recouvert de bleus de la tête aux pieds, sentir son propre sang sur la langue et finir les membres fracturés que de rester immobile, impassible à ne rien faire.
Il avait eu l'habitude de s'attirer des ennuis, toujours à ouvrir sa grande gueule quand il ne fallait pas. Il n'avait pas peur de se faire massacrer, ni d'user de ses poings. Il avait fait plusieurs frayeurs à sa mère, Bucky l'avait repêché plus d'une fois au fond d'une rue, la tête dans une poubelle où à chercher les noises auprès de plus fort que lui. Il s'en fichait pas mal. C'était son devoir. Il devait agir, peu importe les conséquences.
Mais Adolf Hitler et les nazis, Crâne Rouge et HYDRA étaient une toute autre forme de tyrans. Il ne s'agissait plus seulement de quelques coups échangés dans une ruelle sombre, de genoux écorchés et d'yeux au beurre noir qu'il fallait récolter pour une insulte qu'il avait relevé, un comportement déplacé ou un manque de respect. Il y avait la mort au bout des mots et des balles pour les rebelles qui refusaient de s'agenouiller. L'Europe souffrait l'oppression et crevait la faim. Les petites brutes avaient changé de visage pour s'ériger au sommet des États et mener à la baguette tous ceux qui étaient entrés dans le rang – et exterminer les autres.
Il fallait agir, plus que jamais, sans se poser de question.
Il avait voulu le faire, tout de suite, avec son corps de gringalet. Il avait appelé Bucky à l'aide qui, quoique réticent, avait accepté de l'entraîner. Ils s'étaient retrouvés dans une salle de sport, tous les jours après le travail et Bucky lui avait appris à vraiment se battre – plus seulement à lancer des coups au hasard. Ça n'avait pas été simple. Sa condition physique n'avait jamais été son fort – avec ses poumons d'asthmatique et sa carcasse presque impossible à muscler.
Quand il avait voulu s'engager, l'armée n'avait tout simplement pas voulu de lui.
4F.
Réformé pour cause de condition physique incompatible avec le service militaire.
En Europe, on envoyait de force les hommes au front. Aux États-Unis on empêchait d'y aller ceux qui étaient volontaires.
Il avait fallu attendre qu'on fasse de lui un sur-homme – un monstre pour certains. On lui avait donné un corps avec lequel il pourrait servir son pays. Il l'avait utilisé pour porter secours aux cas les plus désespérés – ceux que même l'armée avait abandonnés – et il n'avait pas beaucoup hésité quand on lui avait proposé de s'occuper de tout le continent, de ratisser large, d'exterminer HYDRA et de débarrasser pour de bon le monde de Crâne Rouge et de toute sa vermine d'équipe. Il était un soldat au service de la société. Mieux valait mourir la tête plongée dans la boue, mais la conscience tranquille, que de moisir dans un tiroir du gouvernement en attendant le prochain spectacle.
Ceux qui l'avaient suivi étaient plus nombreux que ce qu'il n'avait osé espérer. Peggy, qui l'avait inspiré, en faisait partie. Il en avait presque rougi lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle irait en Europe avec lui et partout où il lui semblerait bon d'agir. Bucky aussi l'avait suivi, mais ça ne l'avait qu'à moitié étonné. Il avait toujours surveillé ses arrières depuis à peu près aussi loin qu'aient pu remonter leurs premières bagarres de rue.
Mais tout avait changé en Europe. Les rires s'étaient fanés et les jours étaient devenus des nuits sans fin, les heures une éternité. Il se souvenait sa mère parfois et espérait que, si elle avait pu le voir porter haut les couleurs de la liberté, elle aurait été fière de lui. Il se souvenait aussi les États-Unis et espérait qu'il ne se sentirait pas étranger quand il rentrerait.
Au moins, quand il retrouverait Brooklyn, il aurait toujours Bucky – et peut-être Peggy pour le suivre, un fois de plus.
Les temps de répit étaient rares et si ça n'avait tenu qu'à lui, Steve aurait couru sans relâche à travers l'Europe pour réduire une à une en cendres les bases d'HYDRA. Mais il y avait les autres avec lui et comme tout bon capitaine, il se sentait responsable de ses hommes.
Il arrivait qu'ils s'arrêtent dans un village. Ils n'y restaient jamais très longtemps, juste assez pour redécouvrir pendant un moment les sourires et l'indifférence et même si ce n'était que pour quelques heures, c'était mieux que de mourir le goût de la terre dans la bouche, le ventre vide et les yeux secs.
Les populations locales les invitaient à boire et à manger à leur table – quand bien même ils avaient à peine de quoi se nourrir convenablement. Ils partageaient leur pain, leurs fromages et leur calvados, leur armagnac et leur cognac – les alcools forts coulaient à flot – et tous les acclamaient.
Un hangar leur avait été ouvert dans le sud de la France – non loin de la frontière italienne. Hommes et femmes avaient déferlé avec nombre de bouteilles et de plats. Ils étaient plus que reconnaissants de tant de générosité. Jacques s'était amusé à jouer le guide – même s'il était clair qu'il n'avait jamais mis les pieds dans ce coin – et servait de traducteur quand la communication se faisait difficile – ils commençaient tous à parler le français et l'italien. Ils avaient rangé leurs armes et s'étaient prêtés au jeu. Steve leur avait fait une démonstration avec son bouclier, avant de le laisser aux mains des gamins surexcités – qui s'y étaient mis à plusieurs pour le traîner. Des musiciens étaient ensuite entrés en scène et Gabe les avait accompagnés à la guitare. Jim, Jacques et Monty s'étaient relayés sur la piste de danse, là où Peggy et Howard avaient su s'illustrer – et se faire remarquer. Bucky et Dum Dum avaient, eux, passé leur soirée à boire avec qui voulait bien les accompagner.
Steve se souvenait de Bucky et de son charisme aveuglant, de ses rires et de sa confiance. Son ami avait toujours été populaire. Le voir si discret, à la limite du muet, au milieu de tous ces hommes, sans une histoire à raconter, se contentant d'écouter celles de Dum Dum, avait quelque chose de très inhabituel. Il y avait quelque chose de presque dérangeant.
Mais Bucky restait Bucky et Steve ne pouvait lui en vouloir.
Plus tard dans la soirée, son ami s'était éloigné, titubant un peu – l'alcool ayant sans doute eu raison de lui. Steve ne l'avait pas vu revenir et ses sourires parfois forcés, son regard perdu au milieu des verres qu'il avait vidés ne lui avait pas plu.
Il s'en était inquiété et l'avait suivi. Bucky s'était fait distant avec lui depuis leur réunion.
Steve l'avait trouvé penché sous un jet d'eau à s'asperger le visage, avant de s'adosser au mur derrière lui et de se laisser tomber sur le sol, la tête entre les mains.
Il s'était avancé lentement vers lui et avait posé une main amicale sur son épaule – il le faisait comme Bucky l'avait fait, c'était leur truc.
– Je suis désolé.
C'était tout ce que Bucky lui avait dit avant de se rapprocher et de tourner la tête. Tout son visage lui avait fait face. Ses yeux qui le scrutaient et ses lèvres entrouvertes, prêtes à l'accueillir.
Bucky l'avait embrassé et Steve lui avait rendu son baiser. C'était plus naturel que ce à quoi il s'était attendu. C'était aussi assez maladroit – mais il avait mis ça sur le compte de l'alcool.
Bucky avait ensuite passé sa main sur sa nuque en une douce caresse et Steve avait, malgré lui, souri sur sa bouche. La guerre n'était brusquement devenu qu'un lointain cauchemar. Il s'était réveillé et retrouvé à Brooklyn dans son petit appartement avec la foutue odeur de café que Bucky aimait se préparer et le charbon de ses crayons pour lui salir les doigts. Il était rentré à la maison.
Il avait pourtant rapidement déchanté. Bucky s'était éloigné et avait bredouillé quelques paroles incompréhensibles. Peggy s'était tenue à l'entrée, un peu confuse, et s'était excusée. Elle était partie aussitôt et Bucky l'avait poursuivie. Ils l'avaient laissé seul.
Steve attendait toujours, ne sachant quoi penser, ni quoi faire. Il aurait sans doute dû les suivre tous les deux et trouver un moyen de s'expliquer, mais il ne savait que faire à part ruminer sa culpabilité. Il regrettait pour Peggy et pour Bucky aussi – que ce soit aux yeux de l'un ou de l'autre, il avait sans doute tout gâché. Il n'avait de toute façon jamais été très doué pour ce genre de choses – et qu'il soit Captain America ou non, ça n'y changeait rien, il restait Steve, le garçon chétif et gauche qui n'avait jamais plu.
Quand Peggy reparut à l'entrée de la grange, ses yeux bruns – presque noirs dans l'obscurité – rivés sur lui, il se retrouva muet pour une autre centaine d'années. Bucky se glissa ans l'ombre derrière elle et lui prit la main.
Steve se sentit rougir lorsque Peggy effleura de ses doigts le col de sa chemise. Il baissa la tête, mais Bucky, dans son dos, l'aida à lever le menton et à soutenir son regard.
Il essaya de formuler une question, sans que rien ne sorte. Tout ce qu'il pouvait dire serait de toute façon trop stupide et ruinerait ce moment. Il se tut alors.
Peggy hocha la tête frénétiquement, un sourire pour tapir ses lèvres rouges, comme si elle avait pu lire dans ses pensées, et Steve se retourna vers Bucky, presque inquiet pour chercher une réponse. Lui aussi lui souriait.
Mais c'était forcé, une fois encore.
– Est-ce que tu es sûr que …
Bucky le coupa d'un baiser. Il ne voulait pas parler. Il avait pris sa décision.
Quand Steve se tourna à nouveau vers Peggy, elle avait déboutonné le haut de son chemisier, dévoilant sa peau blanche et la naissance de sa poitrine. Elle l'invita à poser ses mains sur son buste, sur ses seins et à l'embrasser sur la bouche et dans le cou. Steve s'exécuta, en bonne élève, bien qu'avec beaucoup de maladresse – il n'en douta pas. Ses doigts se faufilèrent sous le tissu avec un peu d'hésitation jusqu'à la pointe de ses tétons. Il prit pour la première fois le temps de découvrir les détails du corps d'une femme.
Elle le guida ensuite jusqu'au bord de sa jupe.
Steve remonta ses mains le long des courbes de ses cuisses. Il la sentit frissonner sous ses doigts quand il rencontra sa peau sous ses bas. Elle était douce et chaude au toucher et plus il s'aventurait loin entre ses jambes plus sa bouche s'asséchait.
Bucky, qui s'était fait discret jusque là, effleurant à peine sa nuque et ses épaules de quelques baisers, le rejoignit. Il entremêla leurs doigts avant de les laisser glisser jusqu'à l'intimité palpitante de Peggy qui laissa échapper un soupir de plaisir lorsqu'ils explorèrent la courbe de ses lèvres avant de s'arrêter ensemble à l'entrée humide de son vagin.
Peggy entrelaçait leur bouche et leur langue. Bucky gémissait bruyamment dans son oreille.
Il lui fallut un moment pour réaliser ce qui lui arrivait.
Tout cela ne pouvait être tout à fait réel. Lui qui n'avait jamais su comment plaire, ni séduire se retrouvait au milieu des deux êtres qu'il s'était presque senti coupable de désirer. L'un comme l'autre étaient trop biens pour lui et son imprévisibilité suicidaire. Il n'était ni drôle, ni particulièrement intelligent. Il n'était qu'un gosse de Brooklyn qui avait vu un peu trop grand.
C'était égoïste de vouloir être avec les deux en même temps. Il voulait encore embrasser Bucky – là où c'était facile et familier – et découvrir Peggy – dont il ne connaissait presque rien et qu'il aimait pourtant avec sincérité.
Ils lui facilitèrent la tâche. Bucky se donnait du mal pour l'exciter. Il touchait des zones sensibles sur son ventre et entre ses jambe, des endroits de son corps dont Steve prenait connaissance seulement maintenant. Il avait fini par entrer ses doigts en lui, se jouant lentement et progressivement du plaisir qu'il lui procurait. Steve se surprit à se délecter de cette nouvelle sensation qui se voulait langoureuse.
Il ne reprit conscience de la présence de Peggy que lorsqu'elle posa ses longs doigts fins sur son sexe.
Bientôt, il se retrouva sans chemise, sans pantalon, sans sous-vêtement, totalement dénudé entre Bucky et Peggy qui avaient posé leurs mains tout autour de lui. Il se sentit tomber au sol entre eux deux, l'un qui s'apprêtait à entrer en lui, l'autre qui le préparait à pénétrer en elle.
Steve crut suffoquer. Il s'était perdu entre les deux, perdu au milieu de ses sentiments et ne distinguait plus que les baisers passionnés de Bucky et ceux lascifs de Peggy et des nerfs qui le parcouraient du bout de ses orteils jusqu'au haut de son crâne. Il devenait un peu plus ses désirs à chaque coup de reins.
Il vacilla au moment où tous ses membres se contractèrent, lui faisant oublier le reste du monde et la terre. Il s'était tendu, avait retenu un cri avec difficulté, sa tête avait basculé et ses yeux clos. Son cœur battait fort dans sa poitrine et le sang pulsait à ses tempes, dans son sexe et autour de celui de Bucky, toujours enfoncé en lui.
Steve n'émergea de sa torpeur post-coïtale que lorsqu'il aperçut entre ses paupières la silhouette de Peggy se cambrer devant lui.
Bucky avait pris place et se liait à elle en une danse experte. Elle se tortillait sous ses doigts et gémissait au creux de ses lèvres.
Steve, lui, ne put que glisser ses bras autour de Bucky, ses mains sur le sexe dur de son ami.
Cette fois-ci, il sut exactement comment s'y prendre. Il l'avait déjà satisfait avec ses doigts.
Engourdis, ils auraient pu s'endormir ensemble, à même le sol, leurs bras et leurs jambes entremêlés, à un autre moment sans doute. Leur vie était prête à basculer à tout instant et ils n'avaient pas, demain, le jour d'après, la possibilité de s'arrêter et d'oublier. Ce n'était que passager, ça ne pouvait que l'être.
Bucky partit le premier. Il les quitta sans un mot – un regard à peine pour Steve, histoire de lui faire savoir qu'il lui laissait le temps de discuter avec Peggy.
Steve reboutonna le chemisier de l'Agent Carter et lui enfila ses bas et ses chaussures, se gardant de maltraiter cette parfaite peau laiteuse de ses doigts usés par le sang et la guerre. Il osa à peine la regarder dans les yeux, alors même que quelques instants plus tôt, il l'embrassait à pleine bouche et stimulait son clitoris.
Tout était différent. Ce moment était passé et il n'en resterait plus qu'un souvenir.
Une fois rhabillés, ils se jaugèrent, sans un mot.
Steve dut prendre son courage à deux mains pour lui parler. Il avait peur de lui avoir déplu et de ne pas avoir été à la hauteur – de l'avoir peut-être même déçue. Il pouvait se montrer terriblement maladroit.
– Je … Vous auriez peut-être préféré … Je ne sais pas … Je ne suis pas …
– Steve, coupa-t-elle en glissant une main sur sa joue. Tout s'est bien passé. Ne vous en faites pas. Quand tout cela sera fini …
Elle laissa sa phrase en suspens, sans doute pour l'encourager à poursuivre.
– J'aimerais vous inviter à dîner. Brooklyn, ce n'est ni Paris, ni Londres, mais je connais quelques bons restaurants. Est-ce que cela vous plairait ?
– J'en serais ravie, répondit-elle avec un sourire tendre.
Steve était toujours agenouillé devant elle. Elle se tenait droite, la tête haute, les jambes étendues et ses yeux le sondant. Elle était comme une statue grecque érigée à la gloire d'une divinité, veillant sur les hommes et le monde. Elle était terriblement belle.
Il se sentit ridiculement, presque jusqu'à retrouver sa taille d'antan. À ses côtés, il cessait immédiatement d'être Captain America et redevenait Steve sans difficulté. Elle lisait en lui. Il se sentait compris.
Il la fixa pour garder tous les détails de cet instant en mémoire. Les lèvres légèrement recourbées de Peggy. Ses cheveux en bataille. La douceur de sa peau. L'odeur de son parfum – celui de sa peau mêlé à l'eau de toilette qu'elle appliquait sur ses poignets. Et il ferma finalement les yeux pour imprimer définitivement sous ses paupières ce souvenir.
La main de Peggy quitta son visage pour sa nuque, traçant un chemin jusqu'à ses cheveux. Un souffle balaya son front avant qu'une bouche humide s'y pose lentement.
Elle l'abandonna juste après, le laissant alors totalement seul dans la grange.
Il se passa de l'eau froide sur le visage pour tenter de reprendre ses esprits avant de quitter les lieux et de retrouver les autres.
À peine sorti, le vent froid de la nuit pour caresser son visage, il aperçut une silhouette.
– Comment ça s'est passé ?
Bucky l'interpella et s'avança, les mains dans les poches.
– Ça a été.
Il lui sourit, toujours plus proche de lui, assez prêt pour pouvoir l'embrasser, une fois et une fois encore, et serrer ses mains au niveau de ses hanches.
Ils n'étaient plus tout à fait à l'abri des regards, mais ça n'avait pas tellement d'importance.
– Ça ira, Steve. Demain, ça ira mieux.
Steve comprit que Bucky ne s'adressait plus vraiment à lui. Il le laissa donc faire quand Bucky se blottit dans ses bras et dans son cou.
Demain serait un autre jour. Demain ils reprendraient le combat et ils oublieraient presque ce qu'ils avaient vécu. Ce ne serait plus qu'un souvenir, comme un rêve flou qui finirait par perdre e ses couleurs avec le temps.
Dans la troisième partie, on fait un bond dans le temps. On se retrouve en Post-CATWS, du POV de Peggy.
