Anthology
NdlA : Si vous êtes là, c'est que vous avez la foi malgré mes abominables retards, et je ne vous en serai jamais assez reconnaissante TT Néanmoins, vous voici prêts à entrer en plein dans le premier chapitre de l'Anthology… Et comme prévu, c'est une bien longue histoire.
Avertissements : Premier AU/UA, rating T.
Encore une note et j'arrête : Je sais que j'avais prévu « Enchantement » pour cette anthologie AU, mais finalement, vu sa longueur, j'ai préféré ne pas en faire un One-shot.
Réponses au reviews :
Martelca : Aaah, désolée ! Je reviendrai sur cet univers là par la suite, mais je ne m'attarderai pas sur l'annonce de leur mariage ! J'espère que tu aimeras quand même la suite…
Anders Andrew : Mais qui dit prologue dit épilogue ;)
Na-chan : Uhuhu. J'me souviens plus tellement j'ai du retard, mais je crois qu'on s'est tout dit par mail :p
Fyelizu : Merci à toi
Sana-chan : Merci :)
Shmi : Ahem, j'espère que tu n'étais pas troptrop impatiente… #honte#
Ncislacrymosa : Le mariage, quand c'est KuroFai, c'est pas vraiment la même chose, ne ? :)
Zo-chan : Ouais, je vais me reverser un peu angst pour changer :D
Merci à vous toutes !
Cette fic a (en vrai) été écrite en cadeau à ma chère Na-chan :3
JOYEUX ANNIVERSAIRE MISS !
Que le KuroFye soit sur toi !
(oui, en gros, c'est elle qui fait avancer cette fic, j'me rends compte…)
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Et le jour reviendra
…Aucune discussion…
Kurogané releva brusquement la tête. Personne. Alors il fixa l'obscurité tout autour de lui, cherchant quelque chose ayant pu être à l'origine de ce bruit… Car il n'avait pas rêvé, n'est-ce pas ? Il avait bien entendu une voix… Une voix féminine, il lui semblait. Mais il ne vit rien. Rien que la nuit, des arbres et de la terre boueuse. Rien que le décor nauséeux, fade et piétiné de la guerre. Peut-être qu'il devenait fou. C'était bien le moment.
En soupirant, il détendit sa main qui s'était crispée sur son arme. Comme ça. Par réflexe. Par ce foutu réflexe qu'il avait tous les jours, parce que la guerre, c'était ça : des réflexes meurtriers. Tu ne sais pas d'où sort l'ordre de tirer sur le type en face de toi, mais il existe, alors tu réfléchis pas, tu cherches pas, tu tires. C'est la guerre, bordel.
Kurogané ne put réprimer un grognement à cette pensée. La guerre… Il se demandait bien ce qu'il foutait là. Il devenait véritablement fou. La preuve, il croyait entendre une voix de femme, et c'était limite s'il ne se mettait pas en joue. Etre de garde pour éviter une attaque surprise, d'accord. Tirer sur une femme… Bon, et puis d'où il la sortait, cette bonne femme ? Il lui semblait bien avoir entendu quelque chose… Encore que, à vrai dire, cette voix, c'était comme si elle venait de loin… De très loin… Une sorte d'écho. …
Le brun sursauta. C'était bien le moment de prolonger des rêveries. Un vrai bruit venait de se faire entendre. Et ce n'était pas comme si tout un chacun entretenait des pensées pacifiques, pendant la guerre.
- Qui va là ? fit-il. Ami ou ennemi ?
Mais il n'entendit plus rien. Cette fois, Kurogané jura. Il devenait totalement paranoïaque. Et puis merde. Qu'est-ce qu'il en savait, de la guerre ? Il n'avait que dix-huit ans. Il ne savait encore presque rien de la vie, et du jour au lendemain, on lui avait mis une arme entre les mains, quelques phrases dans la tête, et il côtoyait la mort tous les jours… Toutes les nuits…
Ce n'est pas qu'il avait peur. Il était bien trop fier… Et puis, surtout, comme les autres soldats, la peur faisait tellement partie de sa vie quotidienne qu'il ne la remarquait même plus. La peur, c'était le réveil d'une très courte nuit par des tirs en rafales venant de nulle part. La peur, c'était le cri de l'homme horriblement blessé, à qui il manquait un membre, ou même plusieurs, et qui hurlait qu'il ne voulait pas mourir, qu'il ne pouvait pas mourir. La peur, c'était ces corps connus et inconnus qui tombaient alors qu'on courrait sans savoir exactement où. La peur, c'était ces « on dit », les rumeurs que l'on se racontait entre soldats, que les nazis feraient des expériences avec les juifs, qu'on tuerait les vieux pour faire du savon, qu'on ferait aux enfants ce que l'on faisait aux hommes sans distinction, que l'on vendrait sa mère pour une tranche de pain, et que l'être humain était devenu fou… La peur, c'était l'Homme.
Et là, il faisait nuit, et il n'y avait personne. Kurogané s'assit sur un gros rocher oublié là, ou envoyé là par une explosion quelconque. Pour lui, il lui semblait que la nuit était tombée déjà quand on était venu tuer ses parents chez lui. Non, pour lui, ce n'était pas des rumeurs. Il subissait la guerre comme on subit la nuit : en attendant le jour, tout en sachant qu'il n'arrivera pas de sitôt. Et comme parfois, lorsqu'il fait vraiment très sombre, et que l'on commence à avoir peur que le jour ne revienne jamais plus. Kurogané, déjà, n'y croyait plus.
- Ah…
Kurogané bondit sur ses jambes. Cette fois, oh non, cette fois il n'avait pas rêvé. Quelqu'un était là.
- Qui est là ? Rugit-il.
Sans se contenter d'attendre la réponse, et le fusil serré entre ses mains, il s'avança vers les buissons d'où était venu le bruit. Devait-il donner l'alerte ? C'était peut-être le mieux, l'intrus serait immanquablement coincé, et… Kurogané se figea. Et tué ? Ou torturé avant ? Hé bien…
- Qui est là ? Répéta-t-il d'une voix moins affirmée.
- C'est moi…
La voix était douce, fragile, épuisée, et en même temps extraordinairement décidée, bien qu'émettant quelque chose d'assez incongru. « C'est moi » ?! Qui ça, « moi » ? Il n'y avait pas de « moi », pendant la guerre, rien que des « nous » ou des « eux ».
- S'il te plaît…
Cette fois, Kurogané resta figé.
- S'il te plaît… Je ne veux de mal… A personne… S'il te plaît, aide-moi.
Car cette fois, on lui demandait de l'aide, naturellement. Comme s'il était tout à fait normal qu'il puisse le faire.
Et sans plus se poser de questions, Kurogané se pencha vers le jeune garçon blond qui essayait de ramper dans les fourrés, après avoir posé l'arme à terre. Ce n'était pas un réflexe.
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Pour Kurogané, c'était un ange. Le jeune blond qu'il avait ramassé comme un oiseau blessé dans un buisson avait beau saigner, être accablé par la fatigue, les traces de coups et la faim, à ses yeux, il était un ange tombé du ciel. Peut-être parce que quelque part, il ne voulait plus croire que quoi que ce soit d'humain puisse être beau. Ou peut-être tout simplement parce que malgré sa maigreur, ses haillons, le sang, les bleus et les cernes sous ses yeux, le blond correspondait à toutes les idées que l'on pouvait se faire d'un ange.
Il s'appelait « Fye ». Il le lui avait dit. Ses mèches blondes étaient l'auréole du plus beau visage qui soit. Et ses immenses yeux bleus, dans lesquels le cosmos et toutes ses étoiles se concentraient, contrastaient avec le champ de mort environnant d'une manière tellement forte que c'en était douloureux.
Mais il n'était pas venu à l'idée de Kurogané qu'il l'aidait pour ses beaux yeux. Non. Il risquait littéralement sa vie en cachant Fye à l'écart du camp militaire et autant que possible d'une éventuelle attaque, en le soignant, le nourrissant et en lui parlant naturellement, mais pas pour sa beauté. C'était un sentiment bizarre. Mais c'était pour lui.
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- Tu es Allemand, non ?
- Oui.
- Pourquoi tu m'as tout de suite parlé en anglais ?
- Je t'ai entendu parler anglais, il me semblait… J'étais pas sûr… J'ai essayé…
- Mais d'où tu viens ? Tu n'es pas un soldat.
- Je me suis échappé d'un camp.
- … Alors ça existe.
- Tu en doutais ?
- Pas vraiment. Comme tout le monde. Je faisais semblant.
- Moi aussi… Avant…
- Tu es juif ?
- Moi ? Non.
- Alors pourquoi est-ce qu'on t'a enfermé ?
- J'ai abrité une amie. Elle était juive.
- Tu risques beaucoup toi aussi, si tu me caches… Après tout, tu es Américain. Je suis Allemand. Nous sommes ennemis.
- Tais-toi et bois. Tu as la gorge desséchée, idiot.
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Une lueur s'était allumée dans la nuit, depuis que Kurogané avait trouvé Fye. C'était celle dans les yeux de ce dernier, chaque fois qu'il venait le voir en cachette, pour partager avec lui nourriture, pansements, souvenirs et réflexions. Le brun sentait en lui l'irrésistible envie d'aller s'y brûler les ailes. Peut-être que c'était ce qu'il faisait, en fait.
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- Tu ne m'as pas dit ton nom…
- C'est vrai ?
- Oui. Tu m'as parlé un peu de toi, mais tu ne m'as pas dit ton nom. Depuis deux jours.
- Ah. Désolé. Je m'appelle Kurogané.
- Kurogané…
- Comment tu as pu oublier de me dire ton nom…
- C'est tellement chou, Kuro-chou !
- C'EST QUOI CE SURNOM ?!
- Chuuuut, Kuro-cri !
Il avait regretté l'espace de deux secondes uniquement d'avoir dit son nom, qu'il n'était pas habitué à donner pour autre chose qu'un devoir civique quelconque. Mais le rire cristallin et léger de Fye valait de bien plus grands sacrifices que celui d'abandonner son nom à d'innombrables surnoms ridicules…
Peu de temps après, Fye lui avait donné le nom de l'amie juive qu'il avait cachée. Sakura… Ils étaient restés silencieux longtemps ensuite, n'ayant pas besoin d'exprimer ce qu'ils découvraient tous deux à cet instant, combien un simple prénom pouvait parfois représenter toute la douleur du monde.
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Il risquait plus que jamais sa vie. Mais pour la première fois depuis que la guerre avait commencée, il sentait que ça en valait la peine. Vraiment la peine.
Lui et Fye étaient tout à fait conscients qu'ils s'en sortaient avec beaucoup de chance. Tout d'abord, parce que le campement connaissait une période de plus en plus calme sans mobilisation - les allemands semblaient commencer à renoncer -, garantissant un peu plus de sécurité à Fye et permettant à Kurogané de s'éclipser plus souvent. Il se rendait bien compte qu'il avait tout intérêt à ne pas disparaître trop souvent, de crainte d'éveiller les soupçons de ses camarades puis de ses supérieurs, mais… Il n'avait l'impression de ne vivre qu'une fois à ses côtés. Aux côtés de Fye. Une torche restait allumée dans la nuit, et c'était Fye qui la tenait.
Alors, Kurogané encourait beaucoup de risques, les uns après les autres, et seule la chance le préservait. Il avait subtilisé plusieurs couvertures, pour que, même si la chaleur revenait, Fye n'ait pas à craindre le froid dans sa cachette, cette espèce de cavité creusée dans la montagne qui abritait déjà la base. Il était même allé jusqu'à récupérer des vêtements, certes trop grands et trop larges pour Fye qui avait pourtant repris un poids presque honnête, mais qui au moins le couvrait plus que ses haillons déchirés et tachés de sang.
Un peu comme s'il soignait un oiseau blessé, en somme.
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- Tu as quelqu'un qui t'attend, après la guerre ?
- Pas vraiment.
- Et tes parents ?
- Morts.
- …Ah… La guerre…
- Non. Des types dont j'ai jamais rien su. Ils sont arrivés, un jour, à la maison, et ils ont tiré sur mon père. Puis sur ma mère.
- C'est horrible…
- … Mh. On a tendance à vouloir nous faire croire, après, qu'il n'y a des enfoirés que derrière nos frontières.
- C'est pour ça que tu ne me considères pas comme un ennemi ?
- Kuro ?
- Tais-toi et laisse-moi finir de te refaire le bandage, sinon je t'étrangle avec.
- Oui Kuro-chou.
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La nuit, c'était à ce moment-là qu'il venait le plus souvent. Que Kurogané soit de garde ou non, il se débrouillait pour que personne ne le voie s'éclipser. Fye était toujours heureux quand il arrivait ; même dans la nuit, surtout dans la nuit, il pouvait voir ses yeux s'allumer. Parfois, ils ne parlaient pas, Fye ne s'amusait plus à le titiller un peu, Kurogané ne râlait plus, et ils se contentaient de rester l'un près de l'autre. L'un contre l'autre. C'était aussi bien. Du moment qu'ils avaient l'assurance de la présence de l'autre.
La première fois que leurs mains se frôlèrent, lentement, sans nécessité, Kurogané goûta à la chaleur du blond, qui avait pourtant l'air d'avoir toujours froid. Alors, après quelques courtes secondes d'hésitation, il entoura ses épaules de son bras fort, et le serra contre lui, pour qu'il « garde un peu de chaleur ». Ni l'un ni l'autre ne pouvait plus s'en passer, après ça.
Ils traversèrent ainsi des nuits, et des nuits. Lorsque le jour pâle arrivait - le jour arrivait toujours pâle -, Fye dormait, blotti contre Kurogané. Et rien ne lui paraissait plus normal. Rien ne faisait autant de sens que Kurogané serrant Fye dans ses bras, quand la rumeur environnante de la guerre bourdonnait sans cesse.
Kurogané oubliait de plus en plus souvent son arme.
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Parfois, il y avait de la tension entre eux.
- Comment tu peux encore avoir confiance en eux ?! Ils ont tué ton frère !
- C'est à cause de moi s'il est mort !
- Il a cherché à te sauver des balles, c'est évident ! La fusillade n'avait rien à voir avec toi !
- Si ! Si je n'étais pas sorti à ce moment, alors que je savais qu'il y avait une rafle, il… Il…
- Fye, arrête ! Ce n'est pas ta faute !
- Si !
- Fye !
- … Tu n'as pas foi en toi, mais tu es prêt encore à croire en l'être humain ?
- Fye…
- Toi aussi, tu es un être humain.
- … Et toi aussi.
Parfois, il arrivait qu'ils s'accrochent l'un à l'autre, comme un naufragé à un radeau.
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Kurogané ne réagit pas tout de suite lorsque Fye l'embrassa. C'était un baiser léger, si léger qu'il n'en restait qu'un souffle, sitôt ses lèvres retirées. Au loin, on pouvait entendre des grondements et des explosions, et pourtant, le monde pouvait bien finir de s'écrouler tout autour d'eux, la seule peur intense et douloureuse qui envahissait le bleu du regard de Fye était celle d'être repoussé par le brun.
C'était totalement absurde.
Et lorsqu'ils firent désespérément l'amour à même le sol, à quelque pas de la base militaire, c'était aussi tellement absurde que personne n'en sut jamais rien.
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- Kuro…
- Mh…
- Tu crois que la guerre va bientôt s'arrêter ?
- Je ne sais pas. Je pense. Le camp allemand faiblit devant nos forces. Et puis, il faudra bien, un jour.
- Un jour…
- Kuro…
- Ouais…
- … Est-ce… Mh… Tu crois que…
- Hé ? Fye ?
- Je t'aime.
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Les jours passaient, et la peur envahissait Fye, chaque fois un peu plus. Bien des choses avaient changées en lui, depuis qu'il avait rencontré Kurogané. Avant, il n'avait pas peur de mourir, parce que c'était comme s'il était déjà mort, comme s'il ne connaissait que la mort à dix-sept ans.
A présent, il était caché et isolé, mais quelqu'un le protégeait. Kurogané prenait des risques énormes pour le protéger. Et au fond, c'était comme si le soldat, pourtant d'ordinaire si terre à terre, n'en avait plus cure. Pourtant, les questions et les doutes ne manquaient pas : et si les allemands attaquaient à nouveau ? et s'ils gagnaient ? et si on nous découvrait ? et même si la guerre se termine, comment ferons-nous pour être encore ensemble ?
Alors Fye avait peur. Une peur horrible de la mort, quand elle avait été son seul compagnon pendant plusieurs années. Une peur si troublante que lorsque Kurogané lui faisait l'amour, il le serrait avec une force désespérée contre lui, et des larmes noyaient son beau visage. Parce qu'il se sentait vivant pour la première fois depuis longtemps, parce que pour la première fois depuis si longtemps, on pouvait lui arracher quelque chose qu'il possédait, et qui était très précieux.
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- Kurogané… Peut-être que je devrais partir…
- De qu… Hein ?! Mais qu'est-ce qui te prend ? Si tu pars d'ici, maintenant, tu n'as qu'une chance sur des millions de ne pas être découvert !
- Mais si je reste…
- Ecoute, on trouvera un moyen, je te le jure. Il y aura bien un moment où chaque soldat américain n'aura plus l'ordre de tirer sur un allemand dès qu'il en voit un, et alors, comme la guerre sera terminée, on pourra partir. Loin. Et tous les deux.
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Le bruit courait de plus en plus. La fin de la guerre approchait. Kurogané le disait à Fye, et l'excitation gagnait les deux jeunes gens comme ils commençaient à parler de leur vie, sans la guerre. L'un et l'autre réalisaient qu'ils ne l'envisageaient pas sans l'autre, mais cela était loin de les gêner. Pour eux, c'était comme veiller ensemble, blottis sous la même couverture, en attendant que le jour se lève. Ils vivraient ensemble. Ils découvriraient le monde ensemble, croyant dur comme fer désormais que le monde pouvait être beau, et grand, et rien qu'à eux. Oui, la nuit allait partir.
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Et puis, on les découvrit. Peut-être que la chance ne pouvait pas durer.
Fye n'avait pas compris où ce camion les emmenait. Les Américains parlaient trop vite pour lui. Kurogané avait toujours fait attention à être compréhensible, avec lui.
Pourtant, le brun lui tenait la main. Fermement, et tendrement à la fois. Fye leva ses grands yeux interrogateurs vers lui, et il vit ce très rare et très doux sourire sur le visage de celui qu'il aimait. Il était confiant. Alors, lui aussi. Il posa sa tête blonde sur l'épaule forte, et écouta les chaos du véhicule.
Ce camion ne revint jamais.
Tomba-t-il dans une embuscade allemande désespérée, ou passa-t-il sur une mine, oubliée là ? Cela, personne ne le sut jamais. Lorsqu'il y a la guerre, des gens meurent, et on ne sait pas toujours pourquoi. On sait rarement pourquoi.
Mais lorsque les alliés arrivèrent sur place, ils ne trouvèrent que les corps des deux soldats chargés de l'escorte. L'un d'eux était blessé et inconscient, mais vivant. Lorsqu'il reprit ses esprits à l'hôpital et qu'on l'interrogea, tout ce qu'il put dire fut qu'il était arrivé une grande lumière dans la nuit. Du réfugié allemand et du soldat américain accusé de traîtrise que l'on comptait séparer à l'arrivée pour les juger, on ne retrouva jamais la trace.
Cependant, on retrouva parmi les débris du camion une espèce de fil rouge. On y avait fait un nœud. Personne ne comprit sa signification, et le fil resta, oublié, dans la nature. Quant à la « grande lumière dans la nuit », personne non plus ne comprit que le jour était tout simplement revenu, comme la guerre était finie.
Parce que le jour, oh, toujours après les ténèbres le jour reviendra…
…Aucune discussion…
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NdlA bis : Si vous relevez des incohérences historiques, ne faites pas attention ; J'ai fait ce que j'ai pu pour éviter ça, mais rien que pour les prénoms déjà, je ne pouvais pas faire grand-chose (du style, je sais que Kurogané et Sakura, c'est plus japonais qu'américain et allemand, mais le monde de la fiction n'a pas de limite, ok ? TT).
L'AU est, qui plus est je l'admets, un peu spécial. Des avis ? #tremblote#
