Couple : Roy/Riza

Note : Merci à ma koupine Vivouille-Chan d'être ma betalectrice

Note 2 : en italique, ce sont les pensées des persos.

Chapitre 1 : La vie est belle

Quelques semaines plus tard…

Lundi 21 Août 1915, QG de Central City, 9h15

Tout le monde avait bien récupéré après la fête d'anniversaire de Havoc.

Roy et Riza étaient ensemble, seul la team était au courant, Breda et Fuery fuyaient en courant dès que quelqu'un prononçait le mot « vaisselle », Havoc s'était fiancé avec sa copine et regardait les bouts de porcelaine cassée de travers et Falman n'avait plus touché à l'alcool depuis.

Total Bonheur…

Sauf pour un certain colonel qui s'était vu ré attribué la tâche ingrate de signature des papiers-soi-disant-importants.

Bien sûr, le lieutenant Hawkeye s'en donnait à cœur joie…

« Colonel Mustang, si vous ne me remplissez pas ces papiers dans la seconde qui suit, ce seront mes calibres qui parleront pour moi, je vous le garantis. »

Et Roy d'immédiatement tenir sa plume entre ses doigts-écrabouilleurs-de-stylo-à-signer et de remplir les dossiers-chéris de son lieutenant préféré.

Bref, tout le monde vivait sa vie…

L'heure tourna et soudain, Riza se leva, à la stupéfaction générale.

« Où allez-vous lieutenant ? » demanda Roy, un peu inquiet par la couleur verdâtre que prenait son amour.

« Là où vous ne pouvez pas aller à ma place… Désolée. » Dit-elle précipitamment en sortant.

Roy lâcha son stylo et tout le monde profita de son absence pour s'étirer un bon coup.

« Hey, vous avez remarqué ? » lança Havoc.

« Non, quoi ? » répondirent les trois gugus.

« Depuis un moment, elle ne s'est plus servie de ses flingues pour nous forcer à travailler… »

« Elle doit avoir abandonné l'idée que nous serions un jour les rois de la signature de dossiers importants… » Dit Roy en se levant de sa chaise et en allant regarder à travers la fenêtre.

« Parlez pour vous colonel, personnellement, elle ne m'a jamais menacé pour que je travaille… » Répliqua Fuery.

Aussitôt, les autres vinrent se mettre autour de lui et commencèrent à le vanner.

« Oh là, Sir Fuery-Fayot, dis moi pas que t'as jamais fait de conneries dans ta vie ? » lança Breda en lui collant une grande claque dans le dos.

« A part les petites bêtises de mon enfance, non, rien… » dit-il en remettant ses lunettes en place.

« Non ? Même pas un p'tit joint à 17 piges ? » Demanda Havoc.

Un troupeau d'anges en tutu rose bonbon passa furtivement au dessus de l'équipe, admirant leurs yeux ronds collés sur le blond devenu rouge tomate.

« Oups, j'aurais pas dû dire ça… »

S'ensuivit ensuite une discussion houleuse entre les trois gugus, arbitré par Fuery, chacun cherchant à démontrer qu'il avait fait les plus grosses conneries.

Mais Roy ne les écoutait pas, plongé dans ses pensées.

« Mais qu'est ce qui lui arrive à ma Riza, jamais je ne l'avais vue malade avant… Y'a un truc qui cloche… Mais jamais elle ne m'avouera quoi que ce soit, faut que je le découvre… »

PLAF

Un dossier contenant des feuilles volantes atterrit sur la fenêtre, le sortant de sa rêverie éphémère.

« Mais j'y pense, jeudi c'est mon anniversaire… On pourrait demander notre week-end et partir en amoureux…Il y a le chalet de papa dans le nord, on y sera bien… La neige qui tourbillonne, le feu dans la cheminée, la chaleur de nos deux corps, les grosses couver… »

SHPLING

Roy se reçut un stylo bien pointu derrière la tête, le faisant se retourner rapidement, prêt à les engueuler comme du poisson pourri, mais…

« PUISQUE JE TE DIS QUE LA VODKA EST PLUS FORTE QUE LE WHISKY ! » cria Havoc, les poings serrés sur la table.

Falman et Fuery essayaient de les calmer, mais… Vous arrivez vous, à empêcher votre chat de faire ses griffes sur le canapé ?

« NON, C'EST LE WHISKY !! » répondit Breda, les mains sur les hanches.

« VODKA !! »

« WHISKY !! »

« VODKA !! »

« WHISKY !! »

« VOUS ALLEZ LA FERMER VOTRE GRANDE GUEULE, MERDE ? » rugit Roy afin de calmer les deux idiots lui servant de subordonnés.

Havoc et Breda se calmèrent instantanément.

Bah, quand on voit Roy Mustang prêt à claquer des doigts en vous regardant droit dans les yeux, on arrête de faire des conneries…

Ils regagnèrent à vitesse grand V leurs bureaux et se remirent à bosser, cette fois ci en silence. Sauf pour la bataille de pieds sous la table qu'engagèrent un certain roux et un certain blond.

Roy ramassa le dossier et le stylo traînant par terre (tiens, c'est le mien !) et alla se rasseoir.

« Non, mais quel toupet ! M'interrompre alors que je prévoyais une sortie en amoureux rien que nous deux… Sont vraiment bêtes quand ils s'y mettent eux… ET C'EST PAS BIENTOT FINI LES PIEDS SOUS LA TABLE OUI ? ON DIRAIT VRAIMENT DES GAMINS !!! »

Les deux coupables dévisagèrent un instant leur supérieur puis s'ignorèrent royalement.

La porte du bureau couina un coup, puis Riza rentra. Elle était un peu pâle, mais elle n'avait pas l'air au bord de la mort non plus.

Roy se leva et alla directement la voir.

« Comment tu te sens, ça va mieux ? » demanda-t-il en posant ses mains sur ses joues.

Elle lui sourit tendrement, et mis ses mains sur les siennes.

« Oui, ne t'inquiètes pas, je vais bien, c'était passager… répondit-elle. Au moins, je sais ce que je dois faire, maintenant… »

OoOoOoO

Riza se tenait le ventre tout le long du chemin menant aux toilettes des dames du QG. La douleur lui tordait les tripes à un point qu'elle ne pouvait plus travailler.

« J'espère qu'ils arrivent à bosser quand je ne suis pas dans les parages… »

Elle savait qu'elle allait attirer les mauvaises langues dans son état, mais peu lui importait. Elle y arriva enfin et se dirigea péniblement vers une des cabines.

Inconsciemment, elle rentra dans celle là où Roy l'avait trouvée en train de pleurer un mois plus tôt.

Elle ne vit même pas Maria qui se lavait les mains dans un des lavabos. La brune fut surprise en voyant son amie le teint verdâtre.

Riza s'appuya sur les parois et laissa son estomac se vider complètement dans la cuvette.

Maria se précipita sur elle et la reçut dans ses bras quand elle se redressa. Riza toussa plusieurs fois avant de s'essuyer la bouche d'un revers de manche.

Elle reprit son souffle et murmura un vague merci à Maria.

« Ca va ? Tu veux que je te conduise à l'infirmerie ? Demanda le sous-lieutenant en mettant une main sur son front. Pas de fièvre, c'est bon signe… »

« Non, c'est… Ca va passer… C'est rien… »

« Riza, jamais je ne t'ai vue comme ça, dis-moi ce qui se passe, on ne peut pas être malade en plein mois d'Août ! Si ? Ou alors c'est autre chose… »

Voyant que la blonde ne réagissait pas, elle essaya une autre méthode.

« Hey, tu peux me faire confiance… Je sais garder un secret. »

Riza se détacha de son emprise et s'adossa à un des murs.

« Tu es certaine que tu ne vas rien dire ? Même pas à Roy ? »

Maria lui fit un sourire sincère et vint s'asseoir à côté d'elle.

« Tu sais, je crois savoir ce qui t'arrive. Mais si tu préfères attendre d'en être sûre avant d'en parler à quelqu'un, je comprendrais… »

« Tu as raison, je ne sais pas exactement ce que qui m'arrive, même si j'ai une idée très plausible… J'ai peur Maria… »

« Peur de quoi ? Pour vous deux ? Même si je ne suis pas dans votre situation, je comprends ton inquiétude. Il est ton supérieur et toi sa subordonnée, et vous n'êtes pas censés vous aimer… »

Riza laissa couler une petite larme et alla se coller contre son amie.

« Qu'est ce qu'on va faire ? Je ne sais pas si c'est une simple indigestion ou autre chose, à combien de semaines j'en suis… Je peux pas gérer ça toute seule… Aide-moi Maria… »

Maria la serra dans ses bras et lui dit doucement :

« Je suis là, ça va aller… Je vais t'aider, mais il faut que tu me promettes que tu vas en parler à Roy, d'accord ? »

Riza opina de la tête et se calma un peu.

« Il faut d'abord que tu en sois sûre à 100 pour cent… Tu peux avoir un rendez-vous d'urgence chez ton médecin d'ici demain ? »

La blonde se redressa et essuya les traces humides sur ses joues.

« Ca doit pouvoir se faire. Est-ce que je peux te demander de m'accompagner ? Je ne veux vraiment pas y aller toute seule… »

« Bien sûr, on ira après le service, ton colonel ne pourra pas te refuser de sortir un peu plus tôt, vu tout ce que tu fais pour lui… »

« Merci beaucoup Maria, je te revaudrais ça… »

« Mais de rien, voyons. Allez, maintenant, faut aller bosser, sinon ton colonel va se poser des questions… »

Elles se levèrent en même temps et Riza alla se laver la bouche au lavabo. Elles sortirent de la pièce et se séparèrent afin de retrouver leurs collègues.

A suivre


Très important, je serai obligée de classer la fic en rating M pour cause de tortures diverses et variées... Merci de votre compréhension...

Mais ça veut pas dire que ça ne sera pas un happy end...

Allez, mwa je vais me remettre sur mes devoirs, bouuuuuhhh j'en ai trop...

Kisu No Tora (bulle devant les maths...)