Merci beaucoup pour votre enthousiasme! Ca fait plaisir de voir que je suis pas la seule sadique ^^

J'ai écrit deux fins, parceque je voulais pas briser entièremnet vos petits coeurs de fangirls(boys?) ^^

RER!


L'infirmière Garett se tenait fièrement devant le lieutenant Jones, pas le moins du monde honteuse de ses actions.

- Vous avez aidé un malade mental à s'échapper. Vous ne niez rien ?

- Non, mais le pourquoi pourrait vous intéresser. Répliqua la quinquagénaire.

- Je vous écoute. Répondit Jones, sentant que ça allait être du lourd.

- Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi l'hôpital a signalé sa disparition seulement 3 jours après que je l'ai aidé à s'enfuir ? C'est à peine s'ils s'occupaient de lui !

- Quoi, il était mal traité ? Demanda Jones fronçant les sourcils.

- Pas traité du tout oui ! Quand il est arrivé, ils ont commencé par le sédater, il faut dire qu'il criait au scandale, qu'il n'était pas fou et qu'il n'avait rien à faire dans un asile… Mais jusque là c'est plutôt normal, beaucoup réagissent comme ça. Mais après ils l'ont laissé sédaté pendant plusieurs mois… Dès qu'il se réveillait, c'était pour se faire injecter une nouvelle dose…

- Il n'avait pas un médecin pour s'occuper de son cas ? Demanda Jones.

- Si, mais pour des raisons obscures, tout ce qu'il voulait faire de Greg, c'était ça. Greg est passé par tous les états, un coup il suppliait qu'on le laisse sortir de son lit, un coup il menaçait d'appeler son avocat…

Garett se racla la gorge, chassant l'humidité de ses yeux.

- Si il n'était pas complètement fou en arrivant c'est certain que ça l'a achevé. Il a commencé à me confondre avec sa mère…

- Vous avez dit que c'était comme ça pendant les premiers mois, alors que s'est il passé ensuite ?

- Vous avez sans doute entendu dire qu'il souffre de personnalité multiple ? Pour le moment j'en ai compté trois… Enfin bref, l'une d'elle est capable de se montrer particulièrement violente, et il a tenté d'étrangler un aide soignant qui était venu lui faire une injection. Alors ils l'ont mit en isolation avec une camisole.

- Combien de temps y est il resté ? Interrogea Jones qui commençait à se sentir nauséeuse.

- Je ne sais pas vraiment… Normalement, ils sont sensés y restés pendant 3 heures maximum, mais je ne l'ai plus vu pendant plusieurs jours… Après ça ils ont arrêté de le sédater systématiquement, je lui ai fait faire de la thérapie physique avec un collègue car il avait perdu beaucoup de masse musculaire… Quand il a été à nouveau capable de se déplacer tout seul, je suis allée en parler au directeur, mais il ne m'a pas cru et m'a dit que je devrais avoir honte d'accuser un médecin respectable… Il m'a changé de département, mais j'ai continué d'aller voir Greg pendant mes temps libres. Elle secoua la tête. Il fallait bien que quelqu'un le nourrisse !

- Qu'est ce qui vous a finalement décidée à le faire s'enfuir ?

- Je l'ai vu se faire passer à tabac par des agents de sécurité. Plusieurs fois, et personne ne réagissait. Le directeur m'a menacé de me virer si je continuais à « calomnier un personnel performant qui avait déjà fait de meilleurs preuves que moi ». C'était la goutte de trop. Je lui ai donné de la nourriture de la cafétéria, lui ait passé des vêtements d'infirmier et je l'ai fait sortir par la porte de service. J'imagine qu'ils ont vu qu'il était parti quand les agents ont remarqué l'absence de leur punching-ball préféré !

- Alors vous l'avez juste laissé s'évanouir dans la nature, comme ça ? Vous pensez qu'il va lui arriver quoi dans la rue ? S'offusqua Jones.

- Croyez-moi, il a ce qu'il faut.

- Vous savez où il est ? Vous devez nous le dire !

L'infirmière s'empourpra.

- Pour que vous le renvoyiez là bas ? Jamais de la vie ! Laissez le tranquille maintenant, il a largement purgé sa peine ! Et même plus !

- Et si je vous dis qu'il a enlevé une petite fille ?

- Il ne peut faire de mal à personne !

- Vous avez-vous-même dit que l'une de ses personnalités était violente.

- Oh après le coup de la camisole, ne vous inquiétez pas que ce « Greg » là ne s'est plus jamais montré. Imaginez-vous enfermée dans une pièce pas aérée couverte de matelas pour vous taper la tête contre les murs et dans une camisole pendant 1 jour ! Maintenant imaginez vous la même chose mais pendant une semaine ! Il y'a de quoi calmer.

- Cette petite fille a besoin de retrouver sa mère. Ne l'impliquez pas dans tout ça et ne faites pas obstruction à la justice ! Votre cas est déjà assez grave.

- La justice ? Faites donc justice à ce qu'il reste du docteur House avant de songer à le condamner à nouveau !

- On le fera, c'est sans problème, mais la mère de cette fillette ne mérite pas ça.

Garett baissa la tête. Elle-même avait trois enfants. Prenant le papier et le crayon que lui tendait Jones, elle écrivit une adresse.

- Il a sauvé ma fille. C'est un docteur pas un tueur. La petite ne risque rien. Ne lui faites pas de mal.

- Nous ferons ce qui est nécessaire. Ce soir, le docteur Hourani ainsi que ces agents de sécurité véreux seront derrière les barreaux. Rachel aura retrouvé sa mère et on prendra soin de Mr House.

Jones se mordit la lèvre. Cette femme n'avait fait qu'aider quelqu'un qui était en danger… Et pourtant elle risquait gros.

Elle soupira, éteint le dictaphone, puis écrivit un numéro de téléphone sur un bout de papier.

- C'est la meilleure avocate que je connaisse, dites lui que c'est le lieutenant Jones qui vous envoie, elle comprendra.

- Merci. Murmura Garett la gorge serrée.