Hello. Voici le chapitre 2. Cette fic m'aide dans les moments difficiles de ma vie. Pour le moment je suis gâtée. Cette fic reste un défouloir pour moi. De ce fait, je ne soigne pas l'écriture qui est assez populaire.

Je vous invite à me raconter une anecdote sur votre vie, une chose hors norme qui vous est arrivé. Vous comprendrez en lisant. Moi, par exemple, je suis sortie avec un mec au prénom particulier : Jules César. C'est pas une blague. Le pauvre.


La première sensation que mon corps me transmet en me réveillant est un immense mal de tête associée à une bouche pâteuse au possible. Le verdict est vite fait : gueule de bois. Il est vrai qu'hier je n'avais pas ménagé ma peine. Après ma petite séance de déprime, j'avais parachevé mon effondrement physique en défiant chaque personne présente à la tequila. Chaque personne sauf Hoechlin…. Il me semble. Je ne sais plus. Je m'en fou. Qu'importe au final.

Lorsque j'essaye de me rappeler le moindre détail sur ma fin de soirée, j'ai des vagues images qui tournent devant mes paupières menaçant de me faire vomir. Ce ne serait qu'une récidive à en croire le goût présent dans ma bouche. Et voilà ! Comment se ridiculiser devant tout le cast en quelques heures. Pas qu'il ait fallu attendre cet épisode pour que ce soit le cas…

Au fur et à mesure que j'émerge de mon état ensommeillé, je peux constater que ma tête n'est pas le seul endroit meurtri de mon corps. Ma nuque et mon dos me font terriblement souffrir. Qu'est-ce que j'ai bien pus faire hier soir pour en arriver là ? C'est bête à dire mais j'ai peur d'ouvrir les yeux. Je n'ose songer à l'endroit où je me trouve. Tout ce que je sais c'est que je suis allongé sur quelque chose de froid et de dur. Prenant mon courage à deux mains, je finis tout de même par rejoindre la lumière. Lumière, c'est vite dit. La pièce dans laquelle je le trouve est sombre. Seuls quelques rayons lumineux filtrent à travers l'entrebâillement de la porte, me permettant d'explorer mon environnement du regard. J'ai du mal à distinguer ce qui m'entoure. Au prix d'un effort surhumain, je me redresse sur un coude. Cette victoire sur moi-même est de courte durée. Je glisse, près à retomber en arrière quand ma main droite s'accroche de toutes ses forces à un rebord. Un rebord ? Bordel, je suis dans une baignoire. Qu'est-ce que je fais dans une baignoire ? Mais qu'est-ce qu'il s'est passé hier ? Bien évidemment, personne n'est là pour me répondre. Où sont tous les autres ? Je soupire de consternement. Ma stupidité me tuera un jour, j'en suis convaincu. Même du fin fond de ma baignoire, je peux voir qu'il fait jour dehors. Ils se sont surement débarrassés de moi ici avant de rentrer chez eux…... en me laissant chez Tyler… Y a moyen d'être plus maudit que moi à votre avis ? Hum ? Personne n'a eu pire comme coïncidence ? Allez-y racontez moi. Non mais sérieusement, racontez.

Je retrouve peu à peu mes esprits, assez pour me rendre compte que je suis torse nu dans cette foutue baignoire. What the hell ! Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Calme-toi, Dylan. Ce n'est pas le moment de s'énerver. De un, parce que tu es tout seul et qu'il n'y a personne sur qui crier et de deux, parce que Tyler finirait par venir voir ce qu'il se passe.

Maintenant que je sais où je me trouve, mon esprit est obnubilé par une seule pensée : trouver de l'eau. Heureusement que je suis dans une baignoire. Par contre, me retourner dans la baignoire va être une autre paire de manche. Je tente à nouveau de me dresser sur mes coudes. Sans succès. Oh et puis je suis bien là…. Seul dans l'obscurité de la salle de bain…. étendu dans une baignoire gelée…. À moitié nu. La vie craint des fois. Bien sûr, je pourrais appeler quelqu'un à l'aide. Ouais…. Tyler…. Finalement, je suis bien ici. C'est vrai, voyons les points positifs. La lumière du jour n'agresse pas mes yeux, le froid m'aide à dessaouler et le silence ambiant restreint ma migraine…. Pathétique, je vous le disais.

Je me suis disputer avec Tyler, et alors ? Ce n'est pas la fin du monde. Ce n'est pas pour cela que nous ne sommes plus amis. C'était une stupide dispute d'ivrognes. Rien de plus…. Je me répète ces quelques mots en boucle sans arriver à me convaincre moi-même. Pourquoi ces 10 minutes dans la cuisine tournent en boucle dans mon esprit ? Pourquoi est-ce si important ? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à ce que je lui ai dit. « Ce que je vous montre, ce n'est en rien le vrai moi ! » Je dois admettre que ce que je lui ai dit est la stricte vérité. Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est la raison pour laquelle je l'ai dit à LUI. Ça me dépasse…. C'est sorti tout seul…. Et puis, il m'avait énervé avec sa théorie à deux sous….. Ça ne voulait rien dire…Si ça tombe, il n'y a pas prêté attention….. Ouais….. Tu rêves éveillé, Dylan. Après l'analyse de mon comportement hier, j'ai combien de chance qu'il se souvienne plus de notre conversation ? … Merde ! Finalement je ne suis pas pressé de sortir de cette baignoire. Ils n'auront qu'à venir me chercher lundi matin, pour le tournage. Ce dernier mois de tournage va être un calvaire.

En une fraction de seconde, je me fige, mes épaules se tendent, mes yeux et mes oreilles sont aux aguets. Il me semble que…. Oui, j'ai entendu un bruit. Oh My God ! Ça doit être Tyler. Ça ne peut être que lui. Bordel, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ? Respire, du calme. Tu n'as pas 36 solutions. Soit tu sors de cette baignoire maintenant, et ce ne sera pas une partie de plaisir, soit tu fais le mort, enfin le comateux, ce qui ne sera pas trop difficile vu ton état. Et se parler à soit même n'est, décidément, pas une preuve de santé mentale.

Choisissant la facilité, je décide de fermer les yeux et d'attendre que l'orage passe. Des bruits de pas se font entendre, se rapproche de ma position. Je ferme instantanément les yeux et prétend dormir. Je suis acteur, après tout. Rien de plus facile pour moi.

Dans le calme ambiant, j'entends les gongs de la porte grincer. Il est là. Show Time ! Contrairement à ce que j'attendais, la lumière ne s'est pas allumée et personne n'a crié en m'apercevant. Une personne est bien entrée mais impossible de savoir de qui il s'agit. Bon, il ne me reste qu'une solution : ouvrir les yeux.

Prudemment, je m'exécute. Ce que je vois, me vrille le cerveau. La bouche grande ouverte, les yeux fixes, j'observe Tyler penché sur l'évier, les avant-bras appuyé sur le contour de la céramique. Et, il est nu. Les rayons de lumière soulignent ses courbes, caressent sa peau….. son dos…ses fesses. Oh, bordel ! Il y a moyen d'être aussi sexy ? C'est pas nouveau comme info mais j'avoue que de voir l'intégralité de son corps ne fait que confirmer ce que je pensais déjà. Ce mec est taillé comme un Dieu. C'est pas parce que je suis hétéro que j'apprécie pas les belles courbes…... Surtout celles de ses fesses. Oui, je suis un mateur, et alors ? Vous travailleriez avec autant de canons autour de vous, à longueur de journée, vous materiez aussi. Plaisir des yeux.

-« Idiot. »

Merde, j'avais presque oublié la présence de Tyler. Il n'a pas l'air dans son assiette. Il s'est redressé et se regarde dans le miroir, un sourire triste aux lèvres. Sans le vouloir, j'assiste à une autre facette de sa personnalité.

- « T'aurais pas pu te taire, hein ? »

On dirait qu'il s'en veut pour quelque chose. Ça a l'air même plutôt grave étant donné son attitude. Ses épaules sont voûtées dans une position de replis. Qu'est-ce qu'il a bien pu se passer hier pour qu'il soit dans cet état ? Est-ce à cause de notre dispute ? ….. Naaaaan, ça ne le mettrait pas dans cet état. Encore une question qui restera sans réponse. J'ai envie de le consoler à le voir si triste. De toute façon, je ne peux tristement rien faire. J'observe, voilà tout. Je l'observe lui, chacun de ses mouvements, chacune de ses expressions. Au bout du compte, Tyler finit par se retourner vers la commode derrière lui. Je n'ai pas le temps de paniquer que mes yeux s'accroche sur l'avant de son anatomie. Bordel, c'est pas possible d'avoir un corps si parfait ! En plus de ses pectoraux et de ses tablettes de chocolat, il….

Je n'ai pas le temps d'aller plus loin dans mes pensées. Pendant mon reluquage en bonne et due forme, il s'est saisit d'une serviette de bain et a allumé la lumière. Bien évidemment, tout s'est enchaîné en une fraction de seconde. La lumière artificielle m'a instantanément vrillé le cerveau. J'ai grogné de douleur. J'ai entendu Tyler crier, tomber au sol. Je crois que je lui ai fait peur.

-« Bordel, Dylan ! Qu'est-ce que tu fous là ? »

Comment répondre à cette question ? Je me contente de marmonner un ordre vague pour éteindre cette foutue lumière. Dans sa grande bonté d'âme, Tyler s'exécute et sort en trombe de la pièce. Pourquoi ce genre de trucs n'arrive qu'à moi ?

Déjà, Tyler revient…. Habillé….même pas drôle.

-« Dylan ? »

-« Hum… »

-« T'es là depuis longtemps ? »

-« Sais pas. Tu viens de me réveiller de la pire manière qu'il existe au monde. Jte savais pas si sadique. Prochaine fois, essaye le seau d'eau glacé. J'ai entendu que ça donnait de chouettes résultats pour perdre ses amis. »

Je l'entends soupirer et sourire. Rendre le sourire à Tyler : Check. Prudemment, j'ouvre les yeux, m'acclimate à l'obscurité.

-« J'en reviens pas qu'ils t'aient abandonné ici ! Ils sont dingues ! Surtout vu ton état d'hier. »

-« Mon état ? »

-« Crois-moi, tu ne veux pas savoir. »

-« A ce point ? »

-« Et encore, je suis gentil. »

C'est pire que je ne pensais. Je vais devoir aller m'excuser chez les autres…. Enfin, juste après les avoir étripés. Un silence pesant tombe entre Tyler et moi. Je ne sais plus quoi lui dire. J'ai l'impression que notre dispute plane dans les airs. Tyler, lui, m'observe en silence….. Il ….. C'est moi ou ses yeux ont dérivés vers le bas ?

-« Ehhhh ! Je t'interdis de mâter mon corps de rêve. Il faut payer pour ça. Tu comprends bien, une perfection comme moi, c'est pas gratuit. »

Il pouffe de rire, sans le vouloir. Aujourd'hui, je bénis mon humour facile qui relaxe tout de suite la tension dans les situations embarrassantes.

-« C'est ça oui. Tu ne m'as toujours pas répondu. Pourquoi tu es là ? »

-« Si je le savais. Je suis même pas sûr de pouvoir sortir seul de cette baignoire. Un coup de main ne serait pas de refus. »

-« Huuuum. Je ne sais pas. Ce n'est pas tous les jours qu'on a une telle perfection coincé dans sa baignoire. Dorénavant, je mettrais le sapin de Noël dans la salle de bain. »

-« Ah ah ah, je suis mort de rire… et mort de froid. Les autres vont m'entendre Lundi. »

-« Allez, viens. Je vais te sortir de là. »

Tyler s'assoit que le bord de la baignoire puis me saisit par les épaules et me redresse en position assise. Je ne peux m'empêcher de gémir de douleur. J'ai le dos en compote et ma nuque retient difficilement ma tête droite.

-« T'es dans un état…. »

-« Je sens à peine mes jambes. On parie que je suis malade demain ? »

-« Si c'est le cas, Jeff tuera celui qui a eu la brillante idée de t'abandonner ici. Bon, t'es prêt ? Passe ton bras autour de mon coup.»

-« Super, mon rêve se réalise enfin. On me porte comme une princesse hors de son bain. »

Bien sûr, mon ton est sarcastique. Tyler se contente de lever les yeux au ciel. J'y peux rien si j'ai l'humour lourd de temps à autre. Tyler ne perd pas de temps. Il attrape mon bras et le passe autour de ses épaules. Même ce geste simple me semble insurmontable. J'ai le sentiment d'avoir pris 50 ans d'un coup.

-« Accroche-toi. »

Je m'exécute. Tyler passe un bras dans mon dos, l'autre, vient se glisser sous mes genoux. Bon sang ! Je ne me rends compte de mon état d'hypothermie que lorsque je suis plaqué contre son torse chaud. Sans pouvoir m'en empêcher, je tremble violemment.

-« Eh, eh ! Dylan ! Ça va ? »

-« J'ai froid. »

Tyler presse le pas, franchissant des portes. En moins de deux, je me retrouve emballé dans une couette encore chaude ….. sur un matelas.

-« Je ne pensais pas que tu me mettrais si tôt dans ton lit. »

-« Dylan ! »

Son ton est désabusé, voir lassé. Message reçu 5 sur 5. Je la boucle.

-« Allez, fait pas la tête. Repose-toi. Je vais chercher le petit dej… et des médocs dans la salle de bain et je reviens. »

-« Je ne bouge pas. »

Il me sourit une dernière fois avant de sortir de la chambre. J'en profite pour examiner ce qui m'entoure. Au final, rien de bien particulier. Une chambre tout ce qu'il y a de plus banal. Une chambre où il faut chaud. Petit à petit, je récupère l'usage de mes membres. Je tremble toujours mais je peux à nouveau bouger par moi-même ce qui est un net progrès.

Je suis en train de m'endormir quand Tyler revient, un bol de café chaud dans les mains.

-« Dylan ? »

-« Hum ? »

-« Tiens, bois ça. »

Obéissant, je me redresse et me saisit du bol de café que je manque de lâcher. En effet, son café est bien chaud et finit de me requinquer. Ajouter à ça deux aspirines, et je suis dans un état relativement fonctionnel. Tyler, assis à mes côtés, me relate la soirée d'hier, ayant cédé sous mes suppliques. Autant savoir à quoi s'en tenir.

Il semblerait que déprimer et boire en société ne soit pas du meilleur effet. Après avoir provoqué tous les gens présent à la soirée, je suis apparemment aller vomir dans le jardin avant de revenir danser sur la table de la salle à manger où j'aurais commencé un strip tease en bonne et due forme. Ian et Colton étaient intervenus et c'était la dernière fois qu'il m'avait vu de la soirée. Bien, maintenant je savais contre qui me venger Lundi. Après une demi-heure de récit, j'étais parti en un rien de temps laissant un Tyler étonné à la porte de sa maison. En gentleman, il m'avait proposé de me raccompagner mais j'avais besoin de marcher. Après cette soirée….. spéciale, prendre l'air ne me ferait pas de mal.

Enjoy