Être ronger de l'intérieur était un sentiment assez curieux quand on y réfléchissait bien. La haine, la colère, la tristesse, la peur, la solitude, la souffrance, parfois l'amour ou l'amitié, tous ces sentiments faisait mal.
Être rongé nous détruisait, lentement, nous faisant croire que l'on peut y échappé, que ce n'est pas ça qui nous tuera, que ces sentiments qui nous absorbes finissent bien pas s'évaporés un jour. C'est vrai. Mais pas tant que l'on est en vie. Tout à une fin. Le bonheur comme le malheur. Certaines fois plus que d'autre. Mais pas tout le temps. Pas à chaque fois.
La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance et la souffrance à la peur. C'est un cercle vicieux dans lequel la race humaine comme animale sont enfermés. Tous ont des sentiments, tous réagissent à la peur. Tous sont en colères. Tous souffrent. Tous ont haït.
La haine est souvent représentée comme une tache sombre et floue de ténèbres ou flaque de sang opaque. Parce que la haine était un sentiment qui rendait puissant, invincible. C'est pour ça que tous avait peur de la haine. Parce qu'elle réveillait des ténèbres très profondément endormis, elle soufflait la puissance à l'allié qui retourne sont épée contre son ami. La haine et destructrice, ravageuse, repoussée. La haine est haïe.
Pourtant, tout le monde à une part en haine caché en soit. Ce voile noir et glacé qui peut vous manipulé comme une entité. Certains l'on plus que d'autre, certains le savent, d'autres non, certains l'ignore tandis que d'autre la respecte. Certains l'acceptent alors que la plupart la refuse. Mais dans aucune des personnes, que ce soit humains ou animale n'est fait que de noir. Tous ont un bout de lumière, qu'il soit minime ou presque entier.
Le noir est seulement l'absence de blanc. Le froid est l'absence de chaud. Si il n'y avait pas de contraire pour les définir, rien n'existerais. Ni le bien, ni le mal.
Mais au milieu de la haine se trouvait une forme indistincte. Plus noir que les ténèbres mais plus clair que le soleil. Forme étrange au milieu de nulle part.
Sa voix était une longue plainte étrange et funeste. Un long chant éternel qui emplissait l'obscurité de la nuit. C'était comme une goutte d'eau sur un lac paisible, comme la pluie au milieu du désert, comme une fausse note dans un accord. C'était imprécis, inattendu et sombre mais d'un coté, étrangement réconfortant.
C'est son chant éternel. Pour la plupart, c'était juste un son au milieu du silence. Un point blanc dans le Néant. Juste quelque chose qui ne devrait pasêtre là. Quelque chose qui ne devrais pas exister.
Mais pourtant, sa voix continua. Comme une tache rouge tombant sur la neige et emplissant lentement la glace, le son se répandait et gagnait l'obscurité. Long chant lugubre et solitaire appelant au courage.
Etait-ce vraiment un appelle pour devenir plus fort? Non, c'était bien plus profond que ça. Sa voix, claire et presque amicale venait du fin fond de son cœur. Ce n'était pas juste un chant éternel. C'était un appelle à l'aide infini sans réponse. C'était l'enfant qui réclamait de l'attention, c'était le lionceau qui maugréait d'attente devant sa première proie, c'était l'ourson, prit dans un piège hurlant l'aide de quelqu'un.
C'était le chant éternel d'un loup solitaire.
