MUFFIN
Résumé : « -...alors afin de favoriser l'alliance entre les différentes maisons ainsi que d'améliorer vos résultats aux examens, j'instaure dès aujourd'hui le programme de tutorat inter-maison...Harry Potter et ...Draco Malfoy. » Décidément les choses ne pouvaient pas plus mal commencer.
Note : Bon et bien je suis ravie qu'il y a plein de personnes qui ont ajouté cette fic à leur favoris, merci beaucoup :) J'espère que ce chapitre vous plaira autant que le premier.
Rating : WARNING M WARNING !
DISCLAIMER : Évidemment, seule l'histoire ce cette fanfiction vient de ma petite cervelle, le reste appartien Rowling. Dieu la bénisse.
Son : Louane- Imagine Dragons- Ariane Mofatt
Bonne lecture
Chapitre 2 : La folie de Théo
7 septembre : 18h
Le jeune homme roux était installé dans le canapé rouge de la salle commune. L'air était encore chaud dehors, la cheminée était éteinte et sa luminosité lui manquait. Il lui tardait que le froid revienne afin qu'ils puissent passer des heures dans les fauteuils à rigoler.
Il passait distraitement sa main dans les cheveux d'Hermione qui avait posé sa tête sur ses genoux. Harry était assis à une table un peu plus loin et écrivait une lettre à la grand-mère de Teddy.
-Tu ne m'as toujours pas dit, commença-t-il, pourquoi est-ce-qu'ils t'ont mis avec Nott ? Il est si nul que ça ?
Hermione releva la tête et s'assit en tailleur à côté de lui.
-Non. Pas du tout même. Pourquoi ?
-Bah pourquoi est-ce-qu'ils t'ont mis avec lui alors ?
-Pourquoi est-ce-qu'ils m'ont mis avec Théodore ?
-Avec Nott, insista Ron, c'est Nott ! Pas Théodore ! Tu entends Harry appeler Malfoy par son prénom ?
Harry releva la tête à l'évocation de son nom et la replongea dans sa lettre en comprenant qu'il risquait de prendre part à une dispute.
-Tu n'es pas juste Ron ! Dit Hermione en croisant ses bras sur sa poitrine. Théodore n'est pas quelqu'un de méchant.
-Tu ne le connais que depuis quelques heures ! C'était un mangemort ! Tout comme Malfoy ou Zabini ! On ne peut pas leur faire confiance !
-Ron, ce ne sont que des adolescents comme nous, s'indigna Hermione.
-Des mangemorts ! DES PUTINS DE MANGEMORTS ! Merlin sait pourquoi ils ne sont pas tous à Azkaban à l'heure qu'il est !
Hermine tourna la tête vers Dean qui descendait les escaliers venant des dortoirs.
-Calme toi Ron, dit-il, ce n'est qu'une année avant d'en avoir terminé avec Poudlard.
-Merci Dean, répondit Hermione se sentant enfin soutenue.
-Ne me remercie pas, je les déteste, je ne pense qu'à éclater la tête de ce Zabini avec mon livre de sortilèges, mais si je fais ça je vais me retrouver avec leurs parents à Azkaban !
A cette idée, le jeune homme frissonna.
Ron se leva, faisant sursauter sa petite-amie.
-Tu vois Mione ! Tout le monde les déteste !
La brunette secoua la tête.
-Je ne veux même pas parler de ça avec vous.
-De toute façon tu ne penses qu'à sauver tout le monde, reprit Ron agressivement, dès que tu trouves une nouvelle créature faible et sans défense tu ne penses qu'à la protéger et à créer un comité de soutien ! Tu vas créer une SALE pour Nott ? Oups Pardon ! J'oubliais...Théodore...berk !
Hermione lui tourna le dos. Comment pouvait-il l'attaquer sur ses valeurs ? Ce en quoi elle croyait la définissait, ce n'était pas juste ni fair-play de se servir de cela dans une dispute, surtout en face d'autre personne. Pourquoi était-il si méchant tout à coup ?
Elle regarda Harry les larmes aux yeux, celui-ci laissa sa plume et se leva pour s'approcher.
-Arrête Ron, tu n'es pas essaie juste de soutenir le projet de McGonagal. Personne n'est content de se retrouver en binôme avec des Serpentard mais on doit tous faire avec. Hermione essaie juste de faire en sorte que tout se passe bien...tu devrais essayer aussi ! Et oserais-je signaler que tu es le seule dans cette pièce à ne pas avoir était placé avec un Serpentard justement. Pourquoi est ce que tu te plains ?
Ron passa ses mains dans ses cheveux en tournant sur lui-même.
-Mais tu t'entends Harry ? Putin ce sont des Mangemorts ! Des putins de mangemorts ! Ils ont tué mon frère ! Ils ont tué Fred ! Comment est-ce que je pourrais vivre avec eux ?
Dean s'approcha doucement de Ron et essaya de poser une main apaisante sur son bras.
Pourquoi est-ce que personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait.
-Ne me touche pas Dean ! Si Hermione veut s'allier à des meurtriers qu'elle le fasse ! Mais qu'elle ne me parle plus !
La tête posée sur le dos Harry, Hermione n'arrivait pas à retenir ses larmes. Comment en étaient-ils arrivé là ? Qu'avait-elle de plus que d'appeler son partenaire binôme par son prénom ? Pourquoi toute cette haine subsistait-elle ? Ne pouvaient-ils pas passer à autre chose ? Ron avait toujours été instinctif et borné. Qu'il le doit envers les Serpentards, elle comprenait, mais pourquoi envers elle ?
Soudain elle crut tomber en avant, Harry s'était éloigné d'elle. Elle leva les yeux et le vit plaquer Ron contre le mur par les épaules.
-Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis Ron ! Elle a juste appelé Nott par son prénom. C'est ça le problème ? Tu vas me pourrir la vie à moi aussi si j'appelle Malfoy par son prénom ? Draco ? ça te gêne si je te parles de ce que Draco et moi voyons en cours ? J'ai perdu des êtres chers moi aussi je te signale ! Tu veux qu'on fasse le compte ? Mes parents ! Sirius ! Lupin et Tonks ! Dumbledore ! Hedwige ! Ton frère ! Tu crois être le seul à avoir perdu quelqu'un ? On est tous dans ce cas là ! Hermione a du renoncer à ses parents ! Arrête de faire comme si tu étais le seul à souffrir et regarde un peu les autres !
-Harry arrêtes, tu vas lui faire mal, s'écria Neville en les séparant. Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?
Hermione n'entendit pas la suite. Elle avait grimpé les escaliers en courant et avait rejoint son dortoir. Adossée contre la porte, elle retenait un sanglot. Lavande sortit de sa lecture et s'avança vers elle avant de la prendre dans ses bras.
-Je... je...tenta-t-elle...
-Ne dis rien. Tu n'as pas besoin de parler, la rassura la jeune femme. Pleure, ça fait du bien.
18h30
-Tu étais obligé de ma balancer contre le mur ? Demanda Ron à Harry.
-Tu étais obligé de te comporter comme un connard ?
-Je...
-Mais enfin c'est quoi le problème Ron ?
Ron baissa la tête, ils n'étaient plus que tous les deux dans la salle commune. Ils s'étaient installés dans deux fauteuils, l'un en face de l'autre. Les autres étaient partis après s'être assurés qu'ils n'allaient pas s'entre-tuer.
-Je n'en sais rien.
-Qu'est ce qui ne va pas avec Hermione ?
Le rouquin passa ses mains sur son visage.
-Je commence à comprendre pourquoi elle était jalouse que je sois avec Susan.
Un mince sourire s'étira sur les lèvres d'Harry.
-C'est tout ? Ce n'était qu'une simple crise de jalousie ?
-Non, s'indigna Ron, tu la connais ! Elle va vraiment se battre pour qu'on s'entende avec les Serpentards ! Je...je ne ...je ne sais pas...je ne supporte pas de vivre à côté d'eux après tout ce qui s'est passé. Et oui...je ne supporte pas qu'elle puisse s'intéresser, même si c'est juste scolairement, à quelqu'un d'autre.
-Et si elle avait été mise avec moi ?
Ron rigola.
-Avec toi ? Et ta tronche de balafré ? Aucun risque !
Un coussin vola entre eux et Ron se le prit dans le visage.
-Tu devrais aller t'excuser, dit Harry.
-Je devrais, pas vrai ?
-Oui.
-Et je devrais la laisser appeler Nott par son prénom ?
-Oui.
-Et t'écouter parler de Draco ?
-Aucun risque ! C'était une menace en l'air, répliqua Harry en faisant la grimace.
Ron s'appuya sur les accoudoirs de son fauteuil et se leva. Il remonta les manches de son pull et s'avança vers les escaliers des dortoirs.
-Bon courage, lui dit Harry.
-Merci.
Il monta les marches deux à deux. Il arriva plus rapidement que prévu devant la porte du dortoir des filles. Il hésita à toquer. Son cœur s'emballait. Et si elle ne voulait pas lui pardonner ? Et si elle se mettait en colère ? Il ne voulait pas voir Hermione en colère. Mais Hermione était patiente et lui pardonnait toujours tout.
Il avança sa main vers la porte et la laissa suspendue dans les airs quelques secondes. Il avala sa salive et finalement toqua doucement.
Rien ne se passa.
Peut-être n'avait-il pas toqué assez fort ?
Il recommença plus fort.
Toujours rien.
Perdant patience, après tout il était venu pour s'excuser, il tapa plus fort du plat de sa main.
-Hermione ouvre moi !
Une tête brune aux cheveux ondulé passa par la porte.
-Elle ne veux pas te voir Ron.
-Laissa moi entrer Lavande, s'exaspéra Ron.
-C'est le dortoir des filles, tu n'es pas autorisé à rentrer.
-Comme si ça te dérangeait de faire rentrer des garçons ici ! Laisse moi entrer maintenant !
Lavande tourna la tête vers l'intérieur du dortoir et acquiesça. Elle ouvrit grand la porte et sortit du dortoir.
-Tu n'es qu'un idiot Ronald Weasley !
-Merci, lui répondit-il sans conviction.
Ron entra dans le dortoir et ferma la porte derrière lui. Le soleil était en train de se coucher et une luminosité chaleureuse régnait dans la pièce ronde. Hermione était assise sur son lit en tailleur et triturait un mouchoir entre ses doigts.
-Mione, dit-il en s'approchant, je...
Le regard froid de sa petite-amie le figea. Lui pardonnerait-elle ? Allait-elle le quitter ?
-Écoute, tenta-t-il de nouveau en s'approchant d'elle, je suis vraiment désolée. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Lavande et Harry ont raison, je ne suis qu'un idiot.
Elle le laissa parler. Il s'agenouilla devant son lit et posa ses mains sur ses genoux. Elle ne recula pas à ce contact c'était bon signe.
-Qu'est ce que je peux faire pour que tu me pardonnes ?
Hermione posa une de ses mains sur celle de son petit-ami.
-Parce que c'est à moi de te faciliter la tâche en te disant quoi faire ?
Surpris Ron failli perdre l'équilibre.
-Mais je...
-Je sais que tu es de bonne volonté Ron, mais à chaque fois c'est pareil, tu viens t'excuser et puis tu me demande ce que tu dois faire pour te faire pardonner. Ce n'est pas si facile. Tu viens de me crier dessus juste parce que...
-Je sais ce que je viens de faire, la coupa Ron en venant s'asseoir à côté d'elle, je le sais je suis désolé. J'ai pété un câble. Je ne supporte pas de revenir dans cette école et de les voir là...alors que Fred...pardon. Hermione...je t'aime...je ne veux pas te faire de peine. Je m'en veux tellement.
Hermione hocha la tête et tendit ses bras vers lui en geste accueillant. Il se jeta à corps perdu dans cette étreinte et la fit basculer en arrière.
-Doucement, dit-elle en riant.
-Je ne pouvais pas me retenir, répondit Ron en s'appuyant sur un coude.
Il regarda sa petite-amie allongée sous lui les yeux rougies et se demanda comment il pouvait être aussi stupide. Si elle n'avait pas été aussi incline à pardonner facilement, jamais ils n'auraient pu être ensemble. Mais ça, il se garderait bien de lui avouer.
Il se pencha vers elle et l'embrassa délicatement. Il sentit sa main sur sa joue et il prit ça comme un oui à la question qu'il n'osait formuler. Il attrapa sa baguette et jeta un sort sur la porte pour ne pas être dérangés.
-Tu es bien présomptueux, dit Hermione contre ses lèvres.
-Ais-je tort de l'être ?
Il la vit hausser les épaules avant de l'embrasser de nouveau. Il la repoussa contre le matelas et, tout en continuant de l'embrasser, s'installa à califourchon sur elle.
Harry entendit quelqu'un descendre les escaliers rageusement.
-Ils ont fermé la porte du dortoir, râla Lavande.
Harry leva les yeux vers elle. Sa gorge portait toujours la trace de l'attaque de Greyback, mais sa peau avait complètement cicatrisée. Les bras croisés, elle tapait du pieds.
-Laisse les se réconcilier.
-Ce n'est pas de la réconciliation ça !
-Ça en fait partie. De toute façon c'est l'heure d'aller dîner !
Harry rangea sa plume et son parchemin et grimpa les escaliers pour poser ses affaires dans son dortoir. En redescendant il hésita et finalement toqua à la porte du dortoir d'Hermione.
-On va tous dîner, on ne vous attend pas.
Un bruit sourd, probablement celui d'un coussin contre la porte, fut sa seule réponse.
Il retrouva Ginny dans la salle commune et lui sourit. Devait-il lui raconter pour ses soupçons du muffin ? Elle en ferait une syncope, autant l'épargner. Après tout, même s'il avait raison, peut-être que cette personne ne dirait rien ? Et puis il en était responsable après tout, elle n'avait pas à porter le poids de ses soupçons par sa faute.
19h00
Il était mort de faim. Après son petit épisode dans les toilettes des garçons, il s'était rendu compte qu'il avait perdu son muffin. Il était très contrarié et n'avait rien eu à grignoter après son premier cours de l'après-midi.
Il était donc en train de se servir une grosse part de lasagne quand il vit Potter et sa Weaslette faire leur entrée main dans la main. Ils étaient bien moins chastes quelques heures auparavant, se dit-il. A la seule pensée du coït de Potter dans un couloir il sentit ses joues rougir et il posa rapidement sa part de lasagne dans son assiette et toussa.
-Ça va Draco ? lui demande Théo.
-Oui, juste un chat dans la gorge. Comment ça s'est passé avec Granger tout à l'heure ? Demanda-t-il pour changer de sujet.
Théo haussa les épaules.
-Fascinant, le taquina Draco.
-Il n'y a rien à dire. Elle m'a demandé dans quelle matière j'avais des difficultés, j'ai dit aucune dans l'absolu. Et elle non plus.
-Elle non plus quoi ?
-Elle non plus n'a pas de difficultés.
-Ils auraient mieux fait de vous mettre à profit avec des idiots comme Weasley.
Théo sourit et piqua sa fourchette dans son assiette.
-Je préfère Granger à Weasley à vrai dire.
-Plus jolie à regarder ? demanda Blaise .
Les yeux de Nott rencontrèrent ceux de Draco et il ne répondit pas à Blaise.
-Moi je me retrouve coller avec cet idiot de Thomas. Enfin pas si idiot que ça, il a bien compris que je n'avais pas l'intention de travailler avec lui et surtout pas de l'aider.
-Peut-être qu'il n'a pas envie de t'aider non plus, répliqua Draco en attrapant la carafe d'eau.
-Pas faux. On est sur la même longueur d'onde !
-Un vrai petit couple, commenta Pansy.
Blaise s'accouda sur la table et la regarda intensément.
-Tu peux parler future madame Londubat.
Blaise mima des baisers avec sa bouche en faisant sortir sa langue, sans oublier les bruits de sussions.
-Tu es répugnant Blaise ! Lâcha la jeune femme écœurée avant de lui tourner le dos.
Draco tentait de les ignorer superbement. Il releva la tête vers Théo en face de lui. Son camarade était en train de se resservir en lasagne, il lui tendit son assiette et lui sourit en guise de s'il-te-plaît.
Le reste du repas se déroula sans que personne d'autre ne parle des Gryffondors et cela fit du bien aux oreilles de Draco.
22h30
Il venait à peine de fermer les rideaux de son lit que quelqu'un les écarta avant de s'incruster à l'intérieur.
Draco ouvrit grands les yeux en remontant les draps contre son torse.
Théo posa un doigt sur sa bouche afin de lui intimer le silence et prononça un sort d'insonorisation sur les rideaux.
-Mais qu'est ce que tu fais là ? Demanda Draco en tirant encore plus les couvertures sur lui.
-Je voulais juste te parler.
-Et tu es obligé de le faire maintenant ? Rouspéta Draco.
-Oui, on ne s'est pas vu tous les deux depuis qu'on est arrivé.
-Qu'est ce que tu veux Théo ?
-Je te le dis, discuter.
Agacé par avance, Draco passa une main dans ses cheveux et croisa les bras.
-De quoi ?
-Tu sais de quoi.
-Alors je t'en prie, parle, maintenant que tu m'as pris en otage !
Les joues de Théo se tintèrent de rouge mais Draco ne les vit pas.
-Je sais qu'on était bourré...
-On était plus que ça ! Théo...c'était rien...et c'était deux mecs trop saouls et tristes de leurs sorts !
-Mais on s'est embrassé.
-Oui...et c'est tout, on a dérapé et on s'est rattrapé. Pas de quoi fouetter un hippogriffe.
-Oui je sais mais ça m'a fait réfléchir.
-A quoi ?
-A moi ?
Draco tenta un geste réconfortant et posa sa main sur l'avant-bras de son ami.
-Théo, ton père venait de se faire exécuter, mes parents venaient d'être enfermé à Azkaban... On avait plus rien, personne ne voulait de nous. On s'est retrouvé dans un bar, perdu au fin fond de l'Angleterre, on s'est pris une cuite et on s'est juste embrassé.
-J'ai aimé ça Draco.
-Ah, répondit Draco sans retirer sa main.
-Je...je crois que...je n'arrête pas d'y repenser.
-Et tu crois que tu es ?
-Peut-être.
Draco retira doucement sa main de sur Nott et la passa dans ses cheveux. Il avait bien sentit les regards de son ami depuis qu'ils étaient revenu à Poudlard, mais il avait pris ça pour de la gêne pas pour le d'intérêt.
-Tu es amoureux de moi ? Demanda-t-il.
-Quoi ? Non ! Répliqua Théo en rigolant.
-Pas la peine de rire, je te comprendrais si c'était le cas.
-Tu es bien trop imbu de toi même. Non...je ...je Qu'est ce que tu ressens toi ?
Draco ferma les yeux. Que ressentait-il ? De la gêne assurément mais ses vacances avaient été si agités qu'il n'avait pas eu le temps d'y repenser pleinement.
-Je ne sais pas. Rien je pense. Je ne suis pas à l'aise avec ça, mais ça ne me dérange pas. C'est arrivé c'est tout.
-Je me demande comment ça serait si on avait pas été saouls.
-Ça ne serait jamais arrivé, le coupa Draco.
Théo haussa les épaules.
-Tu n'aurais pas envie d'essayer ?
Draco réprima un rire sarcastique.
-Tu as envie d'essayer et tu me fais me poser des questions pour que l'initiative vienne de moi. Quel bel enfoiré de Serpentard tu fais !
Nott sourit en haussant les épaules innocemment.
-Je ne suis pas là par hasard.
Draco rit quelques secondes.
Essayer d'embrasser Théo de nouveau ? Mais pourquoi faire ? Il n'était pas dégoûté à l'idée, mais pas non plus enthousiaste. Il n'avait pas détesté embrasser Théo. C'était peut-être là sa réponse. Peut-être pouvait-il embrasser Nott et mettre un point final aux questions que se posaient son ami. Ils pourraient enfin passer à autre chose et laisser cet épisode derrière eux.
-Si je te laisse m'embrasser tu me promets que tu me lâcheras avec tout ça par la suite ?
Théo se mordit la lèvre inférieure.
-Ça dépendra.
-De ?
-Si j'aime ça.
-Oh.
-Et de si tu aimes ça toi aussi.
-Tu n'as pas l'air d'en douter ?
-J'y ai beaucoup pensé.
Draco regarda Théo s'approcher dangereusement de son visage. Finalement il n'y avait que quelques centimètres entre eux. Loin d'être répugné ou agacé, il était finalement curieux.
-Et comment veux-tu procéder ? Demanda Draco avant d'avaler bruyamment sa salive.
Théo s'assit en tailleur en face de Draco qui fit de même. Ce dernier se demanda à quel moment ils étaient retournés en troisième année mais se retint de faire un commentaire. Il se laissa faire et sentit les mains de son ami se poser sur ses joues.
Leurs yeux se rencontrèrent et soudain, Draco eu très envie de l'embrasser. Il se pencha vers lui et posa ses lèvres sur les siennes. Théo lui répondit rapidement et il s'embrassèrent délicatement pendant quelques minutes avant que le baiser ne s'approfondissent de lui même.
Draco autorisa la langue de Nott à rejoindre la sienne en gémissant.
Ce n'était pas une bonne idée du tout ! Maintenant il se retrouvait à embrasser un de ses camarades de chambrée à la lumière tamisée d'une bougie tout rideaux fermés. Non ce n'était pas une bonne idée, surtout qu'il commençait à aimer un peut trop ça.
Les mains de Théo le plaquèrent sur la tête de lit et il vint s'asseoir sur ses jambes, rapprochant ainsi leur corps. Sans qu'ils ne les contrôle, Draco senti ses mains s'accrocher à la nuque de Nott pour approfondir encore plus leur baiser. Ils gémirent à l'unisson.
Plusieurs minutes passèrent sans qu'ils ne se séparent.
Draco repensa à Potter et à sa belette femelle dans les couloirs, et cette pensée, plus la langue dans sa bouche, le firent réagir. Gêné et un peu affolé, il éloigna Théo et le poussa vers le fond du lit.
-Alors ? Lui demanda-t-il.
-Alors quoi ? Répliqua froidement Draco tentant de reprendre son souffle et de cacher son érection. C'est toi qui voulait tenter une expérience. A toi d'en faire la conclusion.
Théo se lécha les lèvres. Ce geste eu pour effet d'exciter encore plus Draco. Mais que lui arrivait-il ?
-J'ai aimé. Et j'en veux encore.
-Non. C'est tout ce que tu auras pour ce soir ! Maintenant retourne dans ton lit !
Théo sourit.
-Pour ce soir ? Alors il y aura d'autres soirs ?
-Je ne sais pas. Peut-être. Non. Bref.
-D'accord. Je te laisse.
Draco regarda Nott sortir de son lit et partir. Il relança un sort d'insonorisation sur ses rideaux et soupira.
Mais que lui arrivait-il ? Entre la scène de cet après-midi qui l'avait forcé à se retrancher dans les toilettes les plus proches et ça ?!
D'ailleurs comment pouvait-il appeler ça ? La folie de Théo ? Oui ! Ça paraissait bien ! Ça passerait même très bien.
Il regarda les draps déformés par son érection et soupira de nouveau. Il revit la scène de Potter en train de culbuter sa copine et réprima un juron avant de s'occuper de lui.
8 septembre : 8h02
Harry entra dans le cours de potion.
-Bien Monsieur Potter. Vous n'êtes presque pas en retard, l'afficha Slughorn. Où est votre ami Weasley ?
Harry haussa les épaules. Il avait laissé Ron devant un énorme bol de corn-flakes.
-Bien, il nous rejoindra donc plus tard. En attendant je vous enlève 1 points pour votre retard. Allez vous installer avec votre binôme.
Harry fit la grimace. Tout le monde savait que Malfoy était son binôme. Il le repéra à l'autre bout de la salle à la table du fond. C'était étonnant. D'habitude Malfoy aimait se faire bien voir et se mettait tout devant. Slughorn avait du l'y envoyer. Il ne l'avait jamais beaucoup apprécié et cela n'avait pas beaucoup changé depuis la fin de la Guerre.
Harry s'approcha de la table ou un chaudron était déjà posé et fit un signe de tête à Malfoy. Ce dernier lui répondit de la même manière.
Il posa ses affaires sur la table et sortit deux parchemins supplémentaires qu'il tendit au Serpentard.
-Pour hier.
Malfoy attrapa les deux parchemins et les inspecta.
-Ils sont neufs.
-Je vois.
En guise de remerciement le blond lui fit un geste de tête et s'empressa de ranger les deux parchemins dans son sac.
-Est-ce qu'on va devoir s'asseoir ensemble à chaque cours ? Lui demanda Harry.
Malfoy leva sa plume de son parchemin.
-Si tu arrives en retard à chaque fois, il y a un risque.
Le Serpentard reprit ses notes.
-J'avais à peine deux minutes de retard.
-C'est suffisant pour Slughorn, même pour toi.
-Comment ça : même pour moi ?
-Tu es son petit chouchou Potter. Maintenant si tu permets, j'aimerais écouter le cours.
Harry acquiesça et sortit sa plume.
Un vacarme assourdissant se fit entendre et Harry vit Ron manquer de trébucher en entrant dans la pièce.
-Monsieur Weasley. Je vous en prie relevez-vous. Voilà ! Vous êtes en retard. 10 points de moins pour Gryffondor, maintenant allez vous asseoir.
Ron baissa la tête et alla s'asseoir à côté de Neville.
-Tu vois, dit Malfoy sans prendre la peine de relever la tête de ses notes, Weasley perd dix points alors que tu n'en as perdu qu'un.
-Mouai...Pourquoi...euh... tu es tout seul ?
Malfoy releva la tête suspicieux et agacé.
-C'est quoi cette question Potter ?
-Tu as dit qu'on risquait de me mettre avec toi si j'arrivais en retard, mais ça veux dire que tu serais seul.
-Où veux-tu en venir Potter ?
-Pourquoi tu n'es assis avec personne ?
Le Serpentard posa sa plume sur son bureau et croisa les bras.
-Parce que j'aime être tranquille. Et puis je te ferais remarquer qu'il n'y a plus autant d'élève à Serpentard ce qui nous donne l'occasion de ne pas être sur le dos des uns des autres constamment.
-Ah.
-Content ?
-Bof. J'aurais préféré une histoire plus sympa.
Malfoy sourit et se frotta le nez.
-Comme quoi Potter ? Je t'en pris : raconte moi une histoire.
Harry prit sa plume et la planta dans son encrier.
-Je croyais que tu voulais étudier.
Malfoy s'accouda sur son bureau et posa sa tête dans sa main
-J'ai fait cette potion en quatrième année quand je m'ennuyai en vacances, je t'en pris, raconte moi cette histoire que tu voulais entendre.
Harry, amusé, lâcha sa plume et se tourna vers son rival.
-Et bien je me disais que peut-être l'ex mangemort Malfoy n'avait plus autant d'ami qu'ils se plaisait tant à souligner il y a quelques temps.
Le Serpentard retint un faux rire dans sa main.
-C'est tout ? C'est tout ce que tu as Potty ? C'est lamentable.
Harry vexé, fronça les sourcils et repris sa plume afin de prendre des notes.
-Tu boudes Potter ?
Harry l'ignorait et tentait d'écouter le cours.
-Je ne savais pas que tu était un boudeur.
-Mais je t'en pris Malfoy raconte moi une histoire aussi.
Draco était aux anges. Potter lui tentait une perche de la taille d'un saule cogneur. Devait-il ? Oui ? Non ? Peut-être pourrait-il la garder sous le coude un peu plus longtemps, s'en servir à un moment plus opportun.
Mais il en avait tellement envie. Il rêvait de voir les joues de Potter s'empourprer et l'entendre bégayer.
Comment pourrait-il dire ça ?
Allait-il vraiment le faire ?
Ou était passées ses bonnes résolutions ? Lui qui ne voulait plus se faire remarquer.
Non...
Si ?
Si !
Non !
-Et bien je ne suis pas sûr que tu voudrais entendre mon histoire Potter, tenta-t-il.
Peut-être que le dit Potter allait se débiner !
-Je serais plus que ravi d'entendre ton histoire Malfoy.
-Bien, alors : Il était une fois, parce que, oui Potter, les histoire commence par il était une fois ! Un Saint-Sauveur, pseudo héros et balafré, s'envoyait en l'air avec sa belette de copine dans les couloirs en pleine journée.
Draco attendit que le visage du Gryffondor se décompose, ce qui arriva quelques secondes après que le dit Gryffondor ai bien compris de quoi il s'agissait.
-Tu...tenta-t-il de dire en pointant son doigt vers Draco.
-Surpris Potty ? A qui le dis-tu. C'est moi qui ai été surpris. Moi qui suis la chasteté et l'honorabilité incarné ! Malheureusement il n'y a pas de suite à mon histoire, mais je pourrais te la détailler.
-Tu bluffes Malfoy, soupira Potter.
-Tu crois ? Moi je ne croyais pas que tu pourrais faire si vite mais après tout les héros sont toujours pressés !
Les joues du Gryffondor étaient désormais rouges carmin.
Les sentiments de Draco passaient de la joie à la culpabilité. Il devait étudier et se tenir à carreau mais le visage de Potter était bien trop hilarant pour qu'il ne tente pas le coup. Il n'était pas déçu.
Le Potter repris du poil de la bête et attrapa quelque chose dans son sac. Draco le regarda lui tendre un muffin.
-Alors c'est toi qui a laissé ça derrière toi ?
-MON MUFFIN ! S'écria Draco.
Tous les yeux de la classe se tournèrent vers lui y compris ceux de son professeur qui ne faisait pas attention à eux jusqu'à lors.
-Monsieur Malfoy. Peut-être voudriez-vous partager ce qui vous anime avec le reste de la classe ? Demanda Slughorn.
-Euh non, désolé professeur.
-15 points en moins pour Serpentard. Bien, continuons, Miss Granger vous me racontiez votre adoration pour mon travail...
-C'est mon muffin Potter, chuchota Draco.
Le Gryffondor étouffait un rire dans sa main.
-Tu as du le laisser tomber pendant que tu nous espionnais.
-Rien que je ne connaisse déjà. J'en reviens pas que tu es retrouvé mon muffin, dit Draco en tendant la main vers son gâteau.
-Pas touche !
Harry lui tapa sur la main.
-Je l'ai trouvé, je le garde. Et puis il est tout rassis.
Draco repris sa main et souffla dessus.
-Tu n'imagines pas comment j'ai eu faim toute l'après-midi à cause de lui.
Draco pointait sa friandise du doigt tout en tenant sa main meurtrie.
-Tu es complètement obsédé par ce muffin. Il est tout rassis.
Draco releva la tête.
-C'est vrai.
Il fouilla dans son sac et en attrapa un autre muffin à la myrtille.
-Celui-ci ne l'est pas.
Potter semblait stupéfait.
-Ma parole tu es un ogre.
-Parce que tu n'as rien dans ton sac qui se mange, à part MON muffin bien entendu ?
Harry se pencha et attrapa un muffin au citron de son sac.
-Si.
-Au citron ?
-Oui.
-C'est meilleur aux myrtilles.
Qu'était-il en train de se passer ? Lui et Potter parlaient de muffin comme s'ils parlaient d'album de Quidditch. Potter essayait de détourner la conversation !
-Ne change pas de sujet Potty.
-Et bien quoi, tu m'as surpris dans les couloirs, je t'en pris écrit à la Gazette. Tu n'aurais pas pris une photo par la même occasion ?
-Non. Je n'ai pas l'intention de quoi que se soit. Et je n'ai surtout pas envie de garder un souvenir de cette vision horrible à mes pauvres rétines.
-Donc tu ne vas rien faire ?
-Faire quoi ?
-Tu ne vas pas me faire du chantage ou rependre cette histoire dans toute l'école ?
-Bah non. Tu voudrais ? J'essaye de bien me conduire Potter au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Par contre, j'avoue, je n'ai pas pu me retenir de voir ta tête devenir aussi rouge qu'un scrout à pétard. Ça à illuminé ma journée.
Draco vit Potter se gratter la tête en réfléchissant. Consternant !
-Pourquoi ? Demanda le balafré.
-Pourquoi quoi ?
-Pourquoi n'as-tu rien dit ?
-Pourquoi dirais-je quelque chose ?
Dialogue de sourd !
-Pour...pour...pour m'emmerder, me causer du tort, me foutre la honte...toutes ces choses que tu prends tellement de plaisir à faire.
-Ça te fait chier que je vous ais surpris ?
Les yeux du Griffon s'agrandirent.
-Un peu oui !
-Alors ça me suffit, avoua Draco en retournant à son parchemin et à ses ingrédients.
-Est-ce que tu sais si quelqu'un d'autre ...enfin...nous ...tu sais...nous as vu ?
Draco sortit un instant de la contemplation des ses ailles de chauve-souris et leva les yeux au ciel pour réfléchir,
-Je ne pense pas, je n'ai vu personne tout du long.
-Tu veux dire que tu nous as regardé, enfin espionné depuis le début ?
Un sourire sarcastique s'étira sur les lèvres de Draco.
-Vous espionner ? Encore faudrait-il que vous fussiez cachés ! Je suis simplement passé par là pour rejoindre la bibliothèque et je suis tombé sur deux lionceaux en train ce copuler. Vous êtes chanceux, j'aurai pu vous interrompre et vous enlever des points. D'ailleurs Potter Les protection ça existe tu sais ! Tu veux te retrouver avec un mouflet rouquin sur les bras ?
Les joues de Potty devinrent si rouge que Draco cru qu'il allait s'enflammer. C'était vraiment trop facile !
-Ginny prend une potion. Et...je ne vois pas pourquoi je parle de ça avec toi !
-Bien, dans ce cas, travaillons. Tu as compris l'intérêt de cette potion ?
-Euh …
-Tu ne sais même pas ce qu'il faut faire n'est-ce-pas ?
Potter secoua la tête.
-Bien...Commençons par ça alors. Je te préviens Potty, je ne suis pas pédagogue pour une mornille ! Il te faudra faire avec .
Le Gryffondor hocha la tête. Brave Potter !
Il n'était pas si docile la veille, se dit Draco et à cette idée il sentit des frissons le parcourir. Ce n'était pas possible, il fallait qu'il se sorte cette vision de la tête. Elle n'avait rien de particulier en plus, ce n'était pas la baise du siècle. Il avait juste vu les fesses et les jambes de Potter et les cuisses de Weaslaide. Rien de bien excitant, même s'il devait bien avouer que les séances de Quidditch avaient bien réussies à Potter et qu'il était bien bâtit et du peu qu'il avait vu...bien monté.
Mais à quoi était-il en train de penser ?! Ce qui c'était passé avec Théo l'avait chamboulé. Pourtant ce n'était pas à son camarade de dortoir qu'il pensait mais bien à Potter.
Merlin il avait vraiment besoin de tirer un coup !
-Alors, hum, reprit-il essayant d'avoir l'air sur de lui, on prépare en premier une simple potion de sommeil sans rêve à laquelle on ajoutera de quoi y ajouter des pensées. Le but est de se servir du sommeil comme d'un pensine. C'est très utile pour les personnes dans le comas par exemple. Donc première étape : Potion de sommeil sans rêve. Tu veux la faire ? Je te montrerai la suite.
Potter hocha la tête et s'approcha du chaudron. Regarda dedans. Attrapa les ingrédients un à un et les reposa. Il sortit son livre, le feuilleta rapidement et le reposa puis il se pencha de nouveau au dessus du chaudron avant de regarder Draco les yeux ronds.
-Tu n'as aucune idée de comment faire, pas vrai ?
Pour la seconde fois de la journée, et il n'était pas 9h, Potter secoua la tête.
Draco se massa les tempes, ils n'avaient pas encore commencé que cela lui donnait la migraine.
-On a du boulot Potty.
10h01
Harry sortit de la salle de potion soulagé. Le cours était enfin terminé. Deux heures avec Malfoy était plus qu'il ne pouvait d'ordinaire supporter. Pourtant, Harry devait reconnaître que le Serpentard avait été patient avec lui et que malgré ses dires, il expliquait très bien, Harry avait tout compris et été arrivé à réaliser la première potion de sommeil sans rêve.
Évidemment c'était sa matière fétiche, alors Malfoy excellait et le fait d'avoir eu Rogue pendant des années en tant que professeur et parrain n'y était pas pour rien.
Harry était conscient qu'il se forçait à penser à la partie purement scolaire de ce cours et non à leur première discussion.
Malfoy les avait surpris, lui et Ginny entrain de baiser dans un couloir. Comment ne pas être furieux ? Et rouge de honte ?
Il avait voulu de l'adrénaline, il en avait plein et plus que nécessaire.
Malfoy les avait observé. C'était un moment intime et Malfoy les avait maté. Bon, il l'avait peut-être cherché, mais quand même, Malfoy était un sale pervers !
Harry sursauta en sentant une main se poser sur son épaule.
-Whow, ne réagis pas comme ça mec, je ne voulais pas te faire peut. Ça va ? T'as l'air tendu.
Harry hocha la tête et tapa dans l'épaule de Ron, il ne pouvait pas lui dire qu'il s'était fait sa sœur dans un couloir et que Malfoy les avait surpris. Qu'il avait trouvé son muffin à la con et que ...et qu'il était mort de honte.
-J'étais dans mes pensées.
-Ça s'est bien passé avec Malfoy ? Qu'est ce qu'il a hurlé en plein cours ?
-J'ai pas compris, il a un énorme grain celui-là et dire que je vais être obligé de me coltiner toute l'année.
Il détestait mentir à Ron mais il n'avait pas le choix et après tout.
Juste derrière son ami il aperçu Malfoy, qui l'avait visiblement entendu, les yeux écarquillés. Un sourire sadique s'étira lentement sur son visage laissant présager un : tu vas me le payer Potter !
Harry souffla dépité. La journée s'annonçait longue. Et il n'était même pas midi.
A SUIVRE...
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