Nouveau chapitre. Merci à Fanficnumber14 pour le fav et la review, pour lui répondre, sûr que ça encourage. J'ai placé un peu d'humour dans mes chapitres, mais je précise que là où certaines personnes riront, d'autres trouveront ça nul. Chacun ses goûts après tout, on n'y peut rien.
Voilou. Bonne lecture et rendez-vous au chapitre 3.
Chapitre 2 : Le jour où je rétrécit.
J'ouvris les yeux. Hormis la lumière, il n'y avait rien eu d'autre. Je me suis dit qu'Arceus commençait à se faire vieux, et m'apprêtait à redécoller, puisqu'il avait disparu dans sa dimension.
C'est là que je me rendis compte de la chaussure sur ma gauche. Oui, je dis chaussure, car c'est vraiment ce que je voyais.
Maintenant que je le note, j'aurai dû voir les maisons ravagées et des hommes tout petits. Quelque chose m'incita à lever la tête. Un homme avec un balai me regardait d'un air mauvais. En temps normal, il m'aurait flanqué des coups de balais qui auraient eu l'effet d'une goutte d'eau et j'en aurais rien eu à faire (ou, si j'étais énervé, il se serait pris un Dracogriffe dans la tête).
Ça aurait donc pu être comique de voir cet homme avec son balai qui me menaçait, sauf que là, il faisait genre... Neuf fois ma taille...
Je commençais à comprendre ce que m'avait fait subir Arceus.
- On s'amuse à exploser nos maisons, Giratina ?
Hum. Ça sentait pas bon du tout. Je répondis par un cri rauque qui résonna drôlement aigu, et l'homme me flanqua un gros coup de son balai.
Evidement, je partis m'écraser contre un mur, ce qui me fit très mal. Je secouais ma tête en vitesse, en essayant de rester conscient. Ça serait bien, ouais...
- Dégage Renégat ! Hurla une autre femme. Pokémon du diable, fils de Satan !
Oui, ça va j'ai compris ! Tu veux pas un crucifix pendant que tu y es ? (D'ailleurs, c'est quoi au juste un crucifix ?)
J'eus juste le temps de déplier mes ailes et de m'envoler à sa hauteur. J'avais l'impression de devoir passer au-dessus d'une montagne et l'effort était conséquent. J'ouvris ma bouche dans la ferme intention de lui lancer une Aurasphère, mais là, une fois de plus, je ne pus rien faire.
Elle me frappa du plat de sa paume et je ne pus que redresser pour éviter de retourner m'écraser sur le sol.
- Arrêtez-le ! Cria-t-elle et les hommes se mirent à me courir après, leurs pokémons étant malheureusement de la partie.
Je passais une bonne heure à tenter de leur échapper, en zigzagant et tournoyant pour éviter les diverses attaques dont je fus la cible. Je finis par me poser dans un coin désert et me mit à souffler.
Qui eut cru que voler de la sorte me fatiguerais comme ça ?
Maintenant que je m'en rappelle, j'avais copieusement insulté mentalement Arceus dans ma tête, lui promettant mille souffrances si je parvenais à l'attirer dans mon monde.
Mais ça n'était pas le fait de jurer qui allait me sortir de cette situation. Je pris le temps de regarder autour de moi. Je m'étais posé sur une fenêtre ouverte et put m'observer dans la vitre. Je faisais maintenant la taille d'un Shaymin !
Comment allais-je bien pouvoir me tirer de là ?
Alors que je réfléchissais et me lamentais sur mon sort, des voix se firent entendre. Je n'avais pas le choix et m'envolais en vitesse. Je vis au passage les maisons, détruites pour la plupart, et me dit que de changer d'air ne me ferait que du bien.
Je parvins sans trop de mal à sortir du village et tentais de retourner dans le Monde Inversé. Peine perdue. Arceus m'avait bloqué mes pouvoirs.
Il fallait que je m'éloigne encore, car les pokémons du village n'étaient pas assez loin. Mais comme l'effort me fatiguait vite, je me laissais tomber sur un Tylton. Le pokémon tourna sa tête vers moi et piailla, visiblement de bonne humeur. Je le remerciai de bien vouloir me porter par un petit cri rauque, et n'eut que pour principale occupation de regarder le paysage défiler sous mes yeux.
Il fila rejoindre son groupe et le vol dura assez longtemps, puisqu'ils se posèrent tous en cœur à la tombée de la nuit. À mon tour de m'envoler puisque j'y vois parfaitement clair dans l'obscurité, et j'avisais d'aller visiter la ville la plus proche, Vestigion. J'avais surtout la dalle, ce qui influença rapidement mon choix.
La bonne odeur venait de la fenêtre d'une petite maison, qui était subitement la chose la plus grande que je n'ai jamais vue. Je parvins sans trop de mal à me poser sur le rebord en béton et jetais un coup d'oeil furtif.
C'était la cuisine, et une dame cuisinait une sorte de petits gâteaux qui ne me disaient rien. Il y en avait plusieurs sur la table, mais malheureusement, la fenêtre n'était pas assez ouverte pour que je puisse y entrer.
L'odeur me rappela aussi que le temps avait repris son cours normal, lorsque je revenais du Monde Inversé. J'avais donc très faim. Et aussi sommeil.
La douce chaleur de la cuisine me poussa à tenter ma chance. Je m'appuyais comme je le pouvais contre la vitre, et constatais que la fenêtre bougeait un tout petit peu.
Sans alerter l'humaine aux fourneaux, je continuais de pousser le battant, jusqu'à ce qu'il fut largement ouvert. Je m'envolais ensuite en vitesse et filais me réfugier sous la table. Il était temps !
L'ouverture avait amenée avec elle un courant d'air et la dame se retourna, surprise de voir sa fenêtre ouverte. Elle alla jusqu'à sa hauteur et la referma avec soin.
- Maman ! Tu peux venir voir s'il te plait ?!
Elle s'immobilisa et finit par répondre qu'elle arrivait. Elle se dirigea vers les escaliers, et je mis ce temps à profit pour aller voler jusqu'aux divers gâteaux exposés sur la table, ceux qui tiédissaient.
Et comme on dit bien que notre corps est commandé par deux cerveaux : la tête et l'estomac, je me suis empressé de me remplir la panse. J'étais trop occupé et n'entendit pas la voix d'un homme qui s'éleva dans la pièce.
- Héla ! Que je t'y prends ! Petit voleur !
Je ne put bouger qu'il m'avait déjà attrapé par la peau du cou, et qu'il me jetait dans la nuit noire après avoir rouvert la fenêtre par laquelle j'étais rentré.
- Et ne songe même pas à revenir ! Ou Tortipouss te fera ta fête !
Je répondis à la provocation par un petit cri, avant de me renvoler dans la nuit noire. Il fallait que je retrouve ma taille normale et mes pouvoirs au plus vite ! Ça ne pouvait pas durer ainsi...
Je me laissais planer en survolant les maisons. Les courants d'air chauds et froids me permettaient de ne pas me fatiguer et de presque me laisser porter. Je finis par aller me poser sur le toit d'une boutique de vélos, d'après les dires des gens dans le quartier.
Comme je n'étais absolument pas avancé sur la manière dont j'aurais pu retrouver ma taille normale, je me décidais à passer la nuit posé sur la cheminé. Demain serait un autre jour. Et chaque jour entraîne au moins une nouvelle descision. Et peut-être aurais-je enfin une petite idée...
Je me couchais comme je le pus et laissais enfin la magie du sommeil me gagner.
