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Chapitre 1

Anacrouse en La –


Ce matin ne s'était pas passé différemment qu'hier, une fois les vacances terminées, la routine des cours se réinstallait bien rapidement. Bâillant une fois de plus sur la route du lycée, Mio rejoignit son amie Ritsu qui l'attendait devant chez elle, comme tout les matins. Elle avait presque l'impression qu'il faisait encore plus chaud qu'hier. À ce train là, l'hiver n'arriverait jamais. Les cours s'écoulèrent dans la tranquillité, l'avantage des début de septembre était qu'il n'y avait pas encore beaucoup de devoir à faire, alors les professeur suivaient simplement leur programme. Mais tout ce qu'attendait Mio et qui la fit sourire un peu bêtement, c'était la fin des cours et le moment ou elle pourrait aller retrouver tout le monde dans la salle de club... ce qui devait être l'attente de toutes les membres du groupe.

– Tient Ritsu, ta tasse.

– Merci Mugi !

– Cette fois, on ne passe pas toute l'après-midi posées devant cette table, décida Mio en tapotant de sa paume sur le bois du meuble.

Bien que... elle eut surtout l'impression que tout le monde se concentrait sur le magnifique gâteau au chocolat que venait de déballer Tsumugi.

– Vous avez entendu ce que je viens de dire, au moins ? insista la jeune fille.

Pour toute réponse, elle eut un « oui ! » enjoué de la part des autres, alors que la pianiste avait commencé à découper la pâtisserie et à en servir à tout le monde. Une fois de plus, la conversation tourna tout autour du bon goût du chocolat et du secret de la jeune fille blonde pour avoir de si bon desserts. Elle expliqua que sa famille avait des cuisiniers personnels spécialisés, ce qui ne manqua pas d'impressionner Yui qui imaginait déjà une armée de toque préparant toutes sortes de desserts.

– C'est bien, mais du coup, ça nous empêche un peu de travailler..., ajouta Mio en souriant tranquillement.

– Tu dis ça, mais toi aussi t'es bien contente de pouvoir en manger, hypocrite ! s'exclama Ritsu avec un air ironique

– C'est le seul truc bon que je peux manger de la journée, alors oui j'en profite ! se défendit la jeune fille en croisant les bras, avec un air vexé.

– Oh, me dis pas que tu manges toujours ces nouilles instantanées au goût bizarre ? rigola son interlocutrice.

Mio soupira avec un demi-sourire, car c'était exactement ce qu'elle mangeait généralement le soir... elle ne comprendrait jamais en quoi ces nouilles avaient un goût étrange, personnellement elles les trouvaient tout a fait convenables... ou au moins, avec un bon rapport qualité-prix. Azusa ne suivant pas trop la conversation, se tournant vers la bassiste pour la questionner.

– Pourquoi ? Ta mère est mauvaise cuisinière ?

Juste après cette question, plus personne ne parla. Il y eut quelques secondes de flottement, qui parurent durer bien trop longtemps, le silence qui venait de s'installer dans la salle du club tranchait soudainement avec l'animation d'il y avait moins d'une minute. Ne comprenant pas d'où venait ce soudain froid, Azusa baissa la tête, n'osant pas dire quelque chose de plus. Mal-à-l'aise, elle fixa timidement Mio, la questionnant du regard en murmurant un « euh... » à peine audible.

– C'est... que..., commença Ritsu en tâtonnant pour trouver un début d'explication.

– Je n'ai plus de parents, ils sont décédés dans un accident, quand j'étais plus jeune. la coupa la bassiste, d'une voix neutre. Et puis, avec le boulot, je n'ai pas beaucoup de temps pour cuisiner, le soir.

De nouveau, un nouveau silence s'installa, et Azusa qui ne savait pas où se mettre, esquissa un début d'excuse d'une voix faible.

– Ne t'inquiète pas ! Tu ne pouvais pas savoir, et puis... c'est du passé. annonça Mio avec un sourire, frottant la tête de sa kohai pour s'amuser à lui mélanger les cheveux, essayant de la détendre.

– Mais quand même... insista Azusa.

– Allez ! N'y pense plus.

La jeune fille aux couettes acquiesça d'une signe de tête, malgré qu'elle était toujours un peu troublée. Maintenant qu'elle y pensait, elle ne connaissant pas du tout la famille de ses amies, bien que cela faisait plusieurs mois qu'elles étaient dans le même club. Les minutes qui suivirent se déroulèrent sans accros, l'incident étant rapidement clôt – au soulagement de Mio qui n'avait pas besoin qu'on lui rappelle quoi que ce soit – autour de thé et du gâteau du jour, au chocolat, qui avait quelque peu fondu à cause de la chaleur toujours présente. Cette fois, l'amusement fut coupé par Sawako Yamanaka, le professeur principal de leur classe, et conseillère du club de musique légère. Une femme plutôt grande, aux cheveux bruns, portant des lunettes devant ses yeux bruns clairs. Doué en guitare, elle avait aussi fait partie du groupe de musique d'antan du lycée... et surtout, qui aimait jouer et écouter du métal. Elle avait aussi l'habitude de s'incruster quand il y avait des gâteaux à la clé.

– Hé bien ! On ne répète pas beaucoup, à ce que je vois. Désolé de ne pas être venue vous voir hier, le club de jazz m'a prit pas mal de temps, annonça t-elle en entrant dans la salle.

Le groupe, d'une même voix, salua leur professeur, qui s'approcha de la table pour y déposer une feuille de papier couverte d'écriture imprimée.

– Au fait les filles, n'oubliez pas de remplir le formulaire pour le festival, il vaut mieux le faire maintenant qu'à la dernière minute... n'est-ce pas ?

La professeur insista sur la fin, son regard se portant vers Ritsu, la présidente du club qui avait un don pour éviter la paperasse. Cette dernière fit semblant de ne pas comprendre en détournant les yeux avec un sourire crispée, sachant que tout le monde la regardait et n'avait pas oublié que la dernière fois, le groupe avait faillit ne pas pouvoir jouer à cause d'un formulaire mystérieusement oubliée dans le pupitre d'un bureau.

– Bien, et si vous me montriez un peu les progrès accompli durant les vacances ? Vous aviez des idées de nouvelles chansons, non ?

Commença à questionner Sawako, qui ne fut pas surprise du regard gênée des adolescente, qui signifiait clairement qu'elles n'avaient pas bossé autant que ça... mais ne voulant pas en démordre, elle attendit que les filles préparent leur instrument, assise sur le petit canapé bleu de la salle, en face du groupe. La professeur les écouta jouer leur chanson inédite, la partie instrumentale pour commencer. Cela devait faire un bout de temps que la salle de musique n'avait pas servi pour son premier usage, faire de la musique. Tout le groupe fit de son mieux pour jouer la chanson correctement, mais comme il s'agissait de la première fois qu'elles la jouait en entier...

– Hé bien... ce n'est pas fameux...

la critique du professeur de ne fit pas attendre, à peine la dernière note jouée, et tout le groupe lança un « désolé ! » d'une même voix en s'inclinant. Un peu consternée, Sawako se tassa sur le canapé bleu, en croisant les bras.

– Ritsu, tu va beaucoup trop vite à la batterie, tu ne respecte pas le rythme... Yui, il faudra que tu t'entraine encore si tu veux réussir à faire sortir tout le potentiel de ta guitare, notamment un passage du refrain où tu as du mal. Les autres ça allaient, bien que vous n'étiez pas franchement en accord. En un mot, il va falloir mettre les bouchées double si vous voulez être au top pour le concert.

Les filles se regardèrent une à une, ne démentant pas les paroles de Sawako, sachant très bien que pour l'instant, il y avait beaucoup de laisser aller dans ce club.

– On va s'entrainer dur ! s'exclama Azusa, ne se laissant pas démonter par les paroles de leur sensei.

Le reste de l'après-midi, la professeur de musique resta dans le club, les écoutant et les conseillant pour mieux aborder leur chanson, proposant aussi quelques modifications d'accords sur la partition. Partition qui ressemblait surtout à une liasse de feuilles gribouillées, les mesures étant couvertes de modifications, d'indications et de petits dessins complétement hors sujet. Si bien que Sawako fini par leur proposer de taper tout ceci au propre pour que ça soit lisible, ce que le groupe accepta sans hésitation. L'heure passa rapidement, peut-être encore plus rapidement que lorsqu'elle passaient l'après-midi à parler autour de la table.

– Ah, c'est l'heure pour moi d'y aller, à demain tout le monde, lança Mio en rangeant sa basse dans sa housse, contente d'avoir put jouer.

– Aah on n'a beaucoup bossé aujourd'hui ! conclu Yui en s'étirant, s'apprêtant à partir elle aussi.

– Hep, pas si vite, la coupa Sawako dans son élan. Mio peut partir car elle travaille, mais vous, vous restez encore un peu, en particulier toi Yui ! Je ne vais pas vous lâcher jusqu'au festival, les filles !

Un long soupir se fit entendre dans la salle de musique, ce qui fit rire la professeur. Pendant encore une bonne heure, elle les fit pratiquer, corrigeant à chaque fois les défauts de rythme, de posture, de jeu... si bien que ce fut la première fois que le groupe resta aussi longtemps à travailler sur une seule chanson depuis un bout de temps.

– Le repos est encore plus apprécié après avoir beaucoup travaillé ! lança leur sensei.

– Mouais... c'est bien une phrase de prof, ça... grommela Ritsu, un peu déçu de devoir continuer à jouer sans la basse.

– Pardon ?

– N-non, rien !

Une fois la répétition terminée, les filles partirent ensemble, se demandant en plaisantant sur le chemin si elles arriveraient à tenir la cadence que leur imposait leur professeur. Azusa quant à elle, leur fit remarquer que ce n'était tout de même pas du luxe, après avoir flemmardé tout l'été. Chacune se sépara, se souhaitant à demain, et en passant sur le trottoir, Yui qui était maintenant seule et à quelques minutes de sa maison, reconnu la vieille voiture de son père, arrêtée au feu rouge. Elle trottina jusque vers lui, et se pencha à la fenêtre ouverte.

– Salut papa ! lança t-elle d'un ton enjoué.

– Ah Yui ! Alors ça s'est bien passé au lycée ? Tu rentres un peu tard dis-moi.

Monsieur Hirasawa, le père de la jeune fille, était un homme plutôt svelte, qui semblait usé par un travail de bureau compliqué, mais ayant toujours un air calme et joyeux derrière ses lunettes de fonctionnaire. D'habitude, il était tôt à la maison, car il commençait aussi très tôt le matin.

– Oui, Sawako-sensei nous a fait jouer longtemps ! Et toi, ou vas-tu ? La maison est de l'autre côté.

– J'emmène la voiture au garage, elle a du mal à rouler ces derniers temps.

– Ooh, je peux t'accompagner ? demanda Yui enthousiaste, n'étant encore jamais entrée dans un vrai grand garage.

Son père accepta, elle l'adolescente grimpa sur la plage arrière, juste avant que le feu ne finisse par passer au vert. Effectivement la voiture faisait beaucoup de bruit... plus que d'habitude en tout cas. Ils s'arrêtèrent dans un grand bâtiment bleu azur, tout ouvert de partout, devant un large parking ou trônaient toutes sortes de véhicules. L'enseigne indiquait « Garage Isashi », sans doute du nom de son propriétaire. À l'intérieur, il ne semblait pas y avoir beaucoup d'employés contrairement à ce que laissait penser la largeur du bâtiment et l'enseigne accrocheuse, et la plupart des voitures étaient en pièces détachées. La première chose que Yui remarqua en sortant du véhicule de son père, c'était que ça sentait le moteur et l'huile. Heureusement, ces odeurs ne s'accumulaient pas, grâce à la présence de ventilateurs et des grandes portes de garage ouvertes sur l'extérieur.

La jeune fille se dirigea vers un des murs, et se mit à examiner tout les étranges instrument accrochés, la plupart tenant à la verticale sur un long aimant gris rectangulaire, se demandant si c'était vraiment utile d'avoir autant de pinces et de tournevis de tailles différentes. Certains outils avaient une tête plutôt effrayante, notamment les grandes scies... ça avait plutôt l'air d'être accroché là pour la décoration que pour vraiment servir à découper quelque chose. Le patron avait des goûts peu commun tout de même.

– Le filtre à air n'est plus tout jeune, et... ah je crois que c'est ça qui coince...

Entre les bruits de mécanique et de quelques vrombissements de moteur, Yui fut sortie de sa contemplation en entendant une voix familière. Se retournant rapidement, intriguée, sous la surprise elle retourna près de la voiture de son père, reconnaissant son amie, habillée en bleu de travail, ses longs cheveux noirs attachés en queue de cheval, penché au-dessus du moteur.

– Ah ! Mio !

L'interpellée se redressa d'un seul coup en se retournant, laissant échapper un court cri de surprise et faillit lâcher la clé à molette qu'elle tenait.

– Yu... Yui...

– Tient, alors c'est toi Mio ? Tu es la bassiste du club de musique c'est bien ça ? demanda Mr. Hirasawa d'un ton enthousiaste.

– Je te voyais pas du tout travailler dans un garage ! continua Yui, coupa presque la parole à son père.

L'adolescente aux cheveux noirs, elle, acquiesça tout d'abord à la question de l'adulte avant de répondre à son amie, comme quoi c'était effectivement loin de ce qu'elle avait imaginé, avec son idée saugrenue de soubrette. Enfin puisqu'elle était au travail, et sachant que même si son patron n'était pas du genre à être sur le dos de ses employés, ce n'était pas une raison pour faire la conversation au lieu de bosser. Elle continua à réparer le vieux moteur, sous les yeux attentifs de la guitariste qui décidément s'émerveillait sur pas grand chose. Impressionnée par le savoir-faire de Mio qui manipulait des outils les doigts dans le cambouis, elle resta aux côté de la bassiste le temps qu'elle finisse, sans se priver de lui poser un tas de questions sur comment s'appelait telle ou telle pièce... heureusement cela ne dérangeait pas la mécanicienne, qui y répondait sans problèmes, un peu étonnée de l'intérêt que portait soudainement son amie pour la machinerie automobile.

– Voila... j'ai terminé, annonça Mio en refermant le capot.

– Dis... pourquoi tu as choisi de faire ce métier ? lui demanda Yui, le temps que son père et le patron du garage s'arrange sur le prix des réparations.

– … C'est surtout un travail temporaire, je ne compte pas faire ça toute ma vie..., répondit Mio en allant se laver les mains dans un évier accroché au mur. Disons que j'avais besoin de travailler, et qu'ici, ils cherchaient des stagiaires, alors... voila.

Elle marqua une courte pause, soupirant en se rinçant les avant-bras, habituée à ce que le cambouis soi très salissant et qu'il y en ai toujours là ou on ne le pensait pas. Ses mouvements ralentirent un peu, alors qu'une ombre de nostalgie passait sur ses yeux baissés.

– Et puis... mon père adorait la mécanique. Il ne se passait pas un week-end sans qu'il ne trouve un moteur de véhicule à ausculter. Et moi, contrairement à...

L'adolescente s'interrompit quelques secondes, avant de reprendre rapidement.

– Enfin, j'aimais beaucoup le regarder faire, l'écouter en parler, il avait toujours l'air passionné quand il m'expliquait quelle pièce servait à quoi, et comment les réparer... alors..., la jeune fille laissa ses paroles se terminer dans un autre soupir.

– … Alors, c'est comme si il était encore un peu avec toi, quand tu travailles ! s'exclama Yui en souriant, penchant la tête vers son amie comme pour lui dire de relever les yeux.

– … On peut dire ça comme ça, oui, répondit Mio avec un léger sourire.

– Au fait, pourquoi tu ne nous a jamais dit que tu étais aussi mécanicienne ? C'est plutôt cool comme boulot !

Bonne question, Mio ne répondit pas tout de suite – et se demanda ce qu'elle pouvait bien trouver de si « cool » en passant – , car elle ne savait pas trop quoi dire. Mais à chaque fois que l'une des filles lui posait la question, elle n'avait pas envie de répondre, peut-être était-ce parce qu'elle pensait que ce boulot ne collait pas avec l'image que ses amies avaient d'elle, et que par conséquent elle craignait que cela soit bizarre ? Ou qu'elles ne l'acceptent pas ? Cela lui semblait être une raison un peu... stupide. C'est vrai, il n'y avait pas de raisons, pourtant... c'était ce qu'elle ressentait, peut-être sans s'en rendre complétement compte. D'un autre côté, elle pensait aussi qu'elle préférait garder cette partie de sa vie pour elle, après tout, ce n'était pas si égoïste de souhaiter que même ses amies ne connaissent pas sa vie sous tout les points. Dans le fond, Mio n'avait de toute façon pas l'habitude de parler d'elle ni de ce qu'elle ressentait, c'était comme ça, un tempérament comme un autre, et elle ne pensait pas que cela puisse se reprocher. D'ailleurs Ritsu, qui la connaissait bien et sachant ce qu'elle avait vécut, et sachant qu'elle travaillait ici, avait respecté ça.

Devant l'absence de réponse et le silence qui venait de s'installer entre elles-deux, Yui s'apprêtait à relancer la conversation comme elle savait si bien le faire avec son éloquence naturelle, quand son père l'appela depuis la sortie du garage.

– J'arrive papa ! Bon on se voit demain Mio ! s'exclama la jeune fille en lui faisant un signe de main et un de ses sourires enjoué.

– Essaye de te lever à l'heure cette fois ! lui dit son amie en répondant à son signe de main.

Ne travaillant qu'à mi-temps dans ce garage, et son patron étant plutôt du genre conciliant, Mio arrivait parfois à partir un peu plus tôt, surtout quand elle travaillait de manière efficace. Après s'être changée, quittant son bleu de travail qui lui tenait toujours chaud, elle rentra à pied jusqu'à son appartement. Ce fut donc étrangement fatiguée qu'elle s'affala sur son lit. Ce chez-soi ne payait pas de mine, il y avait seulement deux pièces, une grande qui faisait office de cuisine, de salon et de chambre grâce au canapé-lit déplié, et la seconde pièce, la salle de bain. Malgré tout, c'était chez-elle, et elle y était tranquille – quand les voisins étaient calmes. Entendant gratter à la fenêtre, Mio l'ouvrit, laissant entrer l'air frai de la soirée, ainsi que son chat noir, baptisé Pluton, qui ne se pria pas de miauler pour réclamer sa repas.

– Quel affamé toi alors...

Elle lui servit donc ses croquettes, et pour elle, un bol de nouilles tout simple. Effectivement... maintenant qu'elle se voyait, toute seule dans son appartement à manger des pâtes instantanées avec son chat... ça faisait presque vieille fille avant l'heure ! Mais haussant les épaules, elle se disait souvent qu'elle n'avait pas à se plaindre... bien qu'elle fixait d'un œil las son maigre repas, laissant échapper un long soupir. Se tapotant les joues, elle mangea dans le calme, et prit sa basse pour pratiquer un peu plus longtemps, assise en tailleur sur son lit, penchée devant les gribouillis qui faisait office de partition. Mince, elle avait oublié de donner son cahier à Sawako pour qu'elle puisse les mettre au propre... mais demain était un nouveau jour, et le festival arrivait dans un mois, il y avait encore un peu de temps. Même si elle avait un mauvais pressentiment, comme si quelque chose la stressait sans qu'elle puisse mettre le doigt dessus. Bah ! Ça ne devait être que la pensée qu'un mois, ça passait souvent plus vite que prévu...


Merci d'avoir lu le premier chapitre :D (on est encore dans le tout gentillet :p) A bientôt pour la suite ! N'hésite pas à review ;)