Hello les filles (oui, parce que pour l'instant, toutes les revieweuses sont des filles, alors bon) !

Alors tout d'abord, merci, merci pour l'accueil, vous êtes tops les filles, ça me va droit au cœur. Le deuxième chapitre est tout chaud, et on y découvrira une Alice survoltée (mais attendez-vous à quelques surprises) et un beau brun musclé s'enticher d'une belle blonde pulpeuse, mais je ne vous dévoile pas tout !

Bonne lecture )

En réponse aux review :

Lovebook : merci pour tous ces petits mots gentils qui compose ta review. Tu es la « prem's » alors je te remercie beaucoup (pour tes compliments, principalement, ça me touche). Pour Rosalie, je pense que c'est sûrement l'un des personnages qui me ressemblera le plus, et que j'aurais par conséquent un plaisir tout particulier à faire évoluer (bien que chacune des trois filles portera quelques aspects de ma personnalité finalement.) Pour Alice, j'aimerais vraiment me démarquer de toutes ses fanfictions « séance shopping désastreuse pour Bella », « alice-meilleure-amie-de-Bella-qui-n'aime-que-les-v êtements-et-Jasper ». Je conserve son côté pile électrique principalement, mais je ne sais pas trop comment elle évoluera. Au feeling ! Merci encore à toi en tout cas, bisous !

LFM'Ines : merci à toi ! en effet, j'ai remarqué cette histoire de gros pavé qui me titille un peu, et j'essaie donc de vous rendre la lecture plus simple et agréable dans ce chapitre. C'est aussi mon souci quand je démarre une fiction, quand je plante le décor, je fais trop de pavé … en tout cas, ta review était vraiment adorable !

Et merci aux autres revieweuses!

II.

*(Glad you came – The Wanted)

De la dentelle. De toute les couleurs. Partout. Bienvenue dans ton enfer personnel Bella ! On ne dira pas que je déteste le shopping. Plutôt que je ne m'aime pas tout court.

Après avoir descendu quelques marches, nous voilà dans le temple (et je pèse mes mots) de la lingerie fine. Je ne connaissais strictement aucune des marques affichées au-dessus des présentoirs bondés de caracos, bas, culottes et soutien-gorge. Restée stoïque durant quelques secondes devant tous ces attirails, Rosalie me pris la main et m'emmena vers le fond de la pièce, où se tenait des canapés en velours parme, au milieu de cabine aux rideaux assortis.

« Alice ? » demanda Rosalie

Une petite brune, d'un mètre cinquante-cinq à tout casser, frêle et les cheveux bruns en pétard sorti de la cabine, le corps moulé dans une sorte de body en dentelle noire.

« Rose ! T'en a mis un temps dis-moi ! » Lui dit-elle en lui sautant au cou et en lui claquant la bise.

« Excuse-nous… Du monde sur le chemin »

« Mouais. Mais c'est qui elle ? »

Alice s'écarta légèrement pour me regarder. Enfin me détailler, plutôt. De haut en bas. Avec un sourire peu appréciateur. Rosalie leva les yeux au ciel.

« Elle, c'est Bella, ma nouvelle coloc de fac. Et elle, a gentiment accepté de m'accompagner afin que je lui trouve quelques jolies tenues pour pavaner son joli corps dans les rues de New York » reprit Rosalie.

Alice ne parût pas satisfaite.

« Oui, mais je te voulais pour moi toute seule. Enfin, si tu veux je veux bien la relooker, ce serait pas du luxe »

Elle avait dit ça avec une moue rehaussé d'un froncement des sourcils qui me firent rougir. Pourquoi j'avais accepté si vite cette « séance shopping », déjà ?

« Alice, Bella est nouvelle, sois tolérante, ou ton shopping, tu le fais toute seule et Bella et moi on s'en va.»

Je me sentis encore plus gênée par la situation.

« Très bien, très bien » fit-elle en levant les mains. Son body à froufrou rehaussant sa poitrine lui allait vraiment très bien. Alice, avec ses yeux noisette et son teint frais, était vraiment une très jolie fille. D'une beauté différente de Rosalie, certes, mais une beauté tout de même. J'avais l'impression de faire encore plus tache, avec mon slim défraîchi et mon petit pull beige.

« Je suis Alice, comme tu as du le comprendre. Je suis ballerine au Met Opéra depuis quelques mois. » Reprit-elle.

« Tu vois » dit Rosalie dans un sourire. « C'est pas si compliqué d'être aimable et agréable Lice ».

Alice lui tirât la langue avant de lancer un rire carillonnant.

« Très bien, revenons à nos moutons. Qu'est-ce que tu penses de cette merveille ? » Dit Alice en désignant son habit, ou plutôt ses bouts de dentelle.

« J'en pense que tu es sublime, bien qu'en noir, il ne soit pas super. Il n'existe pas en une autre couleur ? En tout cas Jasper va en tomber par terre. »

« C'est le but ma chère, c'est le but » répondit Alice en s'éloignant. Elle s'arrêté sous un portant nommé La Perla, et se saisit de la réplique de son body en rouge flamboyant.

« Tu viens de nous dégoter une merveille cousine » couina Rosalie, ébahi devant le modèle.

Ostentatoire fut le seul mot qui me vint à l'esprit, mais je cru saisir qu'il en caractérisait aussi le tempérament d'Alice.

« Je le trouve très joli. » Rosalie me sourit là où Alice ne releva pas.

Ça va aller Bella.

« Compte tenu de tous les achats qui nous attendent et du relooking de Becca … »

« Bella. » la corrigeais-je

Rosalie la fixa méchamment.

« Bellllla » appuya-t'elle, les yeux aux ciels. « Je me rhabille et je passe aux caisses lingerie. Vous n'avez qu'à commencer par le rayon vêtement en attendant, je vous rejoins ! » Et elle disparut dans la cabine.

Rosalie se retourna et me lança un regard d'excuse.

« Allez viens ma belle, on va aller faire flamber un peu la carte bleue. »

Nous prîmes l'ascenseur, une typique des années 20. Rosalie demanda au majordome d'appuyer sur le niveau 3 et l'habitacle bringbala et s'enclencha.

« Excuse Alice. C'est une fille de très bonne famille quelque peu égocentrique et porté sur l'apparence. Faute à son éducation. Son père, mon oncle éloigné est l'un des chirurgiens les plus réputés d'Amérique et officie de grandes opérations et conférences dans le monde entier. Alice n'a jamais manqué de rien et peut paraître très hautaine, mais tu verras, cette fille est douce comme un agneau quand on la connait. Je l'adore, même si il lui arrive de dépasser un peu les bornes à mon goût. »

« C'est rien, je pense que je vais devoir m'habituer aux filles branchés de NY… »

« Oui, vu que dans quelques heures tu en seras une. » me glissât 'elle.

L'ascenseur carillonna.

« 3ème niveau : mode féminine. Bon shopping mesdemoiselles » nous informa l'homme en costume.

Je lui souris.

Nous débouchâmes dans un grand espace à « corners », comme dans les films et au rayon lingerie, avec de grandes marques en affiches. Isabel Marant, Rag & Bone, Versace lus-je au fur et à mesure. Je savais, par les revues de mode d'une de mes amies de Forks que ses marques n'étaient pas du tout dans mes moyens.

« Hum Rosalie … tout ça... je ne peux pas me le payer » lui annonçais-je

« Tut Tut Tut … Tout ça, c'est pour moi. Et avant que tu me dises non, vois ça comme un cadeau de bienvenue de ma part. Je peux me permettre de te l'offrir, alors je le fait avec grand plaisir »

Je suivais Rosalie dans le dédale des rayons, où elle sortait des cintres et observait des vêtements qu'elle évaluait du regard. Elle décidait de les garder ou non et les déposait sur son bras, contre elle. Je me sentais comme un chien dans un jeu de quille.

« Il faut d'abord définir un peu ton style. Je pense que tu apprécieras les choses simples et chics, du genre d'Emma Watson ou Olivia Palermo. Alors voici ce que je t'ai dégoté » me dit-elle en se dirigeant vers les cabines du fond, où cette fois-ci, il y avait même un buffet de gourmandises étalés dessus. « Va essayer tout ça, je t'attends. »

Alors que je rentrais dans une cabine plus grande que notre salle de bain, et accrochait les vêtements, j'entendis le pépiement de la voix d'Alice au loin. J'enfilais tout d'abord un jean avec

Un petit tee-shirt blanc en coton et une veste grenat. Superbe. Même moi, l'inculte du style, je trouvais ça classe sans en faire trop, dans le miroir situé dans la cabine. Je décidais de ne pas sortir tout de suite, et d'écouter la conversation de Rosalie et Alice, poussé par la curiosité :

« Oui, mais papa pensait que tu venais avec King … »

« Eh bien non, nous ne sommes plus ensemble depuis déjà trois mois Alice, tu le sais, et ce n'est définitivement pas parce que Carlisle y voyait un bon parti que je le garde sous le coude. Je préfère venir seule. »

« Oui et par conséquent nous serons 5 et non 6. Et comme la table est rectangulaire, quelqu'un dînera en face du mur. Sympa. Invite le Rose… »

« Bon sang Alice, tu entends tes propos ? Si ce n'est que ça je trouverais quelqu'un pour m'accompagner, mais certainement pas cet enfoiré. Ecoute toi parler quelquefois. » Rosalie paraissait remontée. « Et j'apprécie ma nouvelle coloc, et j'aimerais sincèrement qu'elle devienne mon amie, alors tu as intérêt à te comporter sagement Lice, parce que sinon, je te jure que tu baisseras définitivement dans mon estime. Ne laisse pas tes origines te faire devenir quelqu'un de mauvais, tu vaux mieux que ça, toi et moi le savons très bien »

Un silence brisa le tout.

« Très bien. » Alice se racla la gorge. « Je vais te laisser, à toute Rose. » Sa voix paraissait éteinte.

« A ce soir » claqua Rosalie.

Je comptais mentalement jusque cinq avant de me décider à sortir de la cabine. Rosalie était adossée au mur face à moi, et siffla en me voyant.

« Eh bah ma belle, ça change tout ! Tu es vraiment chic ! Allez, essaie la suite. »

Puis la séance se déroula, et je fus surprise d'approuver tout ce que Rosalie avait choisi pour moi, en évitant soigneusement de regarder le prix. Je ne savais d'où venait Rosalie pour avoir des moyens pareils (ce qui me gênait beaucoup), mais je trouverais obligatoirement quelque chose pour la remercier. C'était vraiment trop. Après avoir choisi deux jeans, quelques hauts et vestes cintrées, je me décidait à quitter la cabine.

« Et tu crois que je vais te laisser partir sans une robe ? Essaie celles-ci, je suis sûre qu'elles t'iront à ravir. »

Je pris les deux étoffes. La première, noire, qui d'après Rosalie était « la basique pour toute occasion ». Puis une plus près du corps, une vraie merveille. Une merveille à plus de 500 $. Je sortis de la cabine, devant une Rosalie emmerveillée.

« Bella, cette robe est cousue pour toi ! »

« Je … je pense pas, non. Elle est beaucoup trop chère, puis regarde, mes jambes sont grosses, mes bras ballants ...»

« Si je te dis que tu es superbe, c'est que tu l'es. Le mensonge déguisé, très peu pour moi. » Elle se plaça derrière moi. « Tu es une très belle fille, n'en doute pas. »

La dite robe, bustier, était faite de trois tissus différent, un autour de la poitrine noir et argent, une ceinture noire enserré ma taille, puis un autre tissus entouré mes hanches, et la fin de la robe m'arrivant un peu au-dessus des genoux, était faite de doré. C'est vrai que contrasté à la blancheur de ma peau, le tout était plutôt réussi.

« Prends-là » m'intimât 'elle.

« Et même si je la prenais, y a-t'il une quelconque occasion qui me permettra de porter ça ? »

Un ange passa. Puis Rosalie s'exclama :

« Pendant que tu te changeais, Alice est venue. Ce soir, au dîner, il manque une personne. Viens avec moi. Ce genre de dîner, c'est un peu prise de tête, je suis sûre qu'on arrivera à trouver de l'amusement ensemble… Alice prends tout ça au sérieux. Pas moi. »

« Oh non, non, pas de risque, je crois pas avoir fait l'unanimité chez ta cousine et puis, je sais pas comment me comporter, puis le Four Seasons quand même, puis… » Tout s'emmêlait dans ma tête. Respire, Bella, respire.

« C'est ma contrepartie à ces achats. Tu viens avec moi. Point. »

Je finis par acquiescer. Soyons fous !

« Ok, si tu y tiens … »

Son sourire refit surface et elle sautilla. Je riais.

« PAR-FAIT ! Il y a pas plus rasoir que tonton Cullen. »

Mon cerveau accrocha aux derniers mots de Rosalie. Cullen… Cullen … OH MON DIEU EDWARD ! Mon sang ne fit qu'un tour.

« Et qui sera présent ? » intimais-je

Rosalie, occupée à chercher des « chaussures convenables pour ma robe » se retourna vivement, un pair d'escarpins noirs et sobre à la main.

« 38 ? » me demandât 'elle. Je hochais la tête. « Oh, il y a aura Carlisle, mon oncle, ainsi que sa femme Esmé. Alice, et puis son frère, Edward. »

Je fermais les yeux et respirait profondément. Le dieu vivant de ma promo sera là. Ok, il faut que je me détende. De toute manière, aucune chance qu'il me remarque.

« Bella, ça va ? »

« Oui, très bien, excuse-moi, le décalage horaire probablement. »

Rosalie regarda sa montre.

« Il est presque 17h, nous devons être au dîner pour 19h30. Rhabille-toi vite, je file à la caisse. Les chaussures et les sacs, ce sera pour une autre fois ! »

*(Embers – Just Jack)

Elle prit tous mes achats pendant que je me changeais et elle partit régler. Une boule au ventre, en partie due à la générosité de Rosalie, à l'amertume d'Alice, et à la découverte de leur parenté à Edward, s'installa sournoisement en moi. C'est juste un dîner, personne ne remarquera que tu existes, fait tapisserie comme d'habitude et ça ira très bien.

Pendant que Rosalie débattait sur l'incapacité des caissières de nos jours à se montrer aimable, nous arrivâmes rapidement à la sortie quand elle stoppa net.

« Le majordome. »

« Oui ? »

« Il faut qu'il se souvienne de moi, d'une manière ou d'une autre. »

Alors elle fit quelque chose de très rusé. Elle farfouilla dans son sac Prada, au vu de la gravure en cuir, et en tira un papier blanc, plié en quatre.

« Va héler un taxi, j'arriverais à la dernière minute. »

Je me pressais et sortit du magasin. L'homme brun et musclé me reconnut et me fit un sourire que je lui rendis. Un taxi passa, je lui fis signe, et il se gara juste devant. Je m'engouffrais dans la voiture alors que Rose accourait, laissant négligemment son papier tomber sur le sol. Elle referma la portière d'un coup sec.

« Columbia s'il vous plaît, à l'angle de la 114è et de Ams Ave ! »

« Très bien mam'zelle. »

Le taxi démarra, et je me tournais vers elle, les sourcils froncés.

« J'ai, par tout hasard, fait tomber le papier d'attribution de notre chambre. Celui avec mon nom, mon numéro ET celui de notre chambre, avec le nom de la résidence, evidemment. C'est là qu'on verra si je lui ai fait de l'effet. »

Je ris.

« T'es parfaite dans ton genre ! »

*(Gold (Snakehips Bootleg) – Bondax.)

Une fois rentrée, nous avions toutes deux sautées dans la douche à la suite. Alors que je m'habillais tranquillement, la boule qui me tiraillait le ventre grossissant à vue d'œil, Rosalie en était déjà au maquillage. Elle avait relevé ses cheveux en un chignon flou, avait paré ses lèvres du même rouge que la robe et avait enfilé des escarpins noirs.

Mes cheveux, tout juste sec, retombé en cascade de boucles enchevêtrées.

« Je pense qu'une queue de cheval lâche t'ira à merveille avec cette robe. Viens t'asseoir. »

Je m'exécutais, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je portais cette coiffure floue aussi, mes cheveux auburn retombant de côté sur une de mes épaules, avec quelques mèches le long du visage.

« Je vais te maquiller légèrement, je pense pas que tu sois adepte de tout ça. Ta peau sublime en témoigne ! »

Je fermais les yeux et la laisser faire. Quand elle m'intima de les ouvrir, mes yeux avait été rehaussé de marrons au coin, du blush corail très léger sur les joues, et un peu de ce rouge à lèvres chair. Simple, mais carrément bluffant.

« Je suis jalouse, tu es superbe. »

« Ne dis pas de bêtise, toi, tu es fatale ! »

Elle sourit. Elle farfouilla sous son lit et me donna une petite pochette noire, assortie à ma robe, dans laquelle je mis mon téléphone, et mes quelques effets. Elle en remplit une similaire.

« Mettons-nous en route, il est dix-neuf heure passé ! »

Un taxi nous déposa devant l'hôtel luxueux le plus classe qu'il m'a été donné de voir. Le Four Seasons. Comme dans les films. Alors que nous montions les quelques marches de l'entrée, un majordome nous ouvrait déjà.

« Une très bonne soirée à vous »

Arrivé dans l'entrée immaculée, aux lustres plus coûteux les uns que les autres, Rosalie me guida vers le droite. Un homme se tenait devant un pupitre, à l'entrée d'une salle où une musique classique passait, et ou les tintements des couverts et des bouteilles se faisaient entendre.

« Bonjour Mademoiselle Hale. Monsieur Cullen et sa famille sont arrivés il y a quelques minutes. »

Il me regarda et me sourit. « Bonjour mademoiselle. »

Puis il se tourna vers Rosalie.

« Laissez-moi vous guider jusqu'à leur table, s'il vous plait. »

« Ne vous déranger pas Scott, je sais où elle se trouve. Merci beaucoup »

« Qu'à cela vous tienne, bonne soirée à vous aussi mesdemoiselles »

Nous pénétrâmes dans la salle, foulant le marbre ruisselant du sol.

« C'est d'un chic… Je me sens pas trop à ma place »

« Ca va aller Bella, imagine-toi être la plus riche de cette salle, comme si tu venais manger ici cinq fois par semaine. Ou t'imagines que t'es Kate Middleton, encore mieux ! » Elle pouffa alors que nous arrivions à hauteur d'une table.

Un homme blond platine et gominé nous sourit.

« Rose ! Nous t'attendions ! Tu es resplendissante ! »

T'es dans la fosse au lion Bellibells. Redresse-toi, souris, parait naturelle et distinguée.

Il se leva et l'étreignit. Une femme d'une quarantaine d'années, aux cheveux miels et au regard tendre, me sourit. Quatre places étaient vides.

« Et vous êtes ? »

L'oncle de Rosalie venait me reconnecter à la réalité. Je soufflais.

« Hum… Isabella Swan » affirmais-je, serrant sa main chaude et ferme.

Rosalie pris les devants.

« Alice a supposé cet après-midi qu'il restait une place ce soir, et je ne pouvais laisser ma nouvelle colocataire seule ce soir ! Bella, voici Esmé et Carlisle. Mais, où sont Lice et Eddie ? »

Le docteur Cullen me fixait toujours, un sourire en coin.

« Ils sont partis demander au chef de leur préparer leurs plats favoris, qui n'étant pas sur la carte, est difficile à commander aux sobriquets leur servant de serveurs » poursuit-il, les yeux aux ciels.

Rosalie souffla.

« Mais, asseyez-vous. »

Je pris place à côté de Rosalie, en bout de table. Carlisle remplit nos verres d'un champagne dont je n'osais regarder l'étiquette.

« Eh bien Isabella, d'où venez-vous ? » s'enquit-il

« A vrai dire je suis de For… ».

Le reste de ma phrase fut coupé par la voix stridente d'Alice, qui sortait par une petite porte dérobée sur notre gauche, l'adonis aux cheveux cuivrés sur ses talons.

« Papa, tu ne sauras jamais ce que Chef Stone viens de nous … » Elle s'interrompit, et me fixa, son regard allant de Rosalie au mien. « Oh BeLLLLa ! » s'exclama t'elle en appuyant bien sur la fin « Quel plaisir de t'avoir parmi nous ». Je pouvais sentir le regard froid de Rosalie se poser sur elle. Alice ne pipa mot et s'assit à côté de son père, devant Rosalie.

J'en aurais presque oublié l'homme au regard émeraude. Il me fixait en fronçant les sourcils depuis le début de l'échange, puis tendit la main vers moi. Arrête de le fixer bêtement Bella, et NE ROUGIS PAS.

« On n'a pas été présenté à ce que je vois, bien que je suis sûre de vous avoir aperçue au côté de cette chère Kate ce matin. Edward Cullen. »

Je rester stoïque. Respire et tend cette foutue main.

« Hum, oui … Bella, Bella Swan. » Sa main chaude empauma la mienne et il me sourit de toutes ses dents, d'une façon ravageuse et … sexy. Je baissai le regard. Il lâcha ma main et se posa devant moi, le regard toujours posté sur mon visage.

« Je vois que tout le monde se connaît, quelle coïncidence ! »

Edward prit la parole.

« En effet, Bella est dans ma promo de lettres classiques. »

« Oh, vous êtes à Dartmouth ! Nous en étions à vous vous veniez. »

Allez Bella, tu peux le faire. Rosalie me gratifia d'un regard encourageant.

« Hum … Je viens de l'état de Washington. Précisément de Forks, à une demi-heure au sud de Port Angeles. »

Carlisle fronça quelque peu les sourcils.

« Et vos parents, que font-ils dans une ville comme celle-ci ? » Je n'appréciais guère son ton, mais je compris aisément que nous ne deviendrons pas copain comme cochon.

« Je n'ai plus de contact avec ma mère, qui elle habite Phœnix avec un joueur de Baseball professionnel. Mon père est sheriff de la ville de Forks. »

« Bon joueur ? » s'enquit Edward, en se resservant du champagne.

« Non, de seconde catégorie. »

« Très bien, très bien. Vous devez être une excellente élève pour décrocher une bourse à Columbia. » Lança l'oncle de Rosalie.

« J'ai effectivement travaillé très dur. »

« Mais l'heure n'est pas encore aux études » déclara Rosalie en fermant le menu qu'elle avait entre les mains. Je compris à ce moment que je n'avais même pas regarder la carte. C'est d'ailleurs le moment que le serveur choisi pour venir prendre les commandes, comme par hasard.

« Bonjour messieurs dames, que désirez-vous consommer ? »

Rosalie commença :

« Je vais vous prendre le poulet aux pêches et safran. Et Bella prendra la même chose, je pense. »

Sauvée. Je la remerciait du regard.

« Edward et moi avons déjà fait part des plats que nous attendions pour notre table, dîtes juste Cullen au chef » déclara Alice, d'un ton qui transparaissait l'importance.

« Esmé et moi prendrons le carpaccio de saumon au câpre, puis le plat du chef, je lui donne toute ma confiance. Avec une bouteille de Château Margot, le meilleur millésime de votre cave. »

« Très bien. Nous faisons au plus vite. »

Je fus l'unique personne à le remercier, ce qui me valut quelques regards peu approbateurs.

« Quelle option as-tu choisi Bella ? » me demanda Edward, en portant la coupe en cristal à ses lèvres. ET QUELLES LEVRES BON DIEU.

A chaque fois que je croisais son regard ou une partie de son corps, il me fallait le double de mon énergie pour m'en détacher. Mais dès que quelque chose d'autre m'accaparait, je faisais abstraction de l'Adonis. Pour enfin le redécouvrir dès qu'il se faisait remarquer. Comme si sa beauté me subjuguait à nouveau à chaque regard. Surtout dans son costume gris. PARTICULIEREMENT dans ce costume gris.

« Le théâtre gréco-romain, et en plus le séminaire sur la littérature française. »

« Nous serons ensemble pour la littérature française alors » me dit-il dans un clin d'œil.

Un ange passa. Puis deux. RESPIRATION.

« cool. » quelle phrase de choc Bella. POTICHE !

Mais grâce au ciel, Alice nous coupa :

« Tu devineras jamais Papa, cet après-midi, il y avait les castings pour Le Lac Des Cygnes et … »

Pour tout vous dire, ma subjugation edwardienne m'empêcha totalement de décrocher mon regard des différentes parties de son corps. Même lorsque les plats arrivèrent, que les conversations se faisaient entre les différentes personnes présentes, je restais en retrait me sentant mal à l'aise, et profitant pour épier le dieu vivant qui me servait de voisin d'en face.

Rosalie le remarqua et me donna un coup de coude.

« Sois peut-être un peu plus discrète, je crois que toute la salle a pu observer que tu craquais pour Eddie. »

Je devins probablement plus rouge que la moquette qui ornait le sol.

« Hum… pas … pas du tout, qu'est-ce qui te fait penser ça ? »

Elle sourit.

« Rien. On en discutera plus tard … Un peu de vin Esmé ? »

Le reste du repas se déroula plutôt calmement. Carlisle ne me parla plus jusqu'à la fin du repas. Edward restait très silencieux, alors qu'Alice déblatérait sur sa vie et que Rosalie et Carlisle lui répondait quelque fois. Je n'entendis pas une fois la voix d'Esmé.

En fait, tout dans ce repas me mettait mal à l'aise. Seul ma contemplation pour Edward me distrayait, ainsi que les quelques pics de Rosalie à Alice. Nous finîmes par un dessert, un plateau de gourmandises plus meilleures les unes que les autres, et vint l'heure de quitter toute cette luxure.

« Eh bien Rose, j'étais très heureux que tu sois présente ce soir, bien que je déplore l'absence de Royce.. » déclara Carlisle.

Elle le coupa sèchement.

« Avec tout le respect que je te dois, je ne veux plus jamais que tu prononces ce nom. »

« Enfin Rosalie, ne fais pas l'enfant… »

« Loin de moi l'idée de t'être malpolie, mais un homme qui trompe une femme avec plus de la moitié de la ville et ce pendant deux longues années, j'appelle ça un mufle, et il n'a tout bonnement plus sa place à mes côtés. Si ça te déplait, je n'en ai rien à faire. C'est ma vie, Carlisle, rappelle-toi s'en. » Puis son ton se fit plus léger. « Merci beaucoup pour le repas en tout cas, bonne soirée à vous, Bella et moi commençons les cours demain, un peu de repos ne nous fera pas de mal. »

Nous nous levions pour partir, Alice et Esmé restant à leur place. Cette dernière me gratifia d'un sourire. Elle me paraissait triste, pour une raison que je ne saurais expliquer. Edward se leva lui aussi.

« Bonne soirée à toi Isabella, en espérant te croiser demain. » Je crus défaillir.

« Oui.. Oui bien sûr. » Mon regard retrouva le sol et je me rapprochais de Rosalie qui, je l'entendis, glissa un « prends soin de toi » à l'oreille d'Esmé.

Carlisle reprit la parole :

« Merci pour ta présence Isabella, ce fut un plaisir » Rien dans sa voix ne me semblait vrai. « Je te souhaite de réussir et de te plaire dans notre belle New York. »

Je lui souris.

« Merci à vous. Le repas était parfait. Bonne soirée à vous. » Je posais ma main sur l'épaule d'Esmé. « Bonne soirée Esmé. »

Carlisle paraissait tendu et Edward amusé. Alice, pour la première fois, ne semblait pas porter d'émotions. Elle me sourit vaguement.

*(The Bay -Metronomy)

Nous quittâmes la salle en silence, et ce n'est que dans le taxi du retour que Rose pris la parole alors que j'allais la remercier pour tout.

« Je … » déclarais-je

« Je suis désolé de l'attitude de ma famille envers toi Bella. Enfin de Carlisle et Lice plutôt. » Elle regardait à travers la fenêtre. « Carlisle fait partie de ses hommes qui considère la femme comme inférieure. Seule Alice, parce qu'elle l'admire, a le droit à son attention. »

« Esmé … ne parle pas beaucoup. »

« Esmé n'a pas le droit de parler. Elle est dans une prison dorée. Elle peut avoir tout ce qu'elle veut, sauf le droit de donner son opinion. Au fil du temps, elle est devenue une vraie machine, réglée pour répondre ce qu'il faut quand il le faut. Mais elle donnerait sa vie pour ses enfants. Edward lui ressemble beaucoup d'ailleurs, tu verras. » Elle se retourna vivement. « D'ailleurs en parlant d'Edward, j'ai cru plus d'une fois que tu allais te décomposer devant lui … et inversement. »

« Pardon ? »

« Vous vous échangiez des petits regards, et tu paraissais toute gênée lorsqu'il te parlait… Il y anguille sous roche ou je ne me trompe ? » Dit-elle avec un sourcil interrogateur.

« Il est … enfin … il … wow. » fut tout ce que je pus répondre.

Elle rit gaiement.

« Ha, Eddie le bourreau des cœurs, je t'accorde qu'il y a plus désagréable à admirer. Mais méfie-toi Bella, Edward est gentil, mais il est comme il est. Je ne suis pas de celle qui fait les entremetteuses, il est dans ta promo, et tu n'as pas l'air de lui déplaire. » Je rougis. Rosalie devait divaguer. « Il a son caractère. Vous finirez par vous connaître un peu plus et tu me diras s'il te plaît toujours autant. »

« Tu parles de lui comme un psychopathe … J'ai un peu peur. »

« Je dirais plutôt … badboy. Ou écorché vif. Mais tu le découvriras par toi-même. Enfin je te rassure, il n'a rien à voir avec Carlisle, d'ailleurs ils ne s'entendent pas. Edward donnerait le bon dieu sans confession à sa sœur et à sa mère. Et à part moi, je ne lui connais aucun ami. »

« On pourrait penser de lui qu'il est tout le contraire … »

Le taxi s'arrêta.

« Tu comprendras bien vite que les apparences, à New York comme dans leur monde, sont bien trompeuses. »

Puis Rosalie paya et ouvrit sa porte. L'air frais pénétra l'habitacle et nous sortîmes, rejoignant sur un ton bien plus léger notre dortoir.

Voilà pour ce deuxième chapitre ! J'espère qu'il vous aura plu, et que vous ne me lincherez pas trop sur les caractères d'Alice, voire même Carlisle. J'en ai un peu ma claque des fictions (bien qu'elles soient excellentes) où Alice (qui est aussi un perso que j'adore) est toujours gentille et toute rose, et que Carlisle est le papou exemplaire et parfait en tout point. J'ai encore un peu de mal à cerner entièrement Bella, car je la veux un peu plus complexe qu'elle ne l'est vraiment, mais les prochains chapitres m'aideront, car il y aura du EDWAAAAARD. Des moments à deux, tout ça …

Les prochains chapitres sont rédigés et en correction. Je pense que d'ici la rentrée, vous aurez un chapitre / 10 jours, et je n'ai d'ailleurs aucune idée de la longueur de cette fic à l'avenir.

D'ici ma rentrée à la fac (je rentre en 1ère année de LEA) qui est le 9 septembre, je pense publier tous les 5 jours environ.

Après, ce sera probablement tous les 10 à 15. J'essaie d'écrire un maximum pour pouvoir garder un rythme constant

Je vous fais plein de bisouuuus.

xx – Aliiice15