Haylloooooo, comme dirait une personne chère à mon cœur (qui ne lira probablement jamais ce texte, à moins qu'elle ne se mette aux fanfics)

J'ai totalisé une cinquantaine de vues en deux jours sur mon premier chapitre. Je commence VRAIMENT à m'attacher à ce fandom. Je peux m'installer?
Je poste le second aujourd'hui, ne croyez pas que c'est parce que je suis habituée à tenir des délais de ninja, c'est juste parce qu'aujourd'hui, c'est mon anniversaire (et il est minuit!), donc je poste les derniers chapitres de mes deux fics en cours pour marquer le coup.

Disclaimer, Reborn n'est pas à moi. Heureusement, d'ailleurs. Et puis, Akira Amano se débrouille très bien toute seule pour truffer son manga de situations ambigües et de relations bizarres pour qui sait regarder. C'est à nous, fanfictionneurs et fanfictionneuses, d'apprendre à en tirer profit pour s'amuser un peu!

J'espère que ce chapitre vous plaira.

Bonne lecture!

PS: EPIC MUSIC IS EPIC!


Hayato avait encore du mal à marcher. Outre les blessures dues au combat, la douleur dans ses reins tardait à se calmer. Il le cachait comme il pouvait devant le Dixième et les autres, mais se tenir droit était une torture, et les élancements qu'il ressentait dans le bas-ventre lui rappelaient à chaque seconde l'humiliation qu'il avait subie. Seule la position allongée n'était pas trop douloureuse, mais après plusieurs jours bloqué à l'infirmerie, l'immobilité lui était devenue insupportable. Il avait besoin de bouger, de s'entraîner, de vivre! Il était devenu une véritable bombe à retardement -et cette idée ne manquait pas de l'amuser. Une colère sourde ronronnait encore dans son ventre, prête à exploser dès que l'occasion arriverait.

Oh, il retrouverait ce Gamma, et il l'exterminerait, pour sa propre santé mentale; il trouverait un moyen de retrouver dans le passé; il exécuterait Irie Shoichi et ne faillirait pas –ne faillirait JAMAIS- à protéger le dixième du nom; il annihilerait les Millefiore, pour retrouver son honneur; il irait voir Yamamoto et l'embrasserait, parce qu'il en crevait d'envie.

C'était ce dernier projet qu'il s'apprêtait à mettre en œuvre.

Il ne savait pas exactement quand est ce qu'il avait décidé ça. Ni comment Yamamoto allait réagir, mais si il commençait à se poser cette question, il n'aurait jamais le cran de le faire.

Il se dirigeait vers salle de soin de Yamamoto, qui n'était pas encore en état de sortir. Il ne l'avait pas vu depuis qu'il avait perdu connaissance après le combat et –le reste- contre Gamma. Le Dixième avait insisté pour qu'il lui rende visite plus tôt dans la matinée, en même temps qu'eux, mais il s'était défilé. Même il se doutait que le baseballer respecterait son souhait de ne parler à personne de ce qu'il s'était passé, à ce moment là, il n'avait pas envie de croiser son regard, de supporter son inquiétude à son égard, de sentir sa compassion dans sa voix. Ce genre de sentiments, lorsqu'ils lui étaient adressés, le dégoutaient; il avait ses faiblesses, certes, et son passé n'était pas vraiment enviable, mais c'étaient ses affaires et il ne voulait pas que les autres l'imaginent fragile.

Bon, ce n'était parce qu'il allait le voir seul que ça changerait quoi que ce soit des préoccupations du baseballer à son égard, au contraire. Mais maintenant, il avait réfléchi à ce qu'il avait espéré pouvoir lui dire lorsqu'il l'avait cru mort... Et il ne se sentait pas de dire quoi que ce soit, mais il lui semblait qu'un baiser suffirait à faire passer le message. Et à lui, lui permettrait de satisfaire une envie qu'il se trainait depuis longtemps -il ne savait même pas quand exactement.

Perdu dans ses pensée, il avait à peine remarqué qu'il était arrivé à sa porte. Après une grande inspiration, il toqua et entra sans attendre de réponse.

-Salut… Hayato, dit Yamamoto, souriant comme à son habitude.

Il était assis dans son lit et tenait Shigure Kintoki dans les mains, à l'évidence en train de répéter ses mouvements, malgré les interdictions successives de Bianchi -qui, visiblement, s'occupait des blessé- et du Dixième du Nom. Malgré son sourire, il le couvait du regard, l'air soucieux.

... ça l'énervait déjà.

Il ne perdit pas de temps à hésiter. Il s'avança vers lui, se baissa à son niveau, attrapa le col de sa chemise et plaqua ses lèvres sur les siennes.

Brusquement.

Maladroitement.

Passionnément.

Il se sentit rougir. Il rougissait vraiment trop facilement. Dans un son clair, Shigure Kintoki tomber à terre. Il se demanda brièvement, Yamamoto allait-il le frapper... ? Il aurait pu le comprendre. Après tout, ce n'était pas le summum de la politesse d'entrer dans la chambre d'un blessé et de l'embrasser sans rien dire.

Mais il sentit les mains du baseballer attraper sa nuque, le collant plus à lui. Il sourit, et, sans détacher leurs lèvres, s'assit sur le lit, passant ses bras autour du cou de son ami pour laisser leur baiser s'approfondir.

Lorsque, pour des raisons évidentes d'asphyxie, ils durent se détacher, Yamamoto avait l'air légèrement… Sonné.

-Wow, dit-il après quelques secondes de remise à jour. Je… Tu…Pourquoi ?

Il leva les yeux au plafond.

-Parce que j'en avais envie, crétin.

Yamamoto souriait. Son vrai sourire franc et stupide de baseball-freak, cette fois. Pas le sourire fade et inquiet auquel il avait eut droit plus tôt.

Hayato n'était vraiment pas du genre à s'encombrer de sentiments inutiles. Mais... Ce sourire provoquait une sensation de feu d'artifice à l'intérieur de sa cage thoracique.

Yamamoto avait gardé sa main dans la sienne et l'observait. Passèrent quelques secondes, qui parurent durer une délicieuse éternité. Puis, lorsque ses connexion neuronales revinrent à la normale, le baseballer fronça les sourcils, ouvrit la bouche, la referma, hésita, prit une grande inspiration -Hayato se méfiait déjà de la suite- et lui demanda, sur un ton bien trop sérieux pour lui;

-Est-ce que… Est-ce que ça va ?

Hayato fronça les sourcils. Il ne fallait pas avoir un QI à quatre chiffres pour comprendre qu'il faisait référence à ce qu'il s'était passé avec Gamma.

-Oui, répondit-il, plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.

Yamamoto –enfin, il pouvait sans doute l'appeler Takeshi maintenant- tressaillit.

Il soupira.

-Ecoute, ne t'inquiète pas pour moi d'accord ? Je vais bien.

Takeshi le fixait. Il connaissait bien l'expression qu'il avait plaqué sur son visage, aka ''je suis juste sur le point de m'énerver alors maintenant arrête de me prendre pour un aveugle''. Oups. Est-ce que c'était le moment idéal pour se mettre en colère ? ... Pas vraiment, non. Si ils se fâchaient maintenant, à eux deux ils feraient sauter la base.

Il réfléchit quelques secondes, puis reprit.

-Bon, d'accord, je vais pas super bien. Mais n'empêche. J'ai traversé plus dur. J'ai pas le temps de psychoter là-dessus pour le moment. Et franchement, savoir que tu le sais... Que tu m'as vu dans cet état... Bordel, c'est encore plus humiliant que de l'avoir subi.

Takeshi parut étonné.

-Quoi? tu te rends compte de ce que tu dis, là? Eh, attends, qu'est ce que tu veux dire par traversé plus dur?

-... J'ai pas envie d'en parler, répliqua l'autre, irrité.

-Je m'inquiète pour toi, Hayato! Cria Takeshi.

-Je veux pas de ta pitié! hurla à son tour Hayato, se relevant d'un coup.

-C'est pas de la pitié, merde, c'est... Je sais pas, de l'intérêt! Tu comptes pour moi, crétin!

Hayato ne répondit pas. Ils s'affrontèrent du regard, l'atmosphère soudain devenu électrique.

Puis Takeshi poussa un soupir d'abandon, laissant sa colère retomber. Mmmh, il ne savait pas encore bien s'y prendre avec lui... Tant pis. Il l'amènerait bien à se confier, un jour ou l'autre. Mais le crisper n'était certainement pas le bonne solution. Surtout lorsqu'il venait de l'embrasser, exauçant sans le savoir l'un de ses vœux les plus chers.

Il releva les yeux vers son Hayato, qui semblait toujours prêt à s'embraser. Bon sang, il était mignon comme ça. Il sourit et l'attira contre lui, passant son bras autour de sa taille.

-Tu parles jamais de rien. Peut être qu'un jour tu te confieras. Peut être qu'un jour tu comprendras que t'as pas besoin d'essayer d'avoir tout le temps l'air solide.

Hayato détourna la tête, essayant de contrôler ses nerfs. Il allait se relever lorsque Takeshi prit son menton entre ses doigts et le tourna de nouveau vers lui.

-Peut être qu'un jour je saurais enfin ce qu'il se passe derrière ces yeux émeraude, murmura t-il.

Un éclair farouche et presque attendri passa dans les dits yeux. Et Takeshi, amusé, l'embrassa doucement.


Joyeux anniversaire, moi-même! (quoi? Internet, c'est le seul endroit ou je peux librement exprimer mon dédoublement de personnalité sans qu'on cherche à m'enfermer. Tu vas pas me priver de ce plaisir, nah?)

Bon, j'espère que ce chapitre vous a plu (je viens de passer du vouvoiement au tutoiement et au re-vouvoiement,tu n'as rien vu). J'ai mentionné que cette fic serait un TS, mais je n'ai pas encore décidé si le T faisait référence à un Two ou à Three. Je verrais selon l'inspiration et la motivation

Et n'oubliez pas : tout flatteur vit au dépends de ceux qui le lisent. Cette leçon vaut bien une review, sans doute?

Portez vous bien!

NeverLearn (Nananana, nananaaaaa!)