''Gitan''

Coucou! Je me demandais quoi écrire quand j'ai eu une révélation! Continuer cette FF! Que je suis intelligente. Ce chapitre est plutôt sombre... disons que ça va bien avec le superbement beau sujet. Non franchement, j'me lance. Et une dernière petite chose, le nom de famille complet de Link est Martel-Coutu. C'est pour ça que Merry a appelé Link « Coutu » au lieu de « Martel » dans le dernier chapitre... Bref, voilà le nouveau chapitre!! Le titre est une chanson de Garou que j'adore...

Dark s'éveilla vers sept heures quarante-cinq. Il resta quand même longtemps étendu sur le dos, les paupières encore lourdes de fatigue, à regarder le cadran indiquer les minutes qui passaient.

Il se leva finalement vers dix heures après s'être demandé mainte fois la raison de son existence merdique. La première chose qu'il fit (après être allé au toilette), fut de s'allumer un bat juste après s'être jeté sur le divan du salon (et on se demandait d'où il tenait ces sublimes yeux rouges...).

Sa peau basanée et ses cheveux noirs trahissaient ses origines Espagnole. Il avait grandi à Saragosse, en Aragon. Il avait toujours trouvé que cette ville n'avait pas de charme, qu'elle était fade, morne. Aujourd'hui, il se demandait si ce n'était pas parce qu'il avait grandi dans le quartier le plus pauvre de la ville.

Il avait perdu ses parents très jeune (suite à une grippe espagnole que son père avait refilée à sa mère), et après, il avait dû venir vivre au Québec avec sa tante Damaris (une grosse femme ronde avec des millions en poche) qui ne lui avait jamais accordé beaucoup d'importance. À chaque fois qu'il y avait de la visite, elle disait en le pointant du menton « Voici Dark, mon neveu. » Mais sans plus. Il s'était senti comme une vielle paire de bas sales toute sa sainte vie.

Mais il s'était sauvé dès qu'il avait eu douze ans (sa tante n'avait rien fait pour le retrouver). Il avait couru longtemps sous la pluie à la recherche de quelqu'un à qui parler. Il avait plutôt trouvé Taël et Vaati, gamin de son âge, en train de s'allumer un joint de pot sous un vieux portique qui laissait couler l'eau. « T'en veux-tu une pof? »avait demandé Taël. Dark avait fait un signe de tête et en avait prit une bouffé. Il ne se souvenait pas du reste, mais après un très mauvais trip, il s'était retrouvé étendu devant une maison modeste, quoique jolie. Un garçon blond (qu'il avait d'abord pris pour une fille) avait sorti de la maison avec un parapluie et s'était approché de lui. Il s'était penché sur lui et lui avait demandé innocemment « Ça va ? ». Il n'avait pas répondu, croyant encore avoir à faire à une hallucination.

Mais le garçon l'avait aidé à se relever et l'avait emmené à l'intérieur. Lui et sa mère avait soigné ses nombreuses éraflures, puis il avait raconté sa triste histoire. Ils l'avaient gardé quelque jours (juste le temps qu'il s'attache au garçon, malgré que se ne soit pas dans leur intentions) et il avait découvert le nom de gamin qui l'avait sauvé. C'était Link.

On frappa soudain à sa porte. Il sursauta tellement qu'il en échappa son joint sur son divan éventré de partout. Après l'avoir ramassé et écrasé, il alla ouvrir. Encore le même colporteur de balayeuse.

- Bonjour. Êtes-vous tanné des vilaines poussières sur votre plancher? Des...

- Yo no comprende francés, lui répondit-il de son charmant accent.

Et il claqua la porte.

***

Pendant que Dark se la coulait douce chez lui, Link était en plein examen de mathématique. Et comme il n'avait pas très bien écouter la dernière étape, il pédalait dans la choucroute. Il ne cessait de jeter des coups d'œil à la chaise vide de Dark, espérant peut-être le voir apparaître.

- Je vais maintenant ramasser vos copies, dit la prof.

Link regarda la sienne. Il avait fait un numéro par-ci par-là, mais sinon, il était sûr de ne pas trop avoir réussi cet examen.

Une fois les examens ramassés, la prof s'exclama :

- Vous pouvez y aller, les gamins!

Tous se levèrent et se dirigèrent vers la sortie du cours. Une fois sorti, il remarqua Malon et Zelda embarquées dans une grande discussion sur il ne savait quoi et Sheik qui regardait Zelda (comme si elle avait été un morceau de chocolat).

Il jeta un coup d'œil pour voir où était Merry pour lui parler un peu. Il la trouva et se jeta presque sur elle en disant :

- Merry, je dois te demander quelque chose.

***

Dark venait de finir sa deuxième canette Budweiser. Il ne savait plus trop quoi faire, ressasser des vieux trucs ne l'aiderait pas. Il alluma la télé. Rien de bon, rien de nouveau. En faite, les nouvelles n'avaient rien de réjouissantes. Quelque part dans Montréal, un St-Hubert venait de se faire dévaliser par des voleurs armés.

La porte s'ouvrit soudain à la volée. Merry Viens venait d'entrer.

- Mais nom d'un chien, t'étais y'où, toué?

- Chez nous, répondit le noiraud.

La jeune fille croisa les bras et lui fit une moue pleine de reproches avant de se jeter dans les bras de Dark.

- Raaaaahh, ça f'sait tellement longtemps qu'on s'étaient pas parlé!!

Elle le laissa aller et le regarda sous toutes ses coutures. Il se laissa faire, avec un petit sourire.

- My God que ton linge est sale ! Tu devrais faire plus attention, Darky.

Il sourit en entendant son surnom. Elle le lui avait donné dès qu'elle l'avait vu en Espagne, lorsqu'elle était allée là-bas en voyage. Malgré la barrière de la langue, ils étaient devenus amis et elle avait compris son nom. C'était le bon temps, quand il n'avait que deux ans (NDA : Raaaaahh, j'les voit ti-pou dans ma tête !!).

Il se souvenait encore de comment ils s'étaient connus... un joli matin, alors qu'une petite fille blonde à cette époque qu'une femme au grand chapeau tenait par la main, marchant dans la rue où il habitait.

Une dame et un homme marchaient dans la rue. La femme retenait la main d'une petite blonde aux yeux noisette. La petite ne devait pas avoir plus de deux ans.

Un petit garçon aux cheveux noirs et à la peau basanée et quelques bruns qui retenaient une jeune fille rousse, jouaient dans la rue devant eux en lançant des phrases à ses amis comme « ¡ ESPECIE de cobardes! ¡ Usted jamás podrá vencerme! ¡ Soy el gran Zorro! », «¡ Voy salvarle, segnorita! »

Ils devaient jouer au mousquetaires ou à quelque chose du genre. La petite blonde demanda à ses parents :

- Dites, je peux aller leur dire bonjour?

Son père prenant des photos des enfants maintenant intimidés par ces touristes incongrus. Sans attendre la réponse de ses parents, la petite fille se jeta sur le garçon à la peau brunâtre et demanda :

- Comment tu t'appelles? Je suis Merry!

Surpris au début, le garçon répondit :

- Me llamo Dark.

Avec un sourire, la mère de Merry s'exclama :

- C'est à croire que c'est même chez les enfants, cet accent sensuel!

Merry avait passé la journée ensemble (Dark avait laissé ses amis pour aller se promener dans les rues de la ville).

D'aussi loin qu'il se souvenait, ça avait été une des plus belle journée de sa vie.

- Dis, Merry... je me demandais si tu ne voudrais pas aller au bal de fin d'année avec moi... demanda subitement Dark.

- Bien sûr, mais pourquoi me le demander à moi? Avec toutes les poufs fangirls que t'as, il doit y en avoir des plus belles que moi...

- Mais aucune n'est ma meilleure amie.

- Je vois. Bon, je dois y aller, dit Merry.

Elle déposa un baiser sur la joue de son ami et prit la porte.

- Une dernière chose, dit-elle en revenant sur ses pas. Link est vraiment triste de s'être disputé avec toi. Tu devrais lui parler demain.

Dark détourna les yeux vers le parc fleuri qui s'étendait sous sa fenêtre de salon. Il se perdait dans ses pensées. Son coeur était tiraillé entre les deux personnes les plus chères à ses yeux...