Bonjour à tous !

J'ai pensé à vous en ce jour de fête (j'ai 22 ans aujourd'hui !) pour vous poster un petit chapitre…

J'espère qu'il vous plaira !

Merci encore à LJay Odair, à PeetaPower, à Linou2701 et à Veronique02 pour leur review qui m'ont fait plaisir.

Je remercie également tous les autres lecteurs…

Review et bon chapitre !

Chapitre 2 : L'entrevue

J'entre dans le bâtiment et constate que je ne suis pas la seule à vouloir voir Peeta. Ses deux frères aînés ainsi que sa meilleure amie, une certaine Delly, attendent devant une porte gardée par deux Pacificateurs. Je décide qu'il est préférable que je me mette un peu à l'écart. Je les vois me lancer quelques regards curieux en continuant de murmurer entre eux. Je préfère poser mon regard sur mes pieds, quelque peu gênée d'être l'objet de tant d'attention.

- Katniss, m'interpelle Delly en s'approchant.

- Salut Delly ! dis-je un peu abrupt.

- Je voulais te dire que je te trouve admirable et très courageuse. Tu t'es attaquée au système du Capitol pour défendre Peeta et…enfin. Je tiens à te remercier.

- Tu n'as pas à le faire. J'ai surtout agit sur le coup de l'émotion. Je n'ai jamais pensé une seule seconde que Peeta pourrait être moissonné et voilà que cela devient réel.

- Oui, c'est un vrai cauchemar ! approuve-t-elle. Je ne savais pas que tu connaissais aussi bien Peeta !

- Tu es la deuxième personne qui me dit ça en moins de dix minutes, dis-je avec un petit sourire.

Soudain, la porte s'ouvre pour laisser passer les parents de Peeta. Son père a clairement les larmes aux yeux, mais tente de les retenir et de rester digne. Sa mère, elle, par contre, est comme à son habitude : froide, hautaine et l'air méprisant. Je suis persuadée qu'elle a dit des choses horribles à son fils.

Des choses du genre « ce n'est pas encore cette année que le Douze aura un vainqueur » ou « tu aurais pu éviter de te faire moissonner ! Qui va tenir la boulangerie le dimanche matin ? » ou encore mieux « Il vaut mieux que ce soit toi plutôt que l'un de tes frères. Nous aurions perdu quelqu'un d'utile ! ».

Je serre les dents et lui jette un regard féroce. Je hais cette femme. Delly, étonnée, suit mon regard.

- Tu n'aimes pas beaucoup Madame Mellark, je me trompe ?

- Pas beaucoup est un euphémisme, dis-je en regardant les parents de Peeta sortir de l'immeuble.

- Ne t'inquiète pas, tu n'es pas la seule.

Nous restons silencieuses toutes les deux le temps que dure la visite des frères aînées de Peeta. Très vite, la porte s'ouvre sur les deux jeunes hommes. Ils ont l'air abattus. Delly me fait un petit sourire avant de disparaitre à son tour dans la petite pièce. Je me retrouve seule en compagnie des Pacificateurs. L'attente me semble interminable. Je crois entendre les pleures de Delly et celles de Peeta aussi, sans doute.

Je commence à être anxieuse. Qu'est-ce que je vais bien trouver à lui dire et surtout, comment le lui dire ? Il va me prendre pour une folle, c'est sûr ! Je ne lui ai pour ainsi dire jamais parlé et voilà que je débarque brutalement dans sa vie alors qu'il ne lui reste que peu de temps devant lui.

Au bout de quelques minutes supplémentaires, la porte s'ouvre pour la troisième fois. Delly a les yeux tellement rouges que l'on dirait qu'elle a pleuré pendant des jours et des jours. Elle s'approche de moi et me prend la main.

- Je ne lui ai pas dit que tu allais le voir au cas où tu aurais changé d'avis. Il veut se montrer fort, mais je sais qu'il est anéanti et qu'il se croit déjà condamné. Katniss, s'il y a bien une personne qui peut lui donner envie de se battre, c'est toi. Tu comptes beaucoup pour lui. Bonne chance !

A son tour, elle quitte l'hôtel de justice me laissant seule dans un état indescriptible. Il est encore temps de faire marche arrière, après tout. Peeta ne sait même pas que je suis là. Katniss Everdeen, vas-tu fuir toute ta vie ? Je soupire, vaincue et résignée. Je secoue la tête, reprend mes esprits et marche vers la pièce où Peeta m'attend sans le savoir.

J'entre et referme silencieusement la porte derrière moi. On a trois minutes, tout au plus. Peeta me tourne le dos. Il observe le paysage à travers la grande fenêtre. A nouveau, j'hésite. Je me tortille les doigts et murmure faiblement un :

- Bonjour Peeta !

Il sursaute et se retourne vers moi. Encore une fois, la surprise se lit sur son visage quand il me voit. Il semble perdu, autant que moi.

- Bonjour Katniss ! Je suis surpris de…de te voir ici.

- Je sais que…que cela peut paraître étrange, mais il fallait que je vienne.

- Delly m'a dit que tu t'en es prise aux gens du Capitol en les traitants d'assassins. Est-ce que tu connais les conséquences d'un tel acte ?

- Je n'y…

- Tu pourrais te faire arrêter ou même tuer, me coupe-t-il en criant. Et ta famille ? As-tu pensé à ta famille ?

Sur le coup, je reste sans voix. Est-ce que Peeta Mellark, le garçon le plus calme et le plus doux que je connaisse, est bien en train de me crier dessus ?

- Je dois avouer que, sur le moment, j'étais tellement en colère que je n'ai pas réfléchi à mes paroles. Pourtant, j'ai pensé chaque mot. Le monde dans lequel nous vivons est injuste. Que tu sois moissonné est injuste.

Je m'arrête, me surprenant moi-même. Je n'ai jamais été très prolixe et là, je viens de sortir trois phrases avec sujet, verbe et complément. Gale serait étonné. Lui qui me nargue toujours en disant que je ne connais que deux mots : oui et non.

- Ce n'est pas ta première moisson Katniss. Des enfants de douze ans ont été moissonnés l'année dernière et tu n'as pas bronché. Personne n'a bronché. Alors, pourquoi cette année ? Pourquoi parce qu'il s'agit de moi ?

Ces questions commencent à me fatiguer. Je ne pensais pas que je serais soumise à un interrogatoire. Je soupire, ronchonne et lui lance un regard noir.

- Parce que tu es le garçon des pains, dis-je dans un murmure.

Je vois à son regard brillant qu'il se souvient aussi parfaitement que moi de cette journée froide et pluvieuse lors de laquelle il m'a lancé deux pains brûlés intentionnellement – je crois – alors que je cherchais de la nourriture dans les poubelles de la boulangerie.

- Ces deux pains nous ont sauvés, ma famille et moi, ce soir-là. J'ai voulu te remercier des centaines de fois, mais je n'ai jamais trouvé le bon moment ou le courage pour le faire.

- Jusqu'à aujourd'hui parce que tu sais que je vais mourir, constate-t-il avec amertume. J'ai toujours cru que tu m'en voulais de te les avoir lancés de cette manière.

- Non, jamais ! m'exclamé-je. Mais est-ce que…est-ce que tu les as brûlés volontairement ?

- Bien sûr que oui ! Ma mère m'a d'ailleurs traité d'incapable en me giflant, mais ça en valait la peine. Tu sais, être moissonné a au-moins un aspect positif pour moi.

- Ah bon ! dis-je, n'en croyant pas mes oreilles.

- Oui. Plus jamais je n'aurais à la supporter.

Je sais qu'il parle de sa mère. Je n'ai jamais compris ce qui l'a pousse à traiter son plus jeune fils de cette manière. Elle n'a aucun amour ni aucune tendresse pour Peeta.

- Il ne faut pas que tu crois ce que ta mère te dit. Tu n'es pas un incapable et encore moins un faible. Tu peux gagner les Jeux, Peeta, j'en suis convaincue.

- Vraiment, me demande-t-il, étonné.

Je décide de jouer la carte de la sympathie à fonds et continue sur ma lancée en lui faisant la liste de tout ce qui fait de lui un tribut dont je me méfierais à la place des vingt-trois autres.

- Bien sûr que oui ! Tu es fort. Il suffit de te regarder porter des sacs de farine de cinquante kilos au-dessus de la tête pour constater que cela t'a musclé le corps. Et puis, tu sais te battre en corps à corps. Après tout, tu es arrivé second du concours de lutte de l'école l'an dernier, juste après ton frère. D'ailleurs, je suis sûre que tu l'as laissé gagner. Tout ça n'est pas rien.

Je ne le sens pas complètement convaincu par mes arguments, mais je vois tout de même un petit sourire naître aux coins de ses lèvres. D'autres atouts me viennent alors en tête.

- Et puis, tu n'auras pas trop de mal à te faire aimer par les sponsors : tu es séduisant, des yeux d'un bleu magnifique et un sourire éblouissant.

Justement, en parlant de ce sourire éblouissant, celui-ci se fait bien plus large. Je crois que j'y suis allée un peu loin dans la flatterie, non ? Je sens mes jours me brûler. Bon sang, je dois être rouge tomate. Je suis ridicule. C'est pas vrai ! Que va-t-il penser ? Que je le drague ? Non de…

- Je ne m'attendais pas à ce que tu me déclare ton attirance pour moi, se moque-t-il en me faisant un sourire séducteur.

- Ma quoi ? Ne prends pas tes rêves pour des réalités Mellark !

Et voilà ! Je viens de gaffer ! Il faut toujours que mes paroles aillent plus loin que ma pensée. Son visage se décompose et je regrette aussitôt mes stupides paroles. Que je peux être stupide ! J'avais presque réussi à lui faire croire en ses chances de victoire et voilà que je lui rappelle qu'il ne pourra, sans doute, jamais réaliser ses rêves. Non, mais pincez-moi, quelle idiote !

- Peeta, je suis désolée ! Je n'aurais pas dû dire ça ! Pardonne-moi !

- Il n'y a rien à pardonner Katniss ! Je sais ce qu'il m'attend. C'est juste que j'aurais aimé que tu viennes me parler en d'autres circonstances. Peut-être que l'on…que je…

- Que l'on quoi ?

- Bah ! Ça n'a plus d'importance maintenant !

- Mais ça en a pour moi ! répliqué-je.

Son regard capture soudainement le mien. J'ai l'impression que le temps s'arrête. Je me rends compte que j'ai pensé chaque mot tout à l'heure : Peeta est vraiment un jeune homme très séduisant. Sa main vient au contact de ma joue. Je ferme les yeux, savourant le moment, des papillons dans l'estomac sans trop savoir pourquoi.

Je voudrais que cela dure toujours.

- Katniss, murmure-t-il d'une voix rauque, son souffle me chatouillant le visage.

J'ouvre les yeux. Il est beaucoup plus proche de moi qu'il ne l'était un instant plus tôt. Il s'approche encore, lentement, comme s'il ne craignait que je me volatilise, mais je ne compte pas me dérober. Alors qu'il n'est plus qu'à quelques centimètres, je referme les yeux. Ses lèvres effleurent les miennes, mais deux coups donnés à la porte nous font sursauter. Peeta recule d'un pas tandis que les Pacificateurs entrent :

- Votre temps est terminé Mademoiselle, me dit l'un d'eux.

- Encore une minute, s'il vous plaît, supplie Peeta.

- L'heure c'est l'heure, grogne le second. On vous raccompagne.

Comme tout à l'heure, on me saisit par les bras. Je ne me laisse pas faire, encore une fois.

- Peeta, promets-moi de revenir en vainqueur, je crie alors que l'on me tire vers la sortie.

- Je te le promets Katniss ! crie-t-il. Je reviendrais pour toi. Katniss ! Il faut que tu saches que je…

Et la porte se referme. Les Pacificateurs me lâchent et retournent à leur poste. J'ai le cœur qui bat à tout rompre. Peeta a essayé de me dire quelque chose, mais il est fort probable que je ne sache jamais quoi. Maintenant que les visites sont terminées, les deux tributs vont se faire emmener jusqu'à la gare pour prendre le train qui les conduira au Capitol. Le voyage durera un peu moins de deux jours.

Puis, ils seront présentés au public et subiront un entrainement à la survie durant plusieurs jours. Ensuite, une petite interview avec Caesar Flickerman. Etape finale : l'entrée dans une arène conçue par les Juges des Jeux. Autrement dit, un enfer !

Sans m'en rendre vraiment compte, je déambule un très long moment dans les rues du district, sans doute pendant des heures même. Çà et là, j'entends que l'on fête la joie d'avoir toujours sa famille au grand complet, sauf pour deux d'entre elles. Le soleil commence à décliner quand je me décide enfin à rentrer chez moi. Ma mère et Prim sont toutes les deux soulagées de me voir réapparaitre.

- Mais où étais-tu passée ? s'écrie ma mère.

- Je suis allée voir Peeta, il fallait que je lui parle. J'en ai été tellement chamboulée que j'ai marché un peu.

- Katniss, nous avons reçu la visite de deux hommes armés. Ils te cherchent. Ils nous ont dit que tu devais te rendre au Village des Vainqueurs dès ton retour à la maison.

- Des hommes armés ! Le Village des Vainqueurs ! Oh non !

Je sors en trombe de chez moi et cours aussi vite que je le peux jusqu'au Village des Vainqueurs. Arrivée sur place, je vois une voiture noire garée durant l'une des maisons inoccupées. Il y a de la lumière à l'étage. La porte d'entrée s'ouvre sur un homme armé.

- Mademoiselle Everdeen, je présume.

J'acquiesce.

- Veuillez me suivre s'il vous plaît !

J'entre à sa suite, monte à l'étage et entre dans la pièce indiquée. Aussitôt, une écoeurante odeur de rose et de sang mêlé envahit mes narines. Un homme aux cheveux et à la barbe blanche est assis dans l'un des fauteuils.

- Je suis ravi de faire enfin votre connaissance Mademoiselle Everdeen.

Et là, je sens les ennuis arriver.

Et voilà !

J'espère que vous avez aimé !

Qu'avez-vous pensé de la petite entrevue de Peeta et Katniss ? Que pensez-vous qu'il va arriver à la fille du feu ?

On se retrouve pour le prochain chapitre !

Et, surtout, n'oubliez pas les review !

Merci à tous !

Bises,

Diabo