Hello ! voilà la suite.
désoler, mais au début cette fic sera assez sombre. Pas que j'aime faire souffrir mes personnages mais j'en ai besoin pour bien montrer la différence par la suite.
Merci pour vos review ! Bonne lecture !
Sa nuit fut très agitée. Comme toutes les nuits depuis plusieurs mois. Il se réveilla plusieurs fois en sueur, les larmes ruisselantes sur son visage. Vers 5h00, sentant que le sommeil l'avait complètement abandonné, il alla à sa fenêtre et l'ouvrit. Une légère brise lui caressa le visage. Il ferma les yeux et imagina qu'il s'agissait de la main de sa mère. Il se laissa aller pendant quelques minutes. Puis rouvrit les yeux. Ses larmes avaient séché. Il regarda alors le soleil se lever lentement. Il resta ainsi jusqu'à ce que les premiers rayons lui frôlent le visage. Puis se décida à bouger. Il ne voulait pas croiser son oncle et sa tante. Donc, depuis quelques temps, il se levait aux aurores, prenait rapidement une douche et sortait. Il avait fini par prendre l'habitude de s'arrêter à la boulangerie au coin de la rue et prendre un croissant et un pain au chocolat. Le lycée se trouvait à 3 kilomètres de là où il habitait. Le temps d'y parvenir, il sera à l'heure pour les cours. Il se mit en route alors doucement vers sa destination. Les personnes qui le connaissaient d'avant ne l'auraient jamais reconnu. Cet humain presque frêle, timide et ne disant pas un mot. Il arriva au lycée avec 20 minutes d'avance. Il n'y avait pas encore grand monde. Il s'assit sur les marches et finit de manger son pain au chocolat. Il était toujours plongé dans ses pensées. Il ne vit pas le professeur Harris arrivait avec sa voiture et se garer.
- Déjà là Stillinski ?
Stiles leva la tête d'un air totalement absent. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce qu'on lui disait et pour qu'il trouve les mots adéquates.
- Oui. Mon oncle avait beaucoup de travail et devait partir de bonne heure. Lui dit-il sur un ton monocorde, ne laissant passer aucune émotion.
Le professeur en frissonna. Comment pouvait-on être dans un tel état à cet âge ? Il se posa aussi une autre question. Habitant à deux pattés de maison de chez l'élève, pourquoi la voiture du Sheriff était toujours devant quand il était passé devant ? Il n'aurait jamais put faire l'aller retour aussi vite. Il laissa l'élève replongeait dans ses pensées tout en ayant les siennes. Les élèves commencèrent à arriver, soit par leur propre moyen ou alors leurs parents les déposés. En voyant ça, il eu un pincement au cœur et sentit la panique l'envahir. Avant qu'une crise ne se déclenche, il enfouit ça au plus profond de son cœur et se leva. Il entra dans le bâtiment. Il alla à son casier et prit ses affaires de cours. Lorsqu'il le referma, il vit trois autres élèves accoudés juste à côté de lui, en train de le regarder en souriant.
- Alors comme ça c'est toi le nouveau ? Il parait que t'es une tronche en math et science ! Lança l'un d'eux. Surement leur « chef ».
Le cœur de Stiles fit une embardée avant de se mettre à battre de plus en plus vite. Sans répondre, il recula mais se retrouva bloqué par un quatrième élève. Il prit vraiment peur.
- Si tu veux que l'on soit gentil avec toi, tu vas devoir faire ce que l'on te demande. Rien de bien méchant je te rassure : juste faire nos devoirs durant …
Il ne put finir sa phrase qu'il se retrouva au sol. Suivit quelques secondes plus tard par ses trois autres compères. Scott avait ouvert le bal suivit d'Isaac, Jackson et Derek. Ce dernier regardait d'un air dur son camarade qu'il avait mit à terre. Il se mit à parler.
- Approchez-le encore une fois, et je peux vous garantir que vos mères ne vous reconnaitront même pas ! grogna-t-il en tournant un peu le bras de son prisonnier.
Ce dernier grimaça de douleur et une plainte sortit de sa bouche. Stiles eu un hoquet de terreur en voyant et en attendant. Et partit en courant vers les wc. Finalement, il ne pouvait pas échapper à la crise qui le menaçait depuis quelques minutes. Il eu juste le temps de s'enfermer dans une cabine que la panique le submergea. Il s'écroula au sol, son corps parcourut par des soubresauts. Il ne pouvait pas se calmer. Il n'arrivait pas l'endiguer. Il essaya de se calmer faisant ce que lui avaient expliqué les psychiatres. Il devait d'abords calmer sa respiration. Ecouter son cœur ralentir. Puis se détendre. Mais il en était incapable. A chaque fois qu'il essayait, la panique le prenait à la gorge et n'arrivait plus à respirer. Il n'entendit pas des pas se précipiter vers lui, ouvrant la porte. Cassant la serrure au passage. Quelqu'un le ramassa. Stiles ne s'en rendit pas compte. Tout comme il ne se rendit pas compte qu'il avait agrippé de toutes ses forces le blouson en cuir du jeune homme. Les trois autres regardaient le jeune homme dans les bras de leur ami. Jamais ils n'avaient vu quelqu'un dans cet état. Ils attendirent que la sonnerie sonne et que tous les élèves rentrent en classe pour l'amener à l'infirmerie. Lorsqu'ils ouvrirent la porte, le principal et l'infirmière étaient en pleine discutions. Cette dernière se leva d'un seul coup et se précipita vers eux.
- Que s'est-il passé ? demanda-t-elle en auscultant le jeune homme, toujours dans les bras de son camarade.
Scott raconta ce qu'il s'était passé. Et qu'ils l'avaient retrouvé par terre, se tordant de douleur. Avec réticence, Derek le déposa dans le lit. Mais ne lui lâcha pas la main. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il ne le connaissait même pas. Mais il avait qu'une envie : le protéger. Son loup était tout à fait d'accord ça.
- Il a du faire une crise de panique. Remarque, avec ce qu'il lui est arrivé, c'est normal, lança-t-elle plus à elle-même qu'à quelqu'un.
- Que lui est-il arrivé ? demanda Scott.
Il reçut en même temps deux claques sur la tête. Isaac et Jackson.
- Si nous devons savoir quelque chose, ce sera par lui ! lui lança ce dernier sur un ton de reproche.
Scott n'en menait pas large mais il comprenait que sa curiosité était allée trop loin. Dés qu'il avait vu l'élève entrer dans la classe, la veille, il savait qu'ils deviendraient amis. Un raclement de gorge du principal les ramena durement à la réalité.
- Merci de l'avoir amener ici ! Je vais moi-même m'occuper des 4 autres. Ils n'oseront même pas s'en approcher ni de prés, ni de loin.
Quant à vous, je vous dispense pour ce cours mais vous avez intérêt à aller au suivant !
Quant à moi, je vais appeler l'oncle de ce jeune homme pour le prévenir.
Il fit sortir voulu sortir. L'infirmière l'interpella.
- Joshua, je peux vous parler ?
Le principal se retourna. Si elle l'appelait par son prénom, c'est que c'était important.
- En privée dit-elle en montrant les élèves qui s'étaient placés autour du lit de leur camarade.
Il l'a suivit dans son bureau et ferma la porte. Ne sachant pas que même ainsi, ils pouvaient entendre ce qui allait se dire.
- Tu es au courant de ce qu'il s'est passé hier ?
- Oui. Ça aurait put mal finir !
- Non, de ce qu'il s'est passé ensuite ?
- Ensuite ?
- Oui quand son oncle est venu le chercher ?
- A non pas du tout !
- Disons qu'il n'avait pas du l'air ravi d'avoir du venir le chercher. Son attitude montrait tout le contraire. Et je pense que le gamin a dut s'en prendre plein la tête en rentrant chez lui.
Elle ne mettait de forme dans ce qu'elle disait. Preuve qu'il se passait vraiment quelque chose.
- Très bien ! Je vais attendre la fin de journée. Mais s'il ne va pas mieux, je vais devoir appeler. Je n'ai pas le choix.
- Merci Joshua, dit-elle en s'approchant de lui et en l'embrassant.
Les quatre loups avaient tout entendu. Ils regardèrent leur camarade allongé dans le lit, dormant.
Une fois tout le monde partit, l'infirmière s'approcha et lui enleva son sweat. Il n'avait qu'un simple débardeur dessous. Elle recula de stupeur. Puis la colère l'emporta.
