Suite de l'introduction, je poste le premier chapitre que je viens de taper

Auteur : Cello-no-Tenshi

Genre : romance/aventure/family

Couple : HxH mais discret

Disclaimer : Les personnages de « Maleficent » et de « Lord of the Rings » ne m'appartiennent pas, mais appartiennent à Robert Stromberg et J. R. R. Tolkien sauf le Corbeau/Kraven qui sort tout droit de mon imagination fertile

Résumé : Il avait vécu des siècles auprès d'eux dans un monde de paix. Projeté dans un tout autre monde, son aventure ne faisait que commencé

« Reste toujours le même mon doux Corbeau »

Note : Je ne suis pas sûr de publier régulièrement au vu de mes études mais je ferais mon possible. De plus, soyez indulgent je n'ai pas de Beta pour me corriger, donc si quelqu'un se propose...

Italique : pensées/sensations d'Orophin

Bonne lecture


Chapitre 1 : Blessure et rencontre

Le combat durait depuis un moment.

Orophin n'était pas capable de dire si cela faisait plusieurs heures ou jours qu'il combattait l'engeance de Sauron. Il avait commencé à défendre ses frères à distance usant de ses formidables capacités à l'arc. Une fois son carquois vidé, il avait sorti sa lame et était entré dans la danse mortel. Tout comme ces compagnons, il commençait à ressentir la fatigue et ne vit pas tout de suite qu'il s'était éloigné des combattants et se dirigeait doucement vers le bord de la falaise.

« OROPHIN ! »

Le cri de terreur poussé par le gardien en chef des gardes, son frère, le déconcentra quelques secondes, qui furent suffisantes pour permettre à la créature de porter sa lame contre lui. Il sentit Tout à coup une brûlure partant de la droite de sa poitrine et s'arrêtant peu avant son aine. Il porta la main à la blessure puis de son autre main tua la créature. Cependant, étourdi par sa blessure et le venin qui se rependait, il tangua. Il eut le temps de relever le regard vers ses frères qui courraient vers lui, Haldir devançant de quelques pas son cadet, l'horreur peint sur leurs traits.

Entraîner par son poids, il chuta.

Avant d'entrer dans le torrent sous lui, il eut le temps une dernière fois de voir ces frères, penchés au bord du précipice.

Trop tard mes frères. Mandos m'appelle.

Il ferma les yeux au moment de l'impact.

Douleur

Le torrent l'emporta, le ballottant, le cognant contre les récifs.

Air, vague, suffocation

tout en même temps. Jusqu'au moment où il coula vraiment. Il laissa la torpeur l'emporter. Mourir au combat était glorieux. Mourir noyé dans le lit de la Nature était paisible. Même sa blessure ne le faisait que peu souffrir, apaisé par l'eau. Il sourit. Et s'évanouit.

Il se sentait bizarre. Entre rêve et réalité, entre vie et mort. Par moment, il souffrait au niveau du ventre. Blessure. Parfois, il dormait. C'était chaud et paisible.

Dans son sommeil, il crut même sentir une main lui caresser les cheveux et une douce berceuse caresser son âme.

La première chose qu'il sentit fut la couverture en laine sur lui. Elle était douce et sentait la lavande. L'oreille sous sa tête était moelleux à souhait et le lit relativement confortable. Il sentit qu'on l'avait vêtue d'une longue chemise. Douce. Mais pas du tissue elfique. Apparemment la personne s'étant occupée de lui avait fait son possible pour le mettre le plus confortable possible. Il sentait un bandage autour de sa tête et de son abdomen. Il sortit une main pour toucher celui qui lui encerclait les tempes.

« Vous n'avez qu'une légère blessure dut au courant »

La voix était sortie de nulles parts. Elle était masculine mais surtout extrêmement douce. L'homme sortit de l'ombre, à sa gauche et se plaça de telles façons qu'il put être examiné par Orophin.

Inquiétant. Était le premier mot venant à l'esprit de l'elfe. La personne était étrange, tout en paradoxe. Grand tout en longueur et extrêmement fin, il ne devait dépasser le mètre quatre-vingts. Il était suffisamment fin pour que les traits de son corps et ceux de son visage apparaissaient tellement droits que les angles en étaient pointus. La peau était d'une telle pâleur qu'immobile on aurait pu croire au cadavre d'un elfe. Le tout accentué par des lèvres rouge sang et des yeux tellement noirs qu'on avait l'impression de plonger dans le plus profond gouffre jamais vu en Arda. Des plumes parsemaient sa chevelure d'ombre qui lui arrivait aux épaules. Une longue natte fine qui devait arriver au milieu du dos était jetée négligemment sur son épaule et devait s'arrêter au niveau de son nombril. Le bas de la natte était décoré d'une plume qui semblait néanmoins plus mat que les noirs brillants des cheveux. L'étrange homme, car ses oreilles étaient arrondies, était moulé dans une tenue de cuire noire moulant, pantalon, hautes bottes et débardeur laissant voir ses bras aux coudes pointus, fins mais ayant quelques muscles. Coureur ?. Une lourde bague noire et plate, cerclée d'or tout comme l'anneau, était visible à son index gauche.

Dans sa main droite, un gobelet avec une boisson fumante. Son aura paressait puissante mais actuellement au repos et non-agressive, confirmé par l'expression douce sur le visage de l'homme. Orophin, d'aussi loin qu'il se souvienne, avait toujours pu sentir les auras. Pas les voir. C'était comme une impression, la personne était-elle puissante ou non ? Agressive ? Passive ? Mensonge ? Vérité ?

La première fois qu'il avait rencontré Dame Galadriel, l'aura de cette dernière avait eu l'effet d'un coup de massue en plein visage.

« Où êtes-vous partit ?»

Il regarda de nouveau son hôte, revenu sur terre non grâce au parole mais au ton amusé. Pas moqueur.

« Où suis-je ? Et qui êtes-vous ? Comment suis-je arrivée ici ? »

L'elfe vit le sourire de l'homme s'agrandir. Ce dernier s'approcha, posa le gobelet sur la petite table à côté, releva doucement Orophin et le cala contre les oreillers avant de lui fourrer le gobelet dans les mains. Puis il s'assit doucement sur le rebord du lit

« Buvez, c'est un médicament qui aidera votre corps à guérir votre blessure au ventre. Où êtes-vous ? Je ne sais pas quelque part en Arda, je ne peux vous en dire plus, n'étant pas de ses terres, cependant je peux vous dire que nous sommes précisément à 10 minutes à pied d'un village d'homme. J'ai acheté cette chaumière après vous avoir récupéré. Il me fallait un endroit sec, couvert et confortable pour vous soigner. Comment êtes-vous arrivé ici ? Eh bien je suis allé faire boire mon cheval à la rivière et vous y étiez échoué, une sale blessure teintant la rivière. Quant à qui je suis, vous pouvez m'appeler Kraven »

Orophin essaya d'encaisser toutes les informations, le nez plongé dans son gobelet.

« Buvez, ce n'est pas du poison, je n'ai aucune raison de vouloir vous tuer. En plus votre blessure est pratiquement guérie. »

Orophin releva violemment la tête vers son interlocuteur, la stupéfaction écrit en grosses lettres sur son visage.

« Comment ?! La blessure était mal placée. De plus mon séjour dans le courant n'a rien dû arranger. Et elle a été empoisonnée par le poison gobelin. »

Kraven fronça les sourcils, son visage devenant subitement froid. Il se releva, attrapant sur une table dans un coin une fiole qui contenait un liquide semblant pâteux d'un jaune passé qu'il observa à la lumière

« Ainsi donc ceci est du poison de gobelin, étrange » murmura-t-il.

Puis ce tournant vers son invité, ces traits perdirent leur dureté pour redevenir doux. Inconsciemment, Orophin relâcha la pression de son corps.

« Ça n'a pas été facile de vous soigner, je vous l'accorde. Mais entre votre envie de vivre et mon obstination, ça a réussi. Après je n'ai pas d'autres explications à vous fournir puisque votre survie relève du miracle. Néanmoins quand je rentrerai chez moi, je penserai à remercier Mère pour les leçons de guérison qui ont prévalu aux leçons de combat » finit-il avec une touche d'humour.

Orophin sourit légèrement, souffla sur le liquide brûlant avant d'en avaler une gorgée.

« Alors guérisseur, quel est le verdict ?

- Le poison est encore présent en infime quantité dans votre corps d'où la boisson et la crème sur votre blessure. Il faut encore vous surveillez pendant trois ou quatre jours mais ça devrait aller, vous survivrez. Vous garderez néanmoins une blessure à vie. Pour la tête, rien d'important vous l'avez dure. Vos vêtements étaient dans un tel état que j'ai dû les brûlez néanmoins j'ai gardé et nettoyé votre épée et votre pendentif. »

Joignant le geste à la parole, Kraven déposa sur son lit la lame sans fourreau parfaitement polie et le bijou nettoyé dans les moindres détails. Orophin mit se dernier directement autour de son coup, il aimait sentir le dernier vestige de sa mère tout contre lui, lui rappelant les fois où il se blottissait contre elle quand il revoyait son père se faire tuer sous ses yeux.

« Merci.

- Pourquoi ? Votre vie ? Vos biens ?

- Pour ma vie. Ceux de mon peuple sont puissants mais guérir les blessures empoisonnées par cette … engeance démoniaque ne fait malheureusement pas partie de nos talents. »

Il regarda par la fenêtre, son esprit s'envolant. Combien de ces frères d'armes étaient morts parce qu'ils ne pouvaient être soignés ? Il aurait fallu que Kraven soit présent plus tôt. Et encore combien auraient accepté d'être soignée par un Homme ? Il était même sûr qu'Haldir aurait préféré planter une flèche dans le corps du noiraud que de le laisser poser un demi morceau d'ongles sur lui. Et lui, sans doute aurait-il suivit. Heureusement pour lui, Kraven l'avait trouvé et soigné alors qu'il était évanoui. Et son combat ? Blessé stupidement. Quelle honte !

Il fut coupé de ses pensées de plus en plus sombres par un index posé sous son menton qui tourna doucement sa tête vers son sauveur. Le doigt était froid mais doux, il put même sentir une odeur de pins venant de la main.

« Ne ressassez pas. Vous avez cette blessure, peu importe comment. L'important dorénavant, c'est ici, maintenant et vivant. D'accord ? (hochement de tête affirmatif). Bon. Comme je le disais vous resterez coucher encore une semaine par prévention puis vous pourrez vous lever et marcher petit à petit sur des longues distances. Les armes, pas avant un bon mois. Voilà pour le corps. (regard interrogateur). Il n'y a pas que le corps à soigner mais également votre esprit. Vous êtes vivant, ce n'est pas un crime et ce n'est pas humiliant de recevoir de telles blessures. Il va falloir réapprendre. Ne vous inquiétez pas, il n'y a que la nature et les animaux autour. Quant aux hommes, peu viennent ici. Je me déplacerai.

Maintenant il serait peut-être temps de me dire votre nom, qu'en penser-vous ? »

Il avait dit cette dernière phrase en penchant la tête sur le côté, le petit sourire relevant toujours la commissure de ses lèvres couleurs sangs. Le doigt n'avait pas bougé du menton de l'Elfe.

« Je suis Orophin, gardien de la Lorien et sujet de Dame Galadriel et du Seigneur Celeborn. »

Kraven fit un petit salut de la tête. Après un moment à s'observer, Orophin émit un petit bruit s'apparentant à un pouffement. Voyant le regard interrogateur de son hôte, il s'expliqua

« Mon frère aîné ne supporte que peu les Hommes, quand il sera que c'est l'un d'eux qui m'a sauvé... »

A ce moment quelque chose changea dans l'attitude de son sauveur, son aura se fit plus présente sans être étouffante. Il se rapprocha d'Orophin, son odeur de pin plus présente encore et dit d'un ton chafouin

« Oh mais il ne faut pas se fier qu'à ses pauvres yeux, ils peuvent parfois nous abuser Seigneur Gardien. »

Ses lèvres s'étirant largement, laissant apparaître ses dents parfaitement alignées et purs. Mais également la longueur anormalement longue de ses canines supérieures. De plus il eut l'impression que de l'or tourbillonnait dans les deux orbes noirs.

Non, Kraven n'était pas un Homme. Il était quelque chose d'autre. Infini, puissant. Protecteur


Voilà, 1er chapitre bouclé !

Deux chapitres en une journée, je suis fière ^^

J'espère que ça vous aura plu

J'accepte tout les reviews dut moments qu'il n'y a pas d'insultes dedans

A bientôt