Steve s'est promis de conquérir le commandant Stone Hopper…

Comment va-t-il s'y prendre ?

Voici la suite !

Bonne lecture !

Partie 2 :

Kono tapotait son rapport dans son bureau lorsque des éclats de voix, provenant de la pièce de McGarret, la firent sursauter et tendre les oreilles.

« -Tu veux quoi ? S'exclama un Danny, tout ahuri et indigné. Il n'en est pas question, Mac Garret ! C'est quoi ce fichu plan, d'abord ? Explique-moi ! »

La voix de Steve répliqua, agacée et excédée :

« -Plus bas, Danny ! Allez, ce n'est pas la mer à boire, non plus ! Il s'agit juste d'un match, un petit match ! Danno, accompagne-moi… »

Un silence s'en suivit et les deux hommes s'observèrent, longuement. Le jeune blond, indécis et encore dubitatif sur la bonne santé mentale de son partenaire, jaugea son capitaine et dut admettre que ce dernier était bien sérieux.

Il poussa un profond soupir et calmement, posa une question :

«-Par quel miracle, notre fan de football voudrait assister à une partie de soccer ? Je soupçonne un motif plus sérieux sous cette lubie subite. Ok, il s'agit d'un championnat de soccer militaire mais il y a plus. Je te prie d'être franc avec moi sinon, tu n'obtiendras rien de moi. »

Steve s'assura que la porte de son bureau était hermétiquement clos, maudissant le bon « flair » de limier de Williams et s'adossant contre la fenêtre, il se mit à narrer sa rencontre avec le commandant Stone Hopper et sa résolution prise de séduire le marine.

Au fur et à mesure que Danny entendait ce récit, ses yeux s'écarquillèrent et son visage devint l'expression de la plus grande incrédulité.

« -Tu réalises, Steve, que ce Stone Hopper est commandant d'un destroyer, un officier qui a des centaines de marines sous ses ordres ? Fit l'inspecteur Williams, d'un ton raisonnable. Tu risques gros pour un béguin d'une minute, Steve. C'est la Navy. Des hommes attachés à leur virilité. Même si Stone partageait ton penchant, il ne pourrait l'afficher devant son équipage. »

Steve protesta, affirmant posément :

« -Danny, écoute : Ce n'est pas qu'un simple béguin. Il me plait réellement. S'il te plait, Danny. »

Apercevant le regard suppliant et plein d'espoir de son ami, Danny finit par céder. Il émit, cependant, une condition.

« -Ce weekend, tu devras me le rendre. Exigea-t-il, ferme. Car je renonce à avoir Grace pour t'accompagner. »

Steve, soulagé et réjoui, accepta et remercia son équipier. Celui-ci, quittant le bureau, marmonna :

« -Dans quoi, me suis-je embarqué ?... »

…..

Stone bondit de sa cage et dans un saut éblouissant, stoppa le tir de l'attaquant japonais. Les spectateurs et les soldats, dans les gradins, crièrent leur admiration et leur joie, saluant l'exploit du commandant.

Immédiatement, le goal lança le ballon en direction de son frère, Alex, qui l'intercepta et entreprit de courir vers les buts adverses.

Sous les encouragements des marines américains et des jolies filles.

Danny devait l'admettre : Il ignorait tout du ballon rond et des règles du jeu et pourtant, la qualité et les prouesses des joueurs passionnaient et captivaient l'inspecteur blond.

Discrètement, son regard se porta sur le fameux Stone et se promena sur sa silhouette mince et sportive.

Le policier concéda que le commandant ne manquait pas d'arguments dans le domaine « charme ». Il capta l'expression farouche et presque froide que décocha le joueur et sut ce qui avait séduit Steve.

Avant de réaliser, tout absorbé par ses réflexions, que la lueur froide, dans les yeux bleus du commandant, leur était destiné. Particulièrement à un certain brun se situant à sa proximité.

Danny soupira, en remarquant la fascination, visible, sur les traits de McGarret qui n'avait pas détaché son attention de Stone. Depuis le début de match.

« -Stop, McGarret. Conseilla le blond, dans un chuchotement. Tu es aussi subtil qu'un éléphant dans une foule. Je te signale que ton commandant n'est pas impressionné par ton admiration insistante. Le message est clair : Il n'est pas intéressé. Alors, cesse de baver et abandonne. »

Un sourire réjoui et narquois vint sur les lèvres du capitaine de l'unité 5.0 et les bras croisés, l'air déterminé, avec une assurance tranquille, le brun déclara :

« -Un point positif : Il réagit à ma présence. C'est déjà un bon début. »

Danny frisa la crise cardiaque lorsqu'il entendit l'affirmation de son équipier et perçut sa trop grande confiance. Il hurla quasiment :

« -N'importe qui réagirait à ta présence, néanderthal ! Tu ne passes jamais inaperçu, où que ce soit ! Ce n'est pas un compliment, Steven Mac Garret ! »

Des personnes se détournèrent sur les deux hommes et Danny, rouge de honte et de confusion, décida de se faire tout petit. Son poing lui démangeait et mourait d'envie de s'écraser sur la figure moqueuse de Steve.

…..

L'éclat de voix du blond avait arraché le commandant de sa concentration et avait dirigé son regard sur les deux détectives.

Ses traits réguliers eurent une expression de reproche et de désapprobation pour le jeune brun qui lui envoya un clin d'œil complice.

L'audace, le sang-froid et le joli sourire, éclatant et nullement discret, de l'inconnu décontenancèrent Stone et faillirent avoir raison de sa patience légendaire.

Un seul être au monde était capable de le mettre hors de lui : Son frère Alex et sa manie de tout « foirer » ! Du moins était ce que croyait Hopper ainé.

Dorénavant, il devait compter avec son admirateur inconnu.

Soudain, un tir, d'une violence et d'une précision redoutable, coupa le souffle du commandant qui s'était oublié et déséquilibré, le goal tomba à la renverse dans sa cage.

Le ballon se décolla du ventre du goal, roula sur la pelouse et sous les yeux exorbités et incrédules des footballeurs américains, termina sa course dans les filets des buts USA.

« -But ! Annonça l'arbitre, en sifflant. Le match est fini ! »

Une explosion de joie et une clameur assourdissante suivit l'annonce de l'arbitre. Les supporters japonais exprimèrent leur joie et applaudirent la victoire de leur équipe.

Les joueurs américains, déçus et écoeurés, têtes baissés, se consolèrent mutuellement. Alex rejoignit son frère, toujours à terre, et fixant, les yeux vitreux, le ballon.

« -Viens. Fit Alex, en lui tendant une main compatissante. Ce n'est pas grave ! Ce n'est qu'un match et on les aura lors… »

Déconcerté, il se tut devant le regard meurtrier et furieux de Stone qui se releva prestement et qui marcha, d'un pas rageur, vers les gradins. Ne présageant rien de bon, il se dépêcha de rattraper son frère et de le stopper avant que les choses ne s'envenimèrent.

Trop tard !

Stone, parvenu à la hauteur d'un blond et d'un brun, se fraya un chemin vers eux et adressa un direct sur la figure de l'un des deux hommes.

« -Tenez-vous loin de moi. Intima Stone, d'un ton plein de rage et de mépris. Non, je ne suis pas gay. »

Steve ne répliqua pas à l'attaque du commandant dont le regard froid, dédaigneux et méprisant le toisait. Des rires éclatèrent un peu partout et Danny intervint, s'intercalant physiquement entre Stone et Steve qui ne baissa pas le regard :

« -Je ne dis pas que mon équipier ne le méritait pas. Mais voilà, Steve McGarret est mon partenaire de terrain et ami et quoiqu'il fasse, je le soutiendrai toujours. Et quelque soit le pétrin dans lequel il s'engage aussi. Alors, vous le retouchez encore une fois et je me ferai un plaisir de vous hacher menu… »

Mais Steve le dissuada de continuer ses menaces et voyant que les autres marines, solidaires de leur commandant, s'attroupaient autour d'eux, fit signe à Danny de quitter les lieux.

Alex contempla, songeur et impassible, les deux policiers s'éloigner d'eux et monter dans leur Camaro.

« -Viens. Dit-il, à son frère et le prenant doucement par la main. Rentrons. »

Stone sortit de son état second, au contact de la main réconfortante d'Alex et se laissa entrainer en dehors du terrain.

….

Danny conduisait sa voiture, tout en jetant de fréquents coups d'oeil inquisiteurs et inquiets vers Steve qui ne s'était pas départi de son silence.

« -Vois le point positif de la chose. Conseilla le jeune Williams, sarcastique. Vous avez fait connaissance, tous les deux. Ok, pas comme tu l'aurais voulu. Mais là, tu es sûr qu'il est au fait de ton existence. »

Steve rumina ses mots et finit par lâcher un sourire :

« -Merci, Danny. Tu as été un véritable ami. Tu ne m'as pas abandonné. »

Danny perçut une étrange lueur dans les yeux de Steve et ayant appris à déchiffrer le « McGarret », sut que la partie n'était pas terminée.

« -Que veut dire ce regard, Steve ? Interrogea le blond, excédé. Tu n'as pas saisi le message de Stone ? »

Steve opina de la tête et lança, au grand désespoir de Danny :

« -Plan B. »