Salut! Alors je vais essayer de poster tous les dimanche à partir de maintenant (je sais nous sommes vendredi, enfin samedi maintenant, mais c'est pas grave :p )! Merci pour les favs et les follows ça fait plaisir et ça me motive à écrire :) . Donc voilà le chapitre 2, j'espère qu'il vous plaira!
Je m'excuse par avance pour les éventuelles fautes que j'aurais oubliées!
CLARKE
Une fois la porte refermée sur Lexa, je sors le dernier petit objet que je n'avais pas exposé à sa vue. J'amène donc le mini talkie-walkie à mes lèvres:
- Allô?
- Clarke?
- Oui.
J'entends un long soupir que je suppose être de soulagement. Ne voulant pas m'éterniser déjà parce que j'ai une mission à remplir mais aussi pour éviter les énièmes recommandations de mon groupe, j'ajoute prestement:
- Je suis sur place, je vous ferai un rapport de mon avancée.
- Parfait.
Je coupe la communication.
oO§o§Oo
LEXA
Mes foulées sont rapides, mon cerveau est en ébullition, mon cœur bat la chamade. J'ai comme l'impression qu'un étau enserre ma poitrine et que l'air manque à mes poumons. Cette première confrontation avec Clarke a été déroutante par son intensité. Et ce regard lourd de reproches … je sens des frissons parcourir mon corps. La culpabilité m'envahit alors qu'elle ne devrait pas … je veux dire, je sais que j'avais fais le bon choix et que si c'était à refaire je ferais la même chose. Mais ses propos criants de vérités résonnent encore dans ma tête et viennent perturber ma quiétude. Mais je me refuse d'écouter cette petite voix qui s'acharne à me faire comprendre qu'au fond Clarke a un peu raison... Son échec aurait condamné inévitablement mon peuple à une nouvelle ère de terreur...
J'arrive à la salle de commando pour avoir l'exposé détaillé de la capture de Clarke auprès des mon bataillon. Ils m'attendent déjà tous. Je réalise alors que Clarke avait fait irruption seule dans la salle de conseil. Aussi je leur jetai un regard interrogateur voulant en connaître la raison. Être Heda a ses avantages car je n'ai pas besoin de formuler le fond de ma penser pour qu'ils me renseignent fissa. Ils savent. C'est Prius qui prend la parole.
- Nous avons trouvé Wanheda à la frontière du Trikru et du Skairkru. Elle était seule, nous lui avons expliqué notre venu et elle n'a pas cherché à se défendre. Sans doute s'était-elle rendue compte de notre supériorité en nombre et qu'il était vain de nous résister.
J'acquiesce et d'un signe de tête le pousse à poursuivre.
- Elle nous a suivit plutôt docilement, mais une fois dans l'enceinte de la tour les choses se sont complexées. Nous étions censés vous attendre dans cette salle mais elle nous a faussé compagnie. Elle a entendu dire par notre faute que vous étiez en réunion avec les douze clans et je ne sais encore comment elle a su vous retrouver. Je ne sais pas d'où elle a tenu les indications sur l'emplacement de la salle de conseil.
- Ne t'inquiète, je conçois tout à fait le fait qu'elle ne vous ai pas rendu la vie facile. Il s'agit tout de même de Wanheda. Elle inspire mort et crainte donc les langues se délient plus facilement en sa présence, elle n'a pas dû avoir de mal à avoir les informations qu'elle voulait. Quoiqu'il en soit, je vous trouve remarquable de l'avoir ramener dans un délai aussi court. Vous serez promus.
Ils s'inclinent et je dispose. Cette fille allait être vraiment dur à contenir si elle s'octroyait des passes droits grâce à la crainte qu'inspirait son titre aux yeux de mon peuple ...
Je me retrouve mécaniquement devant la salle commune des adolescents prétendant au poste de Commandant. Je suis chargée de les former tant au niveau intellectuel que physique. C'est la tradition. Les battants de la porte en chêne massif s'ouvrent et je m'avance dans l'espace contiguë qui s'offre à moi. Une dizaine de visages se tourne vers moi et les têtes se baissent en marque de respect.
Ils avaient été sélectionnés lors d'un tournoi réunissant les dix villages de Trikru qui avait lieu tous les cinq ans. Un enfant par village âgé entre sept et douze ans était déclaré vainqueur et chaque gagnant rejoignait la capitale pour suivre l'enseignement qu'il lui était incombé pour devenir Commandant. Un seul le deviendra et les autres le serviront, lui jurant fidélité et allégeance au péril de leur vie. Bien-entendu, toutes les générations des candidats secondent l'actuel Commandant jusqu'à sa mort où un conclave est organisé pour déterminer qui des vainqueurs est le plus légitimes à prétendre au poste suprême.
Je me souviens que j'étais venu à bout de vingt-neuf de mes condisciples lors du mien. Je faisais partie de la dernière génération et tous à ce jour me servent en tant que généraux, dont Indra. Elle avait été la plus coriace. Je souris à ce souvenir. Elle avait été si virulente qu'elle pouvait largement prétendre au titre de celui ou celle qui m'avait valu le plus de cicatrices.
Titus s'avance vers moi. Je ne l'avais pas vu. Aussi je hausse un sourcil, il n'est pas censé être là. Lui se charge de l'élévation spirituelle des prétendants le matin pour éveiller leur esprit. Le soir, c'est à moi de m'occuper de mes petits protégés. En même temps, ma fonction de Heda est tellement prenante que c'est le seule moment de ma journée que je peux leur consacrer ou presque ... A la tête qu'il fait, Titus a remarqué mon trouble... Ton masque Lexa!
- Heda, je ne fais que passer, j'ai appris qu'Aden s'était blessé lors de son entraînement tout à l'heure et je voulais m'assurer qu'il se rétablissait dans les bonnes conditions.
- Tu peux rester tranquille, Titus, il est pris en charge et il est arrêté pour les deux prochains jours le temps qu'il se remette.
Il se courbe dans une révérence remarquablement bien exécuté tandis que son air demeure, à son habitude, indéchiffrable. Tel maître, tel élève, ne puis-je m'empêcher de penser. Il se détourne et disparaît à nos vues me laissant quartiers libres avec mes petits champions. Leur salle commune desserre un dortoir séparé par une porte blindée (sait-on jamais, dans ce monde où la survie est le moteur de nos vies). Ne voyant pas la personne que je voulais voir avant tout, Je me dirige de ce pas vers ladite porte, faisant irruption dans ce petit cocon qui avait été autrefois le mien. Aden est là, assis sur son lit et ses yeux auparavant perdus dans le vague s'illuminent à mon arrivée.
Aden. Ce petit, d'ailleurs plus si petit que ça du haut de ses quatorze ans presque quinze, a connu une histoire bien difficile. Il s'est taillé sa place en s'entraînant corps et âme dans le but d'atteindre les plus hautes stèles de la hiérarchie. Douce vengeance à son passé douloureux dans lequel il s'est vu arraché à ses parents... utilisés comme moisson par le peuple de la montage, et ce alors qu'il était à peine âgé de 4 ans. Là où des centaines d'orphelins ont été à la merci des bons vouloirs de la nature et aux dures lois de la sélection naturelle, Aden a eu la chance d'avoir été recueillis par Titus, un ami de longue date de sa famille. Titus l'avait pris sous son aile et s'était évertué à lui offrir un avenir des plus beaux. Un vrai lien était né entre eux. Un lien filial. Ce pourquoi je considère aujourd'hui Aden davantage comme étant mon frère de cœur que mon élève. Lors du tournoi, il s'était très vite imposé comme futur vainqueur de son village natal. Et actuel vainqueur comme en témoigne sa présence à Polis, dans ce dortoir, devant moi.
Il se lève, un sourire barrant toute l'horizontalité de son visage et vient poser la main de son bras valide sur mon avant-bras, comme en exige le protocole qui encourage Heda et ses vainqueurs à ne pas s'adonner à des marques d'affections plus poussées, dans l'unique but de forger le caractère et la personnalité.
Je ne l'ai pas ménagé ce matin pendant l'évaluation physique hebdomadaire. J'ai peut-être un peu trop forcé mes coups au niveau de son épaule gauche. D'un autre côté ça fait depuis bientôt un mois que je le corrige sur sa mauvaise posture qui laisse un terrain d'approche à l'ennemi!
- Tu es venue pour m'arranger le deuxième bras, me questionne-t-il taquin.
- Seulement si dans deux jours tu refais les mêmes erreurs! Si je dois employer la force pour te sauver tes petites fesses, alors je n'hésiterai pas, tant pis si je dois te mettre en pièces!
Il n'y a qu'avec lui que je me permets de tels propos et de tels styles de langages! Mais qu'est ce que ça fait du bien, de laisser Heda au placard même si ces moments où nous sommes seuls se font rares!
- Je ferai attention à protéger mes arrières alors, je ne voudrais pas que Titus doivent te moucher en public!
- Titus respecte mon rang au moins lui donc il n'oserait pas, comparé à une certaine personne que je ne citerai pas.
Son sourire s'étire de plus belle repoussant les limites de l'humanité et laissant dévoiler ses dents au même titre que son air de chenapan insupportable. Mais je suis plus rapide que lui, comme à chaque joute verbale que nous «partageons».
- Allez suis-moi c'est l'heure!
- Ah oui vient nous écraser de ta sagesse légendaire, elle me manquait tant!
Sale gosse! Mais avant que je ne puisse l'assommer de mon implacable répartie, il fuit lâchement à travers la porte, rejoignant le reste du groupe. C'est à peine croyable, il n'y pas dix minutes je me lacérais le cerveau et remettait en question ma capacité de jugement et ma prise décisions. Et maintenant, je souris, l'esprit plus léger et ayant hâte de faire partager mon savoir à mes protégés... parfois je me demande si je ne suis pas plusieurs dans ma tête. Sait-on jamais!
Je rentre dans ma chambre, le soir vidée de toute énergie. Je m'affale sur mon lit et jure de ne plus jamais le quitter. Vivre en relation libre avec ses couvertures est grandement tentant par moments … Pff qu'est ce que je suis entrain de penser moi. Il faut que je m'achète un cerveau... ou plutôt que je songe à me faire implanter celui du plus fin stratège adverse lors de ma prochaine guerre. Je ne vais quand même pas aller me servir en cerveau parmi les gens de mon peuple. Mais qu'est ce que je suis entrain d'imaginer là? Je soupire devant mes divagations que je mets sur le compte de la simple fatigue. Me dire que tout cela ne vient en fait que de Clarke me ferait à coup sûre disjoncter.
- Alors quelle est ta décision?
Nous sommes le lendemain matin, j'ai donné rendez-vous à Clarke qui se tient devant moi, fière, dans la salle de conseil. Il n'y a personne d'autre que nous, je ne voulais pas d'effervescences inutiles supplémentaires à la tombée de son verdict.
Elle semble peser ses mots un instant, me rendant au passage folle par cette attente insupportable … déjà que ma nuit a été mouvementée malgré mon état de fatigue avancée … elle ne peut pas m'infliger ça!
- J'ai bien réfléchi, commence-t-elle. Elle marque une pause en me statuant sur place de son regard transperçant. Mon cœur est au bord des lèvres, j'ai la boule au ventre, c'est le moment de vérité et enfin je la vois prête à abattre ses cartes. Elle reprend: Avec ce qui s'est passé entre nous il y a trois mois, je trouve que tu as un sacré culot pour oser venir me demander de l'aide. Mais tu n'es pas stupide, Lexa, et par chance pour toi, moi non plus, donc je sais que la situation doit vraiment être critique pour que tu fasses appel à moi. Ai-je tort?
Non Clarke tu n'as pas tort. Mais c'est tellement plus que ça. Je te laisse voir uniquement ma préoccupation envers mon peuple mais je m'inquiète pour toi et je veux te protéger, je ne veux pas passer encore trois mois à me demander si tu es vivante ou non, à me torturer l'esprit dans l'incertitude de te revoir un jour, à ne pas savoir si tu seras capable de me pardonner un jour. Donc non tu n'as pas tort Clarke, pire! Tu ne mesures juste pas à quel point tu n'as pas tort. Mais ça, je ne peux pas te le dire.
- Non, effectivement la situation n'est pas à son beau fixe. J'en déduis donc que tu acceptes ma proposition? Je dis donc plutôt.
Elle prend un longue inspiration, elle est tendue, je vois ses mains crispées. Puis ses yeux s'ancrent dans les miens et je me perds un instant dans l'océan azur qui s'offre à moi. Mon havre de paix, trop près mais toujours trop loin, inatteignable.
- J'accepte.
C'était tout ce dont j'avais besoin d'entendre. Juste ce mot. Ce mot qui signe une nouvelle alliance avec Clarke et qui permet d'enterrer la hache de guerre, un temps soit peu. Je vois dans son regard, qu'elle n'a pas oublié Mount Weather et qu'elle ne l'oubliera probablement jamais, mais pour la survie de tous elle ravale sa rancœur. Je le vois et j'acquiesce. Les relations diplomatiques sont sauves et c'est le principal. Advienne que pourra de nous deux par la suite.
- Je vais donc te faire découvrir la ville plus en détail, tu vas rester à Polis un certain temps, jusqu'au moins la cérémonie d'intégration. Il faut que tu prennes tes repères. Je t'accompagne. Depuis l'insubordination d'Azgeda, je me méfie des autres nations...
- Azgeda c'est la nation représenté par l'ambassadeur que tu as envoyé par dessus bord hier? Il t'avait envoyé des méchantes piques et ton sang bouillant a encore agit pour toi c'est ça? Me demande-t-elle mutine.
- Il avait ouvertement annoncé son intention de te tuer, et c'était hors de question.
Je vois ses yeux s'écarquiller à mesure que mes paroles la percutent. Et me percutent aussi, j'ai parlé avant de penser. Et j''ai peut-être mis un peu trop de ferveur dans mon indignation causée par ce souvenir et par la dérision de Clarke ... et ça ne lui a pas échappé. Je vois mille questions dans ses yeux. Mon geste d'hier, était-ce une manière de rasseoir mon autorité de Commandante ou était-ce une promesse d'exécution pour tous ceux qui oserait s'en prendre à elle? Un moyen de la protéger et de risquer tout pour elle jusqu'aux ententes entre peuple pour assurer sa protection? Même pour moi c'est flou. Mais je me reprends vite, et mets autant fin à mon trouble qu'au sien.
- Comme je te l'ai dit, ta mort déclencherait une guerre.
En soit ma justification trahit mon véritable sentiment sur la situation mais elle ne relève pas et opine du chef. Il va falloir que je me reprenne en main. Séparer sentiments et devoirs était un caractère essentiel pour diriger … Lexa … ça m'exaspère quand mes actions et réactions me dépassent ainsi ...
Je l'attends alors qu'elle fait un rapide saut à sa chambre pour récupérer ses maigres affaires: Nous allons donc partir à la découverte de Polis. J'appréhende un peu car c'est ma ville, celle que j'ai préférée au peuple de Clarke. Celle que j'avais promis de lui faire découvrir avant mon désistement.
oO§o§Oo
CLARKE
Tout se passe comme prévu. Elle n'a rien vu. C'est parfait. Je félicite mon jeu d'acteur impeccable. Ça n'a pas été aussi facile que je le pensais. Elle a l'air réellement sincère, et la virulence dans sa répartie tout à l'heure quand je l'avais critiqué au sujet d'Azgeda … mais je n'oublie pas qu'elle retourne sa veste facilement et surtout, quand ça l'arrange. Je ne perds donc pas mes objectifs de vue. Je décide d'informer mon groupe de mon avancée.
- Ici Clarke, vous me recevez?
Un grésillement me répond en premier lieu avant qu'une voix familière ne s'élève:
- On te reçoit, quelles sont les nouvelles?
- Elle ne se doute de rien, je touche au but. Personne ne me suspecte, tout va bien!
- C'est parfait! Tu penses que tout sera effectif quand?
- J'ai pu déjà avoir un aperçu rapide des lieux et là je pars pour la ville, je vous fais un rapport à mon retour.
- Sois prudente tout de même...
- Ne t'en fais pas, tout est sous contrôle.
Je coupe.
Alors? Vous en pensez quoi? Et du comportement de Clarke? C'est quoi cette mission selon vous? J'ai introduis doucement le personnage d'Aden qui aura une place importante dans ma fiction!
NoEcritSelonSonEnvie: Merci! J'espère que ce chapitre est à la hauteur de tes attentes!
