Note de l'auteur : J'ai laissé une question qui a besoin des réponses de mes lecteurs dans mon profil, pourriez vous être gentils avec moi et aller y répondre, s'il vous plait ?
Chapitre 2 :
Les deux adolescents arrivèrent à la même conclusion simultanément ; ils avaient besoin de la Carte du Maraudeur.
- Peux tu te rappeler où elle est ?, demanda Hermione.
- Je crois qu'elle se trouve dans le bureau de Remus mais comment, au nom de Merlin, allons nous réussir à la récupérer à temps ?, répondit Harry.
- Nous ne pouvons nous promener dans l'école avec un Hippogriffe en fuite, alors je suis ouverte à toute proposition, répliqua la jeune femme.
- Dobby !, s'exclama Harry et un instant plus tard le petit Elfe de Maison apparut.
- Qu'est-ce que Dobby peut faire pour aider le grand Harry Potter ?, demanda-t-il en sautillant d'excitation.
- Dobby, pourrais tu aller nous chercher la carte sur le bureau du Professeur Lupin ? Nous pensons qu'il l'a laissé là… Dobby était parti avant que Harry puisse finir, revenant quelques secondes plus tard, tenant fermement la carte dans ses mains.
- Brillant Dobby, dit Harry à l'Elfe tout sourire. Il donna la carte à Hermione avant de dire à son petit ami : Dobby, aimerais tu travailler pour Hermione et moi ?
Il enveloppa de ses bras les jambes de Harry, acquiesçant de la tête tout en pleurant des larmes de joie.
- Je pense que tu devrais réclamer ton héritage, Harry, lui dit sa petite amie sans lever la tête de la carte qu'elle était en train d'étudier.
- Oh, c'est vrai ! Moi, Harry James Potter, dernier de la Noble et Ancienne Maison Potter réclame l'héritage et le poste à la tête de la Maison qui me reviennent de droit, déclara Harry tandis qu'une lumière semblait émaner de l'intérieur de son corps, vérifiant ses dire, avant que la chevalière des Potter apparaisse à son doigt.
- Dobby serait fier et honoré de travailler pour Lord Potter et sa Lady, s'exclama l'Elfe.
- C'est juste Harry, Dobby, Harry et Hermione. A présent j'aimerais savoir si tu peux nous faire entrer dans une pièce dont la porte est fermée dans le château. Nous devons retourner dans l'Infirmerie avant que quelqu'un ne notice notre départ.
- Cela ne posera aucun problème Maî… Harry.
- Bien. Mais avant, je veux que tu ailles à Gringotts de ma part et que tu ailles dans les coffres familiaux, nous avons besoin des bagues de fiançailles des Potter dont mon père a dit qu'elles se trouvaient dans un coffret en velours vert. Lorsque j'ai réclamé mon héritage, les Goblins ont dû être automatiquement informé de mon changement de statut, alors dis leur que j'aimerais que cela reste confidentiel. Si les détails venaient à être connu, je transférerais mes fonds dans une autre banque et informerais les autres clients de cette violation de la confidentialité. Dobby se tint un peu plus droit vu l'importance de la tâche que venait de lui confier son maître. Il partit immédiatement pour la banque.
Hermione leva les yeux de la carte.
- Je viens de le trouver, mais il est retenu au cinquième étage. Comment allons nous le faire sortir ?
Harry s'approcha d'elle et passa un bras autour de sa bientôt fiancée et meilleure amie.
- Au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué, notre ami ici présent a une belle paire d'ailes sur lui.
Hermione perdit toute couleur alors que son vertige revenait en force.
- Harry, je pense que je vais t'attendre à la porte de l'Infirmerie.
Harry la prit dans ses bras.
- Tu seras avec moi, qu'est-ce qui peut se passer ?
L'absurdité de cette déclaration les fit éclater de rire et fit s'évanouir toute tension. Harry grimpa sur le dos de Buck avant d'offrir sa main à Hermione qui bravement monta derrière lui. Lui dire de s'agripper fermement n'était pas nécessaire, car elle n'aurait pu le serrer plus fort.
Hermione avait les yeux complètement fermés mais elle fut bien obligée de les rouvrir alors qu'ils approchaient de la fenêtre. Elle était petite et fait de verre teinté, mais qui malheureusement ne s'ouvrait pas. Elle sortit sa baguette et fit disparaître la fenêtre révélant un Sirius Black ahuri.
- Un Hippogriffe pour Black ?, demanda Harry avant que Sirius ne bondisse sur ses pieds et ne sorte par la fenêtre. Il dut sauter quelques centimètres et s'accrocha à Hermione. Dans un élan d'inspiration Harry sortit sa baguette et créa une nouvelle vitre, la fenêtre teintée maintenant représentant un chien, un cerf et un loup.
Sirius était assis, tentant de se préparer en vu de sa mort prochaine comme le Griffondor qu'il était, et tout à coup Harry et son amie se trouvaient de l'autre côté de la fenêtre, au cinquième étage, sortant de leur chapeau un sauvetage hors du commun. Lorsque Sirius vit la fenêtre créée par Harry il ne put s'en empêcher, il commença à rire à gorge déployée sans pouvoir s'arrêter et Hermione dû placer un sort de silence sur lui.
Buck venait à peine de toucher terre que Hermione descendait de son dos et Harry cru pendant un moment qu'elle allait se mettre à baiser le sol de soulagement.
Harry descendit à son tour et sera dans ses bras la sorcière avant que Sirius ne saute sur eux pour les prendre dans ses bras.
- Sirius, tu dois partir et nous, nous devons retourner quelque part avant d'être repérés, dit Harry tandis qu'Hermione levait le sort de silence.
- C'était brillant tout les deux quelle équipe vous faites, et cette fenêtre ! J'aimerais presque voir la tête de Rogue lorsqu'il découvrira la pièce vide.
- Tu dois y aller MAINTENANT ! Ne fais confiance qu'à Lupin, un Elfe qui s'appelle Dobby ou nous. Si quelqu'un d'autre tente de te contacter, surtout Dumbledore, cours et cache toi. Le ton de Harry ne laissait aucune place à la discussion. Il dictait les lois et Sirius devait lui obéir jusqu'à ce qu'il obtienne de plus amples informations.
Il remonta sur Buck alors que Harry lui disait :
- Nous te contacterons très bientôt. Je viens juste de te retrouver et je ne compte pas te perdre maintenant.
Il s'envola tandis que les deux adolescents prenaient le chemin le plus court pour retourner à l'Infirmerie. Lorsqu'ils arrivèrent dans le couloir, Hermione attrapa Harry et l'entraîna dans le placard à balai le plus proche.
- Même si j'aimerais beaucoup mon amour, nous n'avons pas le temps. Harry n'en dit pas plus car les lèvres d'Hermione étaient à présent sur les siennes.
A la fin du baiser elle s'expliqua.
- Nous devons attendre que Dumbledore parte et nous enferme. Lorsque nous entendrons les cris, nous saurons qu'il est temps d'y aller.
Harry murmura :
- Dobby !, et le petit Elfe apparut et lui présenta le coffret en velours vert. Harry l'ouvrit. Deux bagues en platine se trouvaient à l'intérieur. Elles présentaient un nœud en leur centre avec le blason des Potter au milieu de ces nœuds. Harry jeta un coup d'œil à la femme qu'il aimait.
- Es tu sûre de ça, Hermione ? Ma vie n'a pas vraiment été un long fleuve tranquille et tu seras obligée de TOUT voir, les bagues ne pourront être enlevées pendant au moins dix jours. Rappelle toi que papa nous a dit que le dernier couple à les avoir portées avait fini par se haïr.
- Harry, je t'aime et rien de ce que je pourrais voir ne changera ça. Mon seul souci c'est que je risque d'assassiner un bon nombre des personnes qui t'ont délibérément fait du mal. J'ai plus peur du fait que tu vas voir tout sur moi. Et si toi, tu changeais d'avis ?
Ce fut au tour de Harry de l'embrasser pour la faire taire.
- Hermione, je ne changerai pas d'avis, tu es la personne la plus importante au monde pour moi. Lorsque j'ai cru t'avoir perdu, je me fichais bien de savoir si j'allais vivre ou mourir ; sans toi je n'avais plus aucune raison de vivre. Ceci est le premier pas vers le restant de nos vies ensemble. Il fit glisser l'une des bagues à son doigt et l'embrassa tendrement sur les lèvres.
Hermione se sentait plus en confiance à présent.
- Harry, je suis tombée amoureuse de toi dés notre rencontre dans les toilettes des filles ; c'est d'ailleurs la chose la plus brave que j'ai jamais vu. Je veux passer le reste de ma vie avec toi à élever nos enfants. Je sais que tu aurais préféré un endroit plus romantique pour faire ça, mais nous avons besoin de la protection que ces anneaux nous apporterons contre Dumbledore, Rogue et leur manie de lire les pensées. Elle plaça l'autre bague au doigt de Harry et un rayon de lumière bleue passa entre les anneaux et tout deux sentirent la connexion s'établir.
Lorsqu'ils s'embrassèrent ce fut un sentiment étrange mais merveilleux qui se fit sentir car chacun ressentit ce que l'autre éprouvait. Hermione était prête à entrer en mode « recherche » lorsqu'ils entendirent des cris se répandre dans tout le château. Ils étaient sûrs qu'au moins l'un d'entre eux était un cri de frustration venant de Rogue.
Il était temps d'y aller. Avec l'aide de Dobby, ils apparurent dans la pièce, laissant les sorts de Dumbledore encore intacts et arrivèrent juste à temps pour se voir disparaître. Ron était allongé dans un lit, endormi grâce des potions et avait tout manqué. Harry donna un baiser raide à Hermione.
- Je pense que nous devrions vite nous mettre au lit.
Hermione fit semblant d'être horrifiée.
- Ce n'est pas parce que tu m'as donnée une bague que je vais sauter dans ton lit, Potter.
Tout deux se mirent à rire et se dépêchèrent de s'allonger, tentant d'effacer les sourires de leur visage avant que n'arrivent leurs visiteurs.
La porte s'ouvrit avec une telle force qu'elle réveilla Ron et alerta Madame Pomfresh qui tenta de faire partir les trois hommes furieux qui venaient de pénétrer dans son domaine.
- Quel est le motif de cette intrusion ? J'ai des enfants malades ici.
- Nous n'en avons que pour un moment, Poppy, lui répondit Dumbledore en se dirigeant directement vers le lit d'Hermione. Harry eu le plaisir d'avoir à ses côtés le bâtard graisseux et un Ministre hors de lui.
- Je sais que c'est vous Potter, et je le prouverai.
Harry pouvait sentir la pression exercée dans sa tête provoquée par l'attaque illégale que Rogue venait d'effectuer, et ce devant le Ministre lui-même. Si ils n'avaient pas porté les bagues qui établissaient une communication entre eux mais empêchait l'accès à d'autre, Rogue aurait eu une vue claire de tout ce qui s'était passé ce soir. Lorsqu'il n'arriva pas à obtenir les informations qu'il cherchait, Rogue sortit de ses gonds et sortit se baguette. Ce fut seulement le fait que Dumbledore se précipita et lui baissa la main qui sauva Harry d'un sort et au moins une vie.
Dumbledore avait rencontré la même résistance dans l'esprit d'Hermione et c'était tourné juste à temps pour stopper Rogue de se faire passer pour un parfait crétin ; sauver Harry n'était qu'un effet secondaire. La vieille chèvre traîna pratiquement son Mangemort apprivoisé hors de la pièce.
- Excusez moi, Ministre Fudge, demanda Harry calmement. Pouvez vous me dire ce qui se passe ? Pourquoi Est-ce que j'ai pratiquement été ensorcelé dans mon lit par un professeur de Poudlard ?
- Ne sois pas idiot mon garçon, pourquoi ferait il cela ?
- Probablement parce que son attaque illégale de Légilimancie n'a pas réussi à lui faire obtenir ce qu'il cherchait. Vous ne saviez pas que Dumbledore et lui l'utilisaient tout le temps sur les étudiants ? La face de Fudge aurait fait une jolie photo. Oh, et ne prenez aucun bonbon qu'il peut vous offrir, Rogue les fait spécialement pour lui, si vous voyez ce que je veux dire.
Fudge semblait à présent souffrir d'un cas sévère de constipation.
- Ne laissez pas cela vous inquiéter, Monsieur le Ministre, je suis sûr que Dumbledore vous effacera les souvenirs qu'il ne veut pas que vous gardiez, en tout cas, c'Est-ce qu'il fait habituellement.
Le Ministre sortit de l'Infirmerie comme si il avait le diable aux fesses tandis que Harry tentait de contenir son rire, et un Ron plus que surpris qui demanda :
- Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?
- Rien, je m'amuse juste avec le Ministre de la Magie, Ron, lui répondit Harry tout en jetant un coup d'œil rapide à Hermione lui communiquant tout ce qu'il fallait. Ils ne pouvaient rien révéler à Ron, tout pouvait être pêché directement et facilement dans son esprit. Ceci, et leur nouvelle relation allaient mettre des bâtons dans les roues de leur soi-disant amitié, mais Harry et Hermione savaient tout deux que leurs jours à Poudlard étaient comptés. Il leur fallait seulement bien calculer le bon moment et la méthode par laquelle île allaient mettre en marche leur plan ; plan dans lequel les Weasley ne jouaient aucun rôle.
Harry et Hermione savaient ce qui allait se passer lorsqu'ils s'endormiraient et aucun d'entre eux ne l'attendait avec impatience mais les anneaux les forçaient à se détendre et le sommeil s'approcha rapidement.
-Hermione visualisant les souvenirs de Harry-
Hermione avait été prévenu qu'elle verrait tout ce qui était arrivé à Harry dans sa vie mais rien n'aurait pu la préparer face à l'expérience de ressentir ses émotions et ses peines.
Un Harry de quatre ans était recroquevillé dans son placard, pleurant. C'était l'anniversaire de Dudley et Harry, sachant par expérience qu'il ne recevrait aucun morceau de la nourriture ou du gâteau, avait demandé à sa tante quand était le sien. Il avait reçu des coups de la part de son Oncle qui lui avait dit que ses alcooliques de parents, ne s'étaient pas embêtés à l'écrire avant de mourir puisqu'un incapable comme lui ne méritait pas d'avoir un anniversaire.
Le cœur d'Hermione se brisa en sentant le désespoir émanant de l'amour de sa vie. Elle était sûre que si il avait su combien ses parents avaient été merveilleux, il se serait précipité sous les roues du premier bus qu'il aurait pu trouver pour enfin échapper à l'enfer qu'il vivait et enfin être avec eux.
Alors que les souvenirs continuaient d'inonder son esprit, Hermione commença à ressentir une colère d'une intensité dont elle ne se serait pas jamais crut capable. Voir un bulldog enfoncer ses crocs dans le corps mal nourrit de Harry alors que ce dernier se faisait sermonner : 'ton sang a intérêt à ne pas empoisonner mon chien' fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle sentait sa magie échapper à son contrôle lorsqu'une présence calmante la retint. Les souvenirs étaient encore douloureux mais à présent elle utilisait leurs informations pour planifier leur revanche. Personne ne faisait subir ça à son Harry et n'en ressortirait indemne, pas même le chien.
Dans l'Infirmerie, c'était la panique, des objets volaient en tous sens alors que la magie d'Hermione se manifestait en envoyant ces objets contre les murs et le plafond. Poppy avait réussi à entraîner un Ron plutôt choqué hors de la pièce lorsque tout s'arrêta. Elle regarda en direction de ses deux autres patients et nota que leurs deux lits étaient à présent l'un à côté de l'autre et que leurs occupants se tenaient la main. Elle tenta de s'approcher du jeune couple lorsque soudain des objets recommencèrent à se soulever et lorsqu'elle recula ils reprirent leur place. Comme tout deux ne semblaient pas courir de danger immédiat, elle les laissa seul et plaça Mr Weasley dans une chambre privée.
-Harry visualisant les souvenirs d'Hermione-
Si Hermione n'était pas préparée pour les émotions venant de son fiancé, Harry était, quant à lui, dévasté par la peine qu'elle avait ressentit en grandissant. Il n'était pas sûr de la manière dont ce voyage dans le temps marchait mais pour lui cela ne faisait que quelques heures qu'il avait vu la merveilleuse fille qui était son futur être touchée par un sort qui vraisemblablement venait de la tuer. Harry savait qu'il avait tendance à être surprotecteur envers ceux qu'il aimait mais cela avait prit des proportions énormes depuis la bagarre. Toute personne tentant de nuire à sa bien aimée devait d'abord le vaincre lui et depuis le Département des Mystères peu étaient capable de ce miracle.
Son expérience à l'école primaire n'avait pas été mieux que la sienne puisqu'elle avait été mise à l'écart et martyrisée à cause de son intelligence mais sa vie avec ses parents avait choqué Harry. Hermione était assise calmement, narrant les derniers faits qui s'étaient passés à l'école à son père qui lui conseillait de se confronter une nouvelle fois avec ses tourmenteurs tandis qu'il contacterait de nouveau l'école. Elle avait sept ans, par Merlin, et venait juste de passer une heure à pleurer dans sa chambre, où se trouvait le câlin dont elle avait désespérément besoin ? Il aurait pu la faire se sentir mieux avec un simple « je t'aime » et un câlin, un autre coup de téléphone ne ferait qu'empirer le problème.
En tant qu'outsider observant ce qui se passait, Harry pouvait voir d'où lui venait ce besoin pathologique de plaire aux figures de l'autorité. Ses parents étaient tout deux intelligents et Hermione essayait de montrer cette partie d'elle aussi souvent que possible pour qu'ils la remarquent. Ce n'est pas qu'elle n'était pas aimée, simplement elle manquait de l'affection de parents qu'elle n'avait même jamais vu se tenir par la main, c'était même un miracle qu'Hermione soit née. Une tape amicale dans le dos pour un bulletin de notes parfait était tout ce qu'elle avait eu.
Tout deux avaient manqué d'amour en grandissant et il se promit silencieusement de lui montrer tous les jours combien il l'aimait. Son souhait le plus cher était d'avoir des enfants dans le futur et tout les deux savaient ce qu'ils ne devraient pas faire en les élevant. Si vous ajoutez une Molly « deux accolades, trois repas et je suis ta mère adoptive » Weasley, ils avaient acquis les bases à ne pas faire de l'éducation.
Il avait ressentit la peine qu'elle avait projeté et sa magie avait réagit en conséquence. Harry ne savait pas ce qu'il se passait dans le « monde réel » mais il se sentait mieux à cause de ça. Il était à présent en train d'observer Hermione discuter avec ses parents de son inscription à Poudlard. Il pouvait sentir son excitation face à l'idée d'apprendre de nouvelles choses mais cela était de loin surpassé par l'espoir d'avoir un nouveau départ. En montant dans le Poudlard Express pour la première fois, ses sentiments étaient pratiquement les mêmes que les siens : 's'il vous plait, ne les laissez pas me renvoyer à la maison parce que je n'ai pas ma place'.
Se voir à travers les yeux de quelqu'un d'autre était déconcertant, voir Ron à travers les yeux d'Hermione était une révélation. Dés leur première rencontre Ron avait été rude avec elle et cela avait continué à chaque fois qu'elle approchait Harry en sa présence. Lorsqu'il ressentit la douleur qu'elle avait éprouvée lors de ce fameux Halloween, Harry aurait avec plaisir, donné Ron comme nourriture à Touffu. Ses émotions, lorsqu'un certain sorcier aux cheveux noirs sauta sur le dos d'un troll pour lui sauver la vie étaient hors normes. Le garçon avec qui elle avait tenté de devenir amie depuis deux mois risquait littéralement sa vie pour elle.
-Hermione visualisant les souvenirs de Harry-
Hermione observa à travers les yeux de Harry lorsqu'elle resta pétrifiée tandis que le troll dévastait les toilettes. Il pouvait voir que ce n'était qu'une affaire de secondes avant qu'elle ne soit frappée par le bâton alors il fit la première chose qui lui passa par la tête, il sauta sur le troll. Il ne pouvait pas croire qu'elle avait menti à McGonagall pour eux.
Voir le vol selon sa perspective était formidable, elle comprenait à présent qu'après avoir passé la majorité de sa vie dans un placard, la liberté que lui procurait un balai était classée dans ses meilleurs souvenirs. Lorsqu'elle avait réussi à prendre son courage à deux mains et à prendre dans ses bras Harry avant qu'il aille affronter Quirrell cela avait été la première embrassade pour tout les deux.
Après avoir vaincu un salaud démoniaque, un autre l'avait renvoyé vivre avec une tribu de salauds démoniaques et vicieux. Le voir recevoir sa maigre ration à travers une chatière la renforça dans son idée d'être très créative lors de sa vengeance. Oh, ils allaient souffrir pour ce qu'ils avaient fait à son Harry.
La douleur qu'il ressentit face à l'affaire de « l'héritier de Serpentard » n'était rien face à sa sensation de perte lorsqu'il l'avait vue allongée immobile dans l'Infirmerie. Elle avait été jalouse lorsqu'il avait reçu la carte de la St Valentin mais le voir assis, lui tenant sa main pétrifiée lui montra qu'il l'aimait déjà avant qu'aucun des deux ne s'en aperçoivent.
Elle observa un enfant terrifié de douze ans combattre un Basilic et Jedusor. Alors même qu'il était mourant, ses pensées se tournèrent vers son amie allongée à l'Infirmerie. Harry avait sauvé le job de Dumbledore, sortit Hagrid d'Azkaban avant qu'il soit renvoyé une fois de plus chez les salauds et sa prison qu'était Privet Drive, ne s'en échappant qu'en gonflant sa tante.
Il n'était pas arrivé à Poudlard, que dans le train, des Détraqueurs avaient déterminé le ton pour l'année à venir, et un meurtrier à vos trousses n'était que la cerise sur le gâteau. Hermione vit que découvrir que Sirius était son parrain, innocent et qu'il voulait que Harry vienne vivre avec lui était une des meilleures choses à lui être arrivées. Le meurtre légalisé de Sirius Black avait presque brisé Harry James Potter, il avait de nouveau quatre ans dans son placard et ses amis avaient l'interdiction de lui écrire. Survivre à cet été l'avait seulement entraîné dans ce fichu Tournoi.
-Hermione visualisant les souvenirs de Harry-
Harry vit à travers les yeux de sa fiancée alors qu'elle le regardait s'accrocher de toutes ses forces à son balai alors que celui-ci se balançait dans tous les sens. Ce fut la première fois qu'il observa Hermione en mode « aider Harry », son esprit tout entier ainsi que son corps focalisés sur le problème et se lancer dans l'action. Elle n'était entrée que depuis quelques mois dans le monde sorcier et pourtant la voilà qu'elle mettait le feu à un professeur pour sauver Harry.
Il ressentit son bonheur lorsqu'elle résolut le mystère du Basilic mais ses dernières pensées alors qu'elle se faisait pétrifier furent de se dire qu'elle avait laissé tombé Harry. Lorsqu'elle s'était réveillée une seule idée lui vint à l'esprit, trouver Harry et elle se dit que cela valait presque la peine d'être pétrifiée si c'était pour se retrouver dans ses bras en plein milieu de la Grande Salle.
Harry regarda avec horreur lorsqu'il se vit tomber de son balai, Hermione pensent qu'il était mort et se sentiments étaient les même que les siens dans le Département des Mystères. Lorsqu'il reçut son Éclair de Feu tout cela ressurgit et elle fit ce qu'elle se serait crue incapable, elle alla voir McGonagall. Lorsque Harry ne lui parlait pas, elle criait jusqu'à épuisement tous les soirs. Sa seule consolation était le fait de savoir qu'il était encor en vie. Elle l'avait fait pour sa sécurité et il s'était détourné d'elle. Harry se sentit malade face aux conséquences de ses actes et se dit qu'il ne valait rien à cet instant précis.
Lorsque Dumbledore ferma la porte et que qu'ils avaient ôté l'âme de Sirius grâce à un Détraqueur, tout les deux avaient pleuré cette nuit là. Le Professeur Lupin avait été tellement dégoûté par cette décision qu'il avait non seulement quitté l'école mais aussi le monde magique et ils n'avaient plus jamais entendu parler de lui.
Hermione avait désobéit à Dumbledore cet été là et avait écrit à Harry mais toutes ses lettres lui étaient revenues non ouvertes, même celles envoyées par la Royal Mail.
Lorsqu'ils étaient revenus à Poudlard elle était très inquiète à son sujet mais cela s'était emballé lorsque son nom était sortit de cette foutue coupe. En le regardant s'éloigner il y avait deux choses dont elle était sûre, il n'avait pas mis son nom dans la coupe et il était de nouveau temps d'entrer en mode « aider Harry ».
