Hello! Me revoilà pour le second chapitre. Je suis désolé d'avoir mis du temps à le poster, mais j'ai été submergée par les révisions... En ésperant qu'il vous plaira! Merci à tous pour vos reviews sur les précédent chapitre!

Warning: Rating M. Ce chapitre continent une scène explicite (lemon) entre deux personnes de sexe masculin. Non amateurs du yaoi, passez votre chemin...

Réponse aux reviews anonymes:

Komory: Merciiiiii! Ton review m'a vraiment touchée! Je me suis dis que c'était important d'en savoir plus sur le passé de Newt et ses sentiments, surtout que c'est une scène qui a été coupée au montage du film. Ce chapitre est d'avantage du point de vue de Newt, je pense que ça te plaira si le côté émotionnel t'a plu... ;) bisouuus

Yumika: Merci à toi pour ton review! Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira autant :)

Aurore: Merci! Je suis ravie que ca t'ai plu. Et oui, la suite est bien ce que tu penses... ;)

Hello: Hahaha, merci pour ton review ^^ Voici enfin la suite, en espérant qu'elle sera à la hauteur de tes attentes! :)

Place au chapitre! ;)


Chapitre 2: So many things

- Quelqu'un sait où est Thomas?

- Non, répondit Frypan. J'allais poser la même question.

Gally avait été surpris, en retrouvant les autres dans la pièce commune, de ne pas y voir le brun. Tous étaient assis en attendant le repas, certains jouaient aux cartes, d'autres bavardaient à voix basse. Il régnait une ambiance assez étrange dans la grande pièce qui servait de salle commune, comme si tout le monde était sans arrêt sur le qui-vive; une certaine inquiétude se lisait dans la position, l'attitude des personnes présentes. Même Gally, lui-même se tenait raide, prêt à se lever. Mais il était néanmoins visible que tous profitaient de ce qui semblait être un des derniers moments de repos, le calme avant la tempête, en quelque sorte.

Newt était assis dans un vieux fauteuil les bras croisés, muré dans un silence persistant, et les yeux rivés au sol. Personne n'avait osé lui demander ce qu'il se passait, depuis qu'il était redescendu avec Thomas, et durant le reste de la journée. Enfin si, Jorge, ponctuant sa question d'un «Hermano» amical, mais il n'avait pas obtenu d'autre réponse qu'un faible sourire, que Newt lui offrit simplement pour apaiser ses soupçons. Plus les heures passaient, plus son état oscillant entre la perplexité, la préoccupation et autre chose d'étrange était devenu visible.

À vrai dire, il n'y avait qu'une seule chose dans la tête de Newt. Thomas. Il réentendait ses paroles en boucle, sans pouvoir s'empêcher de les ressasser, et implacablement les mots «ce soir.» et «rejoins-moi» s'insinuaient en lui comme les flammes d'un feu qui ne voulait cesser de brûler, et qui s'accroissaient d'heures en heures. Il n'était même pas sûr de vouloir lutter contre cette sensation. Ce qui était quelque peu ironique, pour un mec comme lui atteint de la Braise. Mais là, ça l'obsédait. Rien que l'idée de la voix de Thomas, l'obsédait. Sans qu'il ne puisse retenir ses pensées. Et ces pensées envers Thomas partaient dans tous les sens. Il avait essayé de s'imaginer le moment où il rejoindrai le brun – parce qu'il savait qu'il le ferai, ce n'étais même pas une question-, mais les idées qui traversaient alors son esprit l'avaient rendu fou; autant d'angoisse que d'envie.

- Laissez, les gars, il doit vouloir se reposer avant qu'on parte ce soir, leur répondit Brenda d'une voix lasse.

- Ouais, sûrement.

Newt, toujours silencieux, resta encore un instant les yeux dans le vide, ses pensées divaguant encore et encore. Il ne pouvait empêcher l'appréhension, autant que l'impatience, de s'insinuer en lui. Même si les paroles de Thomas et leur sens, étaient évidentes, il ne savait réellement ce qui allait se passer, lorsqu'ils seraient de nouveau l'un en face de l'autre, face au poids que pouvaient avoir certaines paroles, et si près du moment où tout s'enchaînerait si vite, une fois dans la ville. À si peu de temps de la violence, du danger. Livrés à la douleur qui vibraient en eux, à tenter de la faire disparaître, de s'abandonner aux sensations, chercher la tendresse et l'oubli. Parce que c'était ça, un putain de déluge de sensations, et l'impression de respirer à nouveau, bien qu'au bord du gouffre.

Newt finit par relever la tête, et se leva brusquement, en soufflant au groupe:

- Je pense que moi aussi, je vais aller me reposer.


Les pas de Newt semblaient étrangement résonner sur le sol du bâtiment, dans le couloir sombre. Ou c'était simplement lui, qui était tendu au point de relever chaque bruit, chaque écho. Il n'arrivait pas à mesurer ses pas, ce même s'il l'aurait réellement voulu. Il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait… mais il y avait une chose qui vibrait en lui, et qui le brûlait de l'intérieur, autant que cela pouvait paradoxalement apaiser la douleur qui avait pris place dans sa chair depuis trop longtemps, et qui irradiait trop rapidement.

«Derrière leur salle des cartes».

Newt repensa au terme que Thomas avait utilisé, et il fut ramené un instant au Labyrinthe. C'était un automatisme, d'employer des mots qu'ils avaient l'habitude d'utiliser là bas, puisque finalement c'était la première chose qu'ils se rappelaient avoir connu. Ça leur était resté, incontestablement, même si ça n'avait plus aucun sens.

C'était aussi étrange de se retrouver dans les ruines de ce qui avait été une ville, dans de véritables bâtiments, et si près d'une ville qu'ils savaient moderne et intacte au milieu de la terreur du monde, après être restés si longtemps sur la Terre Brûlée, puis n'avoir connu que les tentes du Bras Droit, dans les montagnes. Il avait presque oublié l'impression d'étouffer que pouvaient conférer des murs comme ceux-ci, même s'ils étaient loin d'être aussi hauts que ceux du Labyrinthe. Lorsqu'il tourna à l'angle d'un des murs de béton, il aperçu le lieu où ils s'étaient réunis la veille au retour de Gally et Thomas de la Ville. Où il avait failli s'en prendre au brun, sous un accès de folie. Il ralenti subitement. Et si… Et s'il perdait une nouvelle fois le contrôle de lui même? S'il faisait du mal à Thomas?

Non. Non, il ne le pourrai jamais. Et Thomas lui avait promis… de lui faire oublier tout ça. Ses mots n'avaient pas quitté Newt une seule seconde.

Il se remit à avancer, et entra dans la salle, vide à cette heure-ci, comme le reste des couloirs qu'il avait traversé, puis contourna la grande table pour pénétrer dans une petite pièce presque cachée, et qu'il n'aurait pas remarqué si Thomas ne lui en avait pas dévoilé l'existence. Juste derrière les caisses entreposées dans un coin, et dont la porte n'était qu'un épais rideau empli de poussière d'une autre époque.

La pièce était sombre, lorsqu'il poussa le lourd tissus pour y entrer. Seulement meublée d'un matelas, posé au sol, et dont la seule lumière provenait de la lampe à huile qui brûlait dans un coin, et de la lune qui filtrait à travers les carreaux sales et cassés d'une fenêtre. Devant laquelle se tenait Thomas, immobile, le regard rivé au peu de ciel visible.

- Tommy? Tenta Newt d'une voix contenue, qui sembla trop forte dans le vide et le silence de l'endroit.

Le brun se retourna immédiatement, et ses yeux croisèrent ceux du blond, hésitants. Les siens étaient sombres, et brillants en même temps, d'une lueur mêlant appréhension et… désir?

- Tu es venu.

- Bien sûr que oui, répondit Newt

Leurs yeux étaient accrochés à ceux de l'autre, ne parvenant à les lâcher. Il y avait tellement de non-dits, entre eux, de choses qui avaient désespéramment envie d'être dites, montrées. Et à l'intérieur de chacun d'eux vibrait la sensation qu'ils n'auraient jamais le temps, qu'il y avait trop de choses.

- Comment tu as su que cette pièce existait? continua Newt. La question paraissait ridicule, au vu de la situation.

- J'ai du mal à dormir, depuis qu'on est arrivés… il y a deux jours, je l'ai découverte en errant dans les bâtiments en pleine nuit.

En parlant, il s'était avancé, et de ce fait, rapproché de Newt. Ce dernier ne put s'empêcher de faire un pas en avant, à son tour. L'atmosphère prit soudain une ambiance plus lourde.

- Newt, je… je pensais chaque chose que j'ai dite.

Thomas s'avança encore, et saisit doucement le bras de Newt, pour le faire reculer contre l'un des murs. Son dos rencontra la surface froide, et le brun se rapprocha d'avantage de lui, pour ne plus être qu'à quelque centimètres de son visage.

- Dans quelques heures, on sera partis pour la ville… murmura Thomas.

- Je sais.

- On ne sait pas ce qu'il se passera. Peut être…

- Tommy, arrête, le coupa Newt. Tient… tient ta promesse.

Ce fut le blond qui rapprocha son visage du sien, presque imperceptiblement. Mais leurs souffles, tièdes dans le froid ambiant, se mélangeaient maintenant. La main de Thomas qui était sur le bras de Newt remonta pour effleurer sa taille, et son autre main se posa sur le mur, à côté de la tête du blond.

- Je sais que je ne suis pas le seul à avoir besoin d'oublier… chuchota Newt

Et Thomas s'approcha encore, en murmurant son prénom à son oreille; leurs souffles étaient lourds, et pendant un instant ils ne firent que respirer l'air de l'autre, mais d'une manière si intime, et si proches, que tout autour d'eux semblait électrique. Puis, les paupières closes, leurs lèvres se frôlèrent doucement, hésitantes, brûlantes, avant de se rejoindre enfin, ni l'un ni l'autre ne tenant plus.

Leur baiser fût d'abord contenu, tendre, puisqu'ils se découvraient, mais très vite, alors que la main du brun agrippait fermement la taille de Newt, ils s'embrassèrent avec plus d'ardeur, plus de langueur. Leurs lèvres glissaient contre celles de l'autre, et chacun capturait le souffle de l'autre à chaque baiser, dont la chaleur augmentait à mesure qu'ils s'intensifiaient.

La main de Thomas qui était sur la hanche du blond se crispa, froissant son t-shirt. Il agrippa le vêtement avec force, comme pour s'y raccrocher, et dans son mouvement ses doigts frôlèrent le ventre de Newt. Les deux garçons se détachèrent, presque instantanément, parce que même un si léger effleurement leur semblait être une chose toute nouvelle, entre eux. Un cran nouveau.

Thomas recula d'un pas, et saisit la bordure du haut de Newt, pour le soulever avec lenteur. Le blond leva les bras pour lui permettre d'aller au bout de son geste, et ôter le vêtement. Les yeux du brun descendirent alors sur le torse pâle de Newt, dont le dos était de nouveau collé à la surface froide du mur. Thomas entreprit d'ôter lui aussi son propre t-shirt, et ce fut à son tour d'être torse nu, en face du blond. Il s'avança de nouveau, et sa main s'approcha du ventre de Newt pour l'effleurer de ses doigts, envoyant un frisson dans le corps du blond.

Leurs regards s'accrochèrent, leurs pupilles assombries, et brillantes, et Thomas posa sa main complètement, sur la peau tiède du blond. Lentement, il caressa sa hanche, puis remonta vers son abdomen, et il s'approcha d'avantage de son corps pour poser ses lèvres sur les siennes, légères, puis sur sa mâchoire, et Newt ferma les yeux. La bouche de Thomas glissa près de l'oreille du blond, dans une caresse brûlante qui fit se serrer le bas-ventre de ce dernier, puis dans son cou, laissant une brûlure invisible, et sa main remonta sur les côtes du blond. Puis sur son buste, et son pouce caressa l'appendice de chair qui se trouvait là; Newt laissa échapper un soupir, et l'une de ses mains se perdit dans les cheveux courts du brun. La pièce qui semblait si froide auparavant paraissait maintenant s'être largement réchauffée. Et plus Thomas le touchait, plus leurs souffles s'alourdissaient.

Les lèvres de Thomas descendirent sur la clavicule du blond, alors que celui-ci murmurait son prénom; puis elles furent sur son épaule, alors que son pouce le caressait toujours, et bientôt se fut sa bouche qui fut à cet endroit. Il ignorait ce qui le guidait, mais en lui s'étendait au fur à mesure de sa proximité avec Newt l'envie irrépressible de toucher, et même goûter chaque parcelle de son corps, sans qu'il ne puisse contrôler ce désir qui semblait les habiter tous deux sans limite depuis qu'ils s'étaient touchés ainsi.

Instinctivement, Thomas remonta jusqu'au cou du blond, et ses lèvres effleurèrent de nouveau sa mâchoire. D'un même geste, il saisit les hanches du blond, et mû par une envie qu'il était incapable de contenir, il fit se rencontrer leurs bassins. Tous deux gémirent au contact de l'autre, leurs pantalons serrés et déformés par le désir qui montait en eux, lorsque leurs bas-ventre se touchèrent. Malgré le fait qu'ils étaient encore l'un comme l'autre habillé, la sensation nouvelle envoya une décharge dans le corps de Newt, et sa main saisit plus fermement la nuque du brun. Leurs gestes étaient lents, depuis le début, hésitants, mais l'envie ne faisait que grandir à l'intérieur d'eux, et s'ils mesuraient leurs mouvements, c'était par appréhension, certes, mais aussi par désir de savourer chaque instant qu'il leur restait avant de partir, chaque nouvelle sensation.

La main de Thomas se glissa sur la bordure du pantalon de Newt, et il se détacha de son cou pour planter ses yeux dans ceux presque noirs du blond, qui hocha la tête une fois pour lui accorder silencieusement le droit de continuer. Les mains du brun tremblaient lorsqu'il entreprit de déboutonner le vêtement, et la sensation du tissus qui quitta les jambes de Newt arracha un frisson à ce dernier.

Un dernier froissement, et Newt fut entièrement nu devant Thomas, qui ne put s'empêcher de laisser ses yeux parcourir son corps. Mais loin de se sentir vulnérable, Newt avait l'impression d'être habité par un désir si puissant, et si évident, qu'il brûlait de l'intérieur à l'idée de ce qui allait se passer. Il ne voulait qu'une chose, que les mains de Thomas reviennent sur lui, partout à la fois. Il ne se souvenait pas avoir déjà ressenti de telles choses, pensé de telles choses – avec tout ce qu'ils avaient du traverser, ils étaient à des lieues de se préoccuper de cela, et maintenant qu'il était là, face au brun dont les yeux le regardaient d'une manière nouvelle, rien d'autre ne lui semblait plus juste. Thomas avait toujours posé sur lui un regard différent que sur les autres blocards, comme s'il cherchait à connaître sa réaction à chacune de ses paroles, à chaque évènement, et en même temps voulait toujours s'assurer que le blond était bien là, et sauf. Même si Newt était conscient de ce regard, et qu'il savait que Thomas était lui même conscient que son propre regard sur le brun était lui aussi différent, aucun des deux n'avait cherché à s'interroger sur ce qu'il y avait entre eux. - il y avait bien trop d'autres choses auxquelles penser. Et cet instant, là dans cette salle cachée aux yeux des autres, semblait presque irréel, autant que les sensations qui traversaient leurs corps ne leur avaient jamais semblé plus réelles. Newt avait l'impression que chaque seconde lui redonnait vie un peu plus, même si cela semblait être une parenthèse, et qu'il savait que bientôt ils devraient quitter cet endroit. Mais pour l'instant, il ne voulait même pas y penser.

La main de Thomas vint une nouvelle fois frôler le ventre plat du blond, qui se serra encore, et son front se posa contre celui de Newt, alors que tous deux fermaient les yeux, sous l'électricité qui était devenue si palpable entre eux.

- Newt, je… est-ce que…

Le blond n'eut pas besoin que Thomas finisse sa phrase pour comprendre sa question.

- Oui. Touche-moi Thomas…

Les doigts du brun glissèrent alors vers le bas-ventre de Newt, et s'enroulèrent finalement autour de son sexe déjà humide et pulsant sous le désir. Un gémissement s'échappa de ses lèvres, et sa tête se posa contre le mur. Thomas entreprit alors un lent mouvement, son souffle chaud de nouveau dans le cou du blond, dont le bassin vint instantanément à la rencontre de sa main.

Sa main se mouvait de haut en bas, et son souffle était erratique sur la peau sous ses lèvres. Newt tenta de parler, mais ses mots sortirent rauques et désordonnés:

- Tommy… Laisse-moi te toucher aussi...

Le brun se recula alors et les mains de Newt trouvèrent immédiatement le bouton de son pantalon qu'il défit avec empressement. Thomas accompagna son geste en se défaisant des vêtements devenus bien trop serrés et encombrants, et il fut lui aussi nu devant le blond. Il n'y avait à présent plus aucune barrière entre eux deux. Légère, la main de Newt se posa alors à son tour sur l'entre-jambe de Thomas, qu'il se mit à caresser comme celui-ci l'avait fait à l'instant. Bien vite, les gémissements s'échappèrent des lèvres entrouvertes du brun, et il ferma les paupières, avant de se rapprocher du corps du blond. Leurs érections entrèrent en contact, et Thomas ôta alors la main de Newt pour saisir lui-même leurs deux sexes, et les caresser d'un même mouvement.

Un son rauque mourut dans la gorge du bond lorsque Thomas s'empara de ses lèvres, pour l'embrasser avec ferveur, sans cesser ses gestes. Il ralentit cependant en les sentant tous deux approcher petit à petit du point de non-retour, et ses doigts se firent bientôt fantômes sur leurs peaux nues. Newt ouvrit les yeux, prêt à protester, mais Thomas pris sa main et l'entraîna vers le matelas posé au sol et recouvert de draps froissés, mais étonnamment propres. Avec douceur, il poussa le blond sur le lit de fortune, et se plaça au dessus de lui.

Il détailla alors son visage. Les joues de Newt étaient chaudes, ses cheveux emmêlés, et ses lèvres rouges et gonflées. Ainsi étendu sous lui, son torse se soulevant avec peine tant sous souffle était lourd, et son sexe dressé contre son ventre, il incarnait une telle volupté, et une image si désirable aux yeux de Thomas, que son entre-jambe se serra immédiatement d'anticipation et de désir. De nouveau, il fondit sur les lèvres de Newt, et son baiser fut si passionné qu'il en fut presque obscène. Leurs bas-ventre entrèrent de nouveau en contact, et les doigts de Thomas laissèrent une empreinte sur la hanche du blond.

Puis ses lèvres retournèrent sur sa mâchoire, son cou, sa clavicule, puis sur son buste, descendant lentement et de plus en plus; sur ses côtes, son ventre, puis encore plus bas, si bas… Newt tenta alors de se redresser, mais il s'effondra sur le matelas dans un cris étranglé lorsque les lèvres brûlantes de Thomas caressèrent son sexe, puis que se fut au tour de sa langue de s'enrouler autour de l'appendice de chair.

- Tommy… oh mon dieu, Thomas…

Le brun prit entièrement Newt dans sa bouche, et s'appliqua à le faire gémir en allant et venant avec ses lèvres, sa langue. Le blond s'agrippa aux cheveux de Thomas, tirant presque, ce qui fit gémir le brun contre son sexe, et se soulever alors les hanches de Newt. Encore et encore, Thomas le caressa, et les soupirs de Newt s'intensifièrent dans le silence de la pièce, troublé de bruits explicites sur ce qu'il se passait. Thomas ne savait même pas ce qui guidait ses gestes, comment il connaissait de telles choses, mais son seul désir était d'entendre Newt gémir encore et encore, de lui faire ressentir du plaisir, autant qu'il le pouvait, et de lui faire oublier le reste comme il lui avait promis sur le toit, en caressant ses lèvres des siennes, en lui murmurant des paroles étouffées alors qu'ils étaient à même le sol sous le ciel pâle. Il continuait à faire aller et venir sa bouche sur lui, laissant faire son instinct, et imaginant le blond à sa place, se délectant de ses soupirs, de sa main prise dans ses cheveux.

- Thomas, si tu continues, je… je vais...

Le concerné se détacha alors, et ses lèvres remontèrent jusqu'à celles de Newt sans pour autant l'embrasser, mais frôlant juste les siennes, son front posé contre le sien. Ce fut le blond qui s'avança pour capturer sa bouche avec douceur. Thomas colla de nouveau son corps à celui de Newt, son sexe toujours aussi dur contre la cuisse de celui-ci, et sa bouche s'approcha de l'oreille du blond pour lui souffler:

- Dis moi que je peux… que tu en as envie.

Pour ponctuer sa phrase, et presque incontrôlablement, il amorça un mouvement de bassin, sa main toujours agrippée à la hanche du blond, qui laissa échapper un gémissement.

- Newt je… mon dieu, je ferai tout ce que tu veux…

- Oui. Oui, je t'en prie…

Rien que le fait d'entendre la supplique de Newt arracha un son rauque aux lèvres de Thomas. Dans un murmure, il souffla au blond:

- Retourne-toi.

Avec un frisson, le blond obtempéra, et en une seconde il fut appuyé contre le matelas, son dos contre le corps de Thomas qui se pressa de nouveau contre lui. Au même moment où les lèvres du brun frôlèrent ses épaules, son érection appuya contre le bas de son corps, et Newt se cambra un tant soit peu, la tête penchée en avant. Ça y est, ne put-il s'empêcher de penser. L'envie que Thomas continue pulsait en lui à tel point qu'il se retenais de ne pas le supplier de le prendre là, maintenant, sans aucune préparation. Il voulait tellement le sentir en lui, et il n'aurait jamais cru qu'un besoin aussi impérieux puisse s'immiscer dans son corps ainsi. Il n'aurait jamais imaginé se retrouver dans une telle position, soumis ainsi, lui l'ancien second du Bloc, à la merci du désir. Mais il voulait aussi garder ce moment en lui comme un souvenir presque trop utopique, alors il savait qu'il devait se retenir de supplier Thomas de ne plus attendre, et le laisser faire.

Il sentit alors les doigts du brun glisser sur sa hanche et le bas de son dos, puis plus bas, et hésiter à son entrée.

- Tommy, vas-y…

Newt ne reconnaissais pas sa propre voix, embuée par l'envie. Lorsque les doigts de Thomas se glissèrent enfin , le blond se mordit la lèvre pour étouffer une plainte. La sensation était totalement nouvelle, et étrange, et la douleur se mit doucement à pulser à l'intérieur de lui.

- Est- ce que ça va…?

Le blond hocha la tête, et Thomas se mit à bouger lentement ses doigts. À chaque mouvement, la douleur qui pulsait auparavant se transformait peu à peu en une sensation plus douce, puis progressivement en plaisir, et lorsque Thomas toucha son point sensible, le gémissement qui sortit des lèvres de Newt ne fut que pure luxure. Thomas recommença à faire bouger ses doigts, et Newt gémit de nouveau, en ondulant des hanches.

- Mon dieu… encore..

Thomas se plia à sa supplique, et alors qu'il toucha de nouveau le point sensible, il appuya son sexe contre Newt, en murmurant son prénom. Ce dernier agrippa le draps sur lequel il était allongé, le front posé contre le matelas, et souffla:

- Plus

Thomas ôta alors ses doigts, et en s'aidant d'une main, se positionna à l'entrée de Newt. Il fit glisser son sexe contre lui lentement, sans pour autant entrer en lui. C'en était presque une torture, pour l'un comme pour l'autre.

- Tu en es sûr?

Newt hocha une nouvelle fois la tête, sans un mot. Les lèvres de Thomas effleurèrent son oreille, et il lui murmura d'une voix rauque:

- Dis le moi…

- Prend-moi. Maintenant…

Et dans un gémissement, Thomas se glissa à l'intérieur de lui, avec une lenteur démesurée. Lorsqu'il fut complètement en lui, Newt laissa échapper un cri de douleur. Thomas se figea, submergé par les sensations, et laissant le temps au blond de s'habituer à lui.

- Oh, Newt… tu es si… mon dieu...

- Bouges, Thomas, je t'en prie…

Le brun amorça alors un lent vas-et-vient, et de nouveau, la douleur qui irradiait le bassin de Newt disparut peu à peu, et le plaisir vint prendre sa place, hésitant au début, puis plus téméraire. Et lorsque Thomas donna un coup de rein plus puissant que les autres, il toucha de nouveau ce point si sensible, et Newt gémit, de concert avec Thomas.

- Refait ça, lui intima dans une supplique la voix de Newt.

Thomas s'enfonça alors plus profondément en lui, et recommença, encore et encore. Newt gémissait sans aucune retenue, et les sons qui s'échappaient des lèvres de Thomas alors que celui-ci se mouvait en lui envoyaient des décharges de désir dans son sexe, douloureux tant il était dur. Le brun se pencha vers son visage, et ses lèvres embrassèrent sa nuque. Newt sentait le plaisir monter en lui de plus en plus fort, brûlant.

- Attend Tommy… Je… je veux te voir…

Thomas se détacha alors doucement, et se redressa, laissant à Newt la possibilité de se tourner. Lorsque leurs yeux se croisèrent, le ventre du blond se tordit de nouveau, et Thomas fondit sur ses lèvres, pour l'embrasser encore et encore, glisser sa langue contre la sienne, mordre ses lèvres, alors que les mains de Newt étaient prises dans ses cheveux, sur sa nuque, son dos, griffaient presque. Thomas glissa son bras sous le corps de Newt pour relever son bassin, et il se détacha un instant de sa bouche pour regarder ce qu'il faisait. Puis, il s'enfonça de nouveau en lui, et les jambes de Newt s'enroulèrent instinctivement autour du corps transpirant du brun. Thomas recommença ses coups de hanches, d'abords lents et contenus, puis plus profonds, plus puissants, alors que Newt lui murmurait des oui et des encore incontrôlés. Puis leurs yeux se croisèrent à nouveau, au même instant qu'un des coups de reins de Thomas le fit s'enfoncer plus profondément en lui, et Newt sut.

Il sut que ce qu'il y avait entre Thomas et lui, ce n'était pas juste du désir. C'était bien plus, tellement plus. Il compris que ça avait toujours été là, sous ses yeux, et qu'il ne l'avais pourtant jamais réalisé. Parce qu'il était aveugle, qu'il n'imaginait pas une telle chose possible. Il sut que Thomas, pas seulement son corps pressé contre le sien, mais tout de lui, était tout ce qu'il voulait, et que pour rien au monde, il ne pourrait se séparer de lui. Il ne s'était jamais rendu compte d'à quel point le brun était essentiel pour lui, parce qu'ils avaient toujours été ensemble depuis qu'ils avaient tous quittés le Labyrinthe, mais là, à cet instant précis, ce sentiment le percuta comme une vague, d'une violence incommensurable. Et tout ce qu'il parvint à faire, ce fut murmurer le prénom de Thomas comme s'il le faisait pour la première fois. Et au vu de la lueur qui brillait dans les yeux du brun, il sut que celui-ci venait de ressentir la même chose. Leurs lèvres se trouvèrent, et ce fut ça. Exactement ça. Une putain d'évidence.

Et avec Thomas ainsi en lui, ce déluge de sensations et d'émotions, Newt était si proche.

Une des mains de Thomas vint alors saisir le sexe gorgé de sang du blond, et il se mit à le caresser au même rythme que ses vas-et-viens. Newt gémit longuement, et Thomas accéléra ses mouvements, en gémissant lui aussi. Ni l'un ni l'autre ne parvenait à se contrôler, et aucun d'eux n'en avait rien à faire, puisqu'en aucun cas ils ne voulaient se contrôler. Alors qu'il eu l'impression que le plaisir allait imploser en lui, Newt réalisa que ce moment était tout ce qu'ils avaient, et tout ce qu'ils auraient jamais. Puisque dans moins de deux heures, ils seraient de l'autre côté des murs, à risquer leur vie et ne pas être sûr de revenir vivants et de réussir. Et sans qu'il ne puisse rien n'y faire, les larmes se mirent à couler sur ses joues, et dans un dernier gémissement empreint de tant de choses, il jouit entre leurs deux corps pressés l'un contre l'autre. Thomas embrassa ses larmes, puis sa tempe, et vînt lui aussi dans un cri rauque, se répandant à l'intérieur de Newt. La jouissance les frappa de plein fouet, portant chacun le nom de l'autre sur ses lèvres, et ils s'écroulèrent alors que Thomas se détachait du blond, leurs lèvres scellées. Newt s'agrippait encore au brun comme s'il ne voulait pour rien au monde que ce moment se termine.

Ils finirent tout de même par se détacher, et Newt observa le visage du brun. Il ne pleurait pas, mais dans ses yeux se lisait une telle souffrance que le cœur de Newt se serra. Thomas s'allongea à ses côtés, et ils restèrent ainsi, dans la pénombre, sans prononcer la moindre parole. Il n'y avait pas besoin de mots, parce que l'un comme l'autre savaient. Et les mots étaient bien trop douloureux.

Puis, lorsque Thomas souffla qu'il était temps de se préparer à partir, et que les autres devaient les chercher, ils se rhabillèrent en silence. Et une fois de nouveau comme avant, ils se regardèrent une dernière fois d'un air entendu, et passèrent la porte de fortune pour regagner la pièce commune.

Dans moins d'une heure, ils partiraient pour la ville. Il était temps de s'équiper.


Et voilà! A bientôt pour le prochain et dernier chapitre... N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, j'en serais ravie!

Pleins de bisous

Missfleurdelune