Dans la peau de Sirius Black

Autrice : Caroline Black

Résumé : Pensées… naissance d'un homme dans la souffrance, par une belle amitié…

Chapitre 1 : lueur…

Avançant seul dans le Chemin de Traverse, Sirius écoutait le bruit environnant sans grand intérêt, juste pour essayer de s'imaginer ce que cela pouvait bien être d'être vivant… d'aimer vivre… d'avoir des amis… de ne pas être juger en permanence… vivre libre… son regard se posa sur un garçon de son âge… il fut tout d'abord surpris par la joie qu'exprimait son visage puis envieux… ce dernier était accompagné de sa mère… et tous deux semblaient tout simplement heureux d'être là… heureux d'être ensemble… pourquoi ne pourrait-il pas être ainsi lui aussi… pourquoi sa mère ne le serrait jamais dans ses bras… ne lui disait jamais de mots gentils… il découvrait alors ce qu'était normalement une mère… Sirius aurait tant voulu avoir ça lui aussi… il avait envie d'allait voir ce garçon… envie de partager pour la première fois de sa vie un moment de bonheur, de joie… mais il se rappela les paroles de ses parents le matin même avant qu'il ne l'envoie aller acheter ses affaires de cours… « ne déçois pas » «ne t'approche pas des moldus ou tout ce qui en semble trop proche en caractère… » et surtout pas à des griffondors… dont le garçon portait les couleurs… alors que comme Sirius il ne devait pas encore avoir de maison… cela fit réfléchir Sirius… comment pouvait-il être aussi sûr de finir à Griffondor… est-ce que le seul fait de vouloir aller dans telle ou telle maison pouvait suffire à ce que l'on y aille… dans ce cas… il lui serait plus simple de finir à Serpentard… il n'aurait qu'à se convaincre que cela était le mieux… mais pour qui… pour lui ou pour ses parents… sa famille… ah cette famille… il n'avait jamais eu l'impression d'en faire partie… lui il aurait voulu s'amuser, profiter de la vie… comme son oncle le lui avait appris à l'insu de ses parents… s'ils l'avaient su… ils l'auraient empêcher de le voir…

Ainsi Sirius décida de repartir vers chez lui directement après avoir acheté ses affaires sans adresser la parole à personne d'autres qu'aux vendeurs… et encore… en repartant son regard croisa celui de « l'autre » et durant une seconde il eut l'espoir d'une vie meilleure… puis cette étincelle s'éteint et les yeux baissés il rentra chez lui…