Bonjour,

Je n'aime pas beaucoup écrire de petite présentation avant les chapitre, comme celle-là, mais celle-ci est IMPORTANTE. J'aurais besoin de votre avis sur la longueur des chapitre. Je sais que celui-ci est particulièrement court car ce n'est pas le plus interresant mais pour la suite je voudrais savoir si vous vouliez des chapitres court comme celui-là publiés tous les jours et peut-être plusieurs fois pendant les week-end ou alors deux ou trois chapitres longs publiés par semaine ? Merci de répondre par commentaire, ça serais vraiment sympathique.

Voilà, bonne lecture !


Chapitre 1

Septembre…

Octobre…

Novembre…

Décembre…

Le temps passe. Y compris quand cela semble impossible. Y compris quand chaque tic-tac de la grande aiguille est aussi douloureux que les pulsations du sang sous un hématome. Il s'écoule de manière inégale, rythmé par des embardées étranges et des répits soporifiques, mais il passe. Même pour moi.

Charlie entra doucement dans ma chambre avec une tasse de sang animal à la main.

-Bella, il faut que tu boives un peu.

Comme à chaque fois qu'il me proposait à boire, je refusai, silencieusement.

-Ecoute, ça va faire 4 mois que tu ne bois plus rien, ne mange plus rien. Tu pourrais me dire à quand remonte la dernière fois où tu t'es regardais dans un miroir ?

Je l'écoutai sans vraiment comprendre ce qu'il disait, toujours aussi silencieuse.

-Bella, hurla-t-il me faisant sursauter, aujourd'hui c'est Noël ! Alors s'il te plait, fais-moi le plaisir de boire cette tasse !

Je relevai la tête vers Charlie. Seulement Noël ! Je savais que le temps passait mais pas aussi lentement.

Je regardai l'air horrifié de Charlie. J'étais aussi horrible que ça ? Je décidai donc de me lever. Je vacillai mais Charlie me rattrapa. Je ne savais pas qu'un demi-vampire était capable d'avoir des crampes ! Avec l'aide de Charlie, je me dirigeai vers la salle de bain.

Devant-moi, je regardai cette fille au visage blanchâtre. Ses yeux étaient effrayants. On ne pouvait pas distinguer la pupille de l'iris : ils étaient tous deux d'un noir profond. Des énormes cernes étaient nichés sous ceux-ci. Sa bouche était violette et sèche. Ses cheveux étaient emmêlés, secs et partaient dans tous les sens.

Je mis un moment avant de me rendre compte que cette fille, c'était moi. J'étais devenue une sorte de « zombie ». Un corp sans vie. Comment est-ce que j'ai pu en arriver là ? Edward… S'il me voyait dans cet état, comment réagirait-il ? Rien qu'en pensant à lui, une larme m'échappa. Il culpabiliserait peut-être ? Non, il me l'avait dit clairement : je ne lui apportais rien de bon, je n'étais pas faite pour lui.

-Naturellement, reprit-il en s'adressant aux arbres, une part de moi continuera à t'aimer. En quelque sorte. Mais je suis… las de jouer un rôle qui n'est pas moi. Je ne suis pas humain.

Il revint à moi – les reliefs glacés de son visage sans défauts n'étaient pas de ce monde.

-J'ai laissé trop longtemps l'imposture s'installer. J'en suis désolé.

-Arrête. Ne fais pas ça.

Mes paroles, maintenant, n'étaient plus guère qu'un chuchotis. La compréhension commençait à s'infiltrer en moi, tel un acide dans mes veines. Il me toisa, et ses yeux m'apprirent que ma prière intervenait trop tard. Il l'avait déjà fait.

-Tu ne m'apportes rien de bon, Bella.

Il avait renversé la phrase de tout à l'heure. Or, qu'avais-je à lui apporter ? Il avait raison. Je ne lui arrivais pas à la cheville, que lui aurais-je apporté ? J'ouvris la bouche, la refermai. Il patienta, le visage impénétrable.

-Si… c'est ce que tu souhaites, finis-je par murmurer.

Il acquiesça. Mon corp était gourd, paralysé à partir du cou.

Contrairement aux autres fois où je pensais à lui, je n'émis aucun cri. Seules quelques larmes traitresses réussirent à m'échapper. Une petite voix me murmura « Tu es sur la bonne voie ». Un sourire s'afficha sur mon visage mais celui-ci s'effaça aussi tôt. Ça n'avait rien d'un sourire. On aurait plutôt dit une grimace.

Je regardai Charlie. Il y avait une lueur d'espoir dans ses yeux.

-J'oublie, murmurais-je d'une voix cassée et que je savais inaudible à l'oreille humaine.

Il me contempla longuement puis, d'un geste maladroit, me tendit la tasse. Je réfléchis quelques instants et lui pris lentement des mains. Au moment où je commençais à approcher la tasse de mes lèvres, mon corp tout entier se réveilla. Je me rendis compte à ce moment-là que j'avais soif, très soif !

Avalant la tasse d'un coup sec, je lui tendis et il comprit où je voulais en venir. Il revint quelques secondes après avec, cette fois ci, 2 bols bien remplit que j'englouti aussi vite que la première tasse.

Je n'ai pas comptais combien de bols j'ai vu avaler mais je savais que j'étais repue. Cette nuit-là, je m'endormis avec une seule pensée en tête : demain, j'aurais la force de revivre.